Violences à l’école : la proposition de loi Bétharram débattue le 1er juin, après le blocage d’Attal
Un an après le rapport choc, Violette Spillebout obtient enfin un débat - mais en 6h30 au lieu de 24, et sans Paul Vannier sur le texte.
La proposition de loi née de la commission Bétharram sera examinée le 1er juin à l'Assemblée. Six mois après son dépôt, le texte arrive amputé de son temps de débat - et sans Paul Vannier dans son intitulé.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un débat tronqué de 6h30 pour 11 articles
Le texte est inscrit en niche EPR le 1er juin avec 6h30 d'examen, contre 24 heures s'il avait été inscrit en semaine transpartisane - soit à peine 35 minutes par article.
Onze articles, 150 cosignataires
La proposition compte onze articles : fonds d'indemnisation, contrôle d'honorabilité tous les trois ans, renforcement des inspections dans le privé sous contrat et les internats.
Une violence qui se banalise
L'Autonome de solidarité laïque enregistre 23 % de dossiers en plus en cinq ans, et 176 % de hausse pour les diffamations et dénonciations calomnieuses.
La stratégie d'Attal : bloquer pour mieux capter
L'ancien ministre de l'Éducation refuse la voie transpartisane (24h, co-paternité Vannier) mais accepte la voie EPR (6h30, nom Spillebout seul). Même texte, conditions dégradées, étiquette maîtrisée.
L'incertitude sur l'adoption
Avec onze articles à examiner en 6h30 et la droite, le RN et l'UDR potentiellement hostiles aux articles sur le privé sous contrat, l'adoption complète est mathématiquement périlleuse.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La proposition de loi sur les violences scolaires sera débattue le 1er juin à l'Assemblée nationale.
- Le texte sera examiné en 6h30 dans la niche EPR, contre 24 heures en semaine transpartisane.
- L'abstention de Gabriel Attal en février avait fait échouer une première inscription transpartisane.
- Cosignée par 150 députés, la proposition prévoit un fonds d'indemnisation et un contrôle d'honorabilité tous les trois ans.
- 14 incidents graves pour 1 000 élèves ont été signalés dans les collèges et lycées en 2024-2025.
Six mois après le dépôt de leur proposition de loi, Violette Spillebout [1] et Paul Vannier [2] obtiennent enfin un débat à l’Assemblée nationale. Le groupe Ensemble pour la République (EPR) [3] de Gabriel Attal [4] a annoncé, mardi 14 avril [5], inscrire le texte sur les violences scolaires à sa niche parlementaire du 1er juin [6]. Une victoire en demi-teinte: le débat sera plié en 6h30 [7], contre 24 heures [8] s’il avait été inscrit dans une semaine transpartisane.
Le texte, issu des quatre mois [9] de travail et plus de 140 auditions [10] de la commission d’enquête Bétharram, avait été déposé le 28 janvier [11] dans la continuité du rapport rendu en juillet 2025 [12]. « Il y a urgence à légiférer pour faire évoluer un système caractérisé par des défaillances qui ont conduit à des violences perpétrées sur trop d’enfants pendant des décennies », justifiait Paul Vannier [13]. Sa collègue Violette Spillebout abondait: « Les choses bougent, mais elles bougent encore trop lentement » [14].
L’abstention d’Attal qui a tout bloqué
Le calendrier raconte une bataille politique. Fin février [15], une première tentative d’inscription en semaine transpartisane échoue. La droite, l’extrême droite et le MoDem [16] votent contre l’inscription du texte à l’ordre du jour. Gabriel Attal s’abstient pour EPR [17]. « C’est l’abstention de Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République et ancien ministre de l’éducation nationale, qui a fait pencher la balance en faveur du rejet », écrivait Médiapart [18], cité par Café pédagogique.
Mardi 14 avril [5], Mathilde Panot [19], présidente du groupe LFI, retente l’inscription du texte « Vannier-Spillebout » à l’ordre du jour transpartisan. Nouvel échec. Les députés du groupe macroniste n’ont pas souhaité être associés à une proposition de loi également signée par un Insoumis [20]. Conséquence: le texte sera porté sous le seul nom de Violette Spillebout [21], même si son contenu reste identique [22].
Le calcul d’Attal: bloquer la voie large, contrôler la voie étroite
C’est le paradoxe central de cette séquence. Gabriel Attal, ancien ministre de l’Éducation nationale [23], refuse en février, puis le 14 avril, l’inscription transpartisane qui aurait offert 24 heures de débat et la co-paternité Spillebout-Vannier. Mais c’est son propre groupe qui inscrit finalement le texte dans sa niche, le 1er juin, en 6h30 et sous le seul nom de la députée Renaissance.
