Val-de-Marne : 11 jeunes en garde à vue pour viols répétés filmés sur une adolescente
Onze suspects, mineurs au moment des faits, interpellés à Créteil et Bonneuil-sur-Marne par la Sûreté territoriale du 94 le 9 juin 2026.
Onze personnes ont été placées en garde à vue le 9 juin 2026 à Créteil et Bonneuil-sur-Marne pour viol en réunion sur une mineure de moins de 15 ans. Les faits, qui remontent à 2023, auraient été filmés et diffusés. Le parquet de Créteil a confirmé les interpellations.
L’essentiel
- 9 juin 2026 : 11 personnes placées en garde à vue à Créteil et Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne) pour viol en réunion sur une mineure de moins de 15 ans.
- 6 adresses : les interpellations, menées à 6h du matin, ont visé six sites distincts sur les deux communes.
- Faits présumés en 2023 : des viols répétés auraient été enregistrés et diffusés ; la mère de la victime est à l’origine de la plainte.
- Suspects mineurs : les 11 mis en cause étaient mineurs au moment des faits allégués.
- Infractions retenues : viol en réunion, agressions sexuelles, captation et diffusion d’images à caractère pornographique impliquant une mineure.
Une opération coordonnée à l’aube
Le 9 juin 2026, à 6 heures du matin, la Sûreté territoriale du Val-de-Marne (ST 94) a procédé à des interpellations simultanées dans six adresses réparties sur Créteil et Bonneuil-sur-Marne. Au total, 11 personnes ont été placées en garde à vue, a confirmé le parquet de Créteil via l’AFP.
Les mis en cause, tous mineurs au moment des faits présumés, sont poursuivis pour viol en réunion sur mineure de moins de 15 ans, agressions sexuelles, captation et diffusion d’images à caractère pornographique impliquant une mineure. Cette dernière infraction aggrave sensiblement le volet pénal de l’affaire.
Des faits remontant à 2023
Selon Le Parisien et Libération, les actes allégués se seraient produits tout au long de l’année 2023, et possiblement au début 2024. Des viols répétés auraient été commis sur une adolescente, enregistrés puis diffusés. L’enquête a été déclenchée après une plainte déposée par la mère de la victime. Les conditions exactes de la diffusion des vidéos n’ont pas été précisées à ce stade par le parquet.
Conformément à la loi du 29 juillet 1881 (article 39 quinquies), l’identité de la victime n’est pas publiée. Elle sera désignée uniquement comme une adolescente, mineure de moins de 15 ans au moment des faits.
La réaction du maire de Bonneuil-sur-Marne
Denis Öztorun, maire PCF de Bonneuil-sur-Marne, a réagi publiquement après les interpellations. « La police et le parquet font leur travail, je les remercie du travail qu’ils font et de leur réactivité, nous travaillons en complémentarité », a-t-il déclaré, selon Le Figaro.
La commune de Bonneuil-sur-Marne avait déjà été confrontée à des faits graves impliquant des mineurs ces dernières semaines. La mairie avait appelé au calme après des agressions sur trois enfants, signe d’une pression sécuritaire persistante sur ce territoire.
Contexte dans le Val-de-Marne
Le Val-de-Marne (94) est un département de la petite couronne parisienne d’environ 1,4 million d’habitants. Créteil, préfecture du département avec près de 91 000 habitants, abrite le tribunal judiciaire compétent pour l’ensemble du 94. Bonneuil-sur-Marne compte environ 16 000 habitants.
Le parquet de Créteil traite régulièrement des affaires de violences sexuelles impliquant des mineurs dans ce secteur densément peuplé. L’affaire s’inscrit dans un contexte national de vigilance accrue sur les infractions liées à la captation et la diffusion non consentie d’images à caractère sexuel, en particulier lorsque des mineurs sont concernés. D’autres affaires impliquant des mineurs victimes ont récemment suscité un débat public sur la réponse judiciaire apportée à ces crimes.
Par ailleurs, une affaire d’atteinte présumée à un enfant à Gardanne a également alimenté, ces derniers jours, les discussions sur la protection des mineurs en France.
Suite de la procédure
À l’issue des gardes à vue, le parquet de Créteil devra décider des suites judiciaires : classement, ouverture d’une information judiciaire ou déferrement. Compte tenu de la minorité des mis en cause au moment des faits, le dossier relèvera du juge des enfants ou du tribunal pour enfants. Aucune mise en examen n’avait été annoncée au moment de la publication de cet article.
La Sûreté territoriale du Val-de-Marne n’a pas communiqué sur d’éventuelles perquisitions complémentaires ni sur la saisie de supports numériques.
Sources
- Le Parisien : Val-de-Marne : onze personnes en garde à vue après les viols répétés et filmés d'une adolescente
- Libération : Val-de-Marne : onze personnes placées en garde à vue pour viols en réunion sur une mineure
- Le Figaro : Val-de-Marne : 11 individus en garde à vue notamment pour viols en réunion sur une mineure
