TotalEnergies retourne en Syrie, quinze ans après son départ forcé
Avec QatarEnergy et ConocoPhillips, le groupe français signe un accord d'exploration offshore qui sanctionne le retour des majors occidentales dans un pays sous tutelle géopolitique.
Le 12 mai 2026, TotalEnergies a signé un MoU avec la Syrian Petroleum Company pour explorer le Bloc 3 offshore. Une signature qui scelle le retour des majors en zone instable.
- TotalEnergies, QatarEnergy et ConocoPhillips signent un MoU le 12 mai 2026 avec la Syrian Petroleum Company.
- L'accord porte sur le Bloc 3 offshore, dans le bassin levantin au large de Lattaquié.
- TotalEnergies revient en Syrie quinze ans après avoir cessé ses opérations en 2011.
- Trump a signé l'abrogation des sanctions américaines contre Damas le 19 décembre 2025, mais le Caesar Act reste juridiquement en vigueur.
- Chevron, Dana Gas et l'Arabie saoudite ont déjà signé des accords énergétiques avec la nouvelle Syrie.
Paris, 12 mai 2026 [1]. TotalEnergies, QatarEnergy et ConocoPhillips ont signé un Memorandum of Understanding avec la Syrian Petroleum Company pour l’exploration du Bloc 3, au large de Lattaquié [2]. L’accord prévoit une évaluation technique de la zone et établit un cadre pour des discussions techniques et commerciales [3][4].
Le Bloc 3 se situe dans le bassin levantin, en Méditerranée orientale, à des profondeurs d’eau allant de 100 à 1 700 mètres [5][6]. La major française y avait travaillé entre 1988 et 2011 [7], avant que la guerre civile et les sanctions ne forcent son retrait. Quinze ans plus tard, elle revient sur les mêmes coordonnées.
Le verrou américain a sauté en deux temps
Rien de tout cela n’aurait été possible sans Washington. Le 13 mai 2025 [9], Donald Trump annonce la levée des sanctions américaines contre la Syrie [10]. Le 19 décembre 2025, il signe leur abrogation définitive et totale [11]. Entre les deux, l’Union européenne lève temporairement les restrictions sectorielles dans le pétrole, le gaz, l’électricité et les transports [12].
Pour mesurer le verrou qui vient de sauter, il faut revenir au socle juridique. Plusieurs textes américains imposaient jusqu’ici des sanctions secondaires extraterritoriales à toute entité, y compris non américaine, qui contractait avec le gouvernement syrien dans l’énergie, la construction ou l’ingénierie. Côté européen, le règlement du Conseil encadrait l’interdiction d’investir dans le secteur pétrolier syrien. Aucun de ces textes n’a été abrogé par voie législative: Trump a suspendu, pas effacé.
Jihad Yazigi, directeur de The Syria Report [13], résume l’effet domino: « les sanctions américaines étaient les plus contraignantes parmi toutes les sanctions occidentales. Leur levée représente un signal politique très fort: cela signifie simplement que tout le monde peut à nouveau collaborer avec la Syrie » [14]. Traduction: avant la levée [9], signer avec Damas exposait à des poursuites pour financement de terrorisme. Après, c’est une opération commerciale ordinaire - sous réserve qu’aucun successeur de Trump ne réactive le dispositif.
Ce que Total revient chercher
Le calcul industriel s’appuie sur des chiffres connus. Avant la guerre, la Syrie produisait environ 380 000 barils de pétrole par jour [15], et ses réserves prouvées étaient estimées à 2,5 milliards de barils [16]. La production a depuis chuté à environ 30 000 barils par jour [17]. Pour le gaz, les estimations divergent dès l’origine (voir plus loin), mais l’ordre de grandeur de l’effondrement est comparable: la Banque mondiale chiffre la production actuelle à environ 3 milliards de mètres cubes par an [18][19], contre 8,7 milliards avant 2011 [20].
Moins d’un tiers du territoire syrien aurait été pleinement exploré [21]. Le dirigeant de la SPC évoque, rapporté par LinkedIn Pulse, « des milliers de milliards de mètres cubes de gaz » dans le sous-sol [22]. Le chiffre est invérifiable. Il sert pourtant de boussole aux majors.