Le résultat n’est pas un revirement, mais une stratégie de captation: même contenu, conditions dégradées, étiquette politique maîtrisée. Le contenu reste identique [22], mais le calendrier devient celui d’EPR, le rythme aussi - et le nom d’un Insoumis disparaît de la première page. Pour un président de groupe qui dit ne pas vouloir « laisser mourir » le dossier Bétharram, c’est aussi une manière d’en garder la main politique.
Paul Vannier a regretté que Gabriel Attal n’ait pas soutenu l’inscription du texte dans une semaine transpartisane, soulignant qu’il aurait alors eu un temps d’examen plus long avec plus de chances d’aboutir [24].
Ce que prévoit le texte
Cosignée par 150 députés [25] de tous les groupes sauf l’UDR et le Rassemblement national [26], la proposition compte onze articles [27]. Elle prévoit la création d’un fonds national d’indemnisation et d’accompagnement pour les victimes [28], un contrôle renforcé de l’honorabilité des personnels et bénévoles avant recrutement puis au moins tous les trois ans [29], et un renforcement des contrôles de l’État, notamment dans les établissements privés sous contrat et les internats [30].
Le texte reconnaît aussi « la gravité des violences physiques, psychologiques et sexuelles commises sur des enfants en milieu scolaire et périscolaire » [31]. La commission d’enquête avait notamment entendu François Bayrou [32], alors Premier ministre, sur les sévices infligés aux élèves de Notre-Dame de Bétharram [33], près de Pau.
Ce que dit déjà le Code pénal
L’arsenal répressif existe pourtant. L’article 222-22 du Code pénal définit l’agression sexuelle et la réprime, dans sa forme aggravée notamment lorsqu’elle est commise sur un mineur de quinze ans ou par une personne ayant autorité, de peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle en cas de viol aggravé. L’article 227-15 punit de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende la privation d’aliments ou de soins par un ascendant ou une personne ayant autorité, compromettant la santé d’un mineur de quinze ans. L’article 222-13 alourdit enfin les peines pour les violences habituelles commises sur un mineur par une personne ayant autorité - cadre qui couvre directement les faits décrits à Notre-Dame de Bétharram, à l’Institution Champagnat à Issenheim [34] ou à L’Espérance à Sainte-Cécile [35].
L’enjeu de la proposition de loi n’est donc pas tant de créer de nouvelles infractions que de renforcer la prévention et le contrôle administratif en amont, là où le Code pénal n’intervient qu’après. On se souvient que la loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes - dite loi Schiappa - avait déjà été adoptée scandales en cascade dans l’Église et certains établissements catholiques, sans suffire à enrayer les défaillances institutionnelles que la commission Bétharram a documentées.
Les chiffres qui justifient l’urgence
Au cours de l’année scolaire 2024-2025 [36], 14 incidents graves pour 1 000 élèves [37] ont été signalés dans les collèges et lycées, soit 79 000 [38] au total, contre 16 [39] l’année précédente. Dans les écoles, 4 pour 1 000 [40]. Léger recul [41] sur un an, mais le niveau reste plus haut qu’il y a six ans [42], lors du premier baromètre.
Les violences verbales représentent la moitié des cas [43], les violences physiques une fois sur cinq [44]. Dans 5% [45] des signalements, il s’agit du port d’une arme blanche. Deux fois sur trois [46], le personnel scolaire est visé. Un incident sur vingt [47] dans le premier degré, un sur dix [48] dans le second, est motivé par le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie ou l’homophobie.
La banalisation que les chiffres masquent
Derrière la baisse statistique, un autre signal monte. L’Autonome de solidarité laïque [49], qui accompagne juridiquement près de 500 000 enseignants, a constaté une augmentation de 23 % [50] des dossiers traités en cinq ans. Sur 12 000 dossiers [51] reçus en 2024-2025, 3 500 [52] concernent des diffamations et dénonciations calomnieuses, un chiffre qui a bondi de 176 % [53] en cinq ans. Près de 20 % [54] des dossiers portent sur des agressions physiques ou verbales.
« Les tensions entre les personnels de l’éducation d’une part, les familles, les élèves d’autre part, tendent à se banaliser. Autrefois isolées, elles deviennent progressivement structurelles », analyse Sylvie Guyot [55], secrétaire générale de l’association [56]. Dès juillet 2024 [57], la médiatrice de l’éducation nationale alertait sur l’« agressivité montante » [58] et la « dégradation de la relation entre l’école et les familles » [59]. En décembre 2024 [60], l’inspection générale relevait à son tour la « banalisation des microviolences entre élèves » [61].
