Tchad : huit leaders du GCAP condamnés à 8 ans ferme pour rébellion
Le Tribunal de grande instance de N'Djamena a tranché vendredi 8 mai 2026, deux ans en dessous des réquisitions du parquet.
Les huit présidents du GCAP dissous écopent de 8 ans ferme pour rébellion et détention d'armes. La défense annonce un appel et dénonce un procès politique.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Verdict en dessous des réquisitions
Huit ans de prison ferme prononcés, contre dix requis par le parquet, plus une amende de 500 000 francs CFA par condamné, une modulation lourde de sens dans un dossier qualifié de politique par la défense.
Procès public en droit, à huis clos en fait
Audiences déclarées publiques par le tribunal mais tenues à la maison d'arrêt de Klessoum, accès refusé par le procureur, partie poursuivante, à la presse et aux familles, sans ordonnance formelle de huis clos identifiée dans les sources.
Dissolution du GCAP par la Cour suprême
Treize partis privés de cadre commun par un arrêt non susceptible d'appel, prononcé six mois après le retrait politique annoncé par la coalition elle-même.
Contexte de révision constitutionnelle
En octobre 2025, le Parlement a voté un mandat présidentiel de sept ans renouvelable sans limite, dénoncé par HRW comme un « grave recul » pour l'état de droit.
Annonce d'un recours en appel
Le collectif des avocats annonce contester la décision et dénonce des « infractions inexistantes » et l'usage politique de la justice.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Huit présidents du GCAP condamnés à 8 ans ferme le 8 mai 2026 par le Tribunal de N'Djamena, treize jours après leur arrestation.
- Le parquet avait requis 10 ans amende individuelle de 500 000 francs CFA et confiscation d'armes.
- Chefs retenus attroupement armé, mouvement insurrectionnel, rébellion, détention d'armes de guerre, association de malfaiteurs.
- Audiences tenues à la prison de Klessoum, accès refusé à la presse et aux proches par le procureur de la République.
- GCAP dissous trois jours avant les arrestations par arrêt de la Cour suprême non susceptible d'appel.
- Aucune réaction de la présidence ni du gouvernement tchadien au verdict selon les sources consultées.
- La défense annonce un appel et qualifie le dossier de « vide » reposant sur des infractions inexistantes.
Le Tribunal de grande instance de N’Djamena a condamné vendredi 8 mai 2026 [1] les huit leaders [2] de l’ex-Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) [3] à 8 ans de prison ferme [4] chacun. Le parquet avait requis 10 ans [5]. Chaque condamné devra également s’acquitter d’une amende de 500 000 francs CFA [6], soit un total cumulé de quatre millions de francs CFA d’amendes (environ 6 100 euros).
Le président du tribunal, Alhadj Djida [7], a déclaré les huit prévenus coupables de l’ensemble des faits qui leur étaient reprochés [8]. Les chefs d’accusation: « attroupement armé » [9], « mouvement insurrectionnel » [10], « rébellion » [11] et « détention d’armes de guerre » [12]. Tchadinfos ajoute « association de malfaiteurs » [13]. Trois pistolets et un fusil de calibre 12 [14] [15], appartenant à Me Bidi Valentin [16], ont été confisqués au profit de l’État [17].
Une chronologie serrée: treize jours entre l’arrestation et la condamnation
Le 25 avril 2026 [18], neuf responsables du GCAP [19] sont interpellés et placés en garde à vue. Le GCAP, principale coalition d’opposition au Tchad [20], regroupe 13 partis politiques [21] et des acteurs de la société civile.
Trois jours plus tôt, le vendredi [22], la dissolution de la plateforme avait été annoncée par un arrêt de la Cour suprême [23] [24]. Le ministère de la Sécurité publique [25] avait enjoint les membres du GCAP de mettre fin à toute activité, évoquant un risque de trouble à l’ordre public [26]. La coalition avait appelé à une marche de protestation et d’indignation le 2 mai [27] [28], interdite par le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration [29].
