Trump dessine le Venezuela en « 51e État » : la provocation qui masque la prise de contrôle du pétrole
Quatre mois après la capture de Nicolás Maduro, le président américain publie une carte du Venezuela aux couleurs des États-Unis. Caracas dément, Pékin fulmine.
Donald Trump a publié mardi sur Truth Social un dessin du Venezuela aux couleurs américaines, légendé « 51e État ». Une provocation qui prolonge un raid militaire et une mainmise pétrolière.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une prise de contrôle pétrolière maquillée en annexion symbolique
Washington contrôle désormais les exportations pétrolières du Venezuela, premier réservoir mondial avec presque un cinquième des réserves. Le dessin du « 51e État » officialise une mainmise déjà acquise.
Le perdant invisible : la Chine éjectée d'un actif stratégique
Pékin, principal acheteur de brut vénézuélien à prix quasi nul, voit son fournisseur capturé quelques heures après une visite diplomatique à Caracas. La géopolitique du pétrole se rejoue.
L'ordre international post-1945 enterré par paralysie structurelle
Le veto américain au Conseil de sécurité rend toute sanction impossible. Contrairement au Kosovo en 1999 ou à l'Irak en 2003, aucun débat juridique sérieux n'a même eu lieu : c'est la mort discrète de l'article 2§4 de la Charte de l'ONU.
Canada, Groenland, Venezuela : une escalade méthodique, pas une lubie
Allié OTAN, territoire UE par ricochet, État hostile : trois cibles, trois leviers (économique, sécurité nationale, militaire). La formule « 51e État » n'est pas une boutade, c'est la signature d'une doctrine calibrée.
Maduro à Brooklyn, Caracas dans la capitulation contrainte
Le président déchu est en cellule de 3 mètres sur 2, poursuivi pour narcotrafic comme Noriega en 1989. Sa successeure refuse l'annexion mais négocie un « agenda de coopération » : la seule marge d'un gouvernement décapité.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Trump a publié mardi sur Truth Social un dessin du Venezuela aux couleurs américaines, légendé « 51e État ».
- Le post survient deux jours après une déclaration à Fox News où il dit envisager « sérieusement » cette annexion.
- Quatre mois plus tôt, l'opération « Détermination absolue » a capturé Nicolás Maduro à Caracas, sur le modèle Noriega-Panama 1989.
- Les États-Unis contrôlent désormais les exportations pétrolières du Venezuela, qui détient presque un cinquième des réserves mondiales.
- Le Conseil de sécurité de l'ONU est paralysé par le veto américain ni le Brésil, ni la Colombie, ni le Mexique n'ont officiellement réagi.
Le post est tombé mardi [1]. Une carte de l’Amérique du Sud, le Venezuela colorié aux couleurs du drapeau américain, et une légende sèche: « 51e État » [2]. Donald Trump [3] l’a publié sur sa plateforme Truth Social [1]. Quelques minutes plus tard, le compte X officiel de la Maison-Blanche le relayait [4]. À Washington, on ne plaisante pas avec ce genre de geste. On le calibre.
Deux jours plus tôt, le lundi 11 mai [5], le président américain [6] avait glissé à un journaliste de Fox News [7] une formule qui avait fait le tour des rédactions: il envisage « sérieusement » de faire du Venezuela le 51e État [8][9]. Le dessin du mardi n’est donc pas une saillie isolée. C’est une confirmation graphique.
Quatre mois après le raid sur Caracas
Le contexte change tout. Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 [12], les forces américaines ont mené l’opération baptisée « Détermination absolue » [13] sur Caracas. Nicolás Maduro [14], président vénézuélien, a été capturé avec son épouse au cours d’une opération de l’armée [15]. Trump a salué un « succès militaire exceptionnel » [13]. Depuis, il se vante régulièrement de « contrôler le pays » [16].
