L’économie sociale et solidaire vise le statut de quatrième organisation patronale
L'Udes ouvre l'adhésion directe à 200 000 entreprises pour franchir le seuil de représentativité de 8 % d'ici 2029
L'Union des employeurs de l'ESS pèse 2,7 millions de salariés mais reste exclue des grandes négociations patronales. Pendant qu'elle joue son avenir institutionnel, le secteur a détruit plus de 10 000 emplois en 2025.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une quatrième organisation patronale
L'Udes veut rejoindre le Medef, la CPME et l'U2P à l'horizon 2029, en franchissant le seuil de 8 % des entreprises syndiquées fixé par la loi du 5 mars 2014.
Plus de 10 000 emplois détruits en 2025
Le secteur connaît sa première perte nette d'emplois depuis la pandémie de 2020. Les associations sont les plus touchées avec 12 305 postes supprimés.
Une pression fiscale renforcée
Le PLF 2026 met fin à l'exonération de taxe d'apprentissage pour les associations et instaure un prélèvement de 8 % sur les titres-restaurant.
Le paradoxe du poids économique
L'ESS pèse 14 % de l'emploi privé et 10 % du PIB, mais son adhésion historiquement indirecte l'a empêchée d'être recensée à hauteur de son poids réel.
Une méthode de calcul contestée
Les chiffres d'emplois menacés (190 000 puis 90 000) avancés sans note méthodologique fragilisent la crédibilité de l'Udes face à Bercy.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le 27 avril 2026, l'Udes ouvre l'adhésion directe à 200 000 entreprises de l'ESS.
- L'objectif atteindre 8 % des entreprises syndiquées d'ici 2029 pour devenir la 4e organisation patronale.
- L'Udes représente actuellement 6,3 % des entreprises syndiquées, contre les 8 % requis par la loi de 2014.
- L'ESS a perdu 10 447 emplois nets en 2025, selon ESS France.
- Le PLF 2026 amputerait le secteur de 4 milliards d'euros selon l'Udes.
Le 27 avril 2026 [1], l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) [2], organisation patronale de l’ESS, a annoncé l’ouverture de l’adhésion directe à l’ensemble des 200 000 entreprises [3] du secteur. Après plus de 30 ans [4] de fonctionnement basé sur l’adhésion indirecte via 21 [5] groupements et syndicats d’employeurs, l’organisation patronale change de modèle. Les associations, mutuelles, fondations, coopératives et sociétés commerciales pourront désormais rejoindre l’Udes directement, tout en restant affiliées à leur organisation professionnelle [6].
L’objectif est précis. L’Udes [7] veut être reconnue comme la quatrième organisation patronale au niveau national interprofessionnel, aux côtés du Medef [8], de la CPME [9] et de l’U2P [10]. C’est le « graal derrière lequel elle court depuis ses débuts » [11], écrivent Les Échos.
Un seuil légal hérité de 2014
La loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale a fixé le cadre actuel de la représentativité patronale. Pour peser dans les négociations nationales interprofessionnelles, une organisation doit atteindre un seuil de 8 % [12], mesuré soit en nombre d’entreprises adhérentes, soit en nombre de salariés employés par ces entreprises selon plusieurs sources, depuis l’évolution législative ultérieure du dispositif. La mesure est réalisée périodiquement par les services du ministère du Travail, qui agrègent les déclarations des organisations candidates. Les trois organisations actuellement représentatives - Medef, CPME et U2P - sont les seules à avoir franchi ce seuil lors des dernières mesures.
L’Udes en rassemble actuellement 6,3 % [13]. Il lui manque donc plusieurs points pour franchir le seuil légal. La prochaine mesure officielle de la représentativité patronale est fixée à 2029 [14]. C’est vers cette date que les regards de l’organisation sont tournés [15].
L’organisation appelle à une « mobilisation collective d’ampleur sur l’ensemble de la période 2025-2029 » [16] pour structurer durablement sa représentation. En 2025 [17], l’Udes fait état d’une progression de sa présence dans les conseils prud’homaux [18].
Le paradoxe du poids économique
L’ESS [19] représente 2,7 millions de salariés [20], soit près de 14 % [21] de l’emploi privé et environ 10 % [22] du produit intérieur brut. Le secteur couvre les associations, coopératives et banques mutualistes [23]. Un poids macroéconomique comparable, voire supérieur dans certaines branches, à celui que pèsent les adhérents de l’U2P, troisième organisation patronale aujourd’hui reconnue.
