Le texte sur la protection des enfants, débattu à partir du 15 juillet à l’Assemblée nationale, a été durci in extremis par le gouvernement après le meurtre de la jeune Lyhanna, 11 ans, fin mai dans le Gers. Perpétuité pour les violeurs en série de mineurs, fin des remises de peine automatiques : le texte change de nature.
Le 30 juin 2026, la police est intervenue au 25 boulevard Lénine à Vénissieux après l’appel d’un adolescent de 13 ans signalant l’abandon de ses frères et sœurs. Les cinq enfants ont été placés en foyer. Une enquête pour abandon de famille est ouverte.
Plusieurs milliers de personnes sont attendues ce samedi 4 juillet dans les rues de France pour une marche citoyenne contre les violences sexuelles, à l’appel de la Fondation des Femmes et de la Coalition féministe. Le mouvement fait suite à l’affaire Lyhanna, fillette de 11 ans assassinée dans le Gers.
Yannick Monnet, député (PCF) de la première circonscription de l’Allier, a été nommé membre de la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la protection des enfants. Il y a déposé plusieurs amendements et s’est montré très critique envers le texte.
Le conseil départemental de l’Aube a été le théâtre, lundi 22 juin, de vifs débats autour du couvre-feu estival instauré pour les mineurs non accompagnés à Troyes. L’opposition dénonce un détournement du Centre départemental de l’enfance (CDE). La mesure, qualifiée d’improvisée, reste contestée.
Face à un stock de 2 500 à 3 000 affaires de violences sexuelles sur mineurs, le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a pris des mesures exceptionnelles. Le procureur Éric Mathais a suspendu temporairement les enquêtes préliminaires non prioritaires. Un conseil de juridiction s’est tenu le 19 juin.
Une mère poursuivait le baby-sitter de son enfant. Le jugement de relaxe la qualifie de « psychologue bobo ». Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a ouvert une enquête administrative. La présidente du tribunal parle de faits « insupportables ».
Un pôle d’accueil unique pour les femmes et enfants victimes de violences a ouvert au Centre Hospitalier Jean Rougier de Cahors. Il associe la Maison des Femmes, l’UAPED et une future unité médico-judiciaire. Un protocole avec les pompiers permet aussi d’acheminer directement les jeunes témoins de féminicides.
Le CD08 a voté le 19 juin l’achat d’un nouveau site à Charleville-Mézières. Ce projet, piloté par Anne Fraipont, doit permettre de déplacer deux unités d’adolescents du Foyer départemental de l’enfance actuellement basé route de Monthermé, afin de faciliter leurs déplacements quotidiens.
Un troisième rassemblement s’est tenu samedi 22 juin 2026 devant le tribunal judiciaire de Châteauroux. Sous le slogan « deux enfants victimes par classe », les participants ont réclamé une meilleure protection judiciaire des mineurs, alors que le parquet local annonce le réexamen de 210 dossiers.