Maduro, 63 ans [11], est aujourd’hui incarcéré dans un établissement pénitentiaire de Brooklyn [17], dans une cellule de 3 mètres sur 2 [10]. Le 26 mars [18], il a comparu devant le tribunal de Manhattan [19], poursuivi pour avoir favorisé un trafic international de drogue [20]. Le juge a refusé d’abandonner les poursuites [21]. La justice américaine a désormais le président déchu sous la main. On se souvient d’un précédent latino-américain: l’opération « Just Cause » avait conduit à la capture du général Manuel Noriega à Panama, jugé ensuite à Miami pour trafic de drogue. Le schéma se répète, à une échelle supérieure: Panama pesait pour un canal, le Venezuela pèse pour un cinquième des réserves pétrolières mondiales.
La réponse depuis La Haye
Delcy Rodríguez, présidente par intérim du Venezuela [22], a répondu lundi [23]. Pas depuis Caracas: depuis La Haye [24], ville qui abrite la Cour internationale de Justice. Le détail est calculé. « Cela n’avait jamais été envisagé, parce que s’il y a bien une chose que nous, Vénézuéliennes et Vénézuéliens, avons, c’est que nous aimons notre processus d’indépendance, nous aimons nos héros et héroïnes » [25], a-t-elle déclaré.
La capitulation contrainte d’une présidence par intérim
Dans le même souffle, Rodríguez affirme que son gouvernement travaille à « un agenda diplomatique de coopération » [26] avec les États-Unis. Le Venezuela a rétabli en mars [27] les relations diplomatiques avec Washington, rompues par Maduro sept ans plus tôt [28]. La contradiction n’est pas rhétorique: c’est l’aveu d’une marge de manœuvre nulle. Que peut faire, concrètement, un gouvernement dont le président élu est en cellule à Brooklyn, dont les exportations pétrolières - seule véritable ressource - sont sous contrôle américain, et dont la capitale a été investie par une opération militaire étrangère? Refuser la « coopération », c’est accepter l’effondrement économique d’un pays de 28 millions d’habitants [29]. L’accepter, c’est ratifier l’occupation. Rodríguez choisit la seconde option en l’habillant du vocabulaire diplomatique. Le démenti sur le « 51e État » est destiné à l’opinion intérieure; l’« agenda de coopération » est destiné à Washington. C’est moins un paradoxe qu’une capitulation négociée.
Le pétrole, vraie partition
Le Venezuela détient presque un cinquième des réserves de pétrole mondiales [30]. Selon plusieurs sources, 300 milliards de barils [31] de réserves prouvées. Davantage que l’Arabie saoudite [32]. Mais la production réelle est aujourd’hui dérisoire: entre 800 000 et 1 million de barils par jour [33], soit moins de 1 % de la production mondiale [34]. Le pays est tombé à la 18e-20e place des producteurs [35]. Il y a 25 ans, sa production était au moins le triple [36].
C’est cette ressource sous-exploitée que Washington a saisie. Stephen Miller [37], chef de cabinet adjoint de Trump, a posé la justification: « La sueur, l’ingéniosité et le labeur des Américains ont permis de créer l’industrie pétrolière au Venezuela. Son expropriation tyrannique a constitué le plus grand vol de richesses et de biens américains jamais enregistré » [38]. La rhétorique de la restitution recouvre une prise de contrôle.
Pékin, le perdant invisible
L’angle que personne ne dit, ou presque: ce raid n’a pas seulement décapité un régime hostile. Il a éjecté Pékin d’un actif stratégique. La Chine est le principal acheteur de brut vénézuélien [39], qu’elle obtenait à des conditions quasi gratuites. Cuba ne pourra plus importer ce pétrole à des conditions très favorables [40].
Le calendrier est troublant. Le 2 janvier 2026 [41], veille de l’opération, Qiu Xiaoqi [42], représentant spécial de la Chine pour l’Amérique latine et ancien ambassadeur dans la région, était à Caracas avec une délégation. Échanges cordiaux avec Maduro, cadeaux, sourires. Sur Instagram [43], Maduro saluait ses liens forts avec Pékin: « À toute épreuve et par tout temps! » [44]. Quelques heures plus tard, il était enlevé par les forces américaines [45]. On ne sait toujours pas si la délégation chinoise avait quitté Caracas.
