Tuberculose bovine : l’indemnité d’abattage revalorisée à 3 350 € par tête en Vaucluse
La ministre de l’Agriculture annonce une hausse de 850 € pour soutenir les éleveurs touchés par la maladie, avec effet rétroactif dès 2025.
Le gouvernement a annoncé ce 24 avril 2026 une revalorisation de 850 € de l’indemnité d’abattage pour la tuberculose bovine. Le forfait passe à 3 350 € par bovin adulte, une mesure rétroactive pour la campagne 2025-2026. Une réponse aux difficultés des éleveurs du Vaucluse et d’ailleurs, mais qui pourrait peser sur les prix alimentaires.
La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé ce jeudi à Avignon une revalorisation de 850 € de l’indemnité d’abattage pour les bovins atteints de tuberculose. Le forfait passe ainsi à 3 350 € par animal adulte de plus de 24 mois, avec effet rétroactif sur la campagne de prophylaxie 2025-2026. Une décision prise devant près de 250 professionnels agricoles, en réponse à la progression des foyers de la maladie.
Une mesure attendue par les éleveurs
Selon La France Agricole, les indemnités précédentes variaient entre 1 000 et 2 800 € par bovin, avec déduction de la valeur de la viande récupérée. La hausse de 42 % des cours bovins depuis 2023 n’avait pas été répercutée sur ces montants. Le forfait avait déjà été porté à 2 500 € en 2023, mais les organisations professionnelles, comme la FNSEA, réclamaient une nouvelle revalorisation.
La loi de finances 2026 exonère ces aides d’impôts et de cotisations sociales, afin de permettre aux éleveurs de renouveler leur cheptel. « Cette mesure vise à soutenir le pouvoir d’achat des agriculteurs confrontés aux sacrifices imposés par la maladie », a déclaré la ministre lors de sa visite. À fin mars 2026, 51 foyers de tuberculose bovine ont été recensés en France, contre 93 en 2025 et 81 en 2024, principalement en Nouvelle-Aquitaine et Normandie.
Un impact sur les prix alimentaires ?
Si la revalorisation est saluée par les éleveurs, elle pourrait avoir des répercussions sur les coûts sanitaires, et in fine sur les factures des ménages. En 2024, environ 7 000 bovins avaient été abattus pour cause de tuberculose, contre 5 000 en 2025. La France maintient son statut de pays indemne de la maladie depuis 2001, mais la progression des foyers inquiète les filières laitières et viande.
La mesure s’inscrit dans un plan plus large de soutien aux agriculteurs, avec 300 M€ engagés pour faire face aux crises sanitaires et économiques, comme l’a rappelé le ministre de l’Intérieur Sébastien Lecornu sur X. Les prochaines étapes incluent le suivi des prophylaxies annuelles et l’évaluation de l’impact de cette revalorisation sur les élevages.
Pour en savoir plus sur les enjeux agricoles locaux, consultez notre article sur les difficultés des travailleurs ruraux.