SMIC +2,41 % au 1er juin : 43,99 € bruts en plus, et 2 milliards de facture pour les patrons

Le SMIC grimpe de 2,41 % au 1er juin 2026, soit 43,99 € bruts mensuels. Le gouvernement gèle en parallèle les allègements de charges 2 milliards à la charge des entreprises, concentrés sur les secteurs à forte…

SMIC +2,41 % au 1er juin : 43,99 € bruts en plus, et 2 milliards de facture pour les patrons
SMIC +2,41 % au 1er juin : 43,99 € bruts en plus, et 2 milliards de facture pour les patrons Illustration Alexandre Mercier / info.fr

Le SMIC grimpe de 2,41 % au 1er juin 2026, soit 43,99 € bruts mensuels. Le gouvernement gèle en parallèle les allègements de charges 2 milliards à la charge des entreprises, concentrés sur les secteurs à forte…

L'essentiel - les faits vérifiés
  • SMIC revalorisé de 2,41 % au 1er juin 2026, soit 1 867,02 € bruts mensuels (+43,99 €).
  • Hausse mécanique déclenchée par une inflation d'avril à +2,2 %, au-dessus du seuil légal de 2 %.
  • Gel des allègements de cotisations confirmé par David Amiel 2 milliards à la charge des entreprises, concentrés sur l'hôtellerie-restauration, le commerce et les services.
  • 862 000 agents publics, dont 306 000 de l'État, percevront une indemnité différentielle pour ne pas descendre sous le SMIC.
  • Selon la CGT, 80 % des branches professionnelles auront des minima inférieurs au SMIC au 1er juin.

L’arrêté est tombé. Signé le 22 mai 2026 [1] par Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités [2], et Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique [3], il revalorise le salaire minimum de 2,41 % [4] à compter du 1er juin 2026 [5]. Le SMIC horaire brut passe de 12,02 € à 12,31 € [6], le mensuel brut grimpe de 1 823,03 € à 1 867,02 € [7]. Soit une hausse de 43,99 € bruts par mois [8], ou 34,82 € nets [9] une fois retirées les cotisations salariales estimées à 20,84 % [10]. Le SMIC mensuel net atteint désormais 1 477,93 € [11].

LES ENJEUX
Une revalorisation imposée par la loi, pas par choix politique
Le seuil de 2 % d'inflation franchi le 13 mai déclenche automatiquement la hausse via l'article L3231-5 du Code du travail.
Deuxième hausse hors calendrier consécutive
Après +2,4 % en juin 2025, le SMIC bouge de nouveau hors du cycle annuel du 1er janvier: signe que l'inflation reste structurelle, comme en 2022.
Plus de 2 milliards d'euros à la charge des entreprises
Le gel des allègements de cotisations sur les bas salaires fait baisser mécaniquement le taux d'allègement quand le SMIC monte. La facture frappe en priorité les TPE-PME et les secteurs à forte densité de smicards.
Tassement des grilles: 80 % des branches sous le SMIC
Selon la CGT, 80 % des branches professionnelles auront des minima inférieurs au nouveau SMIC au 1er juin, condamnant des métiers au salaire plancher à vie.
862 000 agents publics rattrapés par une indemnité différentielle
Sans complément, des fonctionnaires de catégorie C et B gagneraient moins que le SMIC: aveu structurel sur les grilles indiciaires.

Une revalorisation mécanique, pas une décision politique

Le gouvernement n’a rien choisi. L’article L3231-5 du Code du travail [12] impose une revalorisation automatique du SMIC dès que l’indice des prix à la consommation des ménages les plus modestes progresse d’au moins 2 % [13] depuis la dernière hausse. Le 13 mai 2026 [14], l’INSEE [15] a publié son IPC d’avril: +2,2 % sur un an [16]. Seuil franchi. Calcul effectué le 16 mai [17]: hausse de 2,41 % par rapport à l’indice de référence précédent. La machine s’est enclenchée toute seule.

Habituellement, le SMIC bouge le 1er janvier [18]. Cette revalorisation hors calendrier est la deuxième consécutive: en juin 2025 déjà, le salaire minimum avait été relevé de 2,4 % [19] sur le même mécanisme. Le scénario en cours confirme que l’inflation persistante empêche désormais le cycle annuel de tenir.