La réaction de Wang Yi [46], ministre chinois des affaires étrangères, est tombée le dimanche suivant [47]: « Aucun pays ne peut agir comme s’il était le gendarme du monde ou le juge international » [48]. La veille, sa diplomatie avait dénoncé le « comportement hégémonique des États-Unis » [49]. Marco Rubio, secrétaire d’État et conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump [50], n’a pas masqué la logique de Washington: maintenir hors du continent américain les puissances rivales jugées capables de contrôler des actifs régionaux.
Canada, Groenland, Venezuela: une escalade méthodique
Trump n’en est pas à son premier « 51e État ». Mais l’énumération masque une gradation. Pour le Canada, allié OTAN et partenaire de l’ACEUM, le levier a été économique: menaces tarifaires répétées, pression sur la frontière, formule « 51e État » brandie comme arme de négociation commerciale [51]. Pour le Groenland, territoire autonome danois ayant quitté la CEE en 1985 et associé à l’Union européenne sous le statut de pays et territoire d’outre-mer, le registre est la sécurité nationale: Trump a répété ce week-end que les États-Unis « ont besoin du Groenland du point de vue de leur sécurité nationale » [52] - un argument qui contourne la souveraineté danoise sans la nommer. Pour le Venezuela, État jugé hostile, plus aucune médiation: action militaire directe, capture du chef d’État, contrôle des exportations stratégiques. Allié, neutre, ennemi: trois cibles, trois leviers, une même grammaire. Le dessin de mardi clôt un cycle et expose la cohérence: il n’y a pas une provocation isolée, il y a une doctrine qui s’applique avec un degré de coercition calibré sur la résistance attendue.
Un Conseil de sécurité muet
Pour Romuald Sciora [53], directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis, l’ordre multilatéral « était déjà moribond depuis un bon moment »: sa déliquescence, et celle d’organisations comme l’ONU, « avait commencé dès les années 1990 ». Trump « n’aura fait que précipiter le mouvement » [54]. Le 5 janvier 2026 [55], deux jours après l’opération, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni à la demande de Caracas [56]. Antonio Guterres [57], secrétaire général, a insisté sur le « respect des principes de souveraineté, d’indépendance politique et d’intégrité territoriale » [58]. Il a redouté que cet « acte de guerre » provoque « l’instabilité du pays » [59] et un « précédent » pour la conduite des relations entre États [60].
Personne n’a bougé. Et la raison est structurelle. L’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies interdit le « recours à la menace ou à l’emploi de la force » contre l’intégrité territoriale d’un État. Mais le Conseil de sécurité, seule instance habilitée à constater une violation et à voter des sanctions, est paralysé par le droit de veto des cinq membres permanents - dont les États-Unis eux-mêmes. Aucun mécanisme institutionnel ne peut donc enclencher la moindre réponse contraignante contre Washington. L’ordre international ne se défend plus que par communiqué - non parce que les principes ont changé, mais parce que les mécanismes pour les faire valoir n’ont jamais eu de prise sur la première puissance.
L’Europe présente, l’Amérique latine silencieuse
Vingt-six États membres de l’UE [61], tous sauf la Hongrie, ont émis une déclaration commune. Keir Starmer [62], premier ministre britannique, a rappelé que Londres « considère Maduro comme un président illégitime » [63]. Friedrich Merz [64], chancelier allemand, a réagi. Vladimir Poutine [65], président russe, avait soutenu Maduro dès début décembre [66]; le 3 janvier [67], le ministère russe des affaires étrangères exigeait que Washington « libère le président légitimement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse » [68]. Posture confortable pour un Kremlin qui occupe illégalement près de 20 % du territoire ukrainien [69].
Une absence saute aux yeux. Aucune des sources consultées ne mentionne de réaction officielle du Brésil de Lula, de la Colombie de Petro ou du Mexique de Sheinbaum - pourtant voisins directs, gouvernés par des exécutifs de gauche traditionnellement attentifs à la souveraineté latino-américaine. Ce silence régional, sur une intervention militaire d’envergure menée dans leur arrière-cour, mériterait d’être éclairci. Il en dit peut-être autant sur la portée de la « doctrine Donroe » [70] - version trumpienne de la doctrine Monroe, exposée dans la nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine de décembre 2025 [71] - que les communiqués de Pékin et Moscou.