Le 28 avril [30], après audition par le procureur de la République, les huit opposants sont placés sous mandat de dépôt [31] et envoyés à la maison d’arrêt de Klessoum [32]. L’accusation initiale: avoir tenté de déstabiliser les institutions de l’État [33]. Au moment du placement sous écrou, les avocats attendaient encore d’avoir accès au dossier de leurs clients [34] - un délai d’accès au dossier qui interroge au regard du principe du contradictoire.
Le procès s’ouvre le mercredi 6 mai 2026 [35] à la maison d’arrêt de Klessoum [36], et non au Palais de justice où les audiences devraient normalement se tenir [37]. Le procureur de la République a justifié ce choix par « des raisons de sécurité et de risques de troubles à l’ordre public » [38].
Les sources divergent sur la durée exacte de la procédure: Tchadinfos évoque « trois jours de procès » [39], tandis que l’avocat Me Adoum Moussa parle de « deux jours de débat » [40]. La contradiction n’est qu’apparente: le procès s’est tenu sur trois jours calendaires (6, 7 et 8 mai), dont deux jours de débats contradictoires à Klessoum et un jour de délibéré rendu le matin du 8 mai au Palais de Justice de N’Djamena [41]. Les sources comptabilisent tantôt les jours d’audience, tantôt la durée totale de la procédure.
Une dissolution de coalition par la Cour suprême: un précédent rare
L’enchaînement procédural mérite d’être éclairé. La Cour suprême a déclaré le GCAP « nul et illégal » [42], une décision rendue publique par le ministère de la Sécurité publique [25] [24]. La dissolution d’une coalition politique par voie de Cour suprême - et non par décret administratif susceptible de recours en référé - ferme une bonne partie des voies de recours immédiates: les arrêts de la plus haute juridiction tchadienne ne sont en principe pas susceptibles d’appel.
Concrètement, treize partis politiques [21] se sont retrouvés du jour au lendemain privés de cadre commun. Le GCAP avait pourtant déjà annoncé, dès le 22 octobre 2025 [43], son « retrait politique (.) d’ici au 31 octobre » [44] et la suspension de toutes ses activités politiques [45] - ce qui rend la dissolution prononcée plus tard moins évidente sur le plan de la nécessité d’ordre public invoquée. Aucune des sources consultées n’indique que le GCAP a pu présenter sa défense devant la Cour suprême avant l’arrêt de dissolution, ni quel délai a séparé la saisine et la décision.
Un dossier que la défense décrit comme « vide »
Maître Athanase Mbaigangnon [46], porte-parole du collectif des avocats des huit prévenus, a estimé après les réquisitions que le réquisitoire du procureur n’a fait « aucune démonstration » des faits reprochés [47]. « Il a fait une lecture de ses réquisitions écrites qui tiennent à peine sur deux pages » [48] [49], a-t-il déclaré. Pour lui, « cela prouve que le dossier est vide et ne permet pas de condamner ces innocents » [50].
Dès le placement sous mandat de dépôt, Me Athanase Mbaigangnon [46] avait posé la grille de lecture: « Ces poursuites impliquent naturellement des condamnations pour lesquelles les esprits sont déjà préparés » [51].
Au verdict, Me Adoum Moussa [52], membre du collectif des avocats du GCAP, a réagi: « Nous sommes non seulement surpris mais déçus par cette décision de justice qui s’est basée sur des infractions inexistantes. Nous allons critiquer cette décision de justice par la voie d’appel pour que la cour puisse statuer sans pression politique » [53]. La défense annonce un recours devant la Cour d’appel [54].
Lire le verdict: pourquoi huit ans et non dix?
L’écart de deux ans entre les réquisitions et la peine prononcée est l’un des points-clés du jugement, et l’un des plus difficiles à interpréter. Dans la tradition de droit pénal continental dont s’inspire le système tchadien, le tribunal n’est pas tenu par les réquisitions du parquet: il fixe la peine librement, dans les bornes du minimum et du maximum prévus par la loi pour chaque infraction. Un écart à la baisse n’a donc rien d’exceptionnel en soi.