La ruée a déjà commencé - et elle est collective
TotalEnergies arrive après les autres. L’Arabie saoudite a signé en août 2025 des accords sur le développement gazier et les projets solaires [23]. Dana Gas (Émirats) a signé en novembre 2025 [24]. ConocoPhillips avait déjà conclu un accord préliminaire avec la SPC et Novaterra le même mois [25]. Le 4 février 2026, Chevron et Power International Holding (Qatar) signaient un protocole pour les gisements offshore [26][27]. Un consortium dirigé par le Qatar s’est engagé à investir 7 milliards de dollars dans des centrales au gaz [28].
Cette simultanéité n’est pas anodine. Trois majors occidentales - Total, Chevron, ConocoPhillips - convergent en moins de six mois vers Damas, alors qu’aucun cadre réglementaire syrien stabilisé ne régit encore les hydrocarbures post-Assad. Les modèles contractuels restent à inventer: partage de production (PSA), concession, joint-venture avec la SPC, autant d’options ouvertes. À Damas, les majors arrivent groupées avant que le cadre légal ne soit fixé, ce qui laisse théoriquement la main au gouvernement syrien pour arbitrer les conditions - à condition que celui-ci dispose d’une administration pétrolière en état de fonctionner.
Côté français, CMA-CGM, dont le PDG Rodolf Saadé est franco-libanais d’origine syrienne [29], a signé dès mai 2025 un contrat de trente ans pour exploiter le port de Lattaquié [30]. Le même Lattaquié au large duquel TotalEnergies va désormais sonder le Bloc 3.
Le décor politique reste instable
Le président intérimaire Ahmed al-Charaa [31] a pris le pouvoir en décembre 2024 [32] à la tête d’une coalition dominée par Hayat Tahrir al-Sham [33], mouvement islamiste classé terroriste jusqu’à récemment. Depuis, des massacres de grande ampleur ont ciblé les populations alaouites dans la région de Lattaquié à partir de mars 2025 [34]. Les élections législatives d’octobre 2025 ont exclu les régions kurdes et alaouites [35]. Le 13 décembre 2025, l’État islamique a infiltré l’armée syrienne et assassiné trois Américains [36].
C’est sur ce terrain que TotalEnergies signe. Le groupe rappelle dans son communiqué qu’il « n’assume aucune responsabilité pour les actes ou omissions » de ses entités détenues [37]. La clause juridique habituelle prend ici un relief particulier. On se souvient du cas de Lafarge, condamné pour avoir maintenu une cimenterie en activité dans le nord syrien au prix de versements à des groupes armés [38], dossier qui a fixé en France une jurisprudence sur la responsabilité pénale des sociétés mères pour des opérations conduites en zone de guerre.
L’angle mort: qui contrôle vraiment le sous-sol?
Le précédent le plus proche se trouve à l’est. Le 18 janvier 2026, Damas a repris aux Forces démocratiques syriennes les champs d’al-Omar et de Tanak ainsi que l’usine de traitement gazier de Conoco [39][40]. Les FDS, dominées par les Kurdes, ont contrôlé ces gisements pendant plusieurs années avec l’appui de la coalition internationale anti-EI [41]. Nasser Al-Khallaf, qui avait travaillé pour la compagnie pétrolière Al-Furat entre 2008 et 2015, a retrouvé son poste sur Al-Omar [42][43]. Il décrit l’état des installations: « Les FDS ont distribué les puits à des tribus pour qu’elles les exploitent et leur reversent l’argent. [.] Les FDS les ont laissées bricoler les installations sans respecter les standards internationaux » [44].
Shell, qui détenait une participation dans Al-Furat, l’a transférée à la SPC en janvier 2026 [45][46]. Le groupe sort par la porte de derrière. Total entre par la fenêtre offshore. La différence n’est pas seulement géographique: elle est juridique. Le Bloc 3 est en haute mer, hors de portée des conflits territoriaux qui rongent le nord-est syrien.