L’angle mort: le timing politique
Ce que le calendrier dit en creux: la proposition de loi paie le prix d’une recomposition politique. Le scandale de Bétharram [62] avait initialement soudé une commission d’enquête transpartisane. Un an plus tard, le refus du MoDem, de la droite et de l’extrême droite [16], couplé à l’abstention d’Attal [17], renvoie le texte dans la niche EPR avec un temps tronqué. Les principaux collectifs de victimes ont dû appeler publiquement, dans La Tribune Dimanche, à ce que la proposition de loi soit débattue [63]. Précision de transparence: aucune des sources consultées pour cet article ne cite de témoignage direct de victimes ni de représentant nommé des collectifs signataires de cet appel.
Le ministre de l’Éducation Édouard Geffray [64] a multiplié les annonces parallèles: nomination de Cristelle Gillard [65] comme déléguée à la protection des enfants à l’école, signalements à la justice [66] sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale [67] - article qui fait obligation à tout fonctionnaire ayant connaissance d’un crime ou d’un délit dans l’exercice de ses fonctions d’en aviser sans délai le procureur de la République - après l’enquête de Cash Investigation [68] sur l’Institution Champagnat à Issenheim [34] et L’Espérance à Sainte-Cécile [35]. « Une seule ligne: ne rien laisser passer » [69], a-t-il écrit.
Onze articles, 6h30: l’arithmétique d’une niche
L’adoption des onze articles [27] apparaît mathématiquement périlleuse en 6h30. Soit, en moyenne, à peine plus de 35 minutes par article - défense des amendements et explications de vote comprises. Or la procédure de la niche parlementaire est implacable: seuls les textes effectivement examinés et votés au cours de la journée réservée au groupe peuvent prospérer; ceux qui n’ont pas été abordés à l’expiration du temps tombent et doivent être réinscrits ultérieurement, ce qui suppose, en pratique, une nouvelle niche ou une reprise par le gouvernement.
L’équation se complique côté votes. La droite, l’extrême droite et le MoDem ont déjà voté contre l’inscription transpartisane [16]: rien ne garantit qu’ils soutiennent les articles les plus contraignants pour les établissements privés sous contrat, particulièrement le contrôle d’honorabilité tous les trois ans [29] et le renforcement des inspections [30]. Avec UDR et RN qui n’ont pas cosigné [26], une coalition de blocage sur les articles sensibles n’est pas exclue, même si la majorité des 150 cosignataires [25] couvre le centre, la gauche et une partie du Modem.
Violette Spillebout voit dans ce débat une « reconnaissance du travail effectué depuis un an » [70], et a souhaité un « engagement du gouvernement » à « poursuivre ce travail » si le texte n’aboutissait pas [71]. Ses défenseurs appellent le gouvernement à reprendre le texte en cas d’échec, afin de permettre un examen plus approfondi [72] - dans un projet de loi porté cette fois par l’exécutif, c’est-à-dire avec un temps de débat non contraint par le format de la niche.
► Lire aussi: Bétharram: ce que révèlent les auditions de la commission d'enquête
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (72)
« Violette Spillebout (Nord, Renaissance) et Paul Vannier (Val-d’Oise, La France insoumise, LFI), qui ont conjointement déposé ce texte »
lemonde.fr ↗ ↩
« Violette Spillebout (Nord, Renaissance) et Paul Vannier (Val-d’Oise, La France insoumise, LFI), qui ont conjointement déposé ce texte »
lemonde.fr ↗ ↩
« dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Ensemble pour la République »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« a annoncé, mardi 14 avril, le groupe présidé par Gabriel Attal »
lemonde.fr ↗ ↩
« a annoncé, mardi 14 avril, le groupe présidé par Gabriel Attal »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il sera finalement au menu de la niche parlementaire d’Ensemble pour la République (EPR), le 1er juin »
lemonde.fr ↗ ↩
« Son temps d’examen sera donc limité à 6h30 »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« contre 24 heures s’il avait été inscrit dans une semaine transpartisane »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« le texte issu des quatre mois de travail et plus de 140 auditions de la commission d’enquête »
humanite.fr ↗ ↩
« le texte issu des quatre mois de travail et plus de 140 auditions de la commission d’enquête »
humanite.fr ↗ ↩
« dépose, mercredi 28 janvier, une proposition de loi conjointe afin de rendre effectives leurs propositions. »
lemonde.fr ↗ ↩
