Tour de France 2026 : Van der Poel s’impose au Lioran, les Français invisibles un 14 juillet
Le Néerlandais surgit dans le final du Lioran, Johannessen et Pidcock complètent le podium
Les points clés
- Mathieu Van der Poel remporte la 10e étape au Lioran, sa troisième victoire sur ce Tour 2026
- Les Français Paul Seixas et Lenny Martinez n'ont pas brillé un 14 juillet, la série noire continue
- L'étape de 166,6 km comptait sept cols et 3 800 m de dénivelé, disputée sous 35°C au départ
La station du Lioran, 17h24. Mathieu van der Poel franchit la ligne, bras levés. Derrière lui, T. Johannessen et Thomas Pidcock complètent le podium d’une étape qui n’a tenu aucune de ses promesses d’explosions françaises.
Le départ est donné à 13h25 sous 35°C à Aurillac. Immédiatement, la bagarre pour l’échappée. Trente-et-un coureurs se regroupent à l’avant. Parmi eux, Axel Baudin – pointé à 43 minutes du maillot jaune, sans danger pour le général. UAE laisse filer.
La course se déroule sur 166,6 km avec sept cols répertoriés. Le Puy Mary – Pas de Peyrol (7,8 km à 6% ) et le Col du Pertus (4,4 km à 8,5% ) sont les deux bosses classées en première catégorie. Le Pertus tombe à 14,6 km de l’arrivée. C’est là que tout peut basculer.
35°C au départ: la canicule fait des ravages
La chaleur écrasante pèse sur le peloton dès le départ d’Aurillac. 35°C et 3 800 m de dénivelé: un cocktail redoutable. Les coureurs multiplient les bidons, les directeurs sportifs crient dans les oreillettes de lever le pied dans les cols.
Warren Barguil a un accrochage avec une voiture d’équipe. Il poursuit, visiblement affecté. Vauquelin crève au mauvais moment et se fait reprendre. Jake Stewart est impliqué dans une chute collective. Tous repartent, mais les organismes sont éprouvés.
Matteo Trentin n’a pas pris le départ. Fièvre. Le peloton perd un équipier de plus. La canicule fait le tri avant même les cols.
L’échappée se disloque, van der Poel surgit
Vers 80 km de l’arrivée – Harold Tejada attaque. Le peloton, mené par UAE, est à 1’05 ». Nils Pollitt est notamment cité pour son travail acharné. Le groupe de tête fond. Ben Healy tente sa chance dans le Pertus. Rien ne passe.
Van der Poel attend le bon moment. Dans la montée finale vers Le Lioran, avec le Col de Font de Cère (5,8% de moyenne ), il démarre. Personne ne suit. Le Néerlandais d’Alpecin-Premier Tech franchit seul. Sa troisième victoire sur ce Tour, la 61e de sa carrière.
Pogačar intouchable, les Français invisibles
Tadej Pogačar conserve le maillot jaune. Pogačar d’UAE Team Emirates contrôle sans forcer.
Les espoirs français? Évaporés. Paul Seixas et Lenny Martinez , annoncés pour briller un 14 juillet, n’ont jamais inquiété les costauds. Depuis Warren Barguil en 2017 – aucun Français n’a gagné une étape le jour de la Fête Nationale. La série continue.
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La malédiction du 14 juillet
Le Lioran accueille le Tour pour la quatrième fois. C’est une station du Cantal, pas un col mythique. L’arrivée ne marque pas les mémoires. Van der Poel gagne, mais personne ne se souviendra de cette étape dans dix ans.
Le 14 juillet appelait un exploit tricolore. Il n’est pas venu. On se souvient de Laurent Jalabert, double vainqueur d’étape un 14 juillet (1995 et 2001). De Richard Virenque en 2004. De David Moncoutié en 2005. De Warren Barguil en 2017. Depuis? Rien.
Les coureurs français ont compté sur l’échappée. Elle a fondu sans gloire. Seixas et Martinez n’ont pas eu les jambes. La canicule, peut-être. Le manque de fraîcheur dans les rangs tricolores, sûrement. Pogačar n’a même pas eu besoin d’accélérer. C’est peut-être ça, le vrai constat: ce Tour est déjà joué. Les cols auvergnats n’ont rien changé. Et les coureurs français n’ont plus la force de troubler la fête.
Demain, la course reprend. Le maillot jaune est sur les épaules de Pogačar. Personne ne semble en mesure de le lui arracher.