Ce que le dessin dit vraiment
Le dessin du mardi n’annexe rien. Il officialise. Le contrôle américain sur les exportations pétrolières est acté [72]. Le président vénézuélien est en cellule à Brooklyn [17]. Pékin a perdu l’un de ses principaux fournisseurs latino-américains. Le 51e État est une provocation. La prise de contrôle, elle, est déjà faite.
Le marché pétrolier, lui, n’a pas frémi: entre le 2 [73] et le 9 janvier [74], le prix du Brent n’a augmenté que de près de trois dollars [75]. Les marchés savent lire. Le Venezuela ne pèse plus assez dans la production mondiale pour faire trembler les cours. Mais ses réserves, elles, pèsent pour le siècle qui vient. C’est cela que Washington a saisi.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (75)
« Donald Trump a publié mardi sur sa plateforme Truth Social un dessin montrant le Venezuela aux couleurs des États-Unis avec comme légende «51e État». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« un dessin montrant le Venezuela aux couleurs des États-Unis avec comme légende «51e État». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Donald Trump a publié mardi sur sa plateforme Truth Social un dessin montrant le Venezuela aux couleurs des États-Unis avec comme légende «51e État». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Une publication aussitôt relayée par le compte X de la Maison-Blanche. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Ce lundi 11 mai, Donald Trump a glissé à un journaliste de Fox News une phrase qui a immédiatement fait le tour des rédactions du monde entier. »
letribunaldunet.fr ↗ ↩
« Donald Trump, président américain, a affirmé envisager « sérieusement » de faire du Venezuela le 51e État des États-Unis. »
letribunaldunet.fr ↗ ↩
« Donald Trump a glissé à un journaliste de Fox News une phrase qui a immédiatement fait le tour des rédactions du monde entier. »
letribunaldunet.fr ↗ ↩
« il a confié à Fox News envisager "sérieusement" de faire du Venezuela le 51e État américain »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Le président américain a affirmé envisager « sérieusement » de faire du Venezuela le 51e État des États-Unis. »
letribunaldunet.fr ↗ ↩
« une cellule de 3 mètres sur 2 »
ladepeche.fr ↗ ↩
« L'ancien président vénézuélien de 63 ans »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les États-Unis ont mené une opération militaire au Venezuela »
iris-france.org ↗ ↩
« Donald Trump et les hauts responsables de son administration ont salué l’opération « Détermination absolue », le raid sur Caracas et la capture et l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 janvier 2026, comme un succès militaire exceptionnel. »
theconversation.com ↗ ↩
« après avoir capturé le président déchu Nicolas Maduro le 3 janvier. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« les Américains avaient capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro avec son épouse au cours d'une spectaculaire opération de l'armée à Caracas »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Donald Trump se vante depuis de "contrôler le pays" »
ladepeche.fr ↗ ↩
« incarcéré dans un établissement pénitentiaire de Brooklyn »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Nicolas Maduro a comparu le 26 mars devant le tribunal de Manhattan »
ladepeche.fr ↗ ↩
« devant le tribunal de Manhattan »
ladepeche.fr ↗ ↩
« où il était poursuivi pour avoir favorisé un trafic international de drogue »
ladepeche.fr ↗ ↩
« Le juge avait décidé de ne pas abandonner les poursuites »
ladepeche.fr ↗ ↩
« La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a nié lundi cette possibilité. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a nié lundi cette possibilité »
lapresse.ca ↗ ↩
« Delcy Rodriguez [.] l’a fait depuis La Haye, aux Pays-Bas, ce qui ajoute une dimension symbolique forte - la ville qui abrite la Cour internationale de Justice. »
letribunaldunet.fr ↗ ↩
« affirmant que cela n’avait « jamais été envisagé, parce que s’il y a bien une chose que nous, Vénézuéliennes et Vénézuéliens, avons, c’est que nous aimons notre processus d’indépendance, nous aimons nos héros et héroïnes » »