Reste une question que les sources consultées n’abordent pas: la délimitation des zones économiques exclusives. Aucun des documents publiés par TotalEnergies, QatarEnergy, la SPC, Reuters ou les sources syriennes ne précise comment la frontière maritime du Bloc 3 s’articule avec les ZEE chypriote, libanaise et israélienne, dont les revendications se chevauchent dans le bassin levantin. Pour le Bloc 3, cette question conditionne la validité internationale des futurs droits d’exploration. Elle est, à ce stade, le grand impensé du dossier.
Ce que personne ne dit
L’accord du 12 mai n’est qu’un MoU. Selon Safwan Cheikh Ahmad, directeur de la communication de la compagnie syrienne du pétrole [47], les évaluations techniques débutent généralement dans un délai de deux mois, et la conversion en accord exécutif peut prendre environ huit mois [48][49][50]. Les opérations d’exploration jusqu’à une éventuelle découverte peuvent s’étendre sur trois à quatre ans [51]. Aucune estimation officielle des volumes gaziers syriens n’a été publiée [52].
Karam Shaar, économiste politique [53], prévient également: « les procédures de levée des sanctions sont longues et complexes [.] le président peut suspendre les sanctions, mais ne peut pas les abroger sans un vote du Congrès » [54][55]. L’observation est constitutionnellement décisive: tant que les sanctions ne sont pas formellement abrogées par le Congrès, une rotation politique à Washington peut suffire à réactiver le régime de sanctions par simple non-renouvellement des waivers présidentiels. TotalEnergies signe donc un MoU à l’horizon incertain, sur un territoire repris militairement il y a quatre mois, dans un pays où l’ONU évalue le coût de la reconstruction à plus de 400 milliards de dollars [56] et où 90% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté [57].
Une statistique pétrolière encore fragmentée
Les sources divergent à la fois sur la production avant-guerre et sur la production actuelle. Pour le gaz avant 2011, la Banque mondiale citée par Le Monde retient 8,7 milliards de m³ par an [20][19][58], tandis que SyriaIntel et une analyse publiée sur LinkedIn Pulse rapportent 25,5 millions de m³ par jour [59][60], soit environ 9,3 milliards de m³ par an: un écart de l’ordre de 7%, probablement imputable à des périmètres de comptabilisation différents (production commercialisée vs production brute incluant le gaz associé réinjecté ou torché). Pour la production actuelle, la SANA et la Banque mondiale citent 3 milliards de m³ par an [18][19][61]; SyriaIntel et la même analyse LinkedIn évoquent 12 millions de m³ par jour [62][63], soit environ 4,4 milliards de m³ par an. L’écart d’un tiers entre ces deux estimations renvoie vraisemblablement à des périmètres méthodologiques distincts (production effective vs capacité installée). Aucune autorité indépendante n’a tranché. C’est sur cette base statistique floue que se négocient les contrats.
► Lire aussi: La Syrie post-Assad attire les investisseurs étrangers
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (63)
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May 12, 2026 - Date de signature du Memorandum of Understanding (MoU) entre TotalEnergies, ses partenaires et la Syrian Petroleum Company.
« Paris, May 12, 2026 - TotalEnergies together with its partners QatarEnergy and ConocoPhillips, has signed today a Memorandum of Understanding (MoU) with the Syrian Petroleum Company (SPC) relating to the exploration of Block 3 offshore Syria in the Mediterranean Sea. »
totalenergies.com ↗ ↩ -
QatarEnergy, société énergétique publique qatarie - Entreprise signataire de l'accord d'exploration offshore en Syrie
« La société énergétique publique qatarie QatarEnergy, la major pétrolière française TotalEnergies et la compagnie pétrolière américaine ConocoPhillips ont signé mardi un accord avec la Compagnie syrienne de pétrole (Syrian Petroleum Company) pour explorer la zone offshore du Bloc 3, près de la ville syrienne de Lattaquié. »
aa.com.tr ↗ ↩ -
L'accord prévoit une évaluation technique de la zone du bloc offshore 3 par les partenaires - Objectif de l'accord signé avec la Syrian Petroleum Company.
« Cet accord prévoit une évaluation technique de la zone du bloc offshore 3 par les partenaires »
totalenergies.com ↗ ↩ -
L'accord établit un cadre pour les discussions techniques et commerciales relatives aux activités d'exploration sur le bloc offshore 3 - Cadre défini par l'accord signé avec la Syrian Petroleum Company.
