Transavia annule des vols en mai-juin : la première compagnie française à céder sur le kérosène
Filiale low-cost d'Air France-KLM, Transavia retire « moins de 2 % » de son programme mai-juin 2026. Un signal faible révélateur d'un choc structurel sur le carburant d'aviation.
Transavia retire « moins de 2 % » de ses vols mai-juin 2026. Le carburant représente désormais 45 % des coûts d'exploitation des compagnies, contre 25 % avant la guerre. Le secteur entre en zone rouge.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Premier domino français
Transavia est la première compagnie française à annoncer des annulations effectives, avec « moins de 2 % » de vols supprimés sur mai-juin 2026.
Choc sur les coûts
Le carburant représente désormais 45 % des coûts d'exploitation aériens, contre 25 % avant la guerre au Moyen-Orient.
Dépendance européenne
L'Europe importe la moitié de son kérosène depuis les pays du Golfe et le détroit d'Ormuz est bloqué depuis fin février 2026.
Droits passagers
Report sans frais, avoir ou remboursement intégral : trois options offertes au titre du règlement européen 261/2004.
Été menacé
Bruxelles, l'AIE et Ryanair anticipent un été 2026 marqué par des billets plus chers et de nouvelles annulations.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Transavia France annule « moins de 2 % » de ses vols mai-juin 2026.
- Le carburant pèse désormais 45 % des coûts d'exploitation, contre 25 % avant.
- Le détroit d'Ormuz est bloqué par Téhéran depuis fin février 2026.
- Les passagers ont droit à un report, un avoir ou un remboursement.
- Ryanair n'exclut pas de couper jusqu'à 10 % de ses vols si la pénurie dure.
Dimanche 26 avril 2026 [1], Transavia France [2], filiale low-cost du groupe Air France-KLM [3], a confirmé à l’AFP l’annulation de plusieurs vols programmés pour les mois de mai et juin 2026 [4]. Le porte-parole de la compagnie chiffre l’opération à « moins de 2 % du programme de vols sur la période mai-juin » [5]. Information révélée d’abord par RMC [6].
Le communiqué officiel ne laisse pas de place à l’interprétation: « En raison du contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient et de ses répercussions sur le prix du carburant d’aviation, Transavia France adapte son programme de vols et est contrainte de procéder à l’annulation de plusieurs vols prévus aux mois de mai et juin 2026 » [7]. Aucun autre transporteur français n’avait jusqu’ici annoncé de réduction effective de ses plans de vol, Air France évoquant pour sa part une réduction simplement envisagée [8].
Pourquoi Transavia cède avant Air France
La promesse du communiqué - « moins de 2 % » - masque la vraie question: pourquoi Transavia, et pas Air France ou Corsair? La réponse tient au modèle économique. Une low-cost vit sur des marges fines, un yield management agressif et une clientèle ultra-sensible au prix. Quand le carburant représentait 25 % des coûts d’exploitation [10], le modèle tenait. À 45 % aujourd’hui [9], la mécanique se grippe: impossible de répercuter intégralement la hausse sans tuer la demande. Transavia a tenté la voie médiane - 10 euros de hausse moyenne par aller-retour [11] - qui ne couvre qu’une fraction du surcoût.
Air France [12], elle, joue sur un autre tableau. Sa surcharge carburant est passée de 50 à 100 euros sur un long-courrier en classe éco [13][14]: sur un billet à plusieurs centaines d’euros, l’élasticité-prix est plus tolérante. Une vingtaine de compagnies dans le monde appliquent désormais des surcharges similaires [15]. Corsair, dont le PDG Pascal de Izaguirre préside également la Fédération nationale de l’aviation [16], avait pourtant tiré la sonnette dès le 7 avril 2026 [17]: « Les hausses des prix des billets se généralisent et elles sont inévitables » [18]. Mais Corsair opère essentiellement sur le long-courrier vers les Outre-mer, où la captivité de la clientèle autorise une répercussion plus directe. Transavia, sur ses lignes loisirs européennes en concurrence frontale avec Ryanair et easyJet, ne dispose pas de ce levier. Annuler les rotations les moins remplies devient mécaniquement plus rentable que voler à perte. C’est ce calcul-là qui explique son passage à l’acte avant les autres transporteurs français.