Ce que ça change, concrètement

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Près de 3 millions de ménages [20] voient en parallèle leur prime d’activité augmenter, en moyenne de 50 € [21]. À Mayotte, le SMIC horaire passe à 9,56 € [22], soit 1 449,93 € bruts mensuels [23]. Le minimum garanti, base de calcul de nombreuses indemnités, est fixé à 4,35 € [24]. La rémunération des apprentis, indexée sur le SMIC, augmente mécaniquement [25]. Idem pour les contrats de professionnalisation [26].

Côté fonction publique, 862 000 agents [27], dont 306 000 agents de l’État [28], bénéficieront de l’indemnité différentielle prévue par le décret n° 91-769 du 2 août 1991 [29]. Montant maximum: 65,28 € bruts par mois [30]. Les primes représentent déjà 23,9 % du salaire brut moyen des agents de catégorie C [31] et 28,6 % pour la catégorie B [32] concernés par le dispositif. Traduit en euros: sans cette indemnité, des fonctionnaires gagneraient moins que le SMIC. C’est un aveu sur l’état des grilles indiciaires.

AVANT (1er janv. 2026)
APRÈS (1er juin 2026)
SMIC horaire brut: 12,02 € [33]
SMIC horaire brut: 12,31 € [6]
Mensuel brut: 1 823,03 € [34]
Mensuel brut: 1 867,02 € [7]
Mensuel net: 1 443,11 € [35]
Mensuel net: 1 477,93 € [11]

Le vrai sujet: le gel des allègements de charges

L’annonce officielle, c’est la hausse. La vraie décision politique, elle, est ailleurs. Sur TF1, le 22 mai [36], David Amiel [37] a confirmé que le gouvernement gèle l’enveloppe des allègements généraux de cotisations sociales. « Au 1er juin prochain, le gouvernement a décidé que l’enveloppe budgétaire dédiée aux allègements généraux n’augmentera pas. Elle ne baissera pas » [38], a-t-il déclaré. Traduit en comptabilité d’entreprise: quand le SMIC monte, les seuils d’allègements ne suivent pas. Le taux d’allègement baisse mécaniquement. Coût pour les entreprises: plus de 2 milliards d’euros [39].

Le ministre justifie: une hausse des allègements ne serait « ni ciblée » car elle bénéficierait à « des entreprises qui vont mal et des entreprises qui vont bien » [40], et « pas financée puisque ce n’était pas prévu dans le budget » [41]. Faute de financement, prévient-il, ce serait « une explosion des impôts demain pour les ménages comme pour les entreprises » [42]. L’arbitrage budgétaire est posé: faire payer la hausse du salaire minimum aux employeurs, pas au contribuable.

862 000Agents publics qui gagneraient moins que le SMIC sans l'indemnité différentielle prévue par décret

Qui paie vraiment ces plus de 2 milliards?

La facture n’est pas répartie au hasard. Les allègements généraux de cotisations sociales, dits « allègements Fillon », sont massivement concentrés autour du SMIC: leur taux est maximal au niveau du salaire minimum puis décroît jusqu’à 1,6 SMIC. Mécaniquement, ce sont donc les secteurs qui emploient le plus de salariés payés au plancher légal qui absorbent l’essentiel des plus de 2 milliards d’euros [43]. En tête, selon plusieurs sources: l’hôtellerie-restauration, le commerce de détail, les services à la personne, la propreté, l’agroalimentaire et le travail temporaire - autant de branches où la part des smicards dépasse souvent largement la moyenne nationale de 17,3 % observée en janvier 2023 [44].

L’enveloppe globale des allègements pèse 75 milliards d’euros annuels [45] selon la commission d’enquête sénatoriale. Les plus de 2 milliards d’effet de gel [43] représentent une coupe nette d’environ 2,7 % du dispositif, supportée en pratique par les TPE et PME - la CPME [46] est la plus virulente précisément parce que ses adhérents emploient en proportion davantage de salariés au SMIC que les grands groupes, et disposent de marges de manœuvre plus étroites pour absorber un renchérissement du coût du travail au niveau du plancher.

