Tsitsipas remporte Gstaad et fixe ses trois priorités
Le Grec met fin à 16 mois de disette et vise le top 50, un titre ATP 500 et trois victoires contre le top 10
Stefanos Tsitsipas a battu Raphael Collignon en trois sets à Gstaad. Après 16 mois sans titre, le Grec détaille ses objectifs pour la fin de saison.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Retour au premier plan
Tsitsipas doit reconquérir une place dans le top 50 pour retrouver des tirages favorables et des invitations automatiques aux Masters 1000.
Changement d'entraîneur
La séparation avec son père et la collaboration avec Thomas Perrin marquent un tournant tactique et psychologique dans sa carrière.
Test sur surface dure
La tournée nord-américaine sur dur sera le véritable baromètre de sa forme après des mois de galère et une victoire sur terre battue.
Paradoxe du classement
Pour battre trois joueurs du top 10, Tsitsipas doit les affronter, mais son classement actuel le condamne à les croiser trop tôt dans les tableaux.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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mars 2025
Dernier titre avant Gstaad
Tsitsipas remporte le tournoi de Dubaï, son précédent succès sur le circuit ATP.
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2026
Séparation avec son père
Tsitsipas se sépare définitivement de son père comme entraîneur et commence à travailler avec Thomas Perrin.
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19 juil. 2026
Victoire à Gstaad
Tsitsipas bat Collignon en finale et met fin à 16 mois sans titre ATP.
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1er août 2026
Retour à l'Open du Canada
Tsitsipas prévoit son retour à la compétition après une pause de récupération.
Stefanos Tsitsipas lève les bras au ciel. Score final: 6-4, 6-7(3), 6-3. Le Grec vient de terrasser le Belge Raphael Collignon en finale de l’EFG Swiss Open Gstaad - le 19 juillet 2026. Sa dernière victoire remontait à mars 2025 à Dubaï. Seize mois sans lever un trophée. La série est terminée.
Tsitsipas enchaîne quatre victoires en trois sets dans la semaine suisse. Un parcours de forçat sur terre battue. Il empoche son 13e titre sur le circuit ATP - grimpe d’environ 30 positions au classement mondial et pointe désormais à la 51e place - loin de la 85e qu’il occupait avant le tournoi.
Deux objectifs principaux
Dans la foulée de sa victoire, Tsitsipas énumère ses priorités pour la fin de saison. Le premier objectif, qu’il qualifie de « plus petit objectif »: retrouver le top 50 mondial. C’est sa priorité absolue. L’objectif intermédiaire: réintégrer le top 15.
Deuxième cible: décrocher un titre ATP 500. Les tournois de cette catégorie distribuent plus de points et offrent une vitrine internationale que Gstaad, tournoi ATP 250, ne peut égaler. Tsitsipas n’en a plus gagné depuis longtemps. Il veut combler ce vide.
Troisième ambition: battre au moins trois joueurs du top 10 mondial d’ici la fin de l’année. Tsitsipas cherche à prouver qu’il peut rivaliser avec l’élite, pas seulement survivre dans le ventre mou du classement. Ces victoires de prestige conditionnent sa crédibilité.
Repos forcé, retour planifié
Avant de se lancer dans cette campagne, Tsitsipas fait une pause. Il manque l’Open de Washington pour récupérer après l’intensité de Gstaad. Il veut être « frais et préparé » pour la longue tournée nord-américaine sur dur qui démarre début août. Son retour est prévu à l’Open du Canada - qui débute le 1er août.
Il affirme vouloir « pousser son corps à ses limites ». Tsitsipas - ancien numéro 3 mondial - cherche à retrouver le niveau qui l’a placé au sommet. Depuis sa séparation définitive avec son père en tant qu’entraîneur - il travaille avec Thomas Perrin. Ce changement a précédé son retour au succès.
Ce que le classement ne dit pas
Tsitsipas parle de « sensation incroyable » après Gstaad. Mais cette victoire ne règle rien. Un titre ATP 250 rapporte des points, mais ne suffit pas à basculer dans l’élite. Le joueur grec reste à distance du top 30, zone où les invitations directes aux Masters 1000 deviennent automatiques et où les tirages au sort s’adoucissent.
Vaincre trois joueurs du top 10 cette année suppose d’abord de les affronter. Or, à la 51e place, Tsitsipas tombe souvent sur eux dès les premiers tours des gros tournois. Il lui faut enchaîner les performances dès l’entame, là où il a justement faibli ces derniers mois. Le paradoxe est là: pour accomplir son objectif, il doit d’abord grimper au classement. Mais pour grimper, il doit battre des cadors qu’il ne croisera qu’en étant déjà mieux classé.
La terre battue suisse lui a souri. Le dur nord-américain sera un autre test.