L’épicentre: un détroit, et le coût d’un demi-siècle de non-diversification
Tout part du 28 février 2026 [19]. Les frappes américano-israéliennes contre l’Iran [20] déclenchent la fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran [21][22]. Par ce goulet maritime transitent en temps normal près de 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures [23][24]. L’Europe importe la moitié de son kérosène depuis les pays du Golfe [25][26][27]. La dépendance est massive, le levier est unique.
Cette dépendance n’est pas une fatalité, c’est un choix industriel. L’Europe a fermé plusieurs raffineries au cours des dernières années, jugées non compétitives face aux complexes pétrochimiques géants du Golfe. Le kérosène est devenu un produit d’importation par défaut, là où les États-Unis ont conservé leur outil et réexportent désormais une partie de leur production raffinée vers l’Europe pour compenser la désorganisation des flux [28]. Les alternatives existent sur le papier: carburants d’aviation durables (SAF) issus de biomasse ou de synthèse, mais leurs volumes industriels actuels restent sans commune mesure avec les besoins du transport aérien européen. Le levier de court terme n’existe pas. C’est la facture d’une chaîne d’approvisionnement non redondante, des années après les premiers débats sur la souveraineté énergétique européenne.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) [29] a sonné l’alarme mi-avril 2026 [30]: l’Europe ne disposerait plus que de six semaines de réserves [31][32], contre sept à huit semaines de stocks habituels [33]. Le Conseil international des aéroports d’Europe [34] a alerté la Commission européenne sur un risque de pénuries dès début mai 2026 [35].
Transavia n’est qu’un signal faible
Le « moins de 2 % » de Transavia [5] reste limité au regard du reste de l’Europe. KLM, autre filiale du groupe Air France-KLM [41], a annoncé dès le 16 avril [42] la suppression de 80 allers-retours au départ d’Amsterdam-Schiphol en mai [43][44]. La compagnie scandinave SAS a déjà annulé un millier de vols [45]. L’industrie aérienne entre dans une zone de turbulences inédite depuis la pandémie.
Ryanair, premier transporteur low-cost européen, a livré l’avertissement le plus brutal. Son PDG Michael O’Leary [39] reconnaît un surcoût de 50 millions de dollars pour le seul mois d’avril [46], et chiffre l’addition annuelle à 600 millions de dollars si le baril reste autour de 150 dollars [47][48]. Sa formule: « Après mai? Qui peut le savoir, nous tirons tous à l’aveuglette » [49]. Il évoque une coupe potentielle de 5 à 10 % de son programme [50] et une hausse anticipée de tarifs de l’ordre de 3 % pour la haute saison [51]. Lufthansa, de son côté, prépare un plan d’immobilisation de ses avions [52][53].
Précédents: 2008 et le COVID, deux matrices à garder en tête
On se souvient de l’été 2008: le baril de Brent avait franchi le cap historique des 147 dollars en juillet, déclenchant une généralisation des surcharges carburant et précipitant la chute de plusieurs compagnies à bas coûts européennes au cours des mois suivants. La leçon de 2008 n’est pas que le secteur disparaît, mais que les transporteurs aux marges les plus étroites cèdent en premier. Le scénario de 2026 entre en résonance avec celui-là, à la différence près que la crise actuelle ajoute une dimension d’approvisionnement physique absente en 2008.
Le COVID a, lui, refondé le débat juridique. Les annulations massives liées à la pandémie ont conduit la Cour de justice de l’Union européenne à préciser, dans plusieurs arrêts, le périmètre de la « circonstance extraordinaire » au sens du règlement européen 261/2004. La pandémie a été reconnue comme telle. Une pénurie de kérosène imputable à un blocus du détroit d’Ormuz le sera-t-elle? La question reste ouverte, et c’est exactement sur ce terrain que Ryanair s’avance déjà, considérant qu’une annulation faute de carburant exclurait l’indemnisation forfaitaire prévue par le règlement [54].
Ce que les passagers peuvent obtenir
Les clients concernés par une annulation Transavia sont informés individuellement par SMS et e-mail [55][56]. Trois options leur sont proposées: un report sans frais, un avoir ou un remboursement intégral [57][58]. Pour la majorité des vols annulés, une solution de report dans les 24 heures est proposée [59][60].
