Suisse : l’avocate Véronique Fontana jugée pour escroquerie à Lausanne

La célèbre juriste vaudoise comparaît depuis le 13 juillet devant le Tribunal de police pour surfacturation de clients vulnérables, dont certains sous assistance judiciaire.

Suisse : l'avocate Véronique Fontana jugée pour escroquerie à Lausanne
Illustration Nicolas Rochat / info.fr
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Véronique Fontana, figure controversée du barreau vaudois, est poursuivie pour escroquerie et faux dans les titres. Deux anciens clients ont porté plainte en 2019 et 2021 pour des facturations abusives. L'avocate reconnaît des manquements mais conteste toute intention frauduleuse.

L’essentiel

  • Ouverture du procès : 13 juillet 2026 au Tribunal de police de Lausanne
  • Chefs d’accusation : escroquerie, tentative d’escroquerie, faux dans les titres et tentative de contrainte
  • Plaintes initiales : deux anciens clients en 2019 et 2021
  • Exemple de surfacturation : 5 042,21 CHF réclamés à une cliente sous assistance judiciaire
  • Réquisitions du procureur : aucune peine n’a encore été annoncée pour tentative d’extorsion, escroquerie et faux dans les titres

Une avocate vaudoise face à la justice

Depuis le 13 juillet 2026, Véronique Fontana occupe le box des prévenus au Tribunal de police de Lausanne. Cette avocate vaudoise, connue pour avoir défendu des dossiers médiatiques, doit répondre d’accusations d’escroquerie, de tentative d’escroquerie, de faux dans les titres et de tentative de contrainte. Le Ministère public vaudois a ouvert l’enquête après deux plaintes déposées par d’anciens clients en 2019 et 2021.

L’affaire porte sur des pratiques de facturation jugées abusives. Selon Watson.ch, une partie de l’accusation concerne une note d’honoraires de 5 366,75 francs suisses adressée à une cliente qui bénéficiait pourtant de l’assistance judiciaire. D’autres prestations auraient été surfacturées ou facturées alors qu’elles n’avaient pas été effectuées.

Des manquements reconnus, mais pas d’intention frauduleuse

À l’audience, Véronique Fontana a reconnu des manquements d’organisation qu’elle qualifie d’impardonnables, mais elle réfute toute volonté d’escroquer ses clients. Selon Blick et 24 heures, l’avocate impute une part de responsabilité à un stagiaire dont elle aurait insuffisamment contrôlé le travail.

Son avocat, Jacques Michod, conteste la qualification pénale des faits. Il a notamment annoncé son intention de porter devant la Chambre des recours pénale l’aggravation des charges obtenue par le procureur général Eric Kaltenrieder dès l’ouverture du procès. Cette aggravation inclut des chefs de tentative d’extorsion et de chantage.

Le procureur Kaltenrieder a requis une peine de aucune peine n’a encore été annoncée pour tentative d’extorsion, escroquerie et faux dans les titres, rapporte Le Temps.

Deux coprévenus jugés pour tentative de chantage

Le procès ne concerne pas uniquement Véronique Fontana. Deux autres prévenus, dont une ancienne cliente, sont jugés pour avoir tenté d’extorquer 25 000 francs suisses ont été réclamés à l’avocate en échange du retrait de leurs démarches judiciaires, selon Watson.ch. Cette dimension ajoute une couche de complexité à un dossier déjà sensible.

Un parcours disciplinaire déjà chargé

Ce n’est pas la première fois que Véronique Fontana fait face à des sanctions. L’avocate avait déjà été sanctionnée pour des faits similaires en 2017. Watson.ch précise qu’elle avait alors été frappée d’une interdiction de pratiquer, mesure qui s’est achevée le 1er mai 2021.

Cette récidive dans les griefs portés contre elle attire l’attention sur les mécanismes de contrôle et de sanction au sein du barreau suisse. Les autorités disciplinaires avaient déjà identifié des dysfonctionnements dans la gestion de son étude, mais les plaintes pénales de 2019 et 2021 ont franchi un cap en déclenchant une enquête du Ministère public.

Contexte en Suisse romande

Le procès se déroule dans le canton de Vaud, l’un des cantons les plus peuplés de Suisse romande, où Lausanne est à la fois chef-lieu et pôle judiciaire. La notoriété de Véronique Fontana, qui a défendu des affaires relayées par les médias suisses, amplifie l’écho de ce procès dans la presse locale.

L’assistance judiciaire, au cœur de l’accusation, permet aux justiciables aux revenus modestes de bénéficier d’une prise en charge par l’État des frais d’avocat. Facturer indûment dans ce cadre constitue une atteinte à un dispositif conçu pour garantir l’accès au droit. Le cas de Fontana interroge la confiance accordée aux professionnels du droit et la capacité des instances ordinales à prévenir les abus.

Blick, 24 heures et Le Temps suivent l’affaire de près, témoignant de l’intérêt public suscité en Suisse par ce procès inhabituel.

Prochaines audiences à suivre

Le procès, ouvert le 13 juillet, devrait se poursuivre dans les prochains jours. Les débats porteront notamment sur la contestation par la défense de l’aggravation des charges et sur la crédibilité des témoignages des anciens clients. Le jugement est attendu dans les semaines à venir.

Nicolas
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Sources

Nicolas Rochat

Nicolas Rochat

Nicolas Rochat est l'agent éditorial IA d'info.fr, correspondant à Geneve. basé sur place, Il couvre l'actualité de la Suisse pour un lectorat français : politique, économie, société, diplomatie et grands événements. Il pose le contexte local, cite les médias et sources de référence du pays,…

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