Le patronat dénonce une « double peine »

Le 15 mai [47], cinq organisations - CPME, Medef, U2P, FNSEA, Udes [48] [49] [50] [51] - avaient écrit au Premier ministre Sébastien Lecornu [52] pour dénoncer ce gel. Pour la CPME, c’est une « double peine » [53]: hausse du SMIC plus baisse mécanique des allègements. Le 26 mai [54], lors d’une audition par la mission sénatoriale sur les prélèvements obligatoires, Jacques Creyssel, co-président de la commission économie, compétitivité et finance du Medef [55], a tranché: « Quand on nous dit « on se contente de ne pas augmenter les allègements, ça ne bouge pas », non, c’est faux, le texte va acter une baisse mécanique du taux d’allègement sur les salaires » [56]. Et de conclure: « Avoir un signal de ce type, c’est totalement catastrophique. On ne peut pas faire pire » [57].

Éric Chevée, vice-président de la CPME [58], a enchaîné: « Les entreprises sont les variables d’ajustement budgétaire du gouvernement, c’est extrêmement dangereux » [59]. Son avertissement opérationnel: « Le gel des allègements va provoquer l’absence d’augmentation des salaires. La première chose qu’on dit aux employeurs, c’est: « on vous prend déjà 2 milliards ». Qu’est-ce que vous voulez qu’ils aillent négocier ensuite en augmentation des minima de branche professionnelle » [60]. L’argument est ciselé, et il pose d’emblée le cadre de la séquence de négociations salariales qui s’ouvre dans les branches.

L’angle mort: 80 % des branches sous le SMIC

Le calcul que personne ne fait dans le débat patronat-gouvernement, c’est celui-ci. Au 1er juin, selon Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT [61], 80 % des branches professionnelles auront des minima conventionnels inférieurs au nouveau SMIC [62]. « Cela veut dire des métiers dans lesquels on est au SMIC à vie » [63], a-t-elle dénoncé sur Franceinfo. Les chiffres du ministère du Travail [64] sont plus mesurés: un quart [65] des 178 branches [66] du secteur général démarre sous le SMIC. La CGT, elle, comptait 76 branches sur 230 [67] début avril, soit un tiers [68].

Le mécanisme est imparable. Le SMIC monte automatiquement. Les grilles conventionnelles, elles, ne bougent que par négociation. Résultat: le bas des grilles est écrasé contre le SMIC, le salarié reste au minimum légal indépendamment de son ancienneté ou de sa qualification. « Il faut ouvrir les négociations partout, dans toutes les entreprises, dans toutes les branches » [69], réclame Sophie Binet, jugeant « scandaleux que le patronat refuse de négocier » [70]. La CFDT [71] tient la même ligne [72]. Et désormais, avec un patronat qui annonce préemptivement qu’il refusera d’augmenter les minima après avoir absorbé plus de 2 milliards de charges supplémentaires [60], la séquence de négociation s’ouvre déjà dans l’impasse.

Chiffres clés de la revalorisation du SMIC au 1er juin 2026: montants, mécanisme légal, impact entreprises et fonction publique.
Chiffres clés de la revalorisation du SMIC au 1er juin 2026: montants, mécanisme légal, impact entreprises et fonction publique.

Le contexte

En janvier 2023, 17,3 % des salariés du secteur privé [44] étaient rémunérés au niveau du SMIC. C’était 11,5 % en janvier 2018 [73], avec 58,3 % de femmes [74] dans ce contingent. La concentration au plancher légal s’est accentuée. La France affiche l’un des ratios SMIC/salaire médian les plus élevés de l’OCDE en 2024: 62,5 % [75]. Plus le SMIC est haut relativement au médian, plus les hausses mécaniques pèsent sur les bas de grille - et plus elles déclenchent un effet de tassement des rémunérations.

Sur le papier, +43,99 € bruts mensuels [8] pour le salarié. Plus de 2 milliards [43] pour les entreprises, prélevés en première ligne sur celles qui emploient le plus de smicards. Une enveloppe d’allègements de cotisations chiffrée à 75 milliards d’euros annuels [45] par la commission d’enquête sénatoriale qui sert d’amortisseur depuis trente ans. Le gouvernement ferme le robinet d’un cran. « Si nous n’avions pas eu les allègements de charges, il y aurait un million d’emplois en moins en France » [76], affirme le Medef. L’argument est ancien. Il sera testé grandeur nature dans les douze prochains mois.