« et établit un cadre pour les discussions techniques et commerciales relatives aux activités d'exploration sur ce bloc. »
totalenergies.com ↗ ↩ -
Le Bloc 3 se trouve dans le bassin levantin, dans les eaux de la Méditerranée orientale, au large de la ville syrienne de Lattaquié, avec des profondeurs d'eau allant de 100 à 1 700 mètres - Description géographique du Bloc 3 par QatarEnergy
« « Le Bloc 3 se trouve dans le bassin levantin, dans les eaux de la Méditerranée orientale, au large de la ville syrienne de Lattaquié, avec des profondeurs d'eau allant de 100 à 1 700 mètres », a-t-elle ajouté. »
aa.com.tr ↗ ↩ -
100 à 1 700 mètres - Profondeurs d'eau dans la zone d'exploration du Bloc 3
« avec des profondeurs d'eau allant de 100 à 1 700 mètres »
aa.com.tr ↗ ↩ -
1988 à 2011 - Période de relation antérieure entre TotalEnergies et la Syrian Petroleum Company.
« "We are pleased to enter into this new partnership with the Syrian Petroleum Company with which we had a long and fruitful relationship from 1988 to 2011." »
totalenergies.com ↗ ↩ -
28 milliards de dollars - Montant des investissements étrangers en Syrie au cours des dix premiers mois de 2025.
« l’arrivée de quelque 28 milliards de dollars d’investissements étrangers au cours des dix premiers mois de l’année 2025 »
lesclesdumoyenorient.com ↗ ↩ -
13 mai 2025 - Date de l'annonce de la levée des sanctions américaines contre la Syrie.
« L'annonce de la levée des sanctions américaines contre la Syrie, mardi 13 mai, a provoqué des manifestations de joie dans le pays. »
rfi.fr ↗ ↩ -
Donald Trump a annoncé la levée des sanctions américaines contre la Syrie - Annonce officielle de la levée des sanctions
« les sanctions américaines contre la Syrie sont levées, a annoncé Donald Trump lundi »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Donald Trump a signé l'abrogation définitive et totale des sanctions américaines contre la Syrie le 19 décembre 2025. - Levée des sanctions américaines contre la Syrie.
« Le 19 décembre, Donald Trump signera l’abrogation définitive et totale des sanctions américaines »
lesclesdumoyenorient.com ↗ ↩ -
L'Union européenne a levé temporairement certaines restrictions sectorielles dans les domaines du pétrole, du gaz, de l'électricité et des transports pour la Syrie - Assouplissement des sanctions européennes dans des secteurs clés.
« L’Union européenne a également levé temporairement certaines restrictions sectorielles dans les domaines du pétrole, du gaz, de l’électricité et des transports. »
rfi.fr ↗ ↩ -
Jihad Yazigi, directeur du site économique en ligne The Syria Report - Expert économique cité dans l'article.
« Selon Jihad Yazigi, directeur du site économique en ligne The Syria Report, « les sanctions américaines étaient les plus contraignantes » »
rfi.fr ↗ ↩ -
les sanctions américaines étaient les plus contraignantes parmi toutes les sanctions occidentales. Leur levée représente donc un signal politique très fort: cela signifie simplement que tout le monde peut à nouveau collaborer avec la Syrie, que nous repartons de zéro, ce qui est - Analyse de Jihad Yazigi sur l'impact des sanctions américaines.
« « les sanctions américaines étaient les plus contraignantes » parmi toutes les sanctions occidentales. Leur levée représente donc « un signal politique très fort: cela signifie simplement que tout le monde peut à nouveau collaborer avec la Syrie, que nous repartons de zéro, ce qui est crucial » »
rfi.fr ↗ ↩ -
380 000 barils par jour - Production pétrolière de la Syrie avant le conflit.