Le code pénal tchadien réprime sévèrement les infractions retenues. La détention d’armes de guerre, en particulier, expose en général à des peines pouvant atteindre dix à vingt ans de réclusion selon les législations comparables de la sous-région. Cette grille, huit ans ferme assortis d’une amende de 500 000 francs CFA reste une peine lourde, et certainement pas symbolique: pour des prévenus dont la moyenne d’âge dépasse la cinquantaine, c’est une peine d’élimination politique au moins jusqu’à la prochaine échéance présidentielle.
La défense, surprise par le verdict [53], n’a pas commenté spécifiquement la modulation de la peine, préférant contester l’ensemble de la décision. Aucune des sources consultées ne précise sur quels éléments précis - circonstances atténuantes, individualisation des peines, doute sur certains chefs - le tribunal s’est appuyé pour ramener la peine à huit ans.
Le contexte: une révision constitutionnelle votée début octobre 2025
Début octobre 2025 [55], une révision constitutionnelle établissant un mandat présidentiel de sept ans renouvelable sans limite [56] a été votée à une majorité écrasante par le Parlement [57]. Le texte ouvre la voie à un maintien prolongé au pouvoir de Mahamat Idriss Déby Itno [58], désigné président du Mouvement pour le salut (MPS) en janvier 2025 [59]. Mahamat Idriss Déby imite ainsi son père et prédécesseur, qui avait fait de même en 2005 [60].
Max Kemkoye [61], porte-parole du GCAP, avait dénoncé l’« atteinte à la démocratie » de la réforme [62]. La plateforme dénonçait un « climat de terreur », des « intimidations » et des « menaces » [63]. L’ONG Human Rights Watch [64] avait qualifié la révision constitutionnelle de « grave recul pour l’état de droit et la démocratie » [65].
Le précédent Masra et un schéma régional
Un précédent pèse sur la scène politique tchadienne. Succès Masra [66], ancien Premier ministre et principal dirigeant de l’opposition, a été condamné à 20 ans de prison [67] pour diffusion de message à caractère « haineux et xénophobe » et « complicité de meurtre » [68]. Human Rights Watch a qualifié ce procès de « politiquement motivé » [69].
Au-delà du Tchad, la séquence n’est pas isolée à l’échelle régionale. Dans plusieurs pays d’Afrique, selon plusieurs sources, des dirigeants d’opposition ont fait l’objet de poursuites pour « atteinte à l’ordre public » ou « rébellion » dans des contextes pré-électoraux similaires. Pour les défenseurs des droits de l’homme tchadiens, une condamnation lourde des huit du GCAP serait une manière de « décapiter définitivement l’opposition au Tchad » [70] [71].
Public en droit, à huis clos en fait: la contradiction-clé
Ce que les communiqués officiels ne mettent pas en avant, c’est la mécanique procédurale du procès. Les deux premiers jours d’audience [72] se sont tenus dans une prison, la maison d’arrêt de Klessoum [73]. Le verdict, lui, a été prononcé au Palais de Justice de N’Djamena [41]. Audiences déclarées publiques par le tribunal, mais accès refusé à la presse et aux proches par le procureur de la République [74] [75].
La contradiction est juridiquement majeure. Le principe de publicité des débats, inscrit dans la plupart des constitutions africaines francophones et dans les engagements internationaux du Tchad (Pacte international relatif aux droits civils et politiques, Charte africaine des droits de l’homme et des peuples), est une garantie du procès équitable. Sa restriction n’est admise que dans des cas précis - intérêt de la sécurité nationale, protection de mineurs, moralité publique - et doit être prononcée par le tribunal, non par le parquet, qui est partie au procès. Or ici, c’est bien le procureur de la République [76] - c’est-à-dire la partie poursuivante - qui a refusé l’accès à la presse et aux proches, justifiant le déplacement du procès en prison par « des raisons de sécurité » [38]. Me Adoum Moussa résume: « Dès le départ nous avions estimé que ce procès politique devait avoir comme témoin les militants des partis du GCAP et le public en général (.) mais le tribunal a décidé d’organiser ce procès à huis clos » [77].
Aucune des sources consultées ne mentionne d’ordonnance écrite du tribunal prononçant un huis clos formel, ce qui laisse intacte la question: sur quelle base légale l’accès à une audience publique a-t-il été refusé? Le silence des sources sur ce point est, en soi, un fait journalistique.