Le cadre juridique applicable est le règlement européen 261/2004 [61], qui encadre les annulations, longs retards et refus d’embarquement [62]. Ce texte prévoit, en cas d’annulation, une indemnisation forfaitaire dont le montant varie selon la distance du vol, sauf si la compagnie démontre des « circonstances extraordinaires ». Ryanair considère qu’une annulation pour pénurie de kérosène entrerait dans cette catégorie [54]. Le terrain juridique sera donc disputé, vol par vol.
Aucune source consultée ne mentionne, à ce stade, de position officielle de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), autorité nationale chargée de faire appliquer le règlement 261/2004 en France, sur la qualification de ces annulations en circonstances extraordinaires. La doctrine retenue sera décisive pour les passagers français qui contesteront un refus d’indemnisation.
Pourquoi maintenant
Le timing du communiqué Transavia n’est pas anodin. Le 19 avril [64], Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie [65], affirmait encore que la France ne constatait aucune difficulté d’approvisionnement [66][67]. Sept jours plus tard, la première filiale française cède. Entre-temps, le commissaire européen à l’énergie Dan Jorgensen [68] a publiquement évoqué le risque d’« annulations » [36][69]. L’IATA a appelé le 17 avril [70] les régulateurs à se coordonner en cas de « rationnement » [71]. Transavia rejoint un mouvement déjà en marche.
Stocks: le bouclier qui ne protège pas du bon ennemi
C’est la contradiction centrale du discours public. D’un côté, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie [65], rassure: « Il n’y a aucune pénurie nous parlons » [37], et la France dispose d’environ 100 jours de stocks [38]. De l’autre, la même responsable précise: « Ces stocks sont initialement là pour pallier à des problèmes de volume et non pas à des problèmes de prix » [72]. Les deux affirmations sont vraies, mais elles répondent à deux scénarios distincts.
Les 100 jours de stocks [38] sont un bouclier conçu pour une rupture physique: un blocus total qui empêcherait le kérosène d’arriver. Ce scénario reste hypothétique. Le scénario réel, lui, est différent: le kérosène arrive encore, mais à un prix qui rend le vol non rentable. Or aucun stock ne peut être libéré pour faire baisser un cours mondial. La France n’exclut pas de libérer ses stocks en cas de problèmes de volume [73][74] - mais c’est une réponse à un autre problème que celui qui pousse aujourd’hui Transavia à annuler. Le rassurant « 100 jours » répond donc à une menace logistique, là où le risque dominant à court terme est commercial.
L’angle mort: la facture finale
Personne, à ce stade, n’a chiffré ce que coûtera la crise au passager final si elle se prolonge. Les éléments du tableau sont pourtant connus. Le carburant représente désormais 45 % des coûts d’exploitation [9], contre 25 % avant la guerre [10]. Transavia n’a augmenté que de 10 euros par aller-retour [11]. Air France a doublé sa surcharge à 100 euros [14]. La répercussion intégrale n’a donc pas eu lieu. Soit les compagnies absorbent dans leurs marges, soit elles annulent. Transavia a choisi un peu des deux.
Plusieurs indicateurs en circulation traduisent des réalités différentes, qu’il convient de ne pas confondre. Transavia parle de « moins de 2 % » de son programme mai-juin effectivement annulé [5][75]: c’est un constat sur un volume déjà décidé, sur deux mois, pour une compagnie low-cost européenne. Ryanair, sur un horizon plus long et conditionnel, évoque une réduction possible de 5 à 10 % de son programme si la pénurie reste localisée [50], et son PDG Michael O’Leary chiffre à 10, 20 ou 25 % selon les scénarios le risque de menace sur les livraisons en mai-juin 2026 [76]. À cela s’ajoute une hausse tarifaire anticipée de l’ordre de 3 % pour la haute saison chez Ryanair [51]. Trois indicateurs distincts donc - part du programme effectivement annulée chez Transavia (constat à court terme), fourchette de réduction conditionnelle chez Ryanair (scénario sur trois mois), hausse tarifaire anticipée - dont les périmètres et les méthodologies diffèrent, ce qui explique les écarts apparents.
L’Association internationale du transport aérien prévient que l’approvisionnement en kérosène mettra « plusieurs mois au moins » à revenir à la normale [77].
