Vosges : nouvel arrêté préfectoral pour prévenir les incendies de forêt
Le préfet des Vosges a signé le 19 juin un arrêté unique qui interdit l'usage du feu en forêt du 15 mars au 30 septembre et instaure un système de vigilance gradué face au risque accru d'incendie.
Face au risque accru d'incendie dans les Vosges, le préfet a pris un nouvel arrêté le 19 juin. Il interdit l'usage du feu dans les forêts et à moins de 200 mètres du 15 mars au 30 septembre et instaure une vigilance graduée. Une dérogation temporaire est accordée pour les travaux agricoles nocturnes en raison de la canicule.
L’essentiel
- Nouvel arrêté : signé le 19 juin 2026, il remplace les réglementations de 1977 et mars 2025.
- Interdiction stricte : allumage et transport de feu interdits en forêt et à moins de 200 mètres du 15 mars au 30 septembre.
- Brûlage interdit toute l’année : particuliers et collectivités ne peuvent plus brûler leurs déchets verts.
- Vigilance graduée : un système de quatre niveaux (faible à exceptionnel) pour moduler les restrictions.
- Dérogation canicule : du 21 au 28 juin, travaux agricoles bruyants autorisés de minuit à 13 h et de 22 h à minuit, BTP dès 5 h.
Le préfet des Vosges a signé le 19 juin un nouvel arrêté encadrant l’emploi du feu sur l’ensemble du département, afin de réduire les risques d’incendies de forêt face à la sécheresse et aux fortes chaleurs. Ce texte unique remplace les précédents arrêtés de 1977 et de mars 2025, selon la préfecture.
Des restrictions élargies et un système de vigilance
L’arrêté interdit l’allumage et le transport de feu dans les bois, forêts, landes, plantations et leurs lisières, ainsi qu’à moins de 200 mètres de ces espaces, du 15 mars au 30 septembre. Cette mesure vise les particuliers, les promeneurs comme les professionnels. Le brûlage des déchets verts est proscrit toute l’année pour les ménages et les collectivités.
Un dispositif de vigilance gradué, allant de « faible » à « exceptionnel », permet d’adapter les restrictions en fonction des prévisions météorologiques. Selon le niveau, des interdictions supplémentaires (travaux forestiers, incinération agricole) peuvent être décrétées.
Une dérogation nocturne pour faire face à la canicule
Le département a été placé en vigilance orange canicule le 19 juin, avec des températures dépassant les 35 °C en plaine. Pour concilier protection des travailleurs et prévention des incendies, la préfecture a accordé une dérogation temporaire aux règles sur les bruits de voisinage du 21 au 28 juin.
Ainsi, les travaux agricoles bruyants (moisson, fenaison) sont autorisés de minuit à 13 h et de 22 h à minuit en cas de risque d’incendie qualifié de sévère. Les chantiers du bâtiment et des travaux publics peuvent débuter dès 5 h du matin au lieu de 7 h. « Une mesure nécessaire pour protéger les salariés de la chaleur tout en évitant les départs de feu en pleine chaleur », explique la préfecture dans son communiqué. Dans d’autres départements, des adaptations similaires ont été prises.
Contexte dans les Vosges
La forêt vosgienne couvre près de la moitié du département, soit environ 282 000 hectares, dont 60 % de futaies résineuses (épicéas, sapins) particulièrement sensibles au feu. Bien que les Vosges ne soient pas réputées pour des incendies de grande ampleur comme dans le Sud, les épisodes de sécheresse récents et la canicule de juin 2026 augmentent le risque. En 2025, une quarantaine de départs de feu avaient été recensés, selon les services départementaux. Dans l’Allier, 63 pompiers ont été déployés en renfort.
Le nouvel arrêté s’applique à l’ensemble des communes vosgiennes, dont Épinal, où un incident récent de dépôt sauvage a rappelé les enjeux de prévention.
Des contrôles renforcés
La préfecture annonce des patrouilles accrues des agents de