lapresse.ca ↗ ↩
« travaillait à «un agenda diplomatique de coopération» avec les États-Unis. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« après avoir rétabli en mars les relations diplomatiques avec Washington, rompues par Nicolas Maduro il y a sept ans. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« rompues par Nicolas Maduro il y a sept ans. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le Venezuela compte 28 millions d’habitants, une histoire d’indépendance vieille de plus de deux siècles et une identité nationale forgée dans la lutte contre les empires coloniaux. »
letribunaldunet.fr ↗ ↩
« Le Venezuela détient presque un cinquième des réserves du pétrole mondial »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Plusieurs sources clés, telles que l’OPEP et l’U.S. Energy Information Administration, citent un chiffre de 300 milliards de barils. »
iris-france.org ↗ ↩
« Le Venezuela possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde - plus que l’Arabie saoudite. »
letribunaldunet.fr ↗ ↩
« Pour la production de brut, on est sur un niveau compris entre 800 000 barils par jour et 1 million de barils par jour (b/j) seulement au cours des derniers mois »
iris-france.org ↗ ↩
« soit moins de 1 % de la production pétrolière mondiale »
iris-france.org ↗ ↩
« En termes de classement, le Venezuela n’est qu’à la 18e-20e place, selon la période considérée. »
iris-france.org ↗ ↩
« Il y a 25 ans environ, cette production était le triple au moins de ce qui est enregistré aujourd’hui. »
iris-france.org ↗ ↩
« Stephen Miller, l’influent chef de cabinet adjoint de Trump »
theconversation.com ↗ ↩
« « La sueur, l’ingéniosité et le labeur des Américains ont permis de créer l’industrie pétrolière au Venezuela. Son expropriation tyrannique a constitué le plus grand vol de richesses et de biens américains jamais enregistré. » »
nouvelobs.com ↗ ↩
« la Chine, qui est le principal acheteur de brut du Venezuela, ne pourra plus bénéficier de ce pétrole gratuitement ou presque »
iris-france.org ↗ ↩
« Cuba ne pourra plus importer de pétrole vénézuélien à des conditions commerciales très favorables »
iris-france.org ↗ ↩
« Le représentant spécial de la Chine pour l’Amérique latine, Qiu Xiaoqi, diplomate expérimenté et ancien ambassadeur dans la région, était en déplacement à Caracas à la tête d’une délégation chinoise, vendredi 2 janvier. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le représentant spécial de la Chine pour l’Amérique latine, Qiu Xiaoqi, diplomate expérimenté et ancien ambassadeur dans la région, était en déplacement à Caracas à la tête d’une délégation chinoise, vendredi 2 janvier. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Sur son compte Instagram, Nicolas Maduro saluait aussitôt ses liens forts avec la Chine alors que la pression des Etats-Unis ne cessait de monter: « A toute épreuve et par tout temps! » »
lemonde.fr ↗ ↩
« « A toute épreuve et par tout temps! » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Quelques heures plus tard seulement, il était enlevé par les forces américaines, sans que l’on sache si les envoyés chinois avaient même quitté Caracas. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Aucun pays ne peut agir comme s’il était le gendarme du monde ou le juge international », a dénoncé dimanche le ministre des affaires étrangères, Wang Yi. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Aucun pays ne peut agir comme s’il était le gendarme du monde ou le juge international », a dénoncé dimanche le ministre des affaires étrangères, Wang Yi. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Aucun pays ne peut agir comme s’il était le gendarme du monde ou le juge international » »
lemonde.fr ↗ ↩
« « comportement hégémonique des Etats-Unis » »
lemonde.fr ↗ ↩
« depuis longtemps une obsession pour le secrétaire d’État de Trump Marco Rubio »
theconversation.com ↗ ↩
