Sénégal : la presse interpelle Diomaye Faye, RSF acte le recul

Le SYNPICS remet sept mesures au chef de l'État, au moment où Reporters sans frontières fait reculer le pays de quatre places dans son classement mondial

Sénégal : la presse interpelle Diomaye Faye, RSF acte le recul
Sénégal : la presse interpelle Diomaye Faye, RSF acte le recul Illustration Héloïse Rey / info.fr

Le 1er mai 2026, le SYNPICS a remis sept revendications au président Bassirou Diomaye Faye. Le même jour, RSF classait le Sénégal 78e sur 180 pays, après deux années sans subventions publiques pour de nombreux titres.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Le SYNPICS a remis sept mesures à Bassirou Diomaye Faye le 1er mai 2026.
  • Reporters sans frontières classe le Sénégal 78e sur 180 pays, en recul de quatre places.
  • Les subventions publiques ont été gelées pendant près de deux ans avant d'être rétablies début 2026.
  • Seul l'indicateur économique du classement RSF est documenté publiquement comme cause du recul.
  • Le SYNPICS fixe un délai de 30 jours pour les premières mises en œuvre.
  • Aucune réaction officielle du président ou du Premier ministre Ousmane Sonko n'a été documentée.

La tribune du 1er mai 2026 [1] aura servi à autre chose qu’à des doléances rituelles. Au Palais de la République [2], le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) [3] a remis au président Bassirou Diomaye Faye [4] un cahier articulé autour de sept mesures [5] pour « refonder durablement le secteur des médias » [5].

LES ENJEUX
Économie des médias asphyxiée
Près de deux ans sans subventions publiques, accès restreint à la publicité, arriérés de l'État dont le montant global reste opaque: un secteur sous perfusion qui peine à investir et à former.
Liberté de la presse en recul
Le Sénégal perd quatre places au classement RSF 2026 et passe en zone problématique, avec des arrestations de journalistes plus fréquentes depuis 2025.
Formation des jeunes journalistes
Deux des sept mesures portent sur la formation continue et le recrutement, signe d'une transition numérique qui suppose un capital humain renouvelé.
GAFAM et rémunération des contenus
Le SYNPICS exige des redevances ou taxes numériques sur des plateformes accusées d'exploiter massivement les contenus de presse, sur le modèle des droits voisins européens - mais sans cadre régional comparable.
Cadre légal et délits de presse
Le Code de la presse de 2017 maintient des peines privatives de liberté pour la diffusion de fausse information et l'offense à chef d'État étranger, là où la France a largement substitué l'amende à la prison.

Son secrétaire général Moustapha Cissé [6] a planté le décor sans détour: « Nous ne venons pas quémander des privilèges. Nous venons rappeler des principes: la vérité, la dignité, la justice et le rôle irremplaçable d’une presse libre, pour la vitalité de notre démocratie » [7]. La formule, soignée, masque mal une exaspération nourrie par deux années de crise.

Le timing: un 1er mai sous tension

Le calendrier n’est pas neutre. Le 30 avril 2026 [8], soit la veille, Reporters sans frontières publiait son classement mondial de la liberté de la presse. Le Sénégal y figure désormais à la 78e place sur 180 pays [9], contre la 74e en 2025 [10]: un recul de quatre places [11] qui place le pays dans une « situation problématique » [12]. Remettre sept revendications le lendemain de cette publication relève d’une mise en pression assumée.

Ce que dit RSF: un diagnostic à dominante économique

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Le classement de Reporters sans frontières s’appuie sur cinq indicateurs: sécurité, cadre légal, économique, socioculturel et politique. Selon Sadibou Marong [13], directeur du bureau régional de RSF, le recul sénégalais s’explique d’abord par les difficultés économiques pesant sur le secteur des médias [14]. Les sources consultées ne détaillent pas l’évolution chiffrée des autres indicateurs, ce qui limite la lecture fine de la trajectoire sénégalaise.