Comment expliquer alors que cette masse économique ne se traduise pas en représentativité institutionnelle? La réponse tient pour l’essentiel à la mécanique d’adhésion. Pendant trente ans [4], l’Udes a fonctionné sur le mode indirect: une entreprise n’y adhérait qu’à travers son syndicat de branche. Une mutuelle, une coopérative ou une fondation pouvait peser dans l’économie réelle sans jamais figurer comme adhérente comptabilisable de l’Udes au sens de la loi de 2014. C’est précisément ce verrou statutaire que l’ouverture de l’adhésion directe vise à faire sauter, en permettant à chaque entreprise d’être recensée nominativement dans le décompte du seuil légal.
Une nuance subsiste sur les effectifs eux-mêmes. Les Échos relèvent un chiffre différent côté ESS France: 2,5 millions de salariés [24], un sur dix [25], employés par plus de 200 000 structures [26]. L’écart de 200 000 salariés entre les deux comptages tient vraisemblablement à des différences de périmètre - inclusion ou non de certaines coopératives agricoles, des grandes mutuelles d’assurance ou des banques mutualistes dans le décompte « ESS au sens strict » - et au millésime des données Urssaf retenues. Les deux organisations ne mesurent pas exactement la même réalité statistique: l’Udes raisonne en périmètre employeur élargi, ESS France retient un cœur d’activité plus restrictif. La divergence n’est donc pas une contradiction mais un signe supplémentaire de la difficulté à cerner les contours d’un secteur protéiforme.
« Le patronat doit évoluer. Les entreprises de l’économie sociale et solidaire ont besoin d’une organisation qui leur ressemble », a déclaré David Cluzeau [27], président de l’Udes, lors de l’annonce. Il évoque une « maison commune des employeurs engagés » [28].
Pendant ce temps, le secteur détruit des emplois
Le 22 avril 2026 [29], soit quelques jours avant l’annonce de l’Udes, ESS France [30] publiait une note de conjoncture catastrophique. L’ESS a supprimé 10 447 emplois [31] en solde net au 31 décembre 2025 [31], selon les calculs d’ESS France et de la Caisse d’Épargne réalisés à partir des données Urssaf [32]. Le secteur n’avait plus connu de pertes nettes d’emplois depuis 2020 [33], en pleine pandémie.
Le détail sectoriel est plus contrasté. Les associations ont supprimé 12 305 postes [34], les mutuelles 2 465 [35]. Les fondations, à l’inverse, ont créé 3 684 emplois [36]. Le solde net agrégé intègre la dynamique des coopératives, dont la note de conjoncture relève une contraction du nombre d’établissements de -1,68 % [37]. Sur la même période, l’emploi dans le privé lucratif augmentait de 0,53 % au quatrième trimestre [38].
« L’ESS, traditionnellement résiliente face aux crises, a détruit des emplois au cours du second semestre 2025 », constate Benoît Hamon [39], président d’ESS France [40]. Il dénonce « une segmentation croissante de l’offre de prise en charge de la petite enfance et des personnes âgées en perte d’autonomie », fragilisant les structures non-lucratives qui « accueillent tous les publics » à l’inverse du privé lucratif qui « capte les publics les plus aisés » [41]. Le Secours catholique fait partie des associations contraintes à des plans de licenciements en 2025 [42].
Le PLF 2026, accélérateur de crise
À l’automne 2025 [43], l’Udes [44] avait dénoncé une amputation de quatre milliards d’euros [45] pour l’ensemble de l’ESS dans le projet de loi de finances 2026. Le texte met fin à l’exonération de taxe d’apprentissage [46] dont bénéficiaient les associations. L’extension de cette taxe pourrait coûter 379 millions d’euros [47] aux employeurs associatifs.
S’y ajoute un prélèvement de 8 % [48] sur les titres-restaurant, chèques-vacances, CESU et le financement des activités culturelles, sociales et sportives. Les coupes dans la mission Travail [49] frappent l’insertion par l’activité économique à hauteur de 160 millions [50], les entreprises adaptées pour personnes handicapées de 75 millions [51] et la promotion du sport de près de 51 millions [52].