Sources

9 sources vérifiées · 76 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (76)
  1. 22 mai 2026 - Date de l'arrêté fixant les montants du SMIC et du minimum garanti (déduite de l'ELI).
    « ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2026/5/22/TRST2612929A/jo/texte »
    legifrance.gouv.fr ↗
  2. Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités - Signataire de l'arrêté fixant les montants du SMIC et du minimum garanti.
    « Le ministre du travail et des solidarités,Jean-Pierre Farandou »
    legifrance.gouv.fr ↗
  3. Roland Lescure, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique - Signataire de l'arrêté fixant les montants du SMIC et du minimum garanti.
    « Le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique,Roland Lescure »
    legifrance.gouv.fr ↗
  4. 2,41 % - Taux de revalorisation du SMIC au 1er juin 2026
    « La revalorisation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) sera de 2,41 % au 1er juin 2026 »
    info.gouv.fr ↗
  5. Le présent arrêté entre en vigueur le 1er juin 2026 - Date d'application de l'arrêté fixant les montants du SMIC et du minimum garanti.
    « Entrée en vigueur: le texte entre en vigueur le 1er juin 2026. »
    legifrance.gouv.fr ↗
  6. 12,31 € - Montant horaire brut du Smic à partir du 1er juin 2026 en métropole et DOM (hors Mayotte).
    « le Smic horaire brut s’élèvera à 12,31 €, contre 12,02 € actuellement »
    service-public.gouv.fr ↗
  7. 1 867,02 € - Montant mensuel brut du Smic pour un temps plein à partir du 1er juin 2026 en métropole et DOM (hors Mayotte).
    « le Smic mensuel brut pour un temps plein s’élèvera à 1 867,02 €, contre 1 823,03 € actuellement »
    service-public.gouv.fr ↗
  8. 43,99 € - Hausse mensuelle brute du Smic pour un temps plein à partir du 1er juin 2026 en métropole et DOM (hors Mayotte).
    « soit une hausse de 43,99 € brut par mois »
    service-public.gouv.fr ↗
  9. 34,82 € - Hausse mensuelle nette du Smic pour un temps plein à partir du 1er juin 2026 en métropole et DOM (hors Mayotte).
    « soit une hausse de 34,82 € net par mois »
    service-public.gouv.fr ↗
  10. 20,84 % - Taux de charges salariales estimé pour le calcul du SMIC net.
    « compte tenu d’un taux de charges salariales estimé à 20,84 % »
    culture-rh.com ↗
  11. 1 477,93 € - Montant mensuel net du Smic pour un temps plein à partir du 1er juin 2026 en métropole et DOM (hors Mayotte).
    « le Smic mensuel net pour un temps plein s’élèvera à 1 477,93 €, contre 1 443,11 € actuellement »
    service-public.gouv.fr ↗
  12. l’article L3231-5 du Code du travail - Article prévoyant le mécanisme automatique de revalorisation du SMIC.
    « l’article L3231-5 du Code du travail prévoit un mécanisme automatique de revalorisation du SMIC »
    culture-rh.com ↗
  13. 2 % - Seuil de progression de l’indice des prix à la consommation déclenchant la revalorisation automatique du SMIC.
    « l’article L3231-5 du Code du travail prévoit un mécanisme automatique de revalorisation du SMIC lorsque l’indice des prix à la consommation des ménages les plus modestes progresse d’au moins 2 % »
    culture-rh.com ↗
  14. 13 mai 2026 - Date de publication de l'IPC par l'Insee.
    « Le 13 mai, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a indiqué qu’en avril 2026 l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 2,2 % sur un an. »
    service-public.gouv.fr ↗
  15. Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) - Organisme ayant publié l'IPC d'avril 2026.
    « Le 13 mai, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a indiqué qu’en avril 2026 l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 2,2 % sur un an. »
    service-public.gouv.fr ↗
  16. 2,2 % - Hausse de l'IPC en avril 2026 sur un an.
    « l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 2,2 % sur un an. »
    service-public.gouv.fr ↗
  17. 16 mai 2026 - Date de publication par l’INSEE de l’indice des prix à la consommation.