L’organisation pointe néanmoins, sur le volet sécuritaire et politique, une dynamique cohérente avec ce recul. Depuis 2024 [15], les convocations de journalistes se sont multipliées, évoluant en 2025 vers des arrestations plus fréquentes [16]. Les motifs invoqués: « diffusion de fausse information » [17] et « offense à un Chef d’État étranger » [18]. Le CNRA [19], Conseil national de régulation de l’audiovisuel, est également épinglé pour des « mises en demeure non justifiées » [20]. La trajectoire sénégalaise s’inscrit dans un contexte ouest-africain où les pressions économiques et pénales sur les rédactions se sont accentuées ces dernières années, selon plusieurs sources.

Une économie des médias sous perfusion

L’angle économique constitue le cœur du diagnostic. Pendant près de deux ans [21], de nombreux médias sénégalais ont fonctionné sans subventions publiques [21], avec un accès restreint à la publicité d’entreprises nationales [22] et des retards de paiement sur des prestations déjà réalisées [23]. Les subventions « ont été gelées pendant deux ans avant d’être rétablies début 2026 » [24]. À cette asphyxie s’ajoutent les arriérés directement dus par l’État aux entreprises de presse, que le SYNPICS décrit comme « des salaires différés, des investissements retardés, des rédactions fragilisées » [25].

Le montant des dettes de l’État envers les médias n’a pas été rendu public à ce jour, et les sources consultées ne précisent ni le nombre exact d’entreprises concernées, ni le volume d’emplois fragilisés. C’est précisément pour lever cette opacité que le syndicat exige un audit indépendant.

Les sept mesures, dans le détail

La première exige « la réalisation immédiate d’un audit indépendant » [26] des dettes de l’État aux entreprises de presse, doublé d’un fonds de régularisation à « calendrier de paiement trimestriel contraignant » [27]. La deuxième propose un dispositif national de soutien à la transformation numérique, des incitations fiscales pour les plateformes locales et « des programmes de formation continue pour les journalistes » [28].

La troisième concerne l’audiovisuel public: RTS, APS, Le Soleil, TDS [29]. Le SYNPICS y demande un contrat de performance pluriannuel avec « un calendrier de recrutement et de formation » [30]. La quatrième vise la révision des statuts de la Maison de la Presse [31] et l’instauration d’un conseil de gouvernance pluraliste [32]. La cinquième réclame une renégociation transparente de l’accord d’entreprise de la RTS avec médiation indépendante [33].

La sixième cible les GAFAM [34], accusés d’« exploiter massivement » [34] les contenus de presse, et appelle à des redevances ou taxes numériques [35]. La septième exige un comité de suivi interministériel [36] avec représentation du SYNPICS et délais contraints. Le syndicat fixe un horizon de 30 prochains jours [37] pour la publication de l’audit, la création du fonds, le lancement du contrat de performance et l’installation du comité.

~730 joursLa durée pendant laquelle de nombreux médias sénégalais ont fonctionné sans subventions publiques avant leur rétablissement début 2026

GAFAM: la sixième mesure et le précédent européen

La revendication portant sur les plateformes numériques mérite un examen distinct. Le SYNPICS y voit un déséquilibre structurel: Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et autres agrégateurs captent une part croissante des recettes publicitaires en ligne, tandis que les contenus produits par les rédactions sénégalaises sont indexés, résumés ou affichés sans rémunération directe.

Le levier juridique invoqué n’est pas inédit. On se souvient de la transposition par la France, en juillet 2019, de la directive européenne sur les droits voisins, qui a contraint Google à ouvrir des négociations avec les éditeurs de presse - sous la surveillance de l’Autorité de la concurrence, qui a sanctionné le groupe à plusieurs reprises pour manquement à ses obligations de négociation de bonne foi. Le précédent européen montre que la création d’un droit national se heurte vite à une limite: sans accord régional ou continental, le rapport de force entre un État seul et une plateforme transnationale reste défavorable. L’absence de cadre CEDEAO sur la rémunération des contenus laisse présager des négociations longues, dont le SYNPICS ne dit pas comment il entend les sécuriser.

Former les journalistes, un chantier au cœur des doléances

L’angle formation traverse explicitement deux des sept mesures. La deuxième inscrit les programmes de formation continue [38] dans la transition numérique. La troisième impose un « calendrier de recrutement et de formation » [30] aux médias publics. Le constat sous-jacent: sans capital humain renouvelé, la transition numérique restera théorique. Cissé l’a formulé sans détour: « Sans ces mesures structurelles, nos titres, nos chaînes resteront condamnés à la précarité et à la dépendance. Et tout ce capital humain derrière là risque d’avoir un avenir sombre » [39].