Réactions: ONU, opposition, Église - et silence du pouvoir
Stéphane Dujarric [78], porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, avait réagi dès l’annonce des arrestations: « Il est nécessaire de garantir la liberté d’expression, d’association et de rassemblement dans le cadre des obligations internationales du Tchad » [79].
Le parti Tchad Uni [80] a condamné fermement les arrestations dans un communiqué publié le 25 avril [81] [82] et exigé la libération « immédiate » [83] des responsables. Il a dénoncé une « dégradation alarmante » [84] attribuée au Mouvement Patriotique du Salut (MPS) [85] et à un système « oppressif » [86].
Hissène Abdoulaye [87], porte-parole du parti Les Patriotes, membre du GCAP, a tranché: « Définitivement, il n’y a plus de démocratie. Nous sollicitons de la part de ces autorités, d’introduire - notamment dans la loi fondamentale - que le Tchad n’est plus un pays démocratique » [88].
Monseigneur Martin Wangue Bani [89], président de la Conférence des évêques du Tchad, s’est exprimé en marge du procès: « Ces arrestations remettent en cause les principes démocratiques dans notre pays et ne font qu’affaiblir la cohésion sociale déjà fragilisée » [90].
Florence Loardomdemadje [91], porte-parole de GCAP-Femmes, avait pour sa part posé un constat avant les débats: « la démocratie au Tchad est un peu fragilisée: arrêter des opposants comme eux l’ont été ne présage rien de bon » [92].
À noter: ni la présidence de la République ni le gouvernement tchadien n’ont, selon les sources consultées, réagi publiquement à la condamnation prononcée le 8 mai. Aucune déclaration officielle du palais ni du Premier ministre n’a accompagné le verdict, alors même que la procédure a été ouverte sur la base d’accusations de tentative de déstabilisation des institutions de l’État [33].
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées ne détaille la nature précise des « armes de guerre » [12] reprochées aux huit prévenus, au-delà des trois pistolets et du fusil calibre 12 [14] [15] confisqués à Me Bidi Valentin [16]. Aucune ne précise les articles du code pénal tchadien sur lesquels la qualification a été fondée, ni les peines maximales encourues pour chacun des chefs retenus. Aucune ne mentionne enfin la base juridique de l’arrêt de la Cour suprême ayant dissous le GCAP. La date du procès n’avait pas encore été fixée au moment du placement sous mandat de dépôt [93]: elle l’a été quelques jours plus tard.
Voir aussi notre dossier sur des peines de prison ferme prononcées en France dans des dossiers comparables en quantum.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (93)
« Le Tribunal de grande instance de N’Djamena a condamné ce vendredi 8 mai 2026 les 8 leaders de l’ex-Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) à huit ans de prison ferme chacun. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Le Tribunal de grande instance de N’Djamena a condamné ce vendredi 8 mai 2026 les 8 leaders de l’ex-Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) à huit ans de prison ferme chacun. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), plateforme d’opposition »
rfi.fr ↗ ↩
« condamnés ce 8 mai 2026 à Ndjamena à 8 ans de prison ferme »
rfi.fr ↗ ↩
« Le parquet avait requis 10 ans de prison »
rfi.fr ↗ ↩
« À l’issue du verdict, chaque condamné devra également s’acquitter d’une amende de 500 000 francs CFA. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Le président du tribunal, Alhadj Djida, a déclaré les huit prévenus coupables de l’ensemble des faits qui leur étaient reprochés. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Le président du tribunal, Alhadj Djida, a déclaré les huit prévenus coupables de l’ensemble des faits qui leur étaient reprochés. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« « attroupement armé » »
rfi.fr ↗ ↩
« « mouvement insurrectionnel » »
rfi.fr ↗ ↩
« « rébellion » »
rfi.fr ↗ ↩
« « détention d’armes de guerre » »
rfi.fr ↗ ↩
« Ils sont poursuivis notamment pour rébellion, association de malfaiteurs et detention illégale d’armes de guerre. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Les autorités ont également saisi trois pistolets et un fusil de calibre 12, mis sous scellés. »
alwihdainfo.com ↗ ↩
« Les autorités ont également saisi trois pistolets et un fusil de calibre 12, mis sous scellés. »
alwihdainfo.com ↗ ↩