Verdict
Transavia annule moins de 2 % aujourd’hui [5]. Ryanair n’exclut pas une réduction de 5 à 10 % de son programme [50]. Lufthansa prépare des immobilisations [53]. SAS a déjà coupé un millier de vols [45]. L’été 2026 s’annonce plus cher, plus court, et plus incertain qu’aucun depuis le COVID. Les compagnies tiennent jusqu’à fin mai. Au-delà, comme le résume O’Leary: « Pour juin, juillet, août, personne n’est sûr de rien » [40].
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (77)
« a confirmé dimanche 26 avril l’annulation de plusieurs vols programmés pour les mois de mai et juin 2026 »
air-journal.fr ↗ ↩
« Transavia France, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, a confirmé dimanche 26 avril l’annulation de plusieurs vols programmés pour les mois de mai et juin 2026 »
air-journal.fr ↗ ↩
« Transavia, compagnie à bas coûts du groupe Air France-KLM, va ainsi ajuster son programme de vols prévus en mai et en juin. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Transavia France [.] a confirmé dimanche 26 avril l’annulation de plusieurs vols programmés pour les mois de mai et juin 2026 »
air-journal.fr ↗ ↩
« Les annulations concernent "moins de 2% du programme de vols sur la période mai-juin", a précisé un porte-parole à l'AFP. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« confirmant une information de RMC. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « En raison du contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient et de ses répercussions sur le prix du carburant d’aviation, Transavia France adapte son programme de vols et est contrainte de procéder à l’annulation de plusieurs vols prévus aux mois de mai et juin 2026 », a indiqué la compagnie dans un communiqué. »
air-journal.fr ↗ ↩
« Air France envisage de son côté de réduire une partie de son programme entre mai et juillet 2026, avec une suppression pouvant aller jusqu’à 10 % de ses vols si la situation perdure »
lindependant.fr ↗ ↩
« La part du carburant dans les coûts d’exploitation des compagnies aériennes est ainsi passée de 25 à 45 % »
ouest-france.fr ↗ ↩
« La part du carburant dans les coûts d’exploitation des compagnies aériennes est ainsi passée de 25 à 45 % »
ouest-france.fr ↗ ↩
« de l’ordre de 10 euros en moyenne par aller-retour, a précisé son porte-parole »
ladepeche.fr ↗ ↩
« ni Air France ni Transavia n’ont annoncé de diminution de leurs plans de vol »
lemonde.fr ↗ ↩
« il y a une quinzaine de jours, la compagnie française avait annoncé une surcharge carburant de 50 euros pour un long-courrier en classe éco »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Comptez désormais 100 euros sur un billet aller-retour long-courrier »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Air France répercute sur ses clients la hausse du kérosène [.] et une vingtaine de compagnies font de même »
radiofrance.fr ↗ ↩
« a déclaré dans La Tribune ce mardi 7 avril 2026 le président de la Fédération nationale de l’aviation (Fnam) et PDG de Corsair. « Les hausses des prix des billets se généralisent et elles sont inévitables », a ainsi affirmé Pascal de Izaguirre. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« a déclaré dans La Tribune ce mardi 7 avril 2026 le président de la Fédération nationale de l’aviation (Fnam) »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « Les hausses des prix des billets se généralisent et elles sont inévitables », a ainsi affirmé Pascal de Izaguirre. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Depuis les frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février 2026 »
air-journal.fr ↗ ↩
« Depuis les frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février 2026, suivies par la fermeture du détroit d’Ormuz »
air-journal.fr ↗ ↩
« qui a conduit Téhéran à bloquer le détroit d'Ormuz fin février »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« le détroit d'Ormuz [.] est bloqué par Téhéran. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« par lequel transitent en temps normal près de 20% de la production mondiale d'hydrocarbures, est bloqué par Téhéran. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« par lequel transitent normalement près de 20 % des hydrocarbures mondiaux »
ladepeche.fr ↗ ↩