Ces revendications rencontrent une réalité économique brutale. Recruter et former des jeunes journalistes relève de la gageure pour des rédactions qui peinent à payer leurs effectifs en place.

Le cadre juridique en toile de fond

RSF salue l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information qui « garantit à chaque journaliste le droit d’obtenir des informations détenues par les institutions publiques » [40]. Mais l’organisation déplore le maintien, dans le Code de la presse voté en 2017 [41], de « lourdes peines privatives de liberté pour de simples délits de presse » [42].

Le Code de la presse sénégalais de 2017 encadre, selon plusieurs sources, les délits de diffusion de fausse information et d’offense à chef d’État étranger par des peines pouvant aller jusqu’à plusieurs années d’emprisonnement, complétées par des amendes. À titre de comparaison, la loi française du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse a, selon plusieurs sources, largement substitué l’amende à l’emprisonnement pour la majorité des délits de presse. La trajectoire sénégalaise n’est pas isolée sur le continent: selon plusieurs sources, plusieurs démocraties ouest-africaines ont vu, ces dernières années, des dispositions pénales mobilisées pour traiter ce qui relève, en Europe, du contentieux civil ou de la régulation administrative.

Nous ne venons pas quémander des privilèges. Nous venons rappeler des principes.
Moustapha Cissé, SG du SYNPICS
1er mai 2026
Reporters sans frontières
Le pluralisme médiatique est contrebalancé par la prédominance des sujets politiques dans le traitement de l'information.
Reporters sans frontières
30 avril 2026
Le Sénégal recule à la 78e place du classement RSF 2026 et le SYNPICS remet sept mesures au président Diomaye Faye le 1er mai 2026.
Le Sénégal recule à la 78e place du classement RSF 2026 et le SYNPICS remet sept mesures au président Diomaye Faye le 1er mai 2026.

Ce que les sources ne disent pas

Aucune réaction officielle du gouvernement n’a été documentée dans les sources consultées. Le silence du Palais sur ces sept mesures, à la veille du délai fixé par le SYNPICS [37], constitue en soi une donnée. Cissé l’avait anticipé en parlant d’un « silence administratif » [43] qu’il qualifie de « violence » [44].

Aucune source consultée ne mentionne de position du Premier ministre sur ces revendications. Ce silence, autant que celui du chef de l’État, est un angle mort que les sept mesures n’ont, pour l’heure, pas levé.

La jeune génération de journalistes francophones, qui forme l’essentiel des rédactions à venir, observe: un secteur économique exsangue, un cadre pénal durci, et des plateformes étrangères qui captent les revenus sans rémunérer les contenus. Les programmes de formation promis par le SYNPICS ne valent que si des rédactions existent encore pour accueillir leurs diplômés.

► Lire aussi: Liberté de la presse en Afrique: les chiffres clés

Reste l’essentiel, formulé par Cissé devant le chef de l’État: « Quand nos rédactions s’affaiblissent, c’est la République qui perd sa capacité à se regarder, à se corriger et à progresser » [45]. La phrase a été prononcée. La réponse, elle, se mesurera en jours.

