Tuberculose bovine : les éleveurs du Loir-et-Cher obtiennent une hausse des indemnités
La ministre Annie Genevard porte l'indemnité d'abattage de 2 500 à 3 350 euros par bovin adulte, avec effet rétroactif.
La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a annoncé le 24 avril 2026 une revalorisation de 850 euros de l'indemnité d'abattage diagnostique pour la tuberculose bovine. Une mesure rétroactive sur la campagne 2025-2026 qui soulage les éleveurs du Loir-et-Cher après des mois de revendications.
L’annonce est tombée le 24 avril lors d’un congrès des groupements de défense sanitaire à Avignon, devant 250 professionnels agricoles. Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a confirmé la revalorisation de l’indemnité d’abattage diagnostique pour la tuberculose bovine : elle passe de 2 500 à 3 350 euros par bovin adulte, soit une hausse de 850 euros. L’effet est rétroactif sur la campagne de prophylaxie 2025-2026, selon Le Monde.
La ministre a déclaré : « Lorsque l’arrivée de cette maladie dans un élevage conduit à l’abattage-diagnostic de troupeaux, nous indemnisons. Nous passons donc de 2 500 euros à 3 350, avec un effet rétroactif. »
Des années de combat pour la FNSEA 41
En Loir-et-Cher, le syndicat agricole FNSEA 41 n’a pas tardé à réagir. La section locale, qui comme d’autres acteurs du département suit de près les dossiers économiques touchant le territoire, a relayé l’annonce sur X en résumant l’état d’esprit des éleveurs :
Les revendications pour une revalorisation remontaient à au moins février 2026, avec des interventions répétées de la FNSEA auprès du ministère. La pression avait été renforcée par la progression du nombre de foyers : 93 détectés en France en 2025, contre 81 en 2024, selon le ministère de l’Agriculture. À la mi-mars 2026, 50 nouveaux foyers avaient déjà été comptabilisés.
Un impact économique concret pour les exploitations
Selon la Fédération nationale bovine (FNB), environ 7 000 bêtes ont été abattues en 2024 et 5 000 en 2025 en raison de la maladie. Pour les éleveurs concernés, chaque abattage représente une perte directe sur le cheptel reproducteur, difficile à compenser au seul prix de marché.
La mesure annoncée prévoit une exonération fiscale et sociale sur ces indemnités pour les cheptels reproducteurs, à condition de réinvestir dans la reconstitution du troupeau dans un délai de deux ans, selon le ministère de l’Agriculture. Un levier concret pour permettre la relance des exploitations touchées.
Le taux d’incidence national reste stable à 0,07 % sur 139 000 cheptels contrôlés, mais la pression est plus forte dans les zones endémiques. Des voix au sein de la filière réclament depuis 2025 une indexation automatique des indemnités pour éviter de nouveaux décalages avec la réalité du marché. Ce point n’a pas encore été tranché, selon les informations disponibles. Le département du Loir-et-Cher, qui compte une activité d’élevage bovin significative, fait partie des territoires directement concernés par ces évolutions. Pour suivre d’autres enjeux économiques locaux, voir aussi la saison difficile du Blois Foot 41 ou les résultats de l’ADA Blois qui illustrent la vitalité du tissu local sous pression.
Sources
- Annie Genevard / X : Annonce de la revalorisation de l'indemnité d'abattage pour la tuberculose bovine
- Le Monde : Face aux ravages de la tuberculose bovine, Annie Genevard annonce une hausse des indemnisations pour les éleveurs
- Europe 1 : Tuberculose bovine : les indemnités pour les éleveurs revalorisées
- Ministère de l'Agriculture : Tuberculose bovine : la situation en France