Sur les missions locales, la baisse a été ramenée à 8 % [53] au lieu des 13 % [54] initiaux, mais les professionnels demandaient le double du rehaussement accordé [55]. Le service civique et les « colos apprenantes » ont été préservés [56].
« Les annonces gouvernementales intervenues au cours de l’examen parlementaire, notamment sur la taxe sur les salaires, traduisent certaines évolutions par rapport au texte initial », reconnaît l’Udes [57]. Mais « ces évolutions demeurent toutefois insuffisantes et plusieurs mesures non revues contribuent à renforcer la pression fiscale et budgétaire pesant sur les entreprises de l’ESS » [58].
La méthode contestée du chiffrage
Au-delà du fond, c’est la méthode qui fragilise l’argumentaire de l’Udes face à Bercy. Lors de la préparation du budget Barnier il y a un an, l’organisation avançait 190 000 emplois menacés [59], un chiffre dont Les Échos relèvent qu’elle est « sans être capable depuis de faire la part des choses » [59] sur le périmètre couvert. Pour le budget 2026, ESS France évoque cette fois 90 000 emplois associatifs en jeu [60], « sans que l’on ne sache vraiment comment est calculé ce chiffre » [60].
Les deux estimations ne couvrent vraisemblablement pas la même grandeur: les 190 000 incluaient probablement l’ensemble des familles de l’ESS - associations, mutuelles, coopératives, fondations - soumises au cumul des mesures Barnier, tandis que les 90 000 du millésime 2026 se concentrent sur le seul secteur associatif frappé par la fin de l’exonération de taxe d’apprentissage. Mais aucune des deux organisations n’a publié à ce jour la note méthodologique permettant de reconstituer ces volumes. Cette opacité a un coût politique direct: pour une organisation qui aspire à siéger à la table interprofessionnelle aux côtés du Medef, capable de mobiliser ses propres bataillons d’économistes, la robustesse statistique des chiffrages avancés est un préalable de crédibilité. Un argument inchiffrable est un argument que Bercy peut ignorer.
David Cluzeau plaide qu’« un emploi dans l’ESS est le plus coûteux en France » [61]. Un argument à double tranchant pour une organisation qui veut peser dans le dialogue social interprofessionnel: il documente la valeur sociale du modèle, mais il rappelle aussi sa dépendance structurelle aux financements publics.
L’angle mort du dossier
Aucune réaction officielle du Medef, de la CPME ou de l’U2P face à la candidature de l’Udes au statut de quatrième organisation patronale n’a été trouvée dans les sources consultées. Le silence des trois organisations qui composent aujourd’hui le triumvirat patronal interroge. L’arrivée d’un quatrième acteur diluerait mécaniquement leur poids dans les négociations interprofessionnelles, où chaque siège emporte une part du quorum. Aucune réaction n’a été identifiée dans la presse spécialisée.
Le calendrier raconte une histoire singulière. L’Udes ouvre son adhésion directe au moment où le secteur perd 10 000 emplois nets, où les budgets se contractent et où les structures associatives ferment des postes. C’est précisément ce contexte qui justifie l’urgence de la transformation: sans poids institutionnel renforcé, l’ESS continuera de subir des décisions budgétaires sans pouvoir négocier en amont. La présentation de la stratégie nationale de l’ESS, initialement prévue pour fin 2025 [62], a été reportée à mars 2026 [63], puis à juin 2026 [64] selon Serge Papin [65], ministre en charge de l’ESS.
