La mairie de Vierzon (Cher) n’a pas organisé de cérémonie officielle le 10 mai 2026 pour commémorer l’abolition de l’esclavage. L’adjoint délégué à la mémoire invoque l’absence d’obligation légale, un coût de 1 500 € et une faible affluence. L’ex-maire Nicolas Sansu a réuni une cinquantaine de personnes en dehors du cadre municipal.
La cérémonie annuelle du 10 mai s’est tenue dimanche à Champigny-sur-Marne devant la stèle de Toussaint-Louverture. Le sous-préfet Sébastien Humbert y a rappelé la place de l’esclavage colonial dans l’histoire nationale, 25 ans après la loi Taubira.
Pour la première fois depuis près de dix ans, la mairie de Vierzon n’a pas organisé de cérémonie officielle le 10 mai 2026. La nouvelle équipe municipale, soutenue par le RN, a annulé l’événement au nom des économies budgétaires. L’opposition, emmenée par le député PCF Nicolas Sansu, a tenu une contre-commémoration place Aimé Césaire.
Éric Coquerel, député LFI de la 1re circonscription de Seine-Saint-Denis, était présent le 10 mai 2026 à la cérémonie d’Épinay-sur-Seine pour la Journée nationale des mémoires de la traite négrière. Il a également dénoncé l’annulation de l’événement à Vierzon par la municipalité RN-UDR, élue en mars 2026.
Pierre-André Durand, préfet de Haute-Garonne, a interdit par arrêté tout rassemblement revendicatif non déclaré dans le centre de Toulouse le dimanche 10 mai 2026, de 10h à 13h. La mesure vise à protéger la cérémonie nationale de commémoration des mémoires de la traite négrière et de l’esclavage, organisée à 11h au jardin Compans Caffarelli. Elle fait suite à plusieurs incidents survenus lors de cérémonies similaires en 2025.
La nouvelle municipalité RN de Vierzon a annulé la commémoration de l’abolition de l’esclavage prévue ce 10 mai 2026 place Aimé-Césaire. La mairie invoque une faible affluence et un coût de 1 500 euros. L’opposition organise une contre-cérémonie avec Christelle Césaire, petite-nièce du poète martiniquais.