Var : le préfet reconduit l’interdiction des rassemblements festifs non déclarés pour le 1er mai

L'arrêté de Simon Babre, en vigueur depuis le 19 mars 2026, vise rave-parties et free parties non autorisées, avec sanctions pénales à la clé.

Var : le préfet reconduit l'interdiction des rassemblements festifs non déclarés pour le 1er mai
Illustration Laure Ferrero / info.fr

Le préfet du Var, Simon Babre, a reconduit l'arrêté interdisant les rassemblements festifs musicaux non déclarés et le transport de matériel de sonorisation dans tout le département. La mesure couvre le week-end du 1er mai. Elle s'appuie sur 18 événements illégaux recensés en 2025.

Le préfet du Var, Simon Babre, a reconduit l’arrêté interdisant les rassemblements festifs à caractère musical non déclarés et le transport du matériel de sonorisation ou d’amplification associé. La mesure est en vigueur depuis le 19 mars 2026 et couvre le week-end de la fête du Travail, traditionnellement propice à ce type d’événements.

L’essentiel

  • Arrêté reconduit : en vigueur depuis le 19 mars 2026, il interdit les rassemblements festifs musicaux non déclarés dans tout le Var.
  • 18 événements illégaux : recensés dans le département en 2025, selon Actu.fr, motivant la reconduction de la mesure.
  • Rave-party stoppée : le 26 avril 2026, environ 150 personnes ont été dispersées par la gendarmerie à Ginasservis.
  • Reconduction annuelle : des arrêtés similaires sont pris chaque année depuis au moins 2020, dont un de décembre 2025 à janvier 2026 et un autre du 13 février au 16 mars 2026.
  • Sanctions : le non-respect expose à des poursuites sous les articles L.211-15 et R.211-27 du code de la sécurité intérieure.

Ce que l’arrêté interdit

Le texte vise deux catégories d’actes : la tenue de rassemblements festifs à caractère musical sans déclaration préalable, et le transport du matériel de sonorisation ou d’amplification destiné à de tels événements. La préfecture du Var a diffusé le détail de l’arrêté sur son compte officiel :

Les objectifs affichés par la préfecture sont la sécurité des personnes, la prévention des troubles à l’ordre public, la tranquillité et la salubrité publique. Le risque incendie, élevé dans le massif varois en période sèche, figure parmi les motifs retenus.

Un arrêté déjà appliqué : Ginasservis, 26 avril 2026

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L’application concrète de la mesure ne s’est pas fait attendre. Le 26 avril 2026, environ 150 personnes ont tenté d’organiser une rave-party illégale sur la commune de Ginasservis, dans le secteur de Brignoles. La gendarmerie est intervenue sous l’autorité du préfet, l’accès à la zone a été interdit et le rassemblement dispersé, selon France 3 Régions et Nice-Matin. Aucune information sur des interpellations n’a été communiquée à ce stade.

Contexte dans le Var

Le Var est l’un des départements français où les arrêtés préfectoraux encadrant les rassemblements festifs non déclarés sont reconduits de façon quasi-continue. Selon Actu.fr, 18 événements illégaux de ce type ont été recensés sur le territoire varois en 2025. Le dispositif est actif depuis au moins 2020. Un arrêté avait couvert la période de décembre 2025 à janvier 2026 pour les fêtes de fin d’année, puis un autre avait été pris du 13 février au 16 mars 2026. La reconduction actuelle s’inscrit dans cette logique saisonnière. D’autres préfectures de France appliquent des mécanismes comparables : la Haute-Loire a ainsi interdit raves et free parties jusqu’au 11 mai dans un arrêté similaire.

Le département compte près de 1,1 million d’habitants et attire chaque printemps un flux touristique important. Le week-end du 1er mai, combiné aux vacances scolaires, constitue une période de vigilance renforcée pour les forces de l’ordre. La préfecture du Var fermera ses services au public le vendredi 1er mai 2026, jour férié, mais maintiendra la surveillance pour l’application de l’arrêté, selon le site officiel var.gouv.fr.

Procédure légale pour les organisateurs

Les organisateurs souhaitant tenir un événement festif musical disposent d’une voie légale : déclarer l’événement auprès de la mairie ou de la préfecture et obtenir une autorisation préalable. La préfecture du Var précise les démarches sur son site. Sans cette déclaration, l’événement tombe sous le coup de l’arrêté, et ses organisateurs s’exposent aux sanctions prévues par le code pénal, notamment les articles L.211-15 et R.211-27 du code de la sécurité intérieure. La nature exacte des peines encourues - amende, peine d’emprisonnement - n’a pas été détaillée dans les communications préfectorales récentes.

Par ailleurs, des dérives similaires liées à des agents se réclamant abusivement de l’autorité sont signalées ailleurs en France : la gendarmerie des Vosges a récemment alerté sur des faux gendarmes en civil à Remiremont, un rappel que les interventions doivent être conduites par des forces légitimes et identifiables.

Prochaine étape

Le dispositif de surveillance sera maintenu durant tout le week-end du 1er mai 2026. La préfecture n’a pas communiqué de date de fin explicite pour cette reconduction de l’arrêté au-delà du 27 avril ; une prolongation reste possible selon l’évolution de la situation.

Sources

Laure Ferrero

Laure Ferrero

Laure est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Var (83), avec Toulon pour chef-lieu. Spécialité du département : port militaire Toulon (Marine nationale) et Saint-Tropez. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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