Poissy : Stellantis enterre 90 ans d’assemblage automobile pour 100 millions et des promesses
Le cinquième constructeur mondial sacrifie sa dernière usine d'assemblage en Île-de-France. Derrière les 100 millions d'investissement promis, les chiffres racontent une tout autre histoire.
Stellantis arrête l'assemblage de voitures à Poissy fin 2028. Le groupe promet 100 millions d'euros et 1 000 emplois - sur 2 000 actuels. Le PSG, lui, lorgne déjà 50 hectares du site.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
1 200 emplois sur 2 000 : la moitié disparaît sans plan social
Stellantis promet 1 200 emplois totaux (dont 1 000 postes ouvriers) sur 2 000 actuels. Le syndicat Sud estime que seuls 200 à 300 emplois seront réellement créés par les nouvelles activités. L'attrition naturelle (moyenne d'âge de 54 à 56 ans selon les sources) évite un PSE.
Troisième fermeture d'usine d'assemblage en Île-de-France en 15 ans
Après Aulnay en 2014 et Flins en 2024, Poissy achève la désindustrialisation automobile de la région parisienne. La production française a chuté de 3,66 millions de véhicules en 2004 à 1,46 million. Le précédent d'Aulnay invite à la prudence sur les promesses de reconversion.
100 millions d'investissement pour du recyclage et de l'impression 3D
Les quatre nouvelles activités (pièces, économie circulaire, transformation de véhicules, impression 3D) remplaceront l'assemblage. 20 millions iront à une presse d'emboutissage. Le pari : réparer les voitures au lieu de les fabriquer.
Le PSG convoite 50 hectares pour un stade de 60 à 90 000 places
Le Paris-Saint-Germain a retenu Poissy comme site finaliste pour son futur stade. Le club lorgne 50 hectares sur les 170 du site. Décision à l'automne 2026. Le foncier industriel pourrait devenir du foncier sportif.
Balance commerciale automobile : 135 milliards de déficit cumulé depuis 2019
Le déficit atteint -14,4 milliards pour les véhicules et -5,6 milliards pour les équipements l'an dernier. Le cumul depuis 2019 s'élève à 135 milliards et devrait franchir 150 milliards cette année. 75 000 emplois sont à risque d'ici 2035.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Stellantis arrête l'assemblage automobile à Poissy fin 2028, après 90 ans de production
- 1 200 emplois promis sur 2 000 actuels (dont 1 000 postes ouvriers), sans plan social - le syndicat Sud n'en compte que 200 à 300 réels
- 100 millions d'euros investis dans quatre activités de reconversion : pièces, recyclage, transformation, impression 3D
- Le PSG a retenu Poissy comme site finaliste pour un stade de 60 à 90 000 places sur 50 hectares
- La production automobile française a chuté de 3,66 millions de véhicules en 2004 à 1,46 million, avec 40 000 emplois perdus depuis 2019
Le couperet est tombé jeudi 16 avril [1]. Stellantis [2], cinquième constructeur mondial, a officialisé l’arrêt définitif de la production automobile sur son site historique de Poissy (Yvelines) [3] à compter de fin 2028 [4]. L’usine, née en 1938 [5], dernière manufacture automobile d’Île-de-France, cessera d’assembler l’Opel Mokka [6] et la DS 3 [6] - deux modèles vieillissants lancés respectivement en 2020 [7] et 2018 [8]. La production de l’Opel Mokka prendra fin en décembre 2028 [9]. Aucun nouveau véhicule ne prendra le relais.
Eric Haan [10], directeur du site, a présenté la décision lors d’un CSE exceptionnel comme une « co-construction efficace avec des partenaires sociaux responsables » [11]. Xavier Chéreau [12], directeur des ressources humaines de Stellantis, a promis « un avenir pérenne au site industriel de Poissy autour d’activités résolument tournées vers l’avenir » [13]. Les mots sont calibrés. Les chiffres, eux, racontent autre chose.
Le compte n’y est pas
Le site compte aujourd’hui 2 000 emplois [14] au total. Pour comprendre les promesses de Stellantis, il faut distinguer deux périmètres. Le premier est celui des ouvriers: 1 925 « sur le papier » [15], dont 1 580 personnes [16] travaillant effectivement sur place. Le groupe annonce le maintien de 1 000 postes ouvriers [17] sur les 1 500 [18] actuels. Le second périmètre est celui de l’ensemble des emplois du site - ouvriers, techniciens, cadres confondus: Stellantis table sur 1 200 emplois [19] à horizon 2030 [20]. La différence entre les 1 000 postes ouvriers et les 1 200 emplois totaux correspond vraisemblablement aux quelque 200 postes de cadres, techniciens et administratifs maintenus sur le site.