« Le président américain, qui a menacé à plusieurs reprises de faire du Canada le «51e État américain» durant son mandat. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« les commentaires de Trump ce week-end selon lesquels les États-Unis « ont besoin du Groenland du point de vue de leur sécurité nationale » »
theconversation.com ↗ ↩
« résume Romuald Sciora, directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis »
humanite.fr ↗ ↩
« « Bien évidemment, l’ordre multilatéral était déjà moribond depuis un bon moment. Sa déliquescence, et celle d’organisations comme l’ONU, avait commencé dès les années 1990. Donald Trump n’en est pas responsable. Il n’aura fait que précipiter le mouvement. Et il en a signé, avec l’enlèvement de Nicolas Maduro, le samedi 3 janvier 2026, l’arrêt de mort officiel » »
humanite.fr ↗ ↩
« Deux jours après l’enlèvement du président du Venezuela, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni lundi »
humanite.fr ↗ ↩
« Deux jours après l’enlèvement du président du Venezuela, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni lundi, à la demande de Caracas »
humanite.fr ↗ ↩
« a insisté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres »
humanite.fr ↗ ↩
« « Il est important de respecter des principes de souveraineté, d’indépendance politique et d’intégrité territoriale des États » »
humanite.fr ↗ ↩
« qui redoute qu’un tel acte de guerre ne provoque « l’instabilité du pays » »
humanite.fr ↗ ↩
« comme du « précédent que cela peut représenter pour la façon dont les relations entre États sont conduites » »
humanite.fr ↗ ↩
« la déclaration commune ultérieure de 26 États membres de l’UE (soit tous les États membres sauf la Hongrie) »
theconversation.com ↗ ↩
« Le premier ministre britannique Keir Starmer »
theconversation.com ↗ ↩
« qu’il « considère Maduro comme un président illégitime » »
theconversation.com ↗ ↩
« Le chancelier allemand Friedrich Merz »
theconversation.com ↗ ↩
« Le président russe Vladimir Poutine »
theconversation.com ↗ ↩
« Le président russe Vladimir Poutine avait manifesté son soutien à Maduro dès le début du mois de décembre. »
theconversation.com ↗ ↩
« Dans une déclaration publiée le 3 janvier, le ministère russe des affaires étrangères »
theconversation.com ↗ ↩
« la Russie a adopté une position plus ferme, exigeant que Washington « libère le président élu d’un pays souverain ainsi que son épouse » »
theconversation.com ↗ ↩
« près de 20 % du territoire ukrainien »
theconversation.com ↗ ↩
« Cette renaissance de la doctrine Monroe vieille de deux siècles (rebaptisée par Trump « doctrine Donroe ») »
theconversation.com ↗ ↩
« exposée dans la nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine en décembre 2025 »
theconversation.com ↗ ↩
« prendre le contrôle des exportations pétrolières du Venezuela, ce que Washington a obtenu il y a quelques jours »
iris-france.org ↗ ↩
« Entre le 2 janvier, veille de l’action militaire américaine à Caracas, et le 9 janvier, le prix du pétrole Brent de la mer du Nord a augmenté de près de trois dollars seulement. »
iris-france.org ↗ ↩
« Entre le 2 janvier, veille de l’action militaire américaine à Caracas, et le 9 janvier, le prix du pétrole Brent de la mer du Nord a augmenté de près de trois dollars seulement. »
iris-france.org ↗ ↩
« le prix du pétrole Brent de la mer du Nord a augmenté de près de trois dollars seulement. »
iris-france.org ↗ ↩
Sources
- «51e État» : Donald Trump dévoile un dessin du Venezuela aux couleurs des États
- Venezuela « 51e État » américain
- Donald Trump désigne le Venezuela comme le "51e État" américain dans un dessin, quatre mois après la capture de Nicolás Maduro
- Le raid de Donald Trump sur le Venezuela laisse présager un nouveau partage du monde entre les grandes puissances
- Trump veut faire du Venezuela le 51e État américain : « Nous y pensons sérieusement »
- Le Venezuela, avant Cuba et le Groenland ? Donald Trump plonge le monde dans la loi du plus fort
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- Pétrole vénézuélien : les enjeux de l’opération Trump
- En attaquant le Venezuela, Donald Trump frappe aussi les intérêts de la Chine
