Versailles : la mairie impose la fermeture des épiceries à 22h jusqu’en septembre
Un arrêté municipal cible quatre commerces alimentaires du centre-ville pour troubles nocturnes et vente illégale d'alcool jusqu'au 15 septembre 2026.
La mairie de Versailles a pris un arrêté municipal imposant la fermeture des épiceries et commerces alimentaires du centre-ville entre 22h et 6h. La mesure, en vigueur jusqu'au 15 septembre 2026, vise à enrayer la vente illégale d'alcool et les troubles à l'ordre public. Quatre établissements sont particulièrement concernés.
L’essentiel
- Fermeture 22h-6h : les épiceries et commerces alimentaires du centre-ville de Versailles doivent fermer entre 22h et 6h, par arrêté municipal.
- Durée : la mesure court jusqu’au 15 septembre 2026.
- Quatre établissements visés : dont un situé rue de Paroisse, à proximité de la place du Marché, selon Le Parisien.
- Double dispositif : un arrêté préfectoral interdisant la vente d’alcool après 22h existait déjà sur le territoire.
Un arrêté municipal pour fermer, pas seulement interdire la vente
La mairie de Versailles a signé un arrêté municipal contraignant les épiceries et commerces alimentaires situés dans plusieurs secteurs du centre-ville à cesser leur activité entre 22h et 6h. La décision a été annoncée les 11 et 12 juin 2026, selon Le Parisien (édition Yvelines).
La mesure va plus loin que le cadre préfectoral existant. Un arrêté préfectoral interdisait déjà la vente de boissons alcoolisées après 22h sur le territoire de la commune, selon la même source. L’arrêté municipal ajoute une obligation de fermeture complète des commerces concernés, rendant impossible toute activité - y compris non alcoolisée - passé cette heure.
Quatre épiceries dans le collimateur
Quatre établissements sont particulièrement visés par la mesure, selon Le Parisien. L’un d’eux est situé rue de Paroisse, à deux pas de la place du Marché, secteur fréquenté du centre historique. Les autres adresses n’ont pas été précisées dans les informations disponibles à ce stade.
Les motifs invoqués par la mairie sont la vente illégale de boissons alcoolisées en dehors des horaires autorisés et les troubles à l’ordre public : nuisances sonores et rassemblements nocturnes aux abords de ces commerces. La décision est rapportée par des groupes Facebook locaux, qui mentionnent explicitement un arrêté municipal visant «les épiceries et magasins alimentaires situés dans plusieurs secteurs de la ville».
Contexte dans les Yvelines
Versailles est la préfecture des Yvelines. La commune compte 83 918 habitants selon les données INSEE 2022, ce qui en fait la deuxième ville la plus peuplée du département après Poissy. Son centre-ville concentre un tissu commercial dense : environ 660 commerces dans le seul quartier Notre-Dame et 338 dans le quartier Saint-Louis, d’après une étude de la CCI Paris-Île-de-France publiée en mars 2026.
Le maire François de Mazières est en fonction depuis 2008. Son équipe n’a pas, à ce stade, diffusé de communiqué officiel détaillant les critères de sélection des établissements concernés ni les modalités de contrôle de l’arrêté.
Une pratique désormais répandue en France
Le recours à ce type d’arrêté n’est pas propre à Versailles. Des mesures comparables ont été prises ces dernières années dans plusieurs communes françaises confrontées à des problèmes similaires. À Clichy (Hauts-de-Seine), un «couvre-feu» imposé aux épiceries de nuit avait été validé par la justice en 2023, selon Le Parisien. Des contrôles renforcés sur les épiceries nocturnes ont également été signalés à Clermont-Ferrand, ainsi que des restrictions analogues à Marseille ou Montpellier en 2025-2026. Ces décisions s’appuient généralement sur le pouvoir de police administrative du maire, encadré par le Code général des collectivités territoriales.
Pour des communes du même département, la gestion des nuisances nocturnes en centre-ville reste un sujet récurrent, notamment à l’approche de l’été.
Prochaine étape
L’arrêté court jusqu’au 15 septembre 2026. La mairie n’a pas encore précisé si des contrôles renforcés seront déployés pour en assurer l’application, ni si la mesure pourrait être prolongée au-delà de cette date.

