Val-d’Oise : un chasseur vise une pie et blesse son voisin au visage, placé en garde à vue
À Vémars, un homme de 50 ans a tiré depuis son jardin avec un fusil calibre 12 pour faire taire un oiseau et touché son voisin de 59 ans.
Le 2 mai 2026 vers 12h30, à Vémars (Val-d'Oise), un homme de 50 ans a tiré sur une pie avec un fusil de chasse depuis son jardin. Les plombs ont atteint son voisin de 59 ans au visage et au flanc. Le tireur a été placé en garde à vue par la gendarmerie.
Le 2 mai 2026 vers 12h30, à Vémars (Val-d’Oise), un homme de 50 ans a tiré sur une pie avec un fusil de chasse depuis son jardin. Les plombs ont atteint son voisin de 59 ans au visage et au flanc. Le tireur a été placé en garde à vue par la gendarmerie.
L’essentiel
- Lieu et heure : Vémars (Val-d’Oise), le 2 mai 2026, vers 12h30, à proximité de l’aéroport Charles-de-Gaulle.
- Arme utilisée : Fusil de chasse calibre 12, chargé de petits plombs pour la chasse aux oiseaux.
- Victime : Homme de 59 ans, blessé au visage et au flanc, hospitalisé en urgence relative à l’hôpital de Gonesse.
- Tireur : Homme de 50 ans, placé en garde à vue par la gendarmerie de Vémars.
- Contexte réglementaire : L’incident s’est déroulé hors période de chasse et à proximité immédiate d’habitations, constituant une infraction potentielle, selon une source proche du dossier.
Un tir depuis le jardin, un voisin touché
Ce vendredi 2 mai 2026, peu après midi, un habitant de Vémars sort son fusil de chasse pour une raison ordinaire : faire taire une pie qu’il juge trop bruyante. Il tire depuis son jardin avec un calibre 12, chargé de petits plombs destinés à la chasse aux oiseaux, selon Le Parisien et Actu.fr.
Problème : son voisin de 59 ans se trouve dans la trajectoire du tir. Les plombs l’atteignent au visage et au flanc. L’homme est transporté en urgence relative à l’hôpital de Gonesse. Selon une source proche du dossier citée par Le Parisien, la nature des munitions - de petits plombs à faible portée létale - explique que les blessures ne soient pas plus graves.
Garde à vue et enquête ouverte
Le tireur, 50 ans, a été interpellé et placé en garde à vue par la gendarmerie de Vémars dans la foulée des faits, confirment Le Parisien et Le Progrès. L’enquête se poursuit. Aucune date d’audience n’a été précisée à ce stade.
L’incident s’est produit hors période de chasse et à proximité immédiate d’habitations résidentielles. Ces deux éléments constituent des infractions potentielles à la réglementation sur le port et l’usage des armes à feu, selon une source proche du dossier. La justice se montre de plus en plus attentive aux infractions liées à la chasse, y compris hors période réglementaire.
Contexte dans le Val-d’Oise
Vémars est une commune rurale de Seine-et-Oise, riveraine de la plateforme aéroportuaire de Roissy-Charles-de-Gaulle. La densité de zones pavillonnaires et d’espaces agricoles y coexiste avec une urbanisation croissante liée à l’activité logistique autour de l’aéroport. Ce contexte mi-rural, mi-péri-urbain rend l’usage d’armes à feu en milieu résidentiel particulièrement sensible.
Le Val-d’Oise n’est pas le seul département concerné par ces tensions entre pratique de la chasse et zones habitées. En Sarthe, par exemple, les chasseurs eux-mêmes appellent à mieux encadrer leurs pratiques pour protéger les riverains et la faune.
100 accidents de chasse en France en 2024-2025
L’incident de Vémars s’inscrit dans un bilan national qui reste préoccupant. Selon l’Office français de la biodiversité (OFB), la saison de chasse 2024-2025 a enregistré 100 accidents, dont 11 mortels et 60 graves - en légère hausse par rapport à la saison précédente. 84 % des victimes étaient des chasseurs eux-mêmes.
Selon la Fondation Brigitte Bardot, 94 % de ces accidents résultent d’une faute humaine, principalement lors de chasses collectives au grand gibier. Le cas de Vémars présente une configuration différente - tir isolé, hors saison, en zone habitée - mais illustre la même réalité : une arme à feu mal maîtrisée dans un environnement non sécurisé.
Pour les défenseurs des droits des animaux et les associations anti-chasse, ce type d’incident relance le débat sur les conditions de détention et d’usage des armes de chasse. D’autres affaires judiciaires rappellent régulièrement que la détention d’armes engage une responsabilité pénale lourde.
Prochaine étape
L’enquête de gendarmerie se poursuit. Le parquet de Cergy-Pontoise, compétent pour le Val-d’Oise, n’a pas encore précisé les chefs de poursuites retenus ni le calendrier judiciaire.
Sources
- Le Parisien : Val-d'Oise : un chasseur tire accidentellement sur son voisin en visant une pie
- Actu.fr : Val-d'Oise : le chasseur tire sur une pie trop bruyante et touche son voisin
- Le Progrès : Val-d'Oise. Le chasseur tente de tirer sur une pie qui l'agace, son voisin finit aux urgences
- Office français de la biodiversité (OFB) : Bilan des accidents de chasse 2024-2025