Le groupe mise sur les départs naturels liés à une pyramide des âges exceptionnelle. Selon la direction, la moyenne d’âge avoisine 56 ans [21]; selon Frédéric Lemayitch [22], délégué central CFTC, elle se situe plutôt « à 54-55 ans » [23] - l’écart tient probablement au périmètre retenu (ouvriers seuls ou ensemble des salariés) et à la date de mesure. Quoi qu’il en soit, d’ici fin 2028, une large part des effectifs aura atteint l’âge de la retraite.
Le syndicat Sud Stellantis Poissy [24] ne s’y trompe pas. L’organisation dénonce « la fermeture de l’usine » et estime que « les promesses de nouvelles activités industrielles annoncées ne représentent que 2 à 300 emplois » [25]. Le calcul est simple: si Sud a raison, ce ne sont pas 1 000 postes ouvriers qui seront maintenus, mais 200 à 300. L’écart entre la promesse de la direction et l’estimation syndicale est de un à cinq. Quelqu’un ment - ou personne ne sait.
Quatre activités de substitution, zéro véhicule neuf
À partir de 2029 [26], le site intégrera quatre nouvelles activités industrielles [27]: « la production de pièces automobiles, la valorisation de pièces dans une logique d’économie circulaire, la préparation et la transformation de véhicules et l’impression 3D de pièces pour des petites séries » [28]. Sur les 100 millions d’euros [29] promis, 20 millions [30] iront à une nouvelle presse d’emboutissage. L’activité de démontage de véhicules hors d’usage et recyclage de pièces de réemploi débutera au second semestre 2026 [31].
Frédéric Lemayitch [22] résume le paradoxe avec lucidité: « L’arrêt de l’assemblage sur le site de Poissy, c’est la page d’un livre qu’on va refermer, mais par contre l’engagement d’avoir 1 000 emplois plus 100 millions d’investissement, c’est quand même finalement aussi une nouvelle histoire qu’on est en train d’écrire » [32]. Il ajoute: « La moyenne d’âge à Poissy est très élevée, de 54-55 ans [23], et, quand l’activité d’assemblage s’arrêtera, ce sera deux ans de plus » [33]. Dit autrement: « Beaucoup veulent partir et Stellantis maintiendra à Poissy les emplois de ceux qui souhaitent rester » [34].
Fabrice Jamart [35], représentant du syndicat CGT, tranche: « Pour moi, c’est de la démagogie, dire « Nous agissons, nous prenons soin de vous, ne vous inquiétez pas ». Puis, quand le couperet tombera, il sera trop tard » [36].
Une usine en mort clinique depuis des années
Les chiffres de production disent tout. En 2025 [37], Poissy a assemblé 89 500 unités [37] - contre 145 000 [38] deux ans plus tôt. La prévision tombe à 68 000 unités en 2026 [39], puis 65 000 en 2027 [40], et 55 000 en 2028 [41]. En 2025, le taux d’utilisation de la capacité n’atteignait que 58 % [42]. Rapporté à l’apogée de 1976 [43], quand l’usine employait 27 000 personnes [44] et assemblait 569 000 véhicules [45] par an, la chute est vertigineuse.
La production quotidienne s’établit à 400 véhicules par jour [46], dont moins de 5 % de DS 3 [47] - un modèle lancé en 2018 [8] qui n’a jamais trouvé son marché. Le marché européen a perdu 3 millions de voitures [48] depuis la période pré-Covid, soit l’équivalent de la capacité de 10 usines automobiles [49]. Antonio Filosa [50], directeur général de Stellantis, l’a reconnu: « Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre 3 millions de voitures supplémentaires » [51].