« L'Europe importe habituellement la moitié de son kérosène depuis les pays du Golfe. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« D’ordinaire, cette dernière importe la moitié de son kérosène depuis les pays du Golfe »
ladepeche.fr ↗ ↩
« L’Europe importe habituellement la moitié de son kérosène depuis les pays du Golfe »
actu.fr ↗ ↩
« Les importations de kérosène en provenance d’autres régions, notamment des États‑Unis, ont augmenté, mais peinent à compenser totalement la désorganisation des routes habituelles. »
air-journal.fr ↗ ↩
« L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a sonné l'alarme: l'Europe ne disposerait plus que de six semaines de réserves. »
lerevenu.com ↗ ↩
« L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a averti mi-avril que l’Europe ne disposerait plus que de six semaines de réserves de kérosène »
air-journal.fr ↗ ↩
« l’Europe ne disposerait plus que de six semaines de réserves de kérosène si les approvisionnements en pétrole restaient bloqués »
air-journal.fr ↗ ↩
« l'Europe ne disposerait plus que de six semaines de réserves. »
lerevenu.com ↗ ↩
« L’Europe dispose habituellement de sept à huit semaines de stocks de carburant aviation, ce qui permet pour l’instant de lisser les chocs. »
air-journal.fr ↗ ↩
« Le Conseil international des aéroports d’Europe a alerté la Commission européenne sur le risque de pénuries dès début mai »
air-journal.fr ↗ ↩
« le risque de pénuries dès début mai si les pétroliers ne recommençaient pas à emprunter la voie maritime d’Ormuz »
air-journal.fr ↗ ↩
« L’Union européenne « s’approchait très rapidement » d’une potentielle crise d’approvisionnement, avec le risque d’un été marqué par « des billets d’avion plus chers et des annulations » »
latribune.fr ↗ ↩
« « Il n’y a aucune pénurie à l’heure où nous parlons », a assuré Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie. »
air-journal.fr ↗ ↩
« la France dispose d’environ 100 jours de stocks de kérosène qui peuvent être libérés »
air-journal.fr ↗ ↩
« Michael O’Leary prévient désormais qu’un véritable risque de tension pourrait apparaître dès le mois de juin si la crise du carburant liée au Moyen‑Orient se prolonge. »
air-journal.fr ↗ ↩
« « Je ne peux garantir à 100% nos approvisionnements que jusqu’à la fin mai. Pour juin, juillet, août, personne n’est sûr de rien. » »
air-journal.fr ↗ ↩
« est venu du groupe Air France-KLM »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’un des communiqués les plus marquants, jeudi 16 avril »
lemonde.fr ↗ ↩
« jeudi 16 avril, est venu du groupe Air France-KLM, au sein duquel la compagnie néerlandaise a annoncé la suppression de 80 allers-retours au départ de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol en mai »
lemonde.fr ↗ ↩
« la suppression de 80 allers-retours au départ de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol en mai »
lemonde.fr ↗ ↩
« la compagnie scandinave SAS a déjà annulé un millier de vols »
radiofrance.fr ↗ ↩
« environ 50 millions de dollars de surcoût pour le seul mois d’avril. »
air-journal.fr ↗ ↩
« O’Leary estime que la compagnie pourrait payer « jusqu’à 600 millions de dollars de plus » si le baril restait autour de 150 dollars. »
air-journal.fr ↗ ↩
« si le baril restait autour de 150 dollars. »
air-journal.fr ↗ ↩
« « Après mai? Qui peut le savoir, nous tirons tous à l’aveuglette. » »
air-journal.fr ↗ ↩
« Les scénarios internes évoqués vont d’une réduction de 5 à 10% du programme si la pénurie reste localisée. »
air-journal.fr ↗ ↩
« Ryanair anticipe à au moins +3% sur la saison estivale, en raison de la combinaison « contraintes de capacité et prix du pétrole plus élevés ». »
air-journal.fr ↗ ↩
« Le groupe allemand Lufthansa travaille sur un plan d’immobilisation de ses avions »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Le groupe allemand Lufthansa travaille sur un plan d’immobilisation de ses avions au cas où la guerre s’enliserait »
radiofrance.fr ↗ ↩
« il s’agirait à ses yeux d’une « circonstance extraordinaire », excluant une indemnisation au sens du règlement européen. »
air-journal.fr ↗ ↩
« Transavia, qui opère sur le segment moyen-courrier, précise que "les clients concernés par une annulation sont informés individuellement par SMS et e-mail". »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Les clients concernés par une annulation sont informés individuellement par SMS et e-mail", précise la compagnie »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Ils pourront alors "bénéficier, selon leur choix, d'un report sans frais, d'un avoir ou d'un remboursement intégral de leur billet". »