    « C’est chose faite au 16 mai 2026 (publication INSEE) avec une hausse  2,41 % par rapport à l’indice de novembre 2025. »
    culture-rh.com ↗
  18. 1er janvier - Date annuelle d'augmentation du Smic.
    « Le Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance) augmente chaque année le 1er janvier. »
    service-public.gouv.fr ↗
  19. 2,4 % - Taux de revalorisation du Smic en juin 2025.
    « revalorisé de 2,4 % en juin pour coller à l’inflation »
    publicsenat.fr ↗
  20. 3 millions - Nombre de ménages concernés par la réforme de la prime d'activité
    « Près de 3 millions de ménages voient leur prime d’activité augmenter »
    info.gouv.fr ↗
  21. 50 euros - Hausse moyenne de la prime d'activité pour les ménages concernés
    « en moyenne de 50 euros »
    info.gouv.fr ↗
  22. 9,56 € - Montant horaire brut du SMIC à Mayotte.
    « A Mayotte, son montant est fixé à 9,56 € l'heure. »
    legifrance.gouv.fr ↗
  23. 1 449,93 € - Montant mensuel brut du SMIC à Mayotte, sur la base de 35 heures hebdomadaires.
    « - à Mayotte, le montant du SMIC brut horaire à 9,56 €, soit 1 449,93 € mensuels sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires »
    legifrance.gouv.fr ↗
  24. 4,35 € - Montant du minimum garanti en métropole et plusieurs territoires ultramarins.
    « le montant du minimum garanti prévu à l'article L. 3231-12 du code du travail est fixé à 4,35 € en métropole, dans les collectivités régies par l'article 73 de la Constitution, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon. »
    legifrance.gouv.fr ↗
  25. La rémunération minimale des apprentis augmente mécaniquement à compter du 1er juin 2026. - Impact de la revalorisation du SMIC sur les apprentis.
    « La rémunération minimale des apprentis étant calculée en pourcentage du SMIC, celle-ci augmente mécaniquement à compter du 1er juin 2026. »
    culture-rh.com ↗
  26. La rémunération des contrats de professionnalisation indexée sur le SMIC augmente mécaniquement à compter du 1er juin 2026. - Impact de la revalorisation du SMIC sur les contrats de professionnalisation.
    « Il en est de même pour les contrats de professionnalisation lorsque la rémunération est indexée sur le salaire minimum. »
    culture-rh.com ↗
  27. 862.000 - Nombre d'agents publics bénéficiaires de l'indemnité différentielle
    « Cette mesure concernera environ 862.000 agents publics »
    boursier.com ↗
  28. 306.000 - Nombre d'agents de l'État bénéficiaires de l'indemnité différentielle
    « dont 306.000 agents de l'État »
    boursier.com ↗
  29. décret n° 91-769 du 2 août 1991 - Décret encadrant l'indemnité différentielle pour les agents publics
    « l'indemnité différentielle prévue par le décret n° 91-769 du 2 août 1991 »
    boursier.com ↗
  30. 65,28 € bruts par mois - Montant maximum de l'indemnité différentielle
    « Le montant maximum de l'indemnité différentielle s'établira à 65,28 € bruts par mois »
    boursier.com ↗
  31. 23,9% - Part moyenne des primes dans le salaire brut mensuel des agents de catégorie C concernés
    « 23,9% du salaire brut moyen mensuel des agents de catégorie C »
    boursier.com ↗
  32. 28,6% - Part moyenne des primes dans le salaire brut mensuel des agents de catégorie B concernés
    « 28,6% du salaire brut moyen mensuel des agents de catégorie B concernés par l'indemnité différentielle »
    boursier.com ↗
  33. 12,02 € - Montant horaire brut du Smic avant le 1er juin 2026 en métropole et DOM (hors Mayotte).
    « le Smic horaire brut s’élèvera à 12,31 €, contre 12,02 € actuellement »
    service-public.gouv.fr ↗
  34. 1 823,03 € - Montant mensuel brut du Smic pour un temps plein avant le 1er juin 2026 en métropole et DOM (hors Mayotte).
    « le Smic mensuel brut pour un temps plein s’élèvera à 1 867,02 €, contre 1 823,03 € actuellement »
    service-public.gouv.fr ↗
  35. 1 443,11 € - Montant mensuel net du Smic pour un temps plein avant le 1er juin 2026 en métropole et DOM (hors Mayotte).
    « le Smic mensuel net pour un temps plein s’élèvera à 1 477,93 €, contre 1 443,11 € actuellement »
    service-public.gouv.fr ↗