Le cadre légal: pas de plan social, mais pas de garantie non plus
Stellantis exclut « toute fermeture et tout plan social » [52] et « garantit qu’une solution d’emploi sera proposée à chaque salarié, y compris après l’arrêt des modèles actuellement produits » [53]. En droit du travail français, cette formulation n’engage que la bonne volonté de l’employeur. Sans plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), les salariés ne bénéficient d’aucune des protections prévues par les articles L.1233-61 et suivants du Code du travail - notamment le reclassement obligatoire, les mesures d’accompagnement chiffrées et le contrôle de la Dreets. La stratégie de Stellantis repose sur l’attrition naturelle: les départs en retraite feront le travail qu’un PSE aurait rendu visible et contestable. C’est légal. C’est aussi une manière d’éviter tout débat public sur l’ampleur réelle des suppressions de postes.
On se souvient de la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois en 2013-2014: le constructeur avait alors promis le reclassement de quelque 3 000 salariés, notamment vers d’autres sites du groupe. Plusieurs années après, les bilans syndicaux et les enquêtes de presse avaient montré que des centaines de salariés n’avaient pas retrouvé d’emploi stable, et que les reconversions promises sur le site (zone d’activité économique) avaient tardé à se concrétiser. Le précédent invite à la prudence sur les engagements de Stellantis à Poissy.
Le syndicat Sud [54] a appelé à la grève le 23 avril [55]. Une centaine de personnes [56] ont manifesté le 18 juin [57] devant le conseil régional d’Île-de-France.
Le fantôme du PSG sur les chaînes de montage
L’angle mort de cette reconversion porte un nom: le PSG [58]. Stellantis envisage de vendre un tiers [59] de la superficie du site pour la construction du futur stade du Paris-Saint-Germain. Le club lorgne 50 hectares [60] sur les 170 hectares [61] du site. Le PSG a officiellement retenu Poissy [62] et la ZAC de la Tuilerie à Massy [62] comme deux sites finalistes pour un stade de 60 à 90 000 places [63]. La décision sera prise à l’automne 2026 [64].
Le site Stellantis de Poissy [65] propose 75 hectares, situé à seulement 6 kilomètres [66] du Campus du PSG. Victoriano Melero [67], directeur général du PSG, a déclaré: « Nous sommes sur un projet industriel à quarante ans, donc on ne peut pas travailler avec des si » [68]. Phillippe Juravert [69], conseiller régional LFI, rétorque que « l’État devrait mettre le paquet non pas sur le PSG mais sur les emplois industriels » [70].
Le précédent existe. En 2022 [71], Stellantis avait vendu 42 hectares [72] sur son site de Sochaux pour d’autres activités économiques. Le schéma se répète: on promet la reconversion industrielle, on vend le foncier.
L’hémorragie française
Poissy s’inscrit dans une série noire. C’est la troisième fermeture d’une usine d’assemblage en Île-de-France en quinze ans [73]: après Aulnay-sous-Bois (PSA) en 2014 [74] et Flins (Renault) en 2024 [75]. Les usines Renault de Boulogne-Billancourt avaient fermé en 1992 [76]. Citroën avait fermé ses chaînes du quai de Javel en 1975 [77], celles de Levallois en 1988 [78]. L’Île-de-France, berceau de l’automobile française, n’assemblera plus une seule voiture après 2028.
À l’échelle nationale, la production automobile a dégringolé de 3,66 millions d’unités [79] en 2004 à 1,46 million [80] l’an passé. La France a perdu un million de véhicules [81] à la production depuis 2020 et 40 000 emplois [82] depuis 2019. La filière automobile est passée de 425 500 emplois en 2010 [83] à 286 800 en 2023 [84]. Et 75 000 emplois [85] sont à risque d’ici 2035.
Le déficit de la balance commerciale automobile est devenu abyssal: -14,4 milliards [86] l’an dernier pour les véhicules, -5,6 milliards [87] pour les équipements. Depuis 2019, la filière cumule 135 milliards [88] de déficit. Ce chiffre devrait franchir les 150 milliards [89] cette année.
L’explication tient en trois chiffres: le coût horaire de la main-d’œuvre frise les 32,50 euros [90] en France, contre 23 euros [91] en Espagne et 6 à 7 euros [92] au Maroc. Stellantis garde en France quatre usines [93] d’assemblage sur 42 dans le monde: Mulhouse, Sochaux, Rennes et Hordain [94], pour une production totale de près de 662 000 véhicules [95] en 2025. PSA comptait 126 000 salariés [96] en France il y a vingt ans, 62 000 [97] en 2019. Stellantis n’en emploie plus que 39 000 [98] sur 12 sites industriels [99].
