Villeneuve-au-Chemin : des voisins créent leur propre service de covoiturage

Des habitants de ce village de l'Aube s'organisent pour partager leurs trajets et réduire leurs frais.

Villeneuve-au-Chemin : des voisins créent leur propre service de covoiturage
Illustration Élise Moreau / info.fr

À Villeneuve-au-Chemin, un groupe de riverains a lancé un service de covoiturage informel entre voisins. L'initiative vise à réduire les émissions de CO2 et alléger les dépenses de transport. Elle s'inscrit dans un contexte départemental favorable au partage de trajets.

Pas d’application officielle, pas de subvention annoncée à ce stade : quelques habitants de Villeneuve-au-Chemin ont décidé de s’organiser entre eux pour mutualiser leurs déplacements. Le principe est simple - proposer ou trouver un trajet parmi ses voisins directs, réduire les coûts et limiter les voitures sur la route.

Le contexte local y est favorable. Le Département de l’Aube compte désormais six aires de covoiturage autoroutières, dont la dernière inaugurée en 2026 à Torcy-le-Grand (sortie 21 de l’A26), avec 49 places de stationnement financées à hauteur de 416 500 euros par Sanef, selon le Conseil départemental. Le réseau totalise 349 places au total.

Des outils existent déjà dans l’Aube. L’application Karos, soutenue par le Département et Troyes Champagne Métropole, avait enregistré 9 000 covoiturages en mars 2023, selon L’Est-Éclair. La plateforme PROXiiGEN propose quant à elle un service gratuit d’entraide et de covoiturage entre voisins dans le département. Depuis septembre 2025, la Communauté de Communes de Bar-sur-Aube a lancé Atchoum pour des trajets solidaires locaux.

Le transport représente 31 % des émissions de gaz à effet de serre en région Grand Est, selon le CESER Grand Est. À partir du 1er avril 2026, de nouvelles aides au covoiturage ont été mises en place dans certaines communautés de communes de la région, avec des subventions indexées sur la distance parcourue. Si Villeneuve-au-Chemin est concernée par ces dispositifs, les organisateurs n’ont pas encore précisé s’ils comptent s’y adosser.

Sources

Élise Moreau

Élise Moreau

Basée à Troyes, elle suit la bonneterie en crise, l'agriculture champenoise, les débats sur les bassines et les tensions communautaires dans certains quartiers. Issue de Sciences Po Rennes, elle a commencé en radio avant de rejoindre la rédaction web. Méthode : enquêter sur pièces, aller dans les entreprises, vérifier les subventions publiques, ne jamais se contenter d'un seul interlocuteur.

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