« Avant le conflit, la Syrie produisait environ 380 000 barils par jour de pétrole et 25,5 millions de mètres cubes par jour de gaz naturel. »
syriaintel.com ↗ ↩ -
2,5 milliards de barils - Réserves prouvées de pétrole de la Syrie avant 2011
« des réserves prouvées proches de 2,5 milliards de barils »
fr.linkedin.com ↗ ↩ -
30 000 barils par jour - Production pétrolière syrienne au cours des premières années du conflit.
« La production pétrolière a chuté d’environ 80 %, tombant à quelque 30 000 barils par jour au cours des premières années du conflit »
syriaintel.com ↗ ↩ -
environ 3 milliards de mètres cubes par an - Production nationale de gaz naturel en Syrie actuellement.
« elle est aujourd’hui estimée à environ 3 milliards de mètres cubes par an »
sana.sy ↗ ↩ -
Banque mondiale, institution internationale - Source des données sur la production gazière syrienne.
« Selon les données de la Banque mondiale »
sana.sy ↗ ↩ -
près de 8,7 milliards de mètres cubes par an - Production nationale de gaz naturel en Syrie avant la guerre (2011).
« Alors qu’elle atteignait près de 8,7 milliards de mètres cubes par an avant la guerre »
sana.sy ↗ ↩ -
moins d’un tiers - Part du territoire syrien pleinement exploré pour les hydrocarbures
« Moins d’un tiers du territoire aurait été pleinement exploré »
fr.linkedin.com ↗ ↩ -
« milliers de milliards de mètres cubes de gaz » - Déclaration du dirigeant de la SPC sur les réserves gazières syriennes
« Qablawi a récemment déclaré au Financial Times que le pays disposerait de « milliers de milliards de mètres cubes de gaz » »
fr.linkedin.com ↗ ↩ -
L’Arabie saoudite a signé des accords en août 2025 pour le développement des gisements de gaz et des projets solaires en Syrie - Accords énergétiques signés par l’Arabie saoudite avec la Syrie.
« L’Arabie saoudite s’est imposée comme un partenaire central, signant en août 2025 des accords portant sur le développement, le forage, le traitement des gisements de gaz et des projets solaires. »
syriaintel.com ↗ ↩ -
novembre 2025 - Date de l’accord signé par Dana Gas pour évaluer les gisements de gaz syriens.
« En novembre, Dana Gas, basée aux Émirats arabes unis, a signé un accord pour évaluer les gisements de gaz existants »
syriaintel.com ↗ ↩ -
ConocoPhillips a signé un accord préliminaire avec la SPC et Novaterra en novembre 2025 pour développer les ressources gazières syriennes - Accord signé par ConocoPhillips pour l’exploration gazière en Syrie.
« En novembre 2025, ConocoPhillips a signé un accord préliminaire avec la SPC et Novaterra pour développer les ressources gazières et étendre l’exploration. »
syriaintel.com ↗ ↩ -
4 février 2026 - Date de la signature d’un protocole d’accord entre Chevron, Power International Holding et la SPC pour le développement des gisements offshore syriens.
« Le 4 février, Chevron et Power International Holding, société qatarie, ont signé un protocole d’accord avec la SPC pour le développement des gisements pétroliers et gaziers offshore prometteurs du pays »
syriaintel.com ↗ ↩ -
Chevron et Power International Holding ont signé un protocole d’accord avec la SPC le 4 février 2026 pour le développement des gisements offshore syriens - Signature d’un protocole d’accord pour l’exploration offshore en Syrie.
« Le 4 février, Chevron et Power International Holding, société qatarie, ont signé un protocole d’accord avec la SPC pour le développement des gisements pétroliers et gaziers offshore prometteurs du pays »
syriaintel.com ↗ ↩ -
7 milliards de dollars - Montant de l’investissement engagé par un consortium dirigé par le Qatar pour la construction de centrales électriques au gaz en Syrie.
« Un consortium dirigé par le Qatar s’est engagé à investir 7 milliards de dollars dans la construction de nouvelles centrales électriques au gaz »
syriaintel.com ↗ ↩ -
Rodolf Saadé, président directeur général de CMA-CGM (géant français de la logistique) - PDG de CMA-CGM, d'origine franco-libanaise et syrienne.