Ce que personne ne calcule
Stellantis promet 100 millions d’euros [100] d’investissement pour reconvertir Poissy. Rapporté aux 1 200 emplois totaux promis à horizon 2030, cela représente environ 83 000 euros par poste. C’est un chiffre modeste pour de l’économie circulaire et de l’impression 3D. Mais le green-campus de Poissy, inauguré à côté, accueille déjà 8 200 salariés [101] de R&D sur 72 000 m² [102]. Le site mute: les cols blancs remplacent les cols bleus. Les 8 200 ingénieurs du campus pèsent déjà près de sept fois plus que les 1 200 emplois promis sur le site industriel. Poissy ne meurt pas. Poissy change de classe sociale.
Sandrine Berno Dos Santos [103], maire de Poissy [104], se dit « rassurée » par l’assurance qu’il n’y aura pas de plan social. Contactée par plusieurs médias, la Région Île-de-France n’a pas fait connaître de position officielle sur la reconversion du dernier site d’assemblage automobile francilien. Jean Vilaca [105], conducteur de ligne de presse à emboutir depuis 33 ans [106] à Poissy, ne partage pas l’optimisme de la mairie: « Aulnay en 2014, Saint-Ouen en 2021, Douvrin dans un an… Nous, à Poissy, on est les prochains » [107].
Les comptes parlent. La production de Stellantis en France devrait chuter de 11 % [108] entre 2025 et 2028, passant de 661 000 véhicules [109] à moins de 590 000 [110]. Le groupe a passé 22 milliards d’euros [111] de charges exceptionnelles. Le parc roulant français vieillit: 40 millions de véhicules [112] d’une moyenne d’âge de 12 ans. C’est sur ce parc vieillissant que Stellantis mise pour justifier ses activités de recyclage et de pièces de rechange.
Que peut-on établir avec certitude? L’assemblage automobile s’arrêtera fin 2028 [4]. Cent millions d’euros [100] seront investis. Quatre activités de substitution sont annoncées [27]. La direction promet 1 000 postes ouvriers [17] et 1 200 emplois au total [19]. Le syndicat Sud [24] n’en compte que 200 à 300 réels [25]. Ce qui reste incertain, c’est tout le reste: la viabilité économique du recyclage et de l’impression 3D à cette échelle, la capacité de Stellantis à tenir ses engagements d’emploi au-delà de l’attrition naturelle, et le sort des 50 hectares convoités par le PSG [58]. Le pari est que la France ne fabriquera plus de voitures, mais réparera celles des autres. C’est un aveu.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (112)
« Stellantis a officialisé jeudi 16 avril l'arrêt définitif de la production automobile »
economiematin.fr ↗ ↩
« Stellantis, cinquième constructeur mondial »
tpbm-presse.com ↗ ↩
« site de Poissy (Yvelines), seul site de production automobile en Île-de-France »
bfmtv.com ↗ ↩
« Stellantis a officialisé jeudi 16 avril l'arrêt définitif de la production automobile sur son site historique de Poissy à compter de fin 2028. »
economiematin.fr ↗ ↩
« usine née en 1938 »
capital.fr ↗ ↩
« Ce site emblématique, qui assemble aujourd'hui notamment l'Opel Mokka et la DS 3 »
tpbm-presse.com ↗ ↩
« Opel Mokka, lancés en 2020 »
auto-infos.fr ↗ ↩
« de mini-SUV DS3, un modèle lancé en 2018 »
auto-infos.fr ↗ ↩
« dont la production prendra fin en décembre 2028 »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Le directeur du site des Yvelines, Eric Haan, annonce ce jeudi »
auto-infos.fr ↗ ↩
« « Cette décision émane d'une co-construction avec des partenaires sociaux responsables », a souligné le directeur du site. »
economiematin.fr ↗ ↩
« Eric Hann, directeur du site, épaulé par Xavier Chéreau, directeur des ressources humaines de Stellantis »
economiematin.fr ↗ ↩
« « Dans une industrie automobile en pleine transformation, ce projet co-construit avec les partenaires sociaux garantit un avenir au site industriel de Poissy autour d'activités résolument tournées vers l'avenir », a précisé Xavier Chéreau »
economiematin.fr ↗ ↩