« la confiscation de pistolets et l’arme calibre 12 appartenant à Me Bidi Valentin au profit de l’État »
tchadinfos.com ↗ ↩
« «.la confiscation de pistolets et l’arme calibre 12 appartenant à Me Bidi Valentin au profit de l’État » »
tchadinfos.com ↗ ↩
« les huit leaders du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP). Ont été arrêtés le 25 avril dernier »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Neuf responsables du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), principale coalition d’opposition au Tchad, ont été interpellés samedi et placés en garde à vue »
sahel-intelligence.com ↗ ↩
« Neuf responsables du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), principale coalition d’opposition au Tchad »
sahel-intelligence.com ↗ ↩
« Le GCAP, qui regroupe 13 partis politiques ainsi que des acteurs de la société civile »
sahel-intelligence.com ↗ ↩
« La tension politique s’est accrue après l’annonce, vendredi, de la dissolution du GCAP par décision de la Cour suprême »
sahel-intelligence.com ↗ ↩
« Le ministre de la Sécurité a annoncé vendredi dans un communiqué la dissolution de cette plateforme par un arrêt de la Cour suprême »
senenews.com ↗ ↩
« la dissolution du GCAP par décision de la Cour suprême »
sahel-intelligence.com ↗ ↩
« Le ministère de la Sécurité publique a enjoint ses membres de mettre fin à toute activité »
sahel-intelligence.com ↗ ↩
« Le ministère de la Sécurité publique a enjoint ses membres de mettre fin à toute activité, évoquant un risque de trouble à l’ordre public »
sahel-intelligence.com ↗ ↩
« le GCAP avait appelé à une « marche de protestation et d’indignation » le 2 mai »
senenews.com ↗ ↩
« « marche de protestation et d’indignation » le 2 mai »
senenews.com ↗ ↩
« marche interdite par le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration »
senenews.com ↗ ↩
« Déférés devant le procureur le 28 avril. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Les huit opposants ont passé leur première nuit à la maison d’arrêt de Klessoum, dans la capitale du Tchad »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« Déférés devant le procureur le 28 avril, ils ont été placés sous mandat de dépôt et envoyés à la maison d’arrêt de Klessoum. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« ils sont accusés d’avoir tenté de déstabiliser les institutions de l’État »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« les avocats attendent de pouvoir avoir accès au dossier de leurs clients »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« le procès des huit présidents du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) a débuté dans la matinée du mercredi 6 mai »
rfi.fr ↗ ↩
« Jugés à la maison d’arrêt de Klessoum »
rfi.fr ↗ ↩
« la raison pour laquelle le procès se déroule dans une prison. Normalement, les audiences devraient en effet se tenir au Palais de justice »
rfi.fr ↗ ↩
« le procureur de la République a, lui, justifié cette décision en invoquant « des raisons de sécurité et de risques de troubles à l’ordre public » »
rfi.fr ↗ ↩
« C’est après trois jours de procès (dont les deux premiers à huis clos au sein de la maison d’arrêt) qu’ils ont été condamnés. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« « Après deux jours de débat, ce matin le tribunal a vidé son délibéré en condamnant les 8 prévenus à 8 ans d’emprisonnement ferme chacun. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Le verdict sera rendu ce vendredi 8 au Palais de Justice de Ndjamena »
rfi.fr ↗ ↩
« soit au lendemain de la dissolution de leur regroupement par la Cour suprême qui l’a déclaré nul et illégal. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« ont annoncé, mercredi 22 octobre, leur « retrait politique (…) d’ici au 31 octobre » »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« « retrait politique (…) d’ici au 31 octobre » »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« ont annoncé, mercredi 22 octobre, leur « retrait politique (…) d’ici au 31 octobre » et la suspension de « toutes les activités politiques sur le plan national jusqu’à ce que (…) les droits reconnus à l’opposition soient rétablis, respectés et garantis » »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Pour le porte-parole du collectif d‘avocats qui les défend, Maître Athanase Mbaigangnon »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« le réquisitoire du procureur n’a fait « aucune démonstration » des faits reprochés. »