« celle du géant français de la logistique CMA-CGM (dont le président directeur général, Rodolf Saadé, est un franco-libanais d’origine syrienne »
lesclesdumoyenorient.com ↗ ↩ -
CMA-CGM a signé un contrat pour exploiter le port de Lattaquié sur une durée de trente ans en mai 2025. - Investissement étranger en Syrie par une entreprise française.
« qui a signé en mai 2025 un contrat pour exploiter le port de Lattaquié sur une durée de trente ans »
lesclesdumoyenorient.com ↗ ↩ -
Ahmed al-Charaa, président intérimaire de la Syrie - Président intérimaire de la Syrie après le renversement de Bachar al-Assad.
« son président intérimaire, Ahmed al-Charaa »
lesclesdumoyenorient.com ↗ ↩ -
décembre 2024 - Date de la prise du pouvoir par les nouvelles autorités syriennes.
« depuis leur prise du pouvoir en décembre 2024 »
lesclesdumoyenorient.com ↗ ↩ -
Hayat Tahrir al-Sham, mouvement islamiste dominant les insurgés ayant pris Damas - Mouvement islamiste impliqué dans la prise de Damas.
« les insurgés dominés par le mouvement islamiste Hayat Tahrir al-Sham »
lesclesdumoyenorient.com ↗ ↩ -
Des massacres de grande ampleur ont ciblé les populations alaouites dans la région de Lattaquié à partir de mars 2025, faisant au moins deux mille morts. - Violences post-renversement de Bachar al-Assad.
« des massacres de grande ampleur ont émaillé le littoral syrien, ciblant les populations alaouites [.] y tuant au moins deux mille personnes, pour une très large partie d’entre eux des civils »
lesclesdumoyenorient.com ↗ ↩ -
Les élections législatives post-Assad en Syrie ont eu lieu en octobre 2025, excluant les régions kurdes et alaouites. - Premières élections législatives après la chute de Bachar al-Assad.
« Les premières élections législatives post-Assad organisées en Syrie en octobre dernier ont confirmé la précarité de la situation politique syrienne: les régions kurdes et de peuplement alaouite ont été privées de vote »
lesclesdumoyenorient.com ↗ ↩ -
L'État islamique a infiltré les rangs de l'armée syrienne et assassiné trois Américains le 13 décembre 2025 dans le désert de la Badia. - Attaque attribuée à l'État islamique en Syrie.
« l’organisation djihadiste Etat islamique [.] a récemment encore démontré ses capacités de nuisance en parvenant à infiltrer les rangs de l’armée syrienne et à assassiner trois Américains le 13 décembre dernier, dans le désert de la Badia »
lesclesdumoyenorient.com ↗ ↩ -
TotalEnergies SE n'assume aucune responsabilité pour les actes ou omissions de ses entités détenues directement ou indirectement. - Clause de non-responsabilité juridique.
« TotalEnergies SE has no liability for the acts or omissions of these entities. »
totalenergies.com ↗ ↩ -
Lafarge est condamné pour financement de terrorisme en Syrie - Sujet principal de l'article
« Lafarge condamné pour financement de terrorisme en Syrie »
novethic.fr ↗ ↩ -
18 janvier 2026 - Date de l’accord conclu entre Damas et les FDS pour le contrôle des gisements pétroliers et gaziers.
« Aux termes de l’accord conclu le 18 janvier, Damas a pris le contrôle administratif et sécuritaire de l’ensemble des principaux gisements pétroliers et gaziers précédemment détenus par les FDS dans le nord-est du pays. »
syriaintel.com ↗ ↩ -
Damas a repris le contrôle des gouvernorats de Deir ez-Zor et de Raqqa en janvier 2026 - Reprise des gouvernorats par le gouvernement syrien après le cessez-le-feu.
« Damas a repris le contrôle des gouvernorats de Deir ez-Zor et de Raqqa, ainsi que de tous les principaux gisements pétroliers et gaziers précédemment détenus par les FDS, notamment les champs d’al-Omar et de Tanak et l’usine de traitement gazier de Conoco. »
syriaintel.com ↗ ↩ -
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) se sont emparées du champ Al-Omar avec la coalition internationale fin 2017. - Prise de contrôle du champ Al-Omar par les FDS.