► Lire aussi: La note de conjoncture d'ESS France du 22 avril 2026
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (65)
« Ce lundi 27 avril 2026, l’unique organisation patronale représentative de l’ESS annonce l’ouverture de l’adhésion directe à l’ensemble des 200 000 entreprises du secteur. »
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« L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes), organisation patronale de l’ESS, ouvre l’adhésion directe à 200 000 entreprises pour renforcer son poids dans le dialogue social. »
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« L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) engage une transformation majeure de son modèle. Ce lundi 27 avril 2026, l’unique organisation patronale représentative de l’ESS annonce l’ouverture de l’adhésion directe à l’ensemble des 200 000 entreprises du secteur. »
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« Après plus de 30 ans d’un fonctionnement basé sur une adhésion indirecte, l’Udes fait évoluer sa structure. »
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« Elle regroupe 21 groupements et syndicats d’employeurs, actifs dans 15 branches et secteurs professionnels, défendant les intérêts de plus de 200 000 entreprises employant près de 2,7 millions de salariés. »
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« l’Udes fait évoluer sa structure pour permettre aux associations, mutuelles, fondations, coopératives et sociétés commerciales de l’ESS de la rejoindre directement, tout en restant affiliées à leur organisation professionnelle. »
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« L'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes) »
lesechos.fr ↗ ↩
« jouer d'égal à égal aux côtés du Medef, de la CPME et de l'U2P »
lesechos.fr ↗ ↩
« jouer d'égal à égal aux côtés du Medef, de la CPME et de l'U2P »
lesechos.fr ↗ ↩
« jouer d'égal à égal aux côtés du Medef, de la CPME et de l'U2P »
lesechos.fr ↗ ↩
« L'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes) espère décrocher le graal derrière lequel elle court depuis ses débuts: jouer d'égal à égal aux côtés du Medef, de la CPME et de l'U2P en étant reconnue comme la quatrième organisation patronale au niveau national interprofessionnel »
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« Pour peser dans les négociations nationales, une organisation doit atteindre un seuil de 8 % des entreprises syndiquées en France. »
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« L’Udes, qui rassemble actuellement 6,3 %, doit donc réaliser un véritable « saut d’échelle » en élargissant significativement sa base d’adhérents. »
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« L’échéance de la prochaine mesure de la représentativité patronale en 2029 est au cœur de cette nouvelle stratégie. »
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« A l'Udes c'est vers 2029 que les regards sont tournés »
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« L’Union appelle à une « mobilisation collective d’ampleur sur l’ensemble de la période 2025-2029 » pour structurer sa représentation. »
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« L’Udes souligne que sa représentativité a déjà franchi un palier en 2025, avec une hausse de 70 % de sa présence dans les conseils prud’homaux. »
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« L’Udes souligne que sa représentativité a déjà franchi un palier en 2025, avec une hausse de 70 % de sa présence dans les conseils prud’homaux. »
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« le secteur protéiforme qu'est l'ESS »
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« L’économie sociale et solidaire représente aujourd’hui un acteur majeur en France, avec 2,7 millions de salariés, soit près de 14 % de l’emploi privé et environ 10 % du produit intérieur brut. »
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« L’économie sociale et solidaire représente aujourd’hui un acteur majeur en France, avec 2,7 millions de salariés, soit près de 14 % de l’emploi privé et environ 10 % du produit intérieur brut. »
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« L’économie sociale et solidaire représente aujourd’hui un acteur majeur en France, avec 2,7 millions de salariés, soit près de 14 % de l’emploi privé et environ 10 % du produit intérieur brut. »
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« Des associations aux coopératives en passant par les banques mutualistes »
lesechos.fr ↗ ↩
« Ses représentants revendiquent 2,5 millions de salariés en France, un sur dix, employés par plus de 200.000 structures. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Ses représentants revendiquent 2,5 millions de salariés en France, un sur dix, employés par plus de 200.000 structures. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Ses représentants revendiquent 2,5 millions de salariés en France, un sur dix, employés par plus de 200.000 structures. »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Le patronat doit évoluer. Les entreprises de l’économie sociale et solidaire ont besoin d’une organisation qui leur ressemble. En ouvrant largement l’Udes, nous construisons la maison commune des employeurs engagés et nous affirmons la place que doit pleinement occuper le patronat de l’ESS dans le dialogue social interprofessionnel », déclare David Cluzeau, président de l’Union. »
presseagence.fr ↗ ↩
« « Le patronat doit évoluer. Les entreprises de l’économie sociale et solidaire ont besoin d’une organisation qui leur ressemble. En ouvrant largement l’Udes, nous construisons la maison commune des employeurs engagés et nous affirmons la place que doit pleinement occuper le patronat de l’ESS dans le dialogue social interprofessionnel », déclare David Cluzeau, président de l’Union. »
presseagence.fr ↗ ↩
