Toulon : la CGT s’inquiète pour l’emploi aux Galeries Lafayette après un revers judiciaire
La cour d'appel de Bordeaux a confirmé le rejet du plan de redressement de la holding FIB. Le magasin toulonnais fait partie des 26 succursales concernées.
L'avenir des salariés des Galeries Lafayette de Toulon, dans le Var, suscite l'inquiétude. La cour d'appel de Bordeaux a confirmé en juillet 2026 le rejet du plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise (FIB), holding de Michel Ohayon. La CGT craint un effet domino sur les 26 magasins de province détenus par la filiale Hermione Retail.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La cour d'appel de Bordeaux a confirmé en juillet 2026 le rejet du plan de redressement de la FIB, holding de Michel Ohayon.
- Le magasin des Galeries Lafayette de Toulon fait partie des 26 succursales de province concernées par cette procédure judiciaire.
- La CGT a exprimé ses vives inquiétudes pour l'emploi des salariés, craignant un effet domino sur l'ensemble du réseau.
- Un plan validé en mars 2024 prévoyait l'abandon de 70% des dettes et le remboursement du solde sur dix ans.
Une décision judiciaire qui fragilise l’avenir du magasin
La cour d’appel de Bordeaux a confirmé en juillet 2026 le rejet du plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise (FIB), la holding de Michel Ohayon. Cette décision relance les craintes pour les 26 magasins Galeries Lafayette de province, dont celui de Toulon. Ces succursales sont détenues par Hermione Retail, filiale de l’homme d’affaires.
Le magasin toulonnais, situé boulevard de Strasbourg, emploie plusieurs dizaines de salariés. Il fait partie du réseau provincial dont l’avenir dépend désormais de l’issue de cette procédure judiciaire.
La réaction de la CGT
La CGT a fait part de ses vives inquiétudes concernant l’avenir et l’emploi des salariés des 26 magasins Galeries Lafayette de province suite à cette décision, selon l’agence AFP. Le syndicat craint un effet domino qui pourrait fragiliser l’ensemble du réseau.
Pour les représentants du personnel, le rejet du plan de redressement fait planer une menace directe sur les postes dans le Var et les autres départements où la FIB exploite des établissements.
Un parcours judiciaire depuis 2023
Les 26 magasins de province avaient été placés sous procédure de sauvegarde en février 2023 pour empêcher une liquidation judiciaire immédiate, selon l’AFP. Cette mesure visait à protéger temporairement l’activité et les emplois.
Un plan de sauvegarde validé en mars 2024 par le tribunal de commerce de Bordeaux prévoyait un abandon de 70% des dettes par le groupe Galeries Lafayette et le remboursement des 30% restants sur dix ans, toujours selon l’AFP. Ce plan devait permettre de stabiliser la situation financière d’Hermione Retail.
La confirmation en appel du rejet de ce dispositif remet en cause cet équilibre fragile. Les créanciers et les salariés se retrouvent dans une situation d’incertitude.
Contexte dans le Var
Le département du Var compte plusieurs grandes enseignes de commerce qui structurent l’emploi dans le secteur tertiaire. Toulon, préfecture du département, concentre l’essentiel de l’activité commerciale avec son centre-ville et sa zone portuaire.
Les Galeries Lafayette de Toulon représentent un acteur historique du commerce local. L’établissement se positionne face à d’autres grands magasins et centres commerciaux qui animent la vie économique de la ville. Toute fermeture ou restructuration aurait un impact direct sur le bassin d’emploi toulonnais.
Le secteur du commerce de détail dans le Var reste sensible aux évolutions du pouvoir d’achat et à la concurrence du e-commerce. Les difficultés d’Hermione Retail s’inscrivent dans un contexte plus large de transformation du commerce traditionnel.
Les enjeux pour les salariés varois
Les employés du magasin de Toulon attendent désormais des éclaircissements sur leur avenir. La décision de la cour d’appel de Bordeaux ne précise pas les modalités concrètes de la suite de la procédure.
Plusieurs scénarios restent possibles : reprise par un repreneur, restructuration du réseau, ou liquidation partielle. Chaque issue aurait des conséquences différentes sur les postes dans le Var.
Les organisations syndicales, au-delà de la CGT, surveillent de près l’évolution du dossier. Des réunions avec la direction d’Hermione Retail pourraient être organisées dans les prochaines semaines pour évaluer les options.
Prochaines étapes
La direction de la FIB et d’Hermione Retail n’a pas communiqué publiquement sur la stratégie envisagée après ce revers judiciaire. Le tribunal de commerce de Bordeaux pourrait être saisi prochainement pour statuer sur la suite de la procédure.
Les salariés et les partenaires sociaux attendent des annonces concrètes dans les semaines à venir. L’issue de ce dossier déterminera l’avenir du magasin toulonnais et des 25 autres établissements du réseau.