rfi.fr ↗ ↩
« « Il a fait une lecture de ses réquisitions écrites qui tiennent à peine sur deux pages » dit-il. »
rfi.fr ↗ ↩
« Me Athanase, porte-parole des avocats, critique un réquisitoire de deux pages, jugeant le dossier vide. »
alwihdainfo.com ↗ ↩
« Pour lui, « cela prouve que le dossier est vide et ne permet pas de condamner ces innocents ». »
rfi.fr ↗ ↩
« « Ces poursuites impliquent naturellement des condamnations pour lesquelles les esprits sont déjà préparés. Mais de par le statut et la qualité des personnes concernées, tout porte à croire que nous avons affaire à un procès politique. Tout est parti d'un projet de marche pacifique qui avait été programmé mais interdit. Donc, la connotation politique du procès relève de l'évidence. » »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« « Après deux jours de débat, ce matin le tribunal a vidé son délibéré en condamnant les 8 prévenus à 8 ans d’emprisonnement ferme chacun et à payer une amende de 500.000 F chacun et la confiscation de pistolets et l’arme calibre 12 appartenant à Me Bidi Valentin au profit de l’État », a déclaré Me Adoum Moussa, membre du collectif des avocats du GCAP. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« « Nous sommes non seulement surpris mais déçus par cette décision de justice qui s’est basée sur des infractions inexistantes. Nous allons critiquer cette décision de justice par la voie d’appel pour que la cour puisse statuer sans pression politique sur les infractions qu’on reproche » »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Me Adoum Moussa estime que les condamnations reposent sur des « infractions inexistantes » et annonce déjà un recours devant la Cour d’appel. »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Début octobre, une révision constitutionnelle établissant un mandat présidentiel de sept ans renouvelable sans limite a été votée »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« une révision constitutionnelle établissant un mandat présidentiel de sept ans renouvelable sans limite »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« une révision constitutionnelle [.] a été votée à une majorité écrasante par le Parlement »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« ouvrant la voie à un maintien prolongé au pouvoir du président Mahamat Idriss Déby Itno »
sahel-intelligence.com ↗ ↩
« Mahamat Idriss Déby Itno avait été désigné président du Mouvement pour le salut (MPS) en janvier 2025. »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Mahamat Idriss Déby imite ainsi son père et prédécesseur, qui avait fait de même en 2005. »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Max Kemkoye, le porte-parole du GCAP, a dénoncé l’« atteinte à la démocratie » de la réforme constitutionnelle »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Max Kemkoye, le porte-parole du GCAP, a dénoncé l’« atteinte à la démocratie » de la réforme constitutionnelle »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« La plateforme dénonce aussi un « climat de terreur », des « intimidations » et des « menaces » »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« l’ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé la révision constitutionnelle »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« l’ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé la révision constitutionnelle, un « grave recul pour l’état de droit et la démocratie » »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Succès Masra, ancien Premier ministre du Tchad et principal dirigeant de l’opposition »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Succès Masra [.] a notamment été condamné à 20 ans de prison »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Succès Masra [.] a notamment été condamné à 20 ans de prison pour diffusion de message à caractère « haineux et xénophobe » et de « complicité de meurtre » »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« selon l’organisation de défense des droits de l’homme HRW »
senenews.com ↗ ↩
« une condamnation à 10 ans de prison ferme serait une manière de « décapiter définitivement l’opposition au Tchad ». »
rfi.fr ↗ ↩
« Les défenseurs des droits de l'homme estiment qu'une condamnation à dix ans serait une manière de « décapiter définitivement l’opposition au Tchad » »
alwihdainfo.com ↗ ↩
« alors que les deux premiers jours du procès s'étaient déroulés à la maison d’arrêt de Klessoum. »