« une note de conjoncture diffusée ce 22 avril 2026 »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« ESS France qui publie ce 22 avril 2026 une note de conjoncture »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« 10.447 emplois ont en effet été supprimés en un an (en solde net), selon les calculs d'ESS France et de la Caisse d'Épargne »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« selon les calculs d'ESS France et de la Caisse d'Épargne réalisés à partir de données de l’Union nationale de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (Urssaf) »
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« l'ESS n’avait plus connu de pertes nettes d’emplois depuis le cœur de la pandémie en 2020 »
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« Ces postes ont été supprimés dans des associations (- 12.305 postes) »
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« dans des mutuelles (-2.465 postes) »
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« Seul le champ des fondations tire encore un peu son épingle du jeu avec 3 684 emplois créés en fin d'année »
ash.tm.fr ↗ ↩
« particulièrement marquée chez les coopératives (-1,68%) »
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« l'emploi dans le privé lucratif a augmenté de 0,53% au quatrième trimestre »
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« "l’ESS, traditionnellement résiliente face aux crises, a détruit des emplois au cours du second semestre 2025" »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« le président d'ESS France, Benoit Hamon, déplore le fait que »
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« "une segmentation croissante de l’offre de prise en charge de la petite enfance et des personnes âgées en perte d’autonomie", conduisant selon lui à une fragilisation des structures privées non-lucratives qui "accueillent tous les publics" - à l'inverse du privé lucratif qui "capte les publics les plus aisés" »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« Le Secours catholique fait partie de ces associations contraintes à la mise en place de plans de licenciements en 2025 »
ash.tm.fr ↗ ↩
« À l'automne 2025, l'Udes était montée au créneau »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes) »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« une amputation de quatre milliards d'euros pour l'ensemble de l'ESS »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« Le projet de budget prévoit de mettre fin à l'exonération de taxe d'apprentissage dont bénéficient les associations. »
lesechos.fr ↗ ↩
« L'extension de la taxe d'apprentissage pourrait coûter 379 millions d'euros aux employeurs associatifs »
ash.tm.fr ↗ ↩
« A cela s'ajoute le prélèvement de 8 % sur les titres-restaurant, chèques-vacances, chèques emploi service universel ou encore sur le financement des activités culturelles, sociales et sportives. »
lesechos.fr ↗ ↩
« les importantes coupes budgétaires opérées sur la mission Travail »
udes.fr ↗ ↩
« Insertion par l'activité économique? 160 millions en moins. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Entreprises adaptées pour les personnes handicapées? 75 millions. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Promotion du sport? Près de 51 millions… »
lesechos.fr ↗ ↩
« la baisse est ramenée à 8 % au lieu de 13 % »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« la baisse est ramenée à 8 % au lieu de 13 % »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« Les professionnels, de leur côté, demandaient le double pour maintenir les crédits à leur niveau de 2024 »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« Le service civique et les « colos apprenantes » ne sont finalement pas affectés par ce coup de ciseaux »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« « Les annonces gouvernementales intervenues au cours de l’examen parlementaire, notamment sur la taxe sur les salaires, traduisent certaines évolutions par rapport au texte initial. » »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« « Ces évolutions demeurent toutefois insuffisantes et plusieurs mesures non revues contribuent à renforcer la pression fiscale et budgétaire pesant sur les entreprises de l’ESS. » »
lemediasocial.fr ↗ ↩
« Il y a un an, en pleine préparation du budget Barnier, l'Udes avançait le chiffre de 190.000 emplois menacés, sans être capable depuis de faire la part des choses. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Cette fois-ci, ce sont 90.000 emplois associatifs qui sont en jeu, selon ESS France, la tête de réseau du secteur, sans que l'on ne sache vraiment comment est calculé ce chiffre. »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Un emploi dans l'ESS est le plus coûteux en France », plaide le président de l'Udes, David Cluzeau, la fédération professionnelle représentative, dans un entretien aux « Echos ». »
lesechos.fr ↗ ↩
« Annoncée pour fin 2025, la présentation de la stratégie nationale de l'ESS »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« avait été reportée à mars 2026 »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« un nouveau report pour une présentation en juin prochain »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« le ministre en charge Serge Papin aurait récemment annoncé »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
Sources
- Patronat : l'économie sociale et solidaire veut jouer dans la cour des grands
- Hausse de la pression fiscale et baisse des soutiens publics | Le PLF 2026 resserre l'étau autour des entreprises de l'ESS
- PARIS : David CLUZEAU : « Le patronat doit évoluer »
- Dans l'économie sociale et solidaire, les prémices du
- En 2025, l'économie sociale et solidaire a perdu 10.400 emplois : un "tournant préoccupant", pour ESS France
- PLF 2026 : l'Udes reconnaît des progrès qui restent insuffisants
- L'économie sociale et solidaire s'inquiète d'un budget 2026 « accablant »