Toulon : les 48h de l’agriculture urbaine transforment la ville en jardins partagés

La 7e édition du festival se tient ce week-end à Toulon et dans la métropole TPM, avec ateliers, visites et conférences gratuits.

Toulon : les 48h de l'agriculture urbaine transforment la ville en jardins partagés
Illustration Laure Ferrero / info.fr

Les 25 et 26 avril 2026, Toulon accueille la 7e édition locale du Festival des 48h de l'Agriculture Urbaine. Organisé par le Collectif Varois pour l'agriculture urbaine, l'événement valorise jardins partagés et végétalisation participative à travers une vingtaine d'activités gratuites.

Pendant deux jours, des jardins partagés, des fermes urbaines et des espaces végétalisés ouvrent leurs portes dans la métropole toulonnaise. Le Festival des 48h de l’Agriculture Urbaine, dont c’est la 7e édition à Toulon, se tient les 25 et 26 avril 2026 sous l’impulsion du Collectif Varois pour l’Agriculture Urbaine, avec le soutien de la Ville de Toulon et de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM).

L’édition 2026 marque aussi la 10e édition nationale du festival, lancé en 2016 par l’Association française d’agriculture urbaine professionnelle (AFAUP). Cette année, plusieurs communes participent : La Valette-du-Var, Six-Fours-les-Plages, La Farlède, Le Val et Le Castellet, selon la Métropole TPM.

Un programme dense et gratuit

Au menu : 6 ateliers pratiques, 4 conférences et formations, 2 visites de fermes et jardins, 1 balade, 1 marché de producteurs et 2 événements festifs, d’après le site officiel des48h.com. Toutes les activités sont gratuites sur inscription.

Parmi les temps forts, une conférence intitulée « Jardins nourriciers, des bastides et campagnes du XVIIIe siècle aux jardins urbains d’aujourd’hui » est animée le 25 avril à 11h au CAUE Var par Odile Jacquemin, de l’association MALTAE. Elle retrace l’évolution des pratiques maraîchères dans la région, des anciennes bastides provençales aux initiatives citoyennes actuelles, selon la Métropole TPM.

Var Matin résume l’enjeu du festival :

Végétalisation et biens communs

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Le Collectif Varois défend une vision claire : défendre les terres agricoles, multiplier les espaces cultivés en ville et fédérer les acteurs locaux autour de projets citoyens. Le festival sert de vitrine à cette démarche, dans une métropole qui mise sur la transition écologique. Dans le même esprit, la métropole Aix-Marseille-Provence a lancé une campagne de protection de la biodiversité autour de Sainte-Victoire, signe d’une dynamique régionale plus large.

À Toulon, le festival s’inscrit dans un agenda local chargé. La ville a récemment vu l’inauguration de son école d’ingénieurs EDEIA, tournée vers les industries avancées. L’agriculture urbaine participative représente une autre facette du renouveau toulonnais, plus ancrée dans le quotidien des habitants.

L’édition précédente s’était tenue du 16 au 18 mai 2025, avec un focus sur la rencontre entre agriculteurs et consommateurs, selon EchoSud. Pour 2026, les inscriptions restent ouvertes sur les48h.com, où les acteurs locaux peuvent également référencer leurs propres projets.

Sources

Laure Ferrero

Laure Ferrero

Installée à Toulon, elle couvre la Marine nationale, les tensions sur le port militaire, le tourisme et les débats sur l'urbanisme côtier. Diplômée de Sciences Po Aix, elle a commencé en presse écrite. Ligne de travail : interroger les militaires, les élus, les associations de riverains, vérifier les budgets de la Marine avant de publier.

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