Summer McIntosh pulvérise le record du monde du 200m papillon à Montréal
La Canadienne de 19 ans signe 2:01.65 lors des essais nationaux, effaçant la marque de Liu Zige datant de 2009.
La nageuse canadienne Summer McIntosh a écrit une nouvelle page d'histoire de la natation en battant le plus vieux record du monde féminin du 200 m papillon, dimanche 5 juillet 2026 à Montréal.
L’essentiel
- Record battu : Summer McIntosh réalise 2:01.65 au 200m papillon.
- Date : Dimanche 5 juillet 2026, lors des essais canadiens à Montréal.
- Ancien record : 2:01.81 par Liu Zige (CHN) en 2009.
- Écart : Près de 9 secondes d’avance sur la deuxième, Mary-Sophie Harvey.
- Records détenus : McIntosh possède désormais 4 records du monde individuels en grand bassin.
Un exploit historique à Montréal
La piscine olympique de Montréal a été le théâtre d’un moment d’anthologie, dimanche 5 juillet 2026. Lors de la première soirée des Essais canadiens de natation, Summer McIntosh a repoussé les limites de sa discipline en s’adjugeant le 200 mètres papillon en 2 minutes 1 seconde 65 centièmes. Un chrono qui fait tomber le plus ancien record du monde féminin encore en vigueur, celui de la Chinoise Liu Zige (2:01.81) établi en 2009 à l’ère des combinaisons en polyuréthane, comme le rappelle l’Associated Press.
Âgée de seulement 19 ans, la Torontoise a littéralement survolé la finale. Selon SwimSwam, elle a devancé sa compatriote Mary-Sophie Harvey de près de neuf secondes (2:10.58). Une domination qui en dit long sur l’état de forme de la protégée de Bob Bowman, l’ancien mentor de Michael Phelps, qu’elle a rejoint à Austin, au Texas.
Le plus vieux record du monde féminin tombe
La marque de Liu Zige, réalisée lors des championnats de Chine en 2009, était devenue un symbole. Issue de l’époque où les combinaisons en polyuréthane amélioraient artificiellement les performances, elle résistait depuis dix-sept ans. McIntosh l’a pulvérisée de 16 centièmes, un exploit que la RTS qualifie de « fin d’une ère ». Les images montrent la Canadienne en larmes à l’arrivée, consciente d’avoir inscrit son nom dans la légende. « Summer McIntosh s’empare ENFIN de ce record du monde », a tweeté l’expert Nelson Carter Jr., relayant l’émotion de la nageuse.
Une domination sans partage
Au-delà du chrono, c’est l’écart abyssal avec le reste du peloton qui impressionne. Mary-Sophie Harvey, pourtant vice-championne nationale, a terminé à 8 secondes et 93 centièmes. Un gouffre qui rappelle les plus belles années de la natation féminine canadienne. McIntosh, déjà médaillée olympique et multiple championne du monde, confirme qu’elle est bien la reine incontestée du papillon. Comme le note CBC Sports, sa mère Jill avait elle-même nagé le 200 m papillon aux Jeux de Los Angeles en 1984, perpétuant ainsi une tradition familiale.
Contexte au Québec
Montréal, hôte de ces essais nationaux, n’est pas étrangère aux grandes performances. La piscine olympique du Parc Jean-Drapeau a déjà vu briller des champions comme Alex Baumann ou plus récemment les relais canadiens. Mais un record du monde individuel féminin dans une épreuve aussi mythique que le 200 m papillon y est rare. La province de Québec, traditionnellement forte en natation (avec des clubs comme le Club Aquatique de Montréal), voit dans ce chrono une vitrine pour le développement du sport aquatique dans la région. Selon les données de l’Institut de la statistique du Québec, la natation compte plus de 50 000 licenciés dans la province, un chiffre qui pourrait bondir après un tel exploit.
Une nouvelle ère pour Summer McIntosh
Avec ce quatrième record du monde individuel en grand bassin (elle détient déjà ceux du 400 m nage libre, du 200 m quatre nages et du 400 m quatre nages), Summer McIntosh entre dans le cercle très fermé des nageuses les plus titrées de l’histoire. Son entraînement avec Bob Bowman semble porter ses fruits : la nageuse a transposé sa polyvalence sur une distance de prédilection. « C’est un moment incroyable, a commenté l’expert Nelson Carter Jr. sur X. Elle a enfin conquis ce record qui lui échappait. » Désormais, tous les regards se tournent vers les prochaines échéances internationales, où McIntosh pourrait bien ajouter d’autres lignes à son palmarès déjà exceptionnel.
Prochaine étape pour la championne : les championnats du monde en petit bassin en fin d’année, où elle tentera de confirmer sa domination toutes distances confondues.