Vendôme sans pesticides depuis 2009 : une ville pionnière dans la lutte antiparasitaire

La commune du Loir-et-Cher utilise la nature comme alliée pour protéger ses espaces verts des pucerons et chenilles urticantes

Vendôme sans pesticides depuis 2009 : une ville pionnière dans la lutte antiparasitaire
Illustration Isabelle Gaillard / info.fr

Vendôme a abandonné les pesticides chimiques il y a plus de quinze ans. La ville déploie aujourd'hui des méthodes basées sur la nature pour lutter contre pucerons et chenilles urticantes. Une approche que La Nouvelle République qualifie de pionnière dans le département.

Vendôme a abandonné les pesticides chimiques il y a plus de quinze ans. La ville déploie aujourd’hui des méthodes basées sur la nature pour lutter contre pucerons et chenilles urticantes. Une approche que La Nouvelle République qualifie de pionnière dans le département.

L’essentiel

  • 2009 : arrêt de l’utilisation des pesticides par la ville de Vendôme, selon La Nouvelle République.
  • Deux nuisibles ciblés : les pucerons et les chenilles urticantes, traités sans produits chimiques dans les espaces verts municipaux.
  • Responsable : Thierry Aubry dirige le service des espaces verts et de l’environnement (DEEV) de Vendôme depuis près de deux ans.
  • Double approche : lutte antiparasitaire écologique et économies d’eau, dans le cadre d’une politique environnementale globale.

Un tournant pris dès 2009

La décision est ancienne. Selon La Nouvelle République, Vendôme a cessé de recourir aux pesticides chimiques en 2009. La ville a donc devancé de plusieurs années la loi Labbé, entrée pleinement en vigueur pour les collectivités en 2017, qui interdit l’usage des produits phytosanitaires dans les espaces verts publics.

Cette avance est aujourd’hui revendiquée. La commune du Loir-et-Cher est présentée par le quotidien régional comme un modèle local en matière d’écologie urbaine. Le tweet du compte média régional spécialisé sur le Loir-et-Cher @NRBlois résume la démarche :

Des techniques « étonnantes » basées sur la nature

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Les méthodes employées reposent sur le principe de lutte biologique : utiliser la nature pour réguler la nature. Selon La Nouvelle République, la ville protège ses espaces verts en s’appuyant sur des auxiliaires naturels pour contenir la prolifération d’insectes ravageurs. Les détails précis des techniques déployées - espèces auxiliaires utilisées, modalités d’intervention - ne sont pas détaillés dans les sources disponibles à ce stade.

Thierry Aubry, directeur du service des espaces verts et de l’environnement (DEEV), est le pilote de cette politique. Il justifie l’abandon des produits chimiques sans détour : « De toute façon, traiter c’était beaucoup de contraintes », a-t-il déclaré à La Nouvelle République. Une formule pragmatique qui dit autant sur la charge réglementaire que sur la conviction écologique.

Espaces verts et économie d’eau : une politique cohérente

La lutte antiparasitaire ne constitue pas une initiative isolée. Sous la direction de Thierry Aubry, le DEEV de Vendôme mène en parallèle des actions pour économiser l’eau dans ses espaces verts, rapporte La Nouvelle République. Ces deux axes - zéro pesticide et gestion raisonnée de l’eau - forment une politique environnementale d’ensemble pour les espaces publics de la commune.

Cette approche globale dépasse la simple conformité réglementaire. Elle reflète une tendance plus large dans le département à expérimenter des solutions locales sur des enjeux de long terme. Le budget consacré à ces programmes n’a pas été communiqué.

Contexte dans le Loir-et-Cher

Vendôme est la deuxième ville du Loir-et-Cher après Blois, avec environ 17 000 habitants. Elle concentre des espaces verts importants, notamment le long du Loir. Dans ce contexte, la gestion écologique des parcs et jardins publics représente un enjeu visible pour les habitants.

Le Loir-et-Cher est un département à dominante rurale et agricole, où la question des pesticides - en milieu urbain comme agricole - est sensible. Les collectivités du département ont progressivement adapté leurs pratiques depuis la loi Labbé, mais peu ont anticipé la réglementation aussi tôt que Vendôme, selon les éléments disponibles. Le Petit Vendômois souligne d’ailleurs que le DEEV local va « bien plus que des espaces verts », signe d’une montée en compétence du service municipal sur les sujets environnementaux.

Un modèle diffusable ?

La question de la reproductibilité de cette approche reste ouverte. Les méthodes de Vendôme sont présentées comme efficaces par La Nouvelle République, mais aucun bilan chiffré - taux de réduction des nuisibles, coût comparatif avec les traitements chimiques - n’a été rendu public. La mairie n’a pas détaillé de programme de partage d’expérience avec d’autres communes à ce stade.

L’initiative vendômoise intervient dans un contexte national où les collectivités cherchent des alternatives concrètes et économiquement viables aux intrants chimiques, sous la pression conjuguée de la réglementation et des attentes citoyennes. Un retour d’expérience documenté de Vendôme pourrait alimenter ce débat.

Sources

Isabelle Gaillard

Isabelle Gaillard

Isabelle est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Loir-et-Cher (41), avec Blois pour chef-lieu. Spécialité du département : châteaux royaux et ZooParc Beauval (1er parc zoo français). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Centre-Val de Loire.

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