franceinfo.fr ↗ ↩
« La compagnie leur propose trois options: un report sans frais supplémentaires, un avoir pour une réservation future ou un remboursement intégral du billet. »
air-journal.fr ↗ ↩
« "pour la majorité des vols annulés, une solution de report dans les 24 heures est proposée", ajoute la compagnie. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "pour la majorité des vols annulés, une solution de report dans les 24 heures est proposée", assure Transavia »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Le règlement européen 261/2004 est pourtant censé protéger les passagers aériens. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« C’est ce texte qui encadre les annulations, les longs retards et les refus d’embarquement. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« "bénéficier, selon leur choix, d’un report sans frais, d’un avoir ou d’un remboursement intégral de leur billet" »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Le 19 avril, la France ne constatait pas de "difficulté" pour l'approvisionnement en kérosène des compagnies aériennes, selon la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « Il n’y a aucune pénurie à l’heure où nous parlons », a assuré Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie. »
air-journal.fr ↗ ↩
« Le 19 avril, la France ne constatait pas de "difficulté" pour l'approvisionnement en kérosène des compagnies aériennes, selon la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« assurait ne constater aucune "difficulté" d’approvisionnement »
ladepeche.fr ↗ ↩
« À Bruxelles, le commissaire européen à l’énergie Dan Jorgensen a alerté sur une dégradation rapide de la situation »
latribune.fr ↗ ↩
« l’UE "s’approchait très rapidement" d’une crise d’approvisionnement majeure, avec le risque d’un été marqué par "des billets d’avion plus chers et des annulations" »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Iata a appelé le 17 avril les différentes autorités de régulation »
actu.fr ↗ ↩
« a appelé [.] à se coordonner et à être transparentes au cas où un « rationnement » du kérosène se révélerait nécessaire »
actu.fr ↗ ↩
« « Ces stocks sont initialement là pour pallier à des problèmes de volume et non pas à des problèmes de prix », a-t-elle toutefois rappelé. »
air-journal.fr ↗ ↩
« il n’exclut pas de recourir aux stocks en cas de tensions sur les volumes »
latribune.fr ↗ ↩
« en cas de "problèmes de volume", le pays est prêt à libérer ses stocks stratégiques »
ladepeche.fr ↗ ↩
« « moins de 2 % du programme de vols sur la période mai-juin » »
latribune.fr ↗ ↩
« il évoque un « risque réel, même s’il reste modeste, que 10, 20 ou 25% » des livraisons soient menacées en mai‑juin si le conflit se poursuit. »
air-journal.fr ↗ ↩
« l’approvisionnement en kérosène mettra du temps à revenir à la normale, plusieurs mois au moins »
radiofrance.fr ↗ ↩
Sources
- Transavia annule des vols en mai et juin en raison de la flambée du prix du kérosène
- La compagnie Transavia annule des vols en mai et juin à cause du prix du kérosène
- Flambée du kérosène : premières annulations de vols en mai et juin chez Transavia
- Crise du kérosène : Transavia contraint d'ajuster son programme de vols
- Flambée du prix du kérosène : la compagnie Transavia contrainte d’annuler des vols en mai et juin
- Guerre au Moyen-Orient : après Air France et Ryanair, Transavia va annuler des vols en mai et juin à cause de la hausse du kérosène
- Des centaines de vols annulés et une situation qui pourrait empirer : les prix des carburants pèsent sur les compagnies aériennes
- Kérosène : Air France-KLM, IAG, easyJet et Ryanair sous haute tension en Bourse
- Du carburant jusqu’à mai, après c’est l’inconnu: l’alerte de Ryanair pour l’été
- Vols annulés par Transavia en mai et juin à cause du prix du kérosène : comment savoir si vous êtes concerné ?
- Air France et d'autres compagnies aériennes répercutent la hausse du kérosène sur le prix des billets
- Un avion Ryanair parti de France sans ses 192 passagers : pourquoi leur indemnisation s’annonce compliquée
- Transport aérien : la guerre au Moyen-Orient fait planer le risque d’une hausse des prix et d’une pénurie de kérosène