« Les FDS, qui se sont emparées du champ Al-Omar, avec la coalition internationale, fin 2017 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Nasser Al-Khallaf, ingénieur en électricité pour la compagnie pétrolière Al-Furat - Ingénieur travaillant sur le champ pétrolier Al-Omar.
« Nasser Al-Khallaf [.] l’ingénieur en électricité [.] a retrouvé le poste qu’il occupait entre 2008 et 2015 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Nasser Al-Khallaf a travaillé sur le champ pétrolier Al-Omar entre 2008 et 2015. - Période d’emploi de Nasser Al-Khallaf sur le champ Al-Omar avant la guerre.
« le poste qu’il occupait entre 2008 et 2015 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Les FDS ont distribué les puits à des tribus pour qu’elles les exploitent et leur reversent l’argent. Le pétrole était vendu sans transformation. Les FDS les ont laissées bricoler les installations sans respecter les standards internationaux. - Déclaration de Nasser Al-Khallaf sur l’exploitation du champ Al-Omar par les FDS.
« « Les FDS ont distribué les puits à des tribus pour qu’elles les exploitent et leur reversent l’argent. Le pétrole était vendu sans transformation. Les FDS les ont laissées bricoler les installations sans respecter les standards internationaux » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Shell a annoncé son retrait du champ d’al-Omar et le transfert de sa participation à la SPC en janvier 2026 - Retrait de Shell du champ pétrolier syrien d’al-Omar.
« Fin janvier 2026, Shell a annoncé son retrait du champ d’al-Omar et le transfert de sa participation à la SPC. »
syriaintel.com ↗ ↩ -
Shell a transféré sa participation dans le champ d’al-Omar à la SPC en janvier 2026 - Transfert de participation pétrolière en Syrie.
« Shell a annoncé son retrait du champ d’al-Omar et le transfert de sa participation à la SPC »
syriaintel.com ↗ ↩ -
Safwan Cheikh Ahmad, directeur de la communication institutionnelle de la compagnie syrienne du pétrole - Responsable ayant fait une déclaration sur le mémorandum d'exploration offshore.
« Safwan Cheikh Ahmad, directeur de la communication institutionnelle de la compagnie syrienne du pétrole, a dit: « Le mémorandum constitue un cadre général de coopération technique et d’études préliminaires » »
sana.sy ↗ ↩ -
Le mémorandum constitue un cadre général de coopération technique et d’études préliminaires. Les travaux d’évaluation, menés avec des experts spécialisés, devraient débuter dans un délai de deux mois à compter de la signature. En fonction des résultats, le mémorandum pourrait être transformé en acco - Déclaration de Safwan Cheikh Ahmad sur le mémorandum d'exploration offshore.
« « Le mémorandum constitue un cadre général de coopération technique et d’études préliminaires. Les travaux d’évaluation, menés avec des experts spécialisés, devraient débuter dans un délai de deux mois à compter de la signature. En fonction des résultats, le mémorandum pourrait être transformé en accord exécutif dans un délai d’environ huit mois, si les indicateurs techniques et économiques sont positifs » »
sana.sy ↗ ↩ -
deux mois - Délai prévu pour le début des travaux d'évaluation après la signature du mémorandum.
« devraient débuter dans un délai de deux mois à compter de la signature »
sana.sy ↗ ↩ -
huit mois - Délai estimé pour la transformation du mémorandum en accord exécutif.
« le mémorandum pourrait être transformé en accord exécutif dans un délai d’environ huit mois »
sana.sy ↗ ↩ -
trois à quatre ans - Durée estimée des opérations d'exploration et de développement jusqu'à une éventuelle découverte de gisements gaziers.
« les opérations d’exploration et de développement jusqu’à l’éventuelle découverte de gisements gaziers pourraient s’étendre sur une période de trois à quatre ans »
sana.sy ↗ ↩ -
Aucune estimation officielle et certifiée n’a été publiée concernant les volumes de gaz potentiellement présents dans les eaux syriennes - Absence de données officielles sur les réserves gazières offshore syriennes.