« leur rapport, publié en juillet 2025, finisse sur une étagère. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Il y a urgence à légiférer pour faire évoluer un système caractérisé par des défaillances qui ont conduit à des violences perpétrées sur trop d’enfants pendant des décennies », juge Paul Vannier. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Les choses bougent, mais elles bougent encore trop lentement », abonde Violette Spillebout. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Après un premier essai infructueux fin février »
lemonde.fr ↗ ↩
« Mais la droite, l’extrême droite, ainsi que le MoDem ont voté contre »
lemonde.fr ↗ ↩
« tandis que Gabriel Attal s’est abstenu pour EPR »
lemonde.fr ↗ ↩
« « C’est l’abstention de Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République et ancien ministre de l’éducation nationale, qui a fait pencher la balance en faveur du rejet » écrivait Médiapart le mois dernier »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, a suggéré d’y inscrire la proposition de loi dite « Vannier-Spillebout » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les députés du groupe macroniste n'ont pas souhaité être associés à une proposition de loi également signée par un Insoumis »
bfmtv.com ↗ ↩
« Il sera finalement au menu de la niche parlementaire d’Ensemble pour la République (EPR), le 1er juin, et sous le seul nom de Violette Spillebout »
lemonde.fr ↗ ↩
« porté par la seule Violette Spillebout, même son contenu devrait être identique, a-t-elle précisé à l'AFP »
bfmtv.com ↗ ↩
« C’est l’abstention de Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République et ancien ministre de l’éducation nationale, qui a fait pencher la balance en faveur du rejet »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« Paul Vannier a regretté que Gabriel Attal n'ait pas soutenu l'inscription du texte dans une semaine transpartisane, soulignant qu'il aurait alors eu un temps d'examen plus long (24 heures contre 6h30), avec plus de chances d'aboutir »
bfmtv.com ↗ ↩
« Cosigné par 150 députés de tous les groupes de l’Assemblée (sauf l’Union des droites pour la République et le Rassemblement national) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Cosigné par 150 députés de tous les groupes de l’Assemblée (sauf l’Union des droites pour la République et le Rassemblement national) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Jugeant elle aussi "difficile de passer les onze articles" de la proposition de loi »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le texte prévoit la création d'un fonds national d'indemnisation et d'accompagnement pour les victimes »
bfmtv.com ↗ ↩
« un contrôle renforcé de l'honorabilité des personnels et bénévoles, avant recrutement puis au moins tous les trois ans »
bfmtv.com ↗ ↩
« ainsi qu'un renforcement des contrôles de l'État, notamment dans les établissements privés sous contrat et les internats »
bfmtv.com ↗ ↩
« Il dit aussi la reconnaissance par la Nation de "la gravité des violences physiques, psychologiques et sexuelles commises sur des enfants en milieu scolaire et périscolaire" »
bfmtv.com ↗ ↩
« une commission d'enquête qui avait notamment entendu François Bayrou, alors Premier ministre »
bfmtv.com ↗ ↩
« des sévices infligés aux élèves de l'établissement Notre-Dame de Betharram, près de Pau »
bfmtv.com ↗ ↩
« l'Institution Champagnat à Issenheim (Haut-Rhin) et l'établissement scolaire L'Espérance à Sainte-Cécile (Vendée) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l'Institution Champagnat à Issenheim (Haut-Rhin) et l'établissement scolaire L'Espérance à Sainte-Cécile (Vendée) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Au cours de l’année scolaire 2024-2025, 14 incidents graves pour 1 000 élèves ont été signalés dans les collèges et lycées »
education.gouv.fr ↗ ↩
« Au cours de l’année scolaire 2024-2025, 14 incidents graves pour 1 000 élèves ont été signalés dans les collèges et lycées »
education.gouv.fr ↗ ↩
« soit 79 000 au total »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Quatorze incidents graves pour 1 000 élèves ont été signalés dans les collèges et lycées, contre 16 en 2023-2024 »
weka.fr ↗ ↩
« et 4 pour 1 000 élèves dans les écoles. »
education.gouv.fr ↗ ↩
« Les signalements d'incidents graves dans les établissements scolaires étaient en "léger recul" en 2024-2025 par rapport à l'année précédente »
radiofrance.fr ↗ ↩
« cela reste plus haut que la première fois que ce baromètre a été publié, il y a six ans »
radiofrance.fr ↗ ↩
« dans la moitié des cas, il s'agit de violence verbale »
radiofrance.fr ↗ ↩
« une fois sur cinq de violence physique »
radiofrance.fr ↗ ↩
« dans 5% des cas, les signalements concernent le port d'une arme blanche »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Deux fois sur trois, c'est le personnel scolaire qui est visé »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Un incident sur vingt dans le premier degré et un sur dix dans le second degré est motivé par le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie ou l’homophobie. »