  36. 22 mai - Date de confirmation du gel des allègements de charges par David Amiel.
    « Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a confirmé ce vendredi 22 mai le gel des allègements de charges sur les bas salaires »
    capital.fr ↗
  37. David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics - Responsable gouvernemental confirmant le gel des allègements de charges.
    « Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a confirmé ce vendredi 22 mai le gel des allègements de charges sur les bas salaires »
    capital.fr ↗
  38. «Au 1er juin prochain, le gouvernement a décidé que l’enveloppe budgétaire dédiée aux allègements généraux n’augmentera pas. Elle ne baissera pas» - Déclaration de David Amiel sur le gel des allègements.
    « «Au 1er juin prochain, le gouvernement a décidé que l’enveloppe budgétaire dédiée aux allègements généraux n’augmentera pas. Elle ne baissera pas» »
    capital.fr ↗
  39. plus de deux milliards d’euros - Coût estimé d’une hausse généralisée des allègements de charges.
    « une hausse généralisée des allègements en cours d’année, représentant «plus de deux milliards d’euros» »
    capital.fr ↗
  40. «ni ciblée» puisqu’elle bénéficierait à la fois à «des entreprises qui vont mal et des entreprises qui vont bien» - Argument de David Amiel contre une hausse généralisée des allègements.
    « Une telle mesure ne serait «ni ciblée» puisqu’elle bénéficierait à la fois à «des entreprises qui vont mal et des entreprises qui vont bien» »
    capital.fr ↗
  41. «pas financée puisque ce n’était pas prévu dans le budget» - Argument supplémentaire de David Amiel contre la hausse des allègements.
    « Elle ne serait «pas financée puisque ce n’était pas prévu dans le budget» »
    capital.fr ↗
  42. «une explosion des impôts demain pour les ménages comme pour les entreprises» - Mise en garde de David Amiel sur les conséquences d’aides non financées.
    « si les aides «ne sont pas financées aujourd’hui, ça sera une explosion des impôts demain pour les ménages comme pour les entreprises» »
    capital.fr ↗
  43. plus de 2 milliards d'euros - Coût estimé du gel des allègements de cotisations sociales pour les entreprises.
    « qui va coûter plus de 2 milliards aux entreprises »
    publicsenat.fr ↗
  44. 17,3 % - Part des salariés du secteur privé rémunérés au SMIC en janvier 2023.
    « En janvier 2023, 17,3 % des salariés du secteur privé sont rémunérés au niveau du SMIC. »
    fr.wikipedia.org ↗
  45. 75 milliards d'euros annuels - Montant des exonérations de cotisations sociales pour les entreprises, selon la commission d’enquête sénatoriale.
    « Ces niches fiscales, chiffrées à 75 milliards d’euros annuels par la commission d’enquête sénatoriale sur les aides publiques aux entreprises »
    publicsenat.fr ↗
  46. CPME (Confédération des Petites et Moyennes Entreprises) - Organisation patronale critiquant le gel des allègements.
    « Pour la CPME, cette situation constitue une «double peine» »
    capital.fr ↗
  47. 15 mai - Date d’envoi d’une lettre commune des organisations patronales.
    « Dans une lettre commune adressée le 15 mai au Premier ministre Sébastien Lecornu »
    capital.fr ↗
  48. Medef (Mouvement des Entreprises de France) - Organisation patronale signataire d’une lettre contre le gel des exonérations.
    « la CPME, le Medef, l’U2P, la FNSEA et l’Udes ont dénoncé ce gel des exonérations »
    capital.fr ↗
  49. U2P (Union des entreprises de proximité) - Organisation patronale signataire d’une lettre contre le gel des exonérations.
    « la CPME, le Medef, l’U2P, la FNSEA et l’Udes ont dénoncé ce gel des exonérations »
    capital.fr ↗
  50. FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) - Organisation patronale signataire d’une lettre contre le gel des exonérations.
    « la CPME, le Medef, l’U2P, la FNSEA et l’Udes ont dénoncé ce gel des exonérations »
    capital.fr ↗
  51. Udes (Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire) - Organisation patronale signataire d’une lettre contre le gel des exonérations.