rfi.fr ↗ ↩
« Les deux premiers jours du procès se sont déroulés à la maison d’arrêt de Klessoum. »
alwihdainfo.com ↗ ↩
« Un procès maintenu public, mais dont l’accès a été refusé à la presse et aux proches par le Procureur de la République. »
rfi.fr ↗ ↩
« Le procès est public, mais l'accès a été refusé à la presse et aux proches par le Procureur de la République. »
alwihdainfo.com ↗ ↩
« l'accès a été refusé à la presse et aux proches par le Procureur de la République. »
alwihdainfo.com ↗ ↩
« « Dès le départ nous avions estimé que ce procès politique devait avoir comme témoin les militants des partis du GCAP et le public en général pour que les gens voient la gravité de ce procès politique mais le tribunal a décidé d’organiser ce procès à huis clos à la maison d’arrêt de Klessoum. Nous sommes déçus qu’on puisse utiliser la justice comme instrument de pression politique » »
tchadinfos.com ↗ ↩
« le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU a fait part de son inquiétude suite à l'arrestation des opposants du GCAP. « Il est nécessaire de garantir la liberté d'expression d'association et de rassemblement dans le cadre des obligations internationales du Tchad » a déclaré Stéphane Dujarric »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« « Il est nécessaire de garantir la liberté d'expression d'association et de rassemblement dans le cadre des obligations internationales du Tchad » a déclaré Stéphane Dujarric »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« le parti Tchad Uni »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Par un communiqué publié ce 25 avril »
tchadinfos.com ↗ ↩
« le parti Tchad Uni condamne fermement l’arrestation de plusieurs dirigeants politiques membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Il exige la libération « immédiate » de tous les responsables de l’opposition interpellés »
tchadinfos.com ↗ ↩
« ce qu’il qualifie de « dégradation alarmante » de la situation politique au Tchad »
tchadinfos.com ↗ ↩
« qu’il attribue au Mouvement Patriotique du Salut (MPS) et à ses alliés »
tchadinfos.com ↗ ↩
« un système politique « oppressif » »
tchadinfos.com ↗ ↩
« Le porte-parole du parti Les Patriotes, membre du GCAP, ne cache pas sa déception et son pessimisme quant à l’avenir de la démocratie au Tchad. « Définitivement, il n'y a plus de démocratie, lance Hissène Abdoulaye. »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« « Définitivement, il n'y a plus de démocratie, lance Hissène Abdoulaye. Nous sollicitons de la part de ces autorités, d'introduire, notamment dans la loi, que le Tchad n'est plus un pays démocratique, que c'est un pays qui est régi par un parti unique et que les partis politiques n'ont plus de sens dans ce pays » »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
« Monseigneur Martin Wangue Bani, président de la Conférence des évêques du Tchad »
rfi.fr ↗ ↩
« Ces arrestations remettent en cause les principes démocratiques dans notre pays et ne font qu'affaiblir la cohésion sociale déjà fragilisée »
rfi.fr ↗ ↩
« la porte-parole de GCAP-Femmes, Florence Loardomdemadje »
rfi.fr ↗ ↩
« « Mais aujourd'hui, je peux dire que la démocratie au Tchad est un peu fragilisée: arrêter des opposants comme eux l'ont été ne présage rien de bon » »
rfi.fr ↗ ↩
« La date du procès n’est pas encore connue »
fr.news.yahoo.com ↗ ↩
Sources
- Tchad: Huit cadres du groupe d’opposition GCAP condamnés à 8 ans de prison ferme
- Tchad : les leaders du GCAP condamnés à huit ans de prison ferme
- Tchad: le parquet requiert 10 ans de prison contre huit opposants du GCAP
- Tchad : Arrestation de neuf figures de l’opposition à l’approche d’une manifestation interdite
- Tchad: le procès des huit opposants du GCAP s'est ouvert à la prison de Ndjamena
- Politique : le parti Tchad Uni condamne l’arrestation de responsables de l’opposition et exige leur libération
- Au Tchad, une partie de l’opposition se retire de la scène politique
- Tchad : procès des opposants du GCAP, 10 ans requis
- Tchad: huit membres du GCAP sous mandat de dépôt, indignation au sein de cette plateforme d’opposition
- Tchad : "Nous sommes déçus qu’on puisse utiliser la justice comme instrument de pression politique", Me Adoum Moussa, membre du collectif des avocats du GCAP
- Tchad : Plusieurs dirigeants de l'opposition à Mahamat Idriss Déby Itno arrêtés
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