« À ce stade, aucune estimation officielle et certifiée n’a été publiée concernant les volumes de gaz potentiellement présents dans les eaux syriennes »
sana.sy ↗ ↩ -
Karam Shaar, économiste politique - Expert cité sur la complexité de la levée des sanctions.
« L'économiste politique Karam Shaar explique auprès de l'AFP que « les procédures de levée des sanctions sont longues et complexes, même en présence d'une volonté politique » »
rfi.fr ↗ ↩ -
les procédures de levée des sanctions sont longues et complexes, même en présence d'une volonté politique. Il faudra plusieurs mois pour lever ces sanctions, car il s'agit aussi de textes législatifs punitifs. Certaines sanctions relèvent de lois et non simplement de décrets exécutifs - Analyse de Karam Shaar sur la durée de la levée des sanctions.
« « les procédures de levée des sanctions sont longues et complexes, même en présence d'une volonté politique ». « Il faudra plusieurs mois pour lever ces sanctions, car il s'agit aussi de textes législatifs punitifs. Certaines sanctions relèvent de lois et non simplement de décrets exécutifs » »
rfi.fr ↗ ↩ -
le président peut suspendre les sanctions, mais ne peut pas les abroger sans un vote du Congrès - Limite constitutionnelle à la levée des sanctions selon Karam Shaar.
« Concernant la « loi César », il rappelle que « le président peut suspendre les sanctions, mais ne peut pas les abroger sans un vote du Congrès » »
rfi.fr ↗ ↩ -
plus de 400 milliards de dollars - Coût estimé de la reconstruction en Syrie selon l'ONU.
« L'ONU estime à plus de 400 milliards de dollars le coût de la reconstruction après quatorze années de guerre »
rfi.fr ↗ ↩ -
90% - Pourcentage de Syriens vivant sous le seuil de pauvreté selon l'ONU.
« Pour les Syriens, dont environ 90% vivent sous le seuil de pauvreté selon l'ONU »
rfi.fr ↗ ↩ -
8,7 milliards de mètres cubes - Production annuelle de gaz de la Syrie en 2011
« La production nationale de gaz syrienne s'est effondrée, passant de 8,7 milliards de mètres cubes en 2011 »
fr.linkedin.com ↗ ↩ -
25,5 millions de mètres cubes par jour - Production gazière de la Syrie avant le conflit.
« Avant le conflit, la Syrie produisait environ 380 000 barils par jour de pétrole et 25,5 millions de mètres cubes par jour de gaz naturel. »
syriaintel.com ↗ ↩ -
25,5 millions de mètres cubes par jour - Production quotidienne de gaz de la Syrie en 2011
« soit 25,5 millions de mètres cubes par jour »
fr.linkedin.com ↗ ↩ -
3 milliards de mètres cubes - Production annuelle de gaz de la Syrie en 2023
« à environ 3 milliards de mètres cubes en 2023 par an »
fr.linkedin.com ↗ ↩ -
12 millions de mètres cubes par jour - Production gazière syrienne après 2011.
« tandis que la production de gaz était divisée par deux, à environ 12 millions de mètres cubes par jour. »
syriaintel.com ↗ ↩ -
12 millions de mètres cubes par jour - Production quotidienne de gaz de la Syrie en 2023
« soit 12 millions de mètres cubes par jour »
fr.linkedin.com ↗ ↩
Sources
- Syria: TotalEnergies signs a Cooperation Agreement on offshore exploration
- Syrie : TotalEnergies signe un accord de coopération sur l'exploration offshore
- Libérée des sanctions américaines, la Syrie suscite l'appétit des investisseurs étrangers
- QatarEnergy, TotalEnergies et ConocoPhillips signent un accord d’exploration offshore avec la Syrie
- Syrie: la levée des sanctions américaines, une étape cruciale pour envisager la reconstruction
- Un an après le renversement de Bachar al-Assad, les affaires reprennent
- Gaz offshore en Syrie : un pari stratégique pour la reconstruction
- À qui profite réellement la renaissance du secteur pétrolier et gazier syrien ?
- En Syrie, l’année zéro du secteur pétrolier
- Lafarge condamné pour financement de terrorisme en Syrie : la chute d’un pionnier de la RSE
- Syrie et « Energy Dominance » sous l’administration Donald Trump