Stade Atlantique : la Métropole vote l’occupation pour les Girondins sous condition
Le Conseil de Bordeaux Métropole a approuvé à l'unanimité la mise à disposition du stade pour 2026-2027. L'accord est lié au règlement des dettes de la saison passée et aux négociations de rachat.
Le Conseil de Bordeaux Métropole a adopté à l'unanimité la convention d'occupation du Stade Atlantique par les Girondins de Bordeaux pour la saison 2026-2027. L'accord prévoit une redevance mixte et reste conditionné au paiement des dettes de la saison précédente.
L’essentiel
- Vote unanime : Le 26 juin 2026, 104 voix ont approuvé la délibération n°140 renouvelant la convention d’occupation du Stade Atlantique.
- Redevance mixte : Une part fixe pour l’amortissement et l’entretien, complétée d’une part variable liée au chiffre d’affaires des matches.
- Condition suspensive : L’application de la convention dépend du paiement intégral des loyers dus pour la saison 2025/2026.
- Échéance cruciale : Le club doit passer devant la DNCG le 30 juin pour valider son budget.
Un vote unanime pour la continuité
Le Conseil de Bordeaux Métropole a adopté à l’unanimité, vendredi 26 juin 2026, la délibération n°140 autorisant la signature de la convention d’occupation du Stade Atlantique par le FC Girondins de Bordeaux pour la saison 2026-2027. Présenté par le vice-président Eric Cabrillat, maire du Taillan-Médoc, le texte a recueilli 104 voix favorables. Le stade, situé au cœur de la métropole, reste ainsi à disposition de l’équipe fanion masculine pour ses rencontres à domicile.
Bordeaux Métropole conforte ainsi son engagement vis-à-vis du club résident, dans un contexte financier tendu. La décision, saluée par les élus, permet d’éviter une rupture d’usage de l’équipement sportif, dont l’entretien et la maintenance sont assurés par la collectivité.
Une redevance en deux parties, des dettes à solder
La nouvelle convention prévoit une redevance composite. D’une part, une part fixe couvre les coûts d’amortissement et de maintenance du stade. D’autre part, une part variable est indexée sur le chiffre d’affaires généré par les matches des Girondins. Ce mécanisme, déjà en place les saisons précédentes, vise à adapter la contribution du club à sa fréquentation et à ses recettes.
L’application de la convention est toutefois soumise à une condition suspensive : le paiement intégral des loyers et sommes dues par le club au titre de l’utilisation du stade lors de la saison 2025/2026. Bordeaux Métropole a récemment lancé une procédure de recouvrement pour solder ces impayés. Selon nos informations, le montant exact des dettes n’a pas été communiqué publiquement. Le club doit démontrer sa capacité à honorer ses arriérés avant que la signature définitive ne soit effective.
Contexte dans le département
La Gironde est le département hôte des Girondins de Bordeaux, club historique du football français, et du Stade Atlantique, enceinte de 35 654 places inaugurée en 2015. Depuis le 1er août 2025, l’exploitation du stade est assurée en régie directe par Bordeaux Métropole, après la résiliation amiable du contrat de concession avec SBA. Ce changement de mode de gestion a renforcé le contrôle de la collectivité sur les coûts et les recettes de l’équipement.
Dans ce département à l’économie tertiaire et viticole, le stade reste un outil d’attractivité majeur. Sa mise à disposition conditionne la continuité de l’activité du club, qui emploie plusieurs centaines de personnes et génère des retombées économiques directes pour la métropole. La décision unanime du conseil reflète l’importance accordée par les élus locaux au maintien du club dans son écrin.
Pendant ce temps, l’actualité sportive française est marquée par la préparation de l’équipe nationale, qui disputera son 16e de finale de Coupe du monde contre la Suède (voir notre article France - Suède : horaire et chaîne TV).
Une étape décisive avant la DNCG
La convention d’occupation votée par la Métropole intervient dans un calendrier serré pour les Girondins. Le club est en pleine négociation de rachat avec le fonds Sparta Capital, représenté par Gilles Frétigné et Franck Tuil. Parallèlement, la DNCG, gendarme financier du football professionnel, a fixé au 30 juin 2026 l’audition déterminante pour valider le budget de la saison 2026-2027. Le grand oral devra convaincre les contrôleurs de la solidité du plan de financement et de l’apurement des dettes.
Si le feu vert est obtenu, le club pourra entamer sa saison avec l’assurance de jouer au Stade Atlantique. Dans le cas contraire, des sanctions sportives ou financières pourraient être prononcées. Les prochains jours seront donc décisifs pour l’avenir immédiat des Girondins. D’autres sportifs français, comme le tennisman Arthur Fils qui se dit « à 100 % » avant Wimbledon, sont également en pleine préparation de leurs échéances (lire Arthur Fils ambitieux avant Wimbledon).
Prochaine étape : le passage devant la DNCG le 30 juin, qui scellera le budget du club pour la saison à venir.