Étape 11 : Vichy – Nevers, terrain de sprint massif
L'étape 11 du Tour, ce mercredi, est taillée pour les finisseurs purs. Merlier vise un troisième succès, Girmay veut enfin gagner.
161,3 kilomètres de plat entre Vichy et Nevers pour une arrivée au sprint. Tim Merlier vise une troisième victoire, Biniam Girmay monte en puissance, Jasper Philipsen joue sa dernière carte avant les Alpes.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
La passe de trois pour Merlier
Le Belge a déjà gagné deux sprints massifs à Bordeaux et Bergerac. Une troisième victoire à Nevers consoliderait sa domination sur les arrivées plates.
Girmay en quête de son premier succès
Sixième à Pau, troisième à Bordeaux, deuxième à Bergerac : l'Érythréen progresse à chaque sprint. Il peut enfin gagner à Nevers.
Philipsen dos au mur
Le Belge d'Alpecin-Premier Tech n'a pas encore décroché un seul podium sur ce Tour. Après Nevers, les Alpes arrivent : c'est sa dernière chance avant Paris.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'étape 11 relie Vichy à Nevers sur 161,3 km de plat, idéale pour un sprint massif.
- Tim Merlier, déjà vainqueur deux fois, vise une troisième victoire à Nevers.
- Biniam Girmay monte en puissance depuis Pau et cherche son premier succès d'étape.
- Jasper Philipsen joue sa dernière carte avant les Alpes pour sauver son Tour.
Le départ est donné à 13h50 sous le soleil de Vichy. 161,3 kilomètres de route plate jusqu’à Nevers - deux bosses de catégorie 4 pour faire semblant, un dénivelé d’environ 1 400 mètres qui ne fera trembler personne. Les sprinteurs savent ce qui les attend: un train lancé à pleine vitesse dans les cinq derniers kilomètres, un virage serré avant l’avenue du parc des expositions, et 70 points pour celui qui franchira la ligne en premier.
Tim Merlier roule en tête du groupe compact. Le Belge a déjà gagné deux sprints massifs sur cette édition, à Bordeaux puis Bergerac. À Nevers, il vise la passe de trois. Son équipe Soudal Quick-Step place ses hommes aux avant-postes dans les derniers kilomètres: pas d’écart, pas de surprise, juste de la puissance brute dans les 200 derniers mètres. Mads Pedersen - leader du classement par points, a prévenu avant le départ: « Deux étapes, puis place à mon terrain. » Il porte le maillot vert, il compte le défendre ici.
Derrière, Biniam Girmay attend son heure. L’Érythréen monte en puissance depuis Pau: sixième, puis troisième à Bordeaux, deuxième à Bergerac. La courbe est claire. À chaque sprint, il se rapproche un peu plus de Merlier. À Nevers, il peut gagner.
Philipsen dos au mur
Jasper Philipsen cherche encore son premier podium sur ce Tour. Le Belge d’Alpecin-Premier Tech a manqué tous les sprints depuis le départ. Après Nevers, les Alpes arrivent dans trois jours. Philipsen le sait: aujourd’hui, c’est maintenant ou jamais. Une contre-performance de plus et son Tour sera raté avant même d’atteindre Paris.
Une étape sans piège
Le parcours traverse l’Allier puis la Nièvre sans relief notable. La Côte de Billonnière, 1 km à 5,8 % - passe au kilomètre 32,9. La Côte de Billy-Chévannes, 1,5 km à 6 % - se situe à moins de 40 kilomètres de l’arrivée. Deux bosses trop éloignées de la ligne pour faire le tri. Christian Prudhomme - directeur du Tour, ne s’en cache pas: « Les sprinteurs sont invités à reprendre du service. Les volontaires pour l’échappée sont prévenus que sur ce type de terrain, les statistiques ne sont pas en leur faveur. »
L’échappée du jour partira quand même. Trois, quatre coureurs peut-être. Ils prendront deux minutes, pas plus. Les équipes de sprinteurs contrôleront l’écart sans forcer. Arrivée prévue aux alentours de 17h40.
Nevers, terre de finisseurs
Nevers accueille le Tour pour la quatrième fois. Eric Leman y a gagné en 1971, Guido Bontempi en 1986, Alessandro Petacchi en 2003. Trois sprinteurs purs. La tradition se perpétue. La ville a aussi accueilli le premier contrôle fixe de la toute première étape du Tour en 1903.
Dans le peloton, un coureur traverse sa région d’origine. Lenny Martinez - grimpeur chez Bahrain-Victorious, est fils de Miguel Martinez et petit-fils de Jean-François Bernard - légende locale du cyclisme nivernais. Pour lui, cette étape plate ne comptera pas au classement général. Mais elle compte autrement.
Le maillot vert en jeu
Mads Pedersen porte le maillot vert. Chaque sprint intermédiaire, chaque arrivée comptent double sur ce type d’étape. Le vainqueur empoche 70 points.
À 17h40, un nom sera crié dans les haut-parleurs du parc des expositions de Nevers. Merlier, Girmay ou un autre. Le sprint dira tout.