« Cette reconversion préservera 1 200 emplois sur les 2 000 actuels »
economiematin.fr ↗ ↩
« le site compte aujourd'hui 1 925 ouvriers «sur le papier» »
capital.fr ↗ ↩
« en réalité 1 580 personnes travaillent réellement sur le site »
capital.fr ↗ ↩
« en conservant 1 000 postes ouvriers sur 1 500 »
capital.fr ↗ ↩
« Sur les 1 500 postes ouvriers actuels »
tpbm-presse.com ↗ ↩
« À horizon 2030, avec les départs naturels, dont les mesures d'âge, le site comptera autour de 1.200 ouvriers actifs »
capital.fr ↗ ↩
« la stratégie de reconversion qui s'échelonnera jusqu'en 2030 »
economiematin.fr ↗ ↩
« Avec une moyenne d'âge avoisinant 56 ans, de nombreux départs à la retraite s'annoncent d'ici 2030 »
economiematin.fr ↗ ↩
« souligne Frédéric Lemayitch. Le délégué central CFTC »
auto-infos.fr ↗ ↩
« La moyenne d'âge à Poissy est très élevée, de 54-55 ans »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Sud Stellantis Poissy dénonce « la fermeture de l'usine » »
economiematin.fr ↗ ↩
« estimant que « les promesses de nouvelles activités industrielles annoncées ne représentent que 2 à 300 emplois »
economiematin.fr ↗ ↩
« À partir de 2029, son site se concentrera sur d'autres activités »
capital.fr ↗ ↩
« le site va progressivement intégrer «quatre nouvelles activités industrielles »
capital.fr ↗ ↩
« «la production de pièces automobiles, la valorisation de pièces dans une logique d'économie circulaire, la préparation et la transformation de véhicules et l'impression 3D de pièces pour des petites séries» »
capital.fr ↗ ↩
« va investir 100 millions d'euros pour reconvertir ce site »
capital.fr ↗ ↩
« dont 20 millions destinés à une nouvelle presse afin d'emboutir des pièces »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Cette activité débutera au second semestre 2026 »
journalauto.com ↗ ↩
« L'arrêt de l'assemblage sur le site de Poissy, c'est la page d'un livre qu'on va refermer, mais par contre l'engagement d'avoir 1.000 emplois plus 100 millions d'investissement, c'est quand même finalement aussi une nouvelle histoire qu'on est en train d'écrire »
boursorama.com ↗ ↩
« La moyenne d'âge à Poissy est très élevée, de 54-55 ans, et, quand l'activité d'assemblage s'arrêtera, ce sera deux ans de plus »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Beaucoup veulent partir et Stellantis maintiendra à Poissy les emplois de ceux qui souhaitent rester »
auto-infos.fr ↗ ↩
« a déclaré Fabrice Jamart, représentant du syndicat CGT »
lesechos.fr ↗ ↩
« Pour moi, c'est de la démagogie, dire « Nous agissons, nous prenons soin de vous, ne vous inquiétez pas ». Puis, quand le couperet tombera, il sera trop tard »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le site avait encore fabriqué 89 500 unités en 2025 »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Le site avait encore fabriqué 89 500 unités en 2025 (contre 145 000 deux ans plus tôt) »
auto-infos.fr ↗ ↩
« avec une prévision de 68.000 unités en 2026 »
boursorama.com ↗ ↩
« et de 65.000 en 2027 »
boursorama.com ↗ ↩
« à 55.000 en 2028 »
lesechos.fr ↗ ↩
« En 2025, des rapports internes montraient un taux d'utilisation de la capacité de seulement 58% »
capital.fr ↗ ↩
« À son apogée, vers 1976, elle a employé jusqu'à 27 000 personnes »
capital.fr ↗ ↩
« À son apogée, vers 1976, elle a employé jusqu'à 27 000 personnes »
capital.fr ↗ ↩
« Jusqu'en 1976, le site mobilisait 27 000 ouvriers et assemblait annuellement 569 000 véhicules »
economiematin.fr ↗ ↩
« produisait 400 véhicules par jour, des Opel Mokka et des DS3 »
capital.fr ↗ ↩
« Soit 400 par jour, dont moins de 5%… de mini-SUV DS3 »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Le marché européen a perdu 3 millions de voitures depuis la période pré-Covid »
lesechos.fr ↗ ↩
« Cela équivaut à la capacité de production de 10 usines automobiles »
lesechos.fr ↗ ↩