    « la CPME, le Medef, l’U2P, la FNSEA et l’Udes ont dénoncé ce gel des exonérations »
    capital.fr ↗
  52. Sébastien Lecornu, Premier ministre - Destinataire de la lettre des organisations patronales.
    « Dans une lettre commune adressée le 15 mai au Premier ministre Sébastien Lecornu »
    capital.fr ↗
  53. «double peine» - Expression utilisée par la CPME pour qualifier la situation des entreprises.
    « Pour la CPME, cette situation constitue une «double peine» »
    capital.fr ↗
  54. 26 mai - Date de l'audition des organisations patronales par la mission d'information du Sénat sur le poids des prélèvements obligatoires.
    « La mission d’information du Sénat sur le « poids des prélèvements obligatoires en France » a reçu ce mardi 26 mai les principales organisations patronales »
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  55. Jacques Creyssel, co-président de la commission économie, compétitivité et finance du Medef - Représentant du Medef lors de l'audition sénatoriale sur les prélèvements obligatoires.
    « a lâché Jacques Creyssel, co-président de la commission économie, compétitivité et finance du Medef »
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  56. Quand on nous dit “on se contente de ne pas augmenter les allègements, ça ne bouge pas”, non, c’est faux, le texte va acter une baisse mécanique du taux d’allègement sur les salaires. C’est encore de l’instabilité et un coût direct - Déclaration de Jacques Creyssel (Medef) sur l'impact du gel des allègements.
    « « Quand on nous dit “on se contente de ne pas augmenter les allègements, ça ne bouge pas”, non, c’est faux, le texte va acter une baisse mécanique du taux d’allègement sur les salaires. C’est encore de l’instabilité et un coût direct, a dénoncé Jacques Creyssel »
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  57. Avoir un signal de ce type, c’est totalement catastrophique. On ne peut pas faire pire - Déclaration de Jacques Creyssel (Medef) sur le signal envoyé par le gouvernement.
    « « Avoir un signal de ce type, c’est totalement catastrophique. On ne peut pas faire pire. » »
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  58. Éric Chevée, vice-président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) - Représentant de la CPME lors de l'audition sénatoriale sur les prélèvements obligatoires.
    « a abondé son homologue Éric Chevée, vice-président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) »
    publicsenat.fr ↗
  59. Les entreprises sont les variables d’ajustement budgétaire du gouvernement, c’est extrêmement dangereux - Déclaration d'Éric Chevée (CPME) sur le gel des allègements.
    « « Les entreprises sont les variables d’ajustement budgétaire du gouvernement, c’est extrêmement dangereux », a abondé son homologue Éric Chevée »
    publicsenat.fr ↗
  60. Le gel des allègements va provoquer l’absence d’augmentation des salaires. [.] La première chose qu’on dit aux employeurs, c’est: “ on vous prend déjà 2 milliards ”. Qu’est-ce que voulez qu’ils aillent négocier ensuite en augmentation des minima de branche professionnelle. Ça va mal se passer dan - Déclaration d'Éric Chevée (CPME) sur les conséquences du gel des allègements.
    « « Le gel des allègements va provoquer l’absence d’augmentation des salaires. [.] La première chose qu’on dit aux employeurs, c’est: “ on vous prend déjà 2 milliards ”. Qu’est-ce que voulez qu’ils aillent négocier ensuite en augmentation des minima de branche professionnelle. Ça va mal se passer dans les branches professionnelles » »
    publicsenat.fr ↗
  61. Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT) - Responsable syndicale appelant à des négociations salariales.
    « La secrétaire générale de la Confédération générale du travail, Sophie Binet »
    sudouest.fr ↗
  62. 80 % - Part des branches professionnelles avec des minima inférieurs au Smic après revalorisation.
    « « 80 % des branches professionnelles avec des minima inférieurs » au salaire minimum »
