Val-de-Marne : les élus en commun commémorent les victimes de l’esclavage le 10 mai
Le groupe Val-de-Marne en commun (PCF et Citoyen·nes) a marqué la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, vingt-cinq ans après la loi Taubira.
Le 10 mai 2026, les élus du groupe Val-de-Marne en commun ont participé à la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions. Un hommage rendu aux millions de victimes, dans le cadre du « Temps des Mémoires » national consacré cette année aux vingt-cinq ans de la loi Taubira.
Le 10 mai 2026, les élus du groupe Val-de-Marne en commun ont participé à la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions. Un hommage rendu aux millions de victimes, dans le cadre du « Temps des Mémoires » national consacré cette année aux vingt-cinq ans de la loi Taubira.
L’essentiel
- 10 mai 2026 : le groupe Val-de-Marne en commun (PCF et Citoyen·nes) commémore la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.
- 25 ans : la thématique nationale du « Temps des Mémoires » 2026 porte sur le 25e anniversaire de la loi Taubira, adoptée par le Sénat le 10 mai 2001.
- Circulaire du 25 mars 2026 : le Premier ministre a demandé aux préfets et recteurs d’organiser des cérémonies le 10 mai ou le 23 mai dans chaque département.
- Première mondiale : la loi Taubira a fait de la France le premier pays à reconnaître la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.
Un hommage aux millions de victimes
Le groupe Val-de-Marne en commun, qui rassemble les élus du Parti communiste français et des Citoyen·nes au Conseil départemental, a annoncé sa participation sur son compte X. « Les élu·es de notre groupe s’associent à cette commémoration pour honorer la mémoire des millions de victimes », indique le message publié le 10 mai 2026, accompagné de trois photos de l’événement.
Le groupe est présidé par Fatiha Aggoune, selon le site du Conseil départemental du Val-de-Marne. La commémoration s’est tenue dans un format local, sans que le lieu précis ni le programme détaillé n’aient été communiqués publiquement à ce stade.
Le « Temps des Mémoires » 2026 : vingt-cinq ans de loi Taubira
La thématique nationale de 2026 est fixée : vingt-cinq ans après son adoption, la loi Taubira est au cœur des commémorations. Adoptée par le Sénat le 10 mai 2001, promulguée le 21 mai 2001, elle a fait de la France le premier pays au monde à reconnaître la traite négrière transatlantique, la traite dans l’océan Indien et l’esclavage comme crimes contre l’humanité - des actes perpétrés à partir du XVe siècle, rappelle le site vie-publique.fr.
La loi impose aussi l’enseignement de ces thèmes dans les écoles, soutient la recherche et institue une cérémonie annuelle le 10 mai. La journée nationale elle-même a été créée en 2006 par Jacques Chirac, selon la préfecture du Val-de-Marne.
Cette commémoration fait écho à d’autres événements de mémoire en Île-de-France. Le député Éric Coquerel participait le même jour à une cérémonie similaire à Épinay-sur-Seine, soulignant la mobilisation des élus franciliens sur le sujet.
Contexte dans le Val-de-Marne
La Préfecture du Val-de-Marne organise chaque année des commémorations dans le cadre du « Temps des Mémoires », selon son site officiel. Le calendrier départemental inclut le 10 mai pour les mémoires de la traite et de l’esclavage, et le 23 mai en hommage aux victimes - cette seconde date étant fixée par la loi du 30 juin 1983, enrichie depuis par la loi Taubira.
Une circulaire interministérielle signée le 25 mars 2026 par le Premier ministre demande aux préfets et recteurs d’organiser des cérémonies à l’une ou l’autre de ces deux dates dans chaque département, selon le Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CNMHE). Le Val-de-Marne s’inscrit donc dans un dispositif national coordonné.
Le département est l’un des plus densément peuplés de la petite couronne parisienne, avec une population diversifiée dont une part significative est issue de territoires historiquement touchés par la traite. La dimension mémorielle y revêt un poids particulier, sans que des données comparatives annuelles sourçables pour 2025-2026 soient disponibles à ce stade.
Des commémorations similaires en Île-de-France
Le Val-de-Marne n’est pas seul dans cette démarche. Dans les Yvelines, la préfecture a également participé à l’hommage du 10 mai 2026, comme l’indique son compte X officiel.
France 3 régions signalait également des événements organisés dans les Hauts-de-France pour cette même journée, avec des intervenants soulignant « un lien entre l’esclavage et certaines réalités d’aujourd’hui ». La mobilisation dépasse donc le cadre institutionnel strict pour toucher le débat sur les discriminations actuelles.
Par ailleurs, d’autres cérémonies de mémoire collective jalonnent l’actualité francilienne : le sous-préfet de Saint-Maurice avait quelques jours auparavant rencontré des jeunes Erasmus+ à l’occasion de la Journée de l’Europe, dans ce même Val-de-Marne.
Un engagement contre le racisme « persistant »
Le groupe Val-de-Marne en commun relie explicitement cette commémoration à la lutte contre le racisme contemporain, sans que le contenu précis des prises de parole du 10 mai n’ait été détaillé dans les communications disponibles. Cette articulation entre mémoire historique et discriminations actuelles est récurrente dans les discours commémoratifs, comme le relève Outremers360 en citant des responsables politiques nationaux.
Selon France Info, les vingt-cinq ans de la loi Taubira sont aussi l’occasion de mesurer le chemin parcouru - et celui qui reste à parcourir - en matière de reconnaissance mémorielle et d’égalité réelle.
Le 23 mai prochain marquera une nouvelle étape commémorative dans le département, conformément au calendrier fixé par la circulaire du Premier ministre.
Sources
- Compte X @VDMencommunPCF : Tweet du groupe Val-de-Marne en commun — commémoration 10 mai 2026
- Préfecture du Val-de-Marne : Esclavage — Le Temps des Mémoires
- France Info : 25 ans de loi Taubira : le jour où la France a reconnu l'esclavage comme crime contre l'humanité
- Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage (CNMHE) : Commémorations 2026 — Circulaire du Premier ministre