education.gouv.fr ↗ ↩
« Un incident sur vingt dans le premier degré et un sur dix dans le second degré est motivé par le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie ou l’homophobie. »
education.gouv.fr ↗ ↩
« Cette structure, qui propose un accompagnement juridique à près de 500 000 enseignants »
lemonde.fr ↗ ↩
« fait état d’une augmentation de 23 % du nombre des dossiers qu’elle traite depuis cinq ans »
lemonde.fr ↗ ↩
« Parmi les 12 000 dossiers reçus par l’association en 2024-2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« 3 500 concernent des diffamations et des dénonciations calomnieuses »
lemonde.fr ↗ ↩
« Un chiffre qui a bondi de 176 % en cinq ans »
lemonde.fr ↗ ↩
« Près de 20 % des dossiers ont trait aux agressions physiques ou verbales »
lemonde.fr ↗ ↩
« Sylvie Guyot, secrétaire générale de l’association »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Les tensions entre les personnels de l’éducation d’une part, les familles, les élèves d’autre part, tendent à se banaliser. Autrefois isolées, elles deviennent progressivement structurelles » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Dès juillet 2024, la médiatrice de l’éducation nationale alertait »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’« agressivité montante » dont le personnel de l’éducation faisait l’objet »
lemonde.fr ↗ ↩
« la « dégradation de la relation entre l’école et les familles » »
lemonde.fr ↗ ↩
« En décembre 2024, l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche constatait »
lemonde.fr ↗ ↩
« la « banalisation des microviolences entre élèves » (vols, moqueries, ostracisme…) »
lemonde.fr ↗ ↩
« commission d’enquête ouverte après le scandale de Bétharram »
lemonde.fr ↗ ↩
« Samedi, les principaux collectifs de victimes de violences dans les établissements scolaires avaient de nouveau appelé, dans La Tribune Dimanche, à ce que la proposition de loi soit débattue »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a annoncé vendredi «procéder ce jour à plusieurs signalements» à la justice »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Cristelle Gillard déléguée à la protection des enfants à l'école, en qualité d'adjointe à la médiatrice de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, Catherine Becchetti-Bizot »
education.gouv.fr ↗ ↩
« Édouard Geffray a annoncé vendredi «procéder ce jour à plusieurs signalements» à la justice »
lefigaro.fr ↗ ↩
« sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale »
lefigaro.fr ↗ ↩
« après la diffusion d’une enquête de «Cash investigation» sur France 2 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Pour ce qui relève des pouvoirs administratifs de l'Éducation nationale, j'engage également sans délai les procédures de contrôle et de sanction. Une seule ligne: ne rien laisser passer» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Violette Spillebout voit dans le prochain débat sur le texte une "reconnaissance du travail effectué depuis un an" »
bfmtv.com ↗ ↩
« elle a souhaité un "engagement du gouvernement" à "poursuivre ce travail" si le texte n'aboutissait pas »
bfmtv.com ↗ ↩
« ses défenseurs appellent le gouvernement à le reprendre afin de permettre un examen plus approfondi »
cafepedagogique.net ↗ ↩
Sources
- Violences à l’école : les députés Violette Spillebout et Paul Vannier déposent une proposition de loi pour « faire évoluer le système »
- Les signalements d’incidents graves dans les écoles et établissements publics et privés sous contrat en 2024
- Les signalements d'incidents graves dans le milieu scolaire en "léger recul" sur un an, mais en hausse depuis six ans
- Contrôles accrus, indemnisation des victimes, limitation du secret de la confession… Violette Spillebout et Paul Vannier présentent leur loi pour mettre fin aux violences en milieu scolaire
- Le ministre nomme une déléguée à la protection des enfants à l'École, adjointe à la médiatrice de l'Éducation nationale
- Violences à l'école : Édouard Geffray annonce procéder à des signalements à la justice
- Moqueries, insultes et incivilités « se banalisent » dans les établissements scolaires
- Violences à l’école : la proposition de loi de Violette Spillebout et Paul Vannier au cœur d’une bataille politique à l’Assemblée nationale
- Violences à l’école : la proposition de loi issue du scandale Bétharram examinée le 1er juin
- La proposition de loi née du scandale Bétharram débattue à l'Assemblée nationale le 1er juin
- Éducation : les signalements d'incidents graves en "léger recul", selon une étude