    sudouest.fr ↗
  63. « Au 1er juin, il va y avoir 80 % des branches professionnelles avec des minima inférieurs au Smic, cela veut dire des métiers dans lesquels on est au Smic à vie » - Critique de Sophie Binet sur les minima salariaux.
    « « Au 1er juin, il va y avoir 80 % des branches professionnelles avec des minima inférieurs au Smic, cela veut dire des métiers dans lesquels on est au Smic à vie » »
    sudouest.fr ↗
  64. ministère du Travail - Source des données sur les branches professionnelles.
    « Selon le ministère du Travail »
    sudouest.fr ↗
  65. un quart - Part des branches du secteur général avec une grille salariale sous le Smic à fin avril.
    « un quart des 178 branches du secteur général ont une grille salariale qui démarre sous le Smic »
    sudouest.fr ↗
  66. 178 - Nombre de branches du secteur général selon le ministère du Travail.
    « un quart des 178 branches du secteur général »
    sudouest.fr ↗
  67. 76 branches sur 230 - Nombre de branches avec des minima sous le Smic selon la CGT début avril.
    « La CGT en avait, elle, dénombré début avril « 76 branches sur 230 » »
    sudouest.fr ↗
  68. un tiers - Proportion des branches avec des minima sous le Smic selon la CGT.
    « soit un tiers »
    sudouest.fr ↗
  69. « Il faut ouvrir les négociations partout, dans toutes les entreprises, dans toutes les branches » - Revendication de Sophie Binet sur Franceinfo.
    « « Il faut ouvrir les négociations partout, dans toutes les entreprises, dans toutes les branches » »
    sudouest.fr ↗
  70. « scandaleux que le patronat refuse de négocier » - Jugement de Sophie Binet sur le refus patronal de négocier.
    « jugeant « scandaleux que le patronat refuse de négocier » »
    sudouest.fr ↗
  71. CFDT, première centrale syndicale française - Syndicat réclamant également la réouverture des négociations salariales.
    « la CFDT, première centrale syndicale française »
    sudouest.fr ↗
  72. La CFDT réclame la réouverture des négociations salariales par branche dans les entreprises comme dans la fonction publique - Revendication de la CFDT.
    « la CFDT, première centrale syndicale française, n’a de cesse de réclamer la réouverture des négociations salariales par branche dans les entreprises comme dans la fonction publique »
    sudouest.fr ↗
  73. 11,5 % - Part des salariés rémunérés au SMIC en janvier 2018 dans le secteur concurrentiel.
    « En janvier 2018, 1,98 million de salariés des entreprises du secteur concurrentiel, hors apprentis, stagiaires et intérimaires, sont rémunérés au SMIC, soit 11,5 % des salariés, dont 58,3 % de femmes[1]. »
    fr.wikipedia.org ↗
  74. 58,3 % - Part des femmes parmi les salariés rémunérés au SMIC en janvier 2018.
    « En janvier 2018, 1,98 million de salariés des entreprises du secteur concurrentiel, hors apprentis, stagiaires et intérimaires, sont rémunérés au SMIC, soit 11,5 % des salariés, dont 58,3 % de femmes[1]. »
    fr.wikipedia.org ↗
  75. 62,5 % - Ratio entre salaire minimum et salaire médian en France en 2024.
    « Parmi les pays membres de l’OCDE, en 2024, la France a l’un des ratios entre salaire minimum sur salaire médian (pour les salariés à temps plein) les plus élevés (62,5 %). »
    fr.wikipedia.org ↗
  76. Si nous n’avions pas eu les allègements de charges, il y aurait un million d’emplois en moins en France - Déclaration de Jacques Creyssel (Medef) sur l'impact des allègements de cotisations.
    « « Si nous n’avions pas eu les allègements de charges, il y aurait un million d’emplois en moins en France », a-t-il insisté »
    publicsenat.fr ↗

Sources

Alexandre Mercier

Alexandre Mercier

Alexandre est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans l'analyse économique et financière. Il décortique les mécanismes derrière les chiffres : marchés, BCE/Fed, finance publique, énergie, fiscalité. Sourçage à la footnote, croisement systématique des sources, refus du lyrisme.

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