« conformément à l'engagement du directeur général Antonio Filosa »
boursorama.com ↗ ↩
« Le marché européen a perdu 3 millions de voitures depuis la période pré-Covid. Cela équivaut à la capacité de production de 10 usines automobiles. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre 3 millions de voitures supplémentaires »
lesechos.fr ↗ ↩
« L'entreprise exclut toute fermeture et tout plan social »
journalauto.com ↗ ↩
« Elle garantit qu'une solution d'emploi sera proposée à chaque salarié, y compris après l'arrêt des modèles actuellement produits »
journalauto.com ↗ ↩
« Le syndicat Sud a d'ores et déjà appelé à une grève le 23 avril »
tpbm-presse.com ↗ ↩
« Le syndicat Sud a d'ores et déjà appelé à une grève le 23 avril »
tpbm-presse.com ↗ ↩
« Une centaine de personnes ont manifesté mercredi 18 juin devant le conseil régional d'Ile de France »
humanite.fr ↗ ↩
« Une centaine de personnes ont manifesté mercredi 18 juin devant le conseil régional d'Ile de France »
humanite.fr ↗ ↩
« la construction du futur stade du Paris-Saint-Germain »
bfmtv.com ↗ ↩
« Stellantis envisage de vendre un tiers de la superficie pour la construction du futur stade du Paris-Saint-Germain »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le PSG lorgne sur 50 hectares du site afin de construire le « PSG Land » »
humanite.fr ↗ ↩
« mais pas la totalité de l'exploitation (170 ha). »
humanite.fr ↗ ↩
« le champion d'Europe a, pour l'heure, décidé de mener des études de faisabilité sur les sites Stellantis de la ville de Poissy et la ZAC de la Tuilerie, située à Massy, dans l'Essonne »
leparisien.fr ↗ ↩
« son futur stade d'une capacité d'accueil entre 60 et 90 000 places »
leparisien.fr ↗ ↩
« Les deux finalistes ne seront, au plus tôt, départagés qu'à l'automne 2026 »
leparisien.fr ↗ ↩
« les sites Stellantis, proposant 75 ha à Poissy (78) »
leparisien.fr ↗ ↩
« Situé à seulement 6 kilomètres du Campus, le site de Stellantis »
leparisien.fr ↗ ↩
« le directeur général du club, Victoriano Melero »
leparisien.fr ↗ ↩
« Nous sommes sur un projet industriel à quarante ans, donc on ne peut pas travailler avec des si »
leparisien.fr ↗ ↩
« Phillippe Juravert, conseiller régional d'Ile de France, étiqueté LFI »
humanite.fr ↗ ↩
« l'État devrait mettre le paquet non pas sur le PSG mais sur les emplois industriels »
humanite.fr ↗ ↩
« En 2022, la firme avait vendu 42 hectares sur son site de Sochaux »
humanite.fr ↗ ↩
« En 2022, la firme avait vendu 42 hectares sur son site de Sochaux pour d'autres activités économiques. »
humanite.fr ↗ ↩
« 3e fermeture d'une usine d'assemblage en France en 15 ans »
boursorama.com ↗ ↩
« l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2014 »
capital.fr ↗ ↩
« l'usine Renault a cessé la production automobile en 2024 »
capital.fr ↗ ↩
« les usines Renault de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) ont fermé en 1992 »
capital.fr ↗ ↩
« Citroën avait fermé ses chaînes du quai de Javel en 1975 »
auto-infos.fr ↗ ↩
« celles de Levallois en 1988 »
auto-infos.fr ↗ ↩
« La production auto dans l'Hexagone aura dégringolé de 3,66 millions d'unités en 2004, année record »
auto-infos.fr ↗ ↩
« à 1,46 million l'an passé (utilitaires compris) »
auto-infos.fr ↗ ↩
« La France «a perdu un million de véhicules à la production depuis 2020 »
capital.fr ↗ ↩
« et 40 000 emplois depuis 2019 »
capital.fr ↗ ↩
« passant de 425.500 emplois en 2010 à 286.800 en 2023 »
capital.fr ↗ ↩
« passant de 425.500 emplois en 2010 à 286.800 en 2023 »
capital.fr ↗ ↩
« Et 75 000 emplois sont à risque d'ici 2035 si rien n'est fait» »
capital.fr ↗ ↩
« Le déficit de la balance commerciale automobile tricolore est devenu abyssal: -14,4 milliards l'an dernier pour les véhicules »
auto-infos.fr ↗ ↩
