Trégastel : incendie accidentel confirmé à la chapelle Sainte-Anne, cagnotte pour la restauration
La mairie a officialisé le 15 juin l'origine accidentelle du sinistre qui a détruit 75 % de la toiture de l'édifice du XVIIe siècle.
Un incendie a ravagé la chapelle Sainte-Anne-des-Rochers à Trégastel (Côtes-d'Armor) le 12 juin 2026. La gendarmerie a écarté la piste criminelle. Une cagnotte portée par la Fondation du Patrimoine vise 80 000 € pour financer les travaux d'urgence.
L’essentiel
- Date : incendie le 12 juin 2026 vers 16h, origine accidentelle confirmée officiellement le 15 juin par la mairie de Trégastel.
- Dégâts : environ 200 m² de toiture en ardoises détruits (~75 %), partie de la charpente effondrée ; aucun blessé.
- Patrimoine préservé : trois statues classées monuments historiques et le matériel liturgique mis à l’abri, confiés à la mairie.
- Cagnotte : objectif 80 000 € ; déjà plus de 23 000 à 27 000 € collectés après un premier élan de ~12 000 € avant l’incendie.
- Édifice : chapelle construite en 1635, déjà fermée au public depuis mars 2026 pour fragilités structurelles.
Ce qui s’est passé le 12 juin
Les flammes se sont déclarées vers 16h à la chapelle Sainte-Anne-des-Rochers, sur le site de Trégastel-Plage, au cœur de la Côte de Granit Rose. Trente à trente-deux pompiers ont été mobilisés pour maîtriser le sinistre, selon Le Télégramme et France 3. La toiture en ardoises a été détruite à environ 75 %, soit quelque 200 m². Une partie de la charpente s’est effondrée. Aucun blessé n’a été signalé.
L’édifice était fermé au public depuis mars 2026 en raison de fragilités structurelles, des chutes de gravats ayant été signalées, selon la Fondation du Patrimoine. Cette fermeture préventive a sans doute évité un drame humain.
Piste criminelle officiellement écartée
Le 15 juin 2026, la mairie de Trégastel a publié un communiqué de presse : l’enquête conduite par la gendarmerie (CIC) et les services compétents conclut à une origine accidentelle. La piste criminelle est formellement écartée. Ni la mairie ni la gendarmerie n’ont précisé publiquement la cause exacte du départ de feu à ce stade.
Des œuvres classées sauvées in extremis
La chapelle Sainte-Anne-des-Rochers n’est pas elle-même classée monument historique. Elle abrite cependant des œuvres qui le sont. Trois statues classées, ainsi que l’ensemble du matériel liturgique, ont été mis à l’abri et confiés à la garde de la mairie, selon Le Figaro et France 3. Le site possède également une histoire préhistorique - dolmen, stèle celte - et a été agrandi au XXe siècle par l’architecte Auguste Courcoux, selon la Fondation du Patrimoine et le site patrimonial local.
La mobilisation pour la restauration
La maire Annie Macé - élue en mars 2026, première femme à occuper ce poste à Trégastel selon Ouest-France - et ses adjoints étaient sur place dès les premières heures. La ville s’est associée à la Fondation du Patrimoine pour porter un projet de restauration d’urgence : sécurisation de l’édifice, reconstruction de la charpente et remise en couverture.
Une cagnotte a été lancée avec un objectif fixé à 80 000 €. Avant même l’incendie, une collecte pour la rénovation avait déjà réuni environ 12 000 €, avec près de 120 donateurs en une journée dans une grande surface locale, selon Ouest-France. Depuis le sinistre, la somme a progressé rapidement pour atteindre entre 23 000 et 27 000 €, d’après France 3 et Famille Chrétienne.
La mobilisation dépasse Trégastel : habitants, visiteurs et touristes contribuent à la collecte. En Bretagne, d’autres dossiers patrimoniaux impliquent également des collectivités locales dans des montages financiers complexes pour préserver le bâti historique.
Contexte dans les Côtes-d’Armor
Trégastel compte 2 524 habitants selon l’INSEE (données 2023). La commune fait partie du pays de Lannion-Trégor, sur la Côte de Granit Rose, secteur très fréquenté en saison touristique. La chapelle Sainte-Anne-des-Rochers, construite en 1635, est l’un des repères identitaires du bourg et de Trégastel-Plage.
Les incendies de chapelles et d’églises rurales restent un risque récurrent en Bretagne, où le patrimoine religieux est dense et les édifices parfois vieillissants. D’autres départements français alertent en ce moment sur la hausse des risques incendie, même si dans ce cas l’origine est accidentelle et non liée à la sécheresse. L’architecte des Bâtiments de France doit être saisi pour valider les travaux de restauration d’urgence.
Prochaine étape
Une visite de l’architecte des Bâtiments de France est attendue pour définir le cadre des travaux prioritaires : sécurisation des murs, reconstruction de la charpente, remise en couverture. La cagnotte reste ouverte sur le site de la Fondation du Patrimoine.
Sources
- Le Télégramme : Incendie de la chapelle Sainte-Anne de Trégastel. La piste accidentelle officiellement confirmée
- France 3 Bretagne : Incendie de la chapelle Sainte-Anne de Trégastel : la toiture détruite en grande partie, une cagnotte mise en place
- Le Figaro : Bretagne : un incendie ravage une chapelle vieille de quatre siècles
- Fondation du Patrimoine : Chapelle Sainte-Anne de Trégastel – projet de restauration