Sources

9 sources vérifiées · 45 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (45)
  1. 1er mai 2026 - Date de la Fête du Travail mentionnée dans le discours du SYNPICS.
    « En ce 1er mai 2026, jour du travail et de la mémoire, nous venons porter la voix collective de la presse sénégalaise. »
    pressafrik.com ↗
  2. Le SYNPICS a remis un cahier de doléances au président de la République au Palais de la République - Action concrète réalisée par le SYNPICS lors de la Fête du Travail.
    « Présentée au Palais de la République, cette démarche s’articule autour de sept mesures que le syndicat considère comme prioritaires »
    senego.com ↗
  3. Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS) - Organisation à l'origine du cahier de doléances remis au président.
    « le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS) a remis au président de la République un cahier de doléances »
    senego.com ↗
  4. Bassirou Diomaye Faye, président de la République du Sénégal - Destinataire du cahier de doléances du SYNPICS.
    « les 7 mesures remises par le SYNPICS à Bassirou Diomaye Faye pour les médias »
    senego.com ↗
  5. sept mesures - Nombre de mesures prioritaires proposées par le SYNPICS pour refonder le secteur des médias
    « articulés autour de sept mesures jugées prioritaires pour refonder le secteur des médias »
    sudquotidien.sn ↗
  6. Moustapha Cissé, secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) - Porte-parole du SYNPICS lors de l'interpellation du chef de l'État le 1er mai.
    « Prenant la parole au nom des professionnels, le secrétaire général Moustapha Cissé a d’emblée cadré le débat »
    rts.sn ↗
  7. Nous ne venons pas quémander des privilèges. Nous venons rappeler des principes: la vérité, la dignité, la justice et le rôle irremplaçable d’une presse libre, pour la vitalité de notre démocratie. - Déclaration de Moustapha Cissé lors de la remise des revendications du SYNPICS.
    « ‘’Nous ne venons pas quémander des privilèges. Nous venons rappeler des principes: la vérité, la dignité, la justice et le rôle irremplaçable d’une presse libre, pour la vitalité de notre démocratie’’ »
    seneplus.com ↗
  8. 30 avril 2026 - Date de publication du classement mondial de la liberté de la presse par RSF.
    « Le nouveau classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières ce 30 avril 2026 »
    dakaractu.com ↗
  9. 78ème - Place du Sénégal dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2026
    « Le Sénégal enregistre un recul significatif dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2026, occupant désormais la « 78ème » place sur 180 pays »
    pressafrik.com ↗
  10. 74e place - Classement du Sénégal en 2025 selon RSF
    « Le Sénégal était à la 74e place en 2025 »
    seneplus.com ↗
  11. 4 - Nombre de places perdues par le Sénégal dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2026
    « soit une régression de 4 places »
    pressafrik.com ↗
  12. situation problématique - Qualification de la situation de la liberté de la presse au Sénégal en 2026 par RSF
    « plaçant le Sénégal dans une «situation problématique » »
    pressafrik.com ↗
  13. Sadibou Marong, directeur du bureau régional de RSF - Analyste du recul du Sénégal dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2026
    « Selon l’analyse du directeur du bureau régional de RSF, Sadibou Marong, les indicateurs du pays ont « chuté » »
    pressafrik.com ↗
  14. difficulté économique majeure pour le secteur des médias au Sénégal - Problème économique mentionné par RSF
    « le secteur fait face à une « difficulté économique » majeure »
    pressafrik.com ↗
  15. 2024 - Année à partir de laquelle les convocations de journalistes se sont multipliées au Sénégal.
    « Depuis 2024, les convocations de journalistes se sont multipliées »
    dakaractu.com ↗
  16. Les convocations de journalistes ont évolué en 2025 vers des arrestations plus fréquentes au Sénégal - Aggravation des pressions judiciaires sur les journalistes.
    « évoluant en 2025 vers des arrestations plus fréquentes, parfois suivies de détentions »
    dakaractu.com ↗
  17. diffusion de fausse information - Motif invoqué pour les pressions sur les journalistes au Sénégal
    « Les motifs invoqués, tels que la « diffusion de fausse information » »
    pressafrik.com ↗
  18. offense à un Chef d’État étranger - Autre motif invoqué pour les pressions sur les journalistes au Sénégal
    « ou « l’offense à un Chef d’État étranger » »
    pressafrik.com ↗
  19. CNRA (Conseil national de régulation de l'audiovisuel) - Organisme cité pour ses mises en demeure non justifiées
    « des « mises en demeure non justifiées du CNRA » »
    pressafrik.com ↗
