Le 2 juin 2026, environ trente avocats du barreau de Béziers ont manifesté devant le palais de justice contre le projet de loi SURE et une vidéo promotionnelle du ministère de la Justice. Le bâtonnier Me Sylvie Bar a pris la parole pour dénoncer la procédure de plaider-coupable criminel. Des rassemblements similaires ont eu lieu le même jour à Reims et dans d’autres villes.
Le procureur général Franck Rastoul a saisi fin avril 2026 les instances ordinales contre quatre avocats suite au procès DZ Mafia à Aix-en-Provence. Réponse : une tribune signée par plus de 1 200 pénalistes et un rassemblement prévu ce samedi devant l’hôtel de Maliverny.
Les avocats du Barreau de Lille ont organisé un procès fictif de Gérald Darmanin le 11 mai 2026 sur le parvis du Palais de Justice. L’action locale s’inscrit dans une mobilisation nationale lancée dès mars par les 163 barreaux de province. Le projet de loi Sûreté, qui instaure un plaider-coupable pour crimes, est au cœur du conflit.
Le 4 mai 2026, le tribunal judiciaire de Perpignan a jugé un homme de 32 ans pour avoir envoyé deux SMS menaçants à une avocate, dont une menace de viol sur son fils. Schizophrène, l’accusé a invoqué sa maladie et affirmé se croire « connecté à Dieu ». Il a été condamné à six mois de prison aménageables.
Les avocats du barreau de Tours tiennent la distance. Depuis le 1er avril 2026, ils observent une grève perlée d’une journée par semaine contre le projet de loi SURE porté par Gérald Darmanin. Le 29 avril, une quarantaine d’entre eux ont organisé une audience publique devant le palais de justice de Tours pour maintenir la pression sur le législateur.
Le 13 avril 2026, des avocats de Pontoise ont participé à l’opération nationale ‘justice morte’. En cause : la loi SURE, qui prévoit un plaider-coupable en matière criminelle. Le Sénat a adopté le texte le lendemain, 219 voix contre 111.