« -5,6 pour les équipements automobiles »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Depuis 2019, la filière cumule 135 milliards de déficit »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Celui-ci devrait même franchir carrément la barre des 150 milliards cette année »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Le coût horaire de la main d'oeuvre y frise les 32,50 euros »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Contre 23 en Espagne »
auto-infos.fr ↗ ↩
« 6 à 7 euros au Maroc »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Stellantis garde en France quatre usines de production d'automobiles, sur 42 dans le monde »
capital.fr ↗ ↩
« Stellantis garde en France quatre usines de production d'automobiles, sur 42 dans le monde: Mulhouse, Sochaux, Rennes et Hordain »
capital.fr ↗ ↩
« pour une production totale de près de 662 000 véhicules en 2025 »
capital.fr ↗ ↩
« et 126 000 il y a vingt ans »
auto-infos.fr ↗ ↩
« PSA (devenu Stellantis en 2021) comptait encore 62 000 personnes dans l'Hexagone en 2019 »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Stellantis détient encore douze sites industriels en France et y emploie 39 000 salariés »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Stellantis détient encore douze sites industriels en France »
auto-infos.fr ↗ ↩
« Stellantis prévoit un investissement de 100 millions d'euros. »
tpbm-presse.com ↗ ↩
« accueillant ainsi 8 200 salariés sur ce campus, avec en moyenne près de 3 700 personnes présentes quotidiennement. »
media.stellantis.com ↗ ↩
« Cet espace réunira sur une surface totale de 72 000 m², une partie des fonctions de Recherche & Développement »
media.stellantis.com ↗ ↩
« de Sandrine Berno Dos Santos, Maire de Poissy »
media.stellantis.com ↗ ↩
« Sandrine Berno Dos Santos, maire LR de Poissy »
infosyvelines.fr ↗ ↩
« Jean Vilaca ne croit pas en l'avenir de l'usine Stellantis de Poissy »
lemonde.fr ↗ ↩
« l'homme de 53 ans, dont trente-trois passés à Poissy »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Aulnay en 2014, Saint-Ouen en 2021, Douvrin dans un an… Nous, à Poissy, on est les prochains. » »
lemonde.fr ↗ ↩
« le nombre de véhicules produits par les cinq usines françaises du groupe devrait chuter de 11 % entre 2025 et 2028 »
lesechos.fr ↗ ↩
« contre 661.000 véhicules produits en 2025 »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le constructeur des voitures Peugeot, Fiat ou Jeep prévoit que ses ventes chuteront à moins de 590.000 unités en 2028 »
lesechos.fr ↗ ↩
« une transition vers l'électrique plus lente que prévu, qui a conduit Stellantis à passer des charges exceptionnelles massives de 22 milliards d'euros »
boursorama.com ↗ ↩
« 40 millions de véhicules de 12 ans en moyenne »
capital.fr ↗ ↩
Sources
- Stellantis arrête sa production automobile à Poissy après 2028
- Stellantis : l’usine de Poissy ne fabriquera plus de voitures
- Stellantis cessera sa production d’automobiles à Poissy après 2028, 1 000 emplois seront conservés
- Stellantis va arrêter la fabrication de voitures à Poissy, après 90 ans de production pour Ford, Simca, Chrysler, PSA
- "L'usine ne fermera pas": Stellantis s'engage "à assurer un avenir industriel" au site de Poissy et écarte tout plan social
- Les 2 000 salariés de l’usine Stellantis de Poissy face à l’avenir incertain de leur site : « On est les prochains »
- Stellantis va arrêter l'assemblage à Poissy, nouvelles activités automobiles en vue
- Le premier des grEEn-campus à énergie positive de Stellantis ouvrira ses portes d’ici un an à Poissy
- Stellantis confirme l’avenir industriel du site de Poissy
- Stellantis : la production en France devrait chuter de 11 % d'ici à 2028
- Poissy : Stellantis garantit la pérennité de l'usine avec 20 M€ d'investissements et aucun plan social
- Face au projet de stade du PSG, les ouvriers de Poissy veulent « être le cauchemar de Stellantis »
- Futur stade du PSG : le club dévoile les deux sites retenus, décision à l’automne 2026