  20. mises en demeure non justifiées du CNRA au Sénégal - Type de pression exercée sur les médias selon RSF
    « ainsi que des « mises en demeure non justifiées du CNRA » »
    pressafrik.com ↗
  21. De nombreux médias sénégalais ont fonctionné sans subventions publiques pendant près de deux ans - Difficulté économique des médias sénégalais selon RSF.
    « Pendant près de deux ans, de nombreux médias sénégalais ont fonctionné sans subventions publiques »
    dakaractu.com ↗
  22. Les médias sénégalais ont fait face à un accès limité à la publicité, notamment de la part d’entreprises nationales - Autre difficulté économique des médias sénégalais.
    « tout en faisant face à un accès limité à la publicité, notamment de la part d’entreprises nationales »
    dakaractu.com ↗
  23. Retards de paiement pour des prestations déjà réalisées ont fragilisé le secteur médiatique sénégalais - Difficulté financière supplémentaire pour les médias sénégalais.
    « À cela s’ajoutent des retards de paiement pour des prestations déjà réalisées, fragilisant davantage un secteur déjà sous pression. »
    dakaractu.com ↗
  24. Les subventions publiques aux médias au Sénégal ont été gelées pendant deux ans avant d’être rétablies début 2026 - Évolution des subventions publiques aux médias sénégalais
    « les subventions publiques aux médias, qui étaient « déjà insuffisantes et principalement captées par les médias publics, ont été gelées pendant deux ans avant d’être rétablies début 2026 » »
    seneplus.com ↗
  25. Les arriérés dus aux entreprises de presse et aux organes individuels publics ne sont pas de simples chiffres. Ce sont des salaires différés, des investissements retardés, des rédactions fragilisées. - Déclaration du SYNPICS sur les dettes du secteur de la presse.
    « Les arriérés dus aux entreprises de presse et aux organes individuels publics ne sont pas de simples chiffres. Ce sont des salaires différés, des investissements retardés, des rédactions fragilisées. »
    pressafrik.com ↗
  26. Le SYNPICS demande la réalisation immédiate d'un audit indépendant des dettes dues aux entreprises de presse et organes publics. - Première doléance du SYNPICS concernant les dettes du secteur de la presse.
    « Nous demandons la réalisation immédiate d'un audit indépendant, la publication transparente des résultats et l'ouverture d'un fonds de régularisation assorti d'un calendrier de paiement trimestriel contraignant. »
    pressafrik.com ↗
  27. Le SYNPICS demande la création d'un fonds de régularisation avec un calendrier de paiement trimestriel contraignant. - Mécanisme proposé pour régler les dettes du secteur de la presse.
    « l'ouverture d'un fonds de régularisation assorti d'un calendrier de paiement trimestriel contraignant. »
    pressafrik.com ↗
  28. Le SYNPICS propose la création d'un dispositif national de soutien à la transformation numérique des médias. - Deuxième doléance pour adapter le financement à l'ère numérique.
    « Nous proposons la création d'un dispositif national de soutien à la transformation numérique des médias, des incitations fiscales pour l'investissement dans les plateformes locales, des programmes de formation continue pour les journalistes. »
    pressafrik.com ↗
  29. RTS (Radiodiffusion Télévision Sénégalaise), Soleil, APS (Agence de Presse Sénégalaise), TDS (Télévision Djoloff Sénégal) - Médias audiovisuels publics cités comme biens communs essentiels.
    « RTS, Soleil, APS, TDS sont des biens communs essentiels. »
    pressafrik.com ↗
  30. Le SYNPICS demande la signature d'un contrat de performance pluriannuel pour les médias audiovisuels publics. - Troisième doléance concernant la réforme de l'audiovisuel public.
    « Nous demandons la signature d'un contrat de performance pluriannuel assorti de moyens techniques et humains, de plans de modernisation et d'un calendrier de recrutement et de formation. »
    pressafrik.com ↗
  31. Maison de la Presse, institution sénégalaise liée à la gouvernance des médias - Institution dont le SYNPICS demande une meilleure gouvernance
    « une meilleure gouvernance de la Maison de la Presse »
    sudquotidien.sn ↗
  32. Le SYNPICS demande la révision des statuts de la Maison de la presse pour une gouvernance partagée. - Quatrième doléance concernant la place du SYNPICS.
    « Nous demandons la révision des statuts et l'instauration d'un conseil de gouvernance pluraliste garantissant une représentation effective du SYNPICS. »
    pressafrik.com ↗
  33. Le SYNPICS demande la renégociation transparente de l'accord d'entreprise de la RTS avec médiation indépendante. - Cinquième doléance concernant l'accord d'entreprise de la RTS.
    « Nous demandons l'ouverture d'un processus de renégociation transparent avec médiation indépendante pour restaurer la confiance, protéger les droits des travailleurs et garantir l'efficacité du service public. »
    pressafrik.com ↗
  34. GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et autres agrégateurs numériques - Plateformes numériques citées comme exploitant les contenus de la presse.
    « Les GAFAM et autres agrégateurs exploitent massivement nos contenus. »
    pressafrik.com ↗
  35. Le SYNPICS demande l'adoption de mesures nationales pour une rémunération équitable des contenus par les plateformes numériques. - Sixième doléance concernant la contribution des plateformes numériques.
    « Nous demandons l'adoption de mesures nationales et la participation active du Sénégal aux initiatives internationales visant à instaurer une rémunération équitable des contenus: redevances, taxes numériques dédiées au soutien aux médias ou accords de licence obligatoires. »
    pressafrik.com ↗
  36. Le SYNPICS demande la création d'un comité de suivi interministériel avec représentation du SYNPICS pour répondre aux demandes de la presse - Septième mesure pour mettre fin au silence administratif.
    « Nous exigeons la création d'un comité de suivi interministériel avec représentation du SYNPICS, chargé de recevoir, d'instruire et de répondre dans des délais contraints à toutes les demandes de la presse et de rendre compte publiquement des avancées. »
    pressafrik.com ↗
  37. 30 prochains jours - Délai demandé pour la mise en place d'un calendrier d'action publique.
    « Nous appelons à la mise en place, dans les 30 prochains jours, d'un calendrier d'action publique comportant la publication de l'audit des dettes, la création du fonds de régularisation, le lancement du contrat de performance pour le service public et l'installation du comité de suivi interministériel. »
    pressafrik.com ↗
  38. Le SYNPICS propose des programmes de formation continue pour les journalistes - Mesure pour adapter les compétences des journalistes à l'ère numérique.
    « Nous proposons la création d'un dispositif national de soutien à la transformation numérique des médias, des incitations fiscales pour l'investissement dans les plateformes locales, des programmes de formation continue pour les journalistes. »
    pressafrik.com ↗
  39. Sans ces mesures structurelles, nos titres, nos chaînes resteront condamnés à la précarité et à la dépendance. Et tout ce capital humain derrière là risque d'avoir un avenir sombre. - Avertissement du SYNPICS sur l'avenir de la presse sans réformes.
    « Sans ces mesures structurelles, nos titres, nos chaînes resteront condamnés à la précarité et à la dépendance. Et tout ce capital humain derrière là risque d'avoir un avenir sombre. »
    pressafrik.com ↗
  40. garantit à chaque journaliste le droit d’obtenir des informations détenues par les institutions publiques et certains acteurs privés investis d’une mission de service public - Contenu de la loi sur l’accès à l’information adoptée au Sénégal
    « « garantit à chaque journaliste le droit d’obtenir des informations détenues par les institutions publiques et certains acteurs privés investis d’une mission de service public » »
    seneplus.com ↗
  41. 2017 - Année de vote du Code de la presse au Sénégal
    « du maintien, dans le Code de la presse voté en 2017 »
    seneplus.com ↗
  42. RSF déplore le maintien de lourdes peines privatives de liberté pour de simples délits de presse dans le Code de la presse sénégalais voté en 2017 - Critique de RSF sur le cadre juridique sénégalais
    « les acteurs sont assez inquiets du maintien, dans le Code de la presse voté en 2017, de lourdes peines privatives de liberté pour de simples délits de presse »
    seneplus.com ↗
  43. silence administratif - Expression utilisée par le SYNPICS pour qualifier l'attitude des autorités.
    « mettre fin à ce que le syndicat qualifie de « silence administratif » »
    senego.com ↗
  44. Ce silence est une violence. - Déclaration du SYNPICS sur l'inaction administrative.
    « Ce silence est une violence. »
    pressafrik.com ↗
  45. Quand nos rédactions s’affaiblissent, c’est la République qui perd sa capacité à se regarder, à se corriger et à progresser - Déclaration de Moustapha Cissé sur l'importance d'une presse libre.
    « Quand nos rédactions s’affaiblissent, c’est la République qui perd sa capacité à se regarder, à se corriger et à progresser’’ »
    aps.sn ↗

Sources

Héloïse Rey

Héloïse Rey

Héloïse est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans l'éducation, l'enseignement supérieur et les politiques jeunesse. Elle ramène toute réforme à son impact mesurable sur les usagers, pas à son intention déclarée. Statistiques DEPP/SIES/OVE, voix syndicales attribuées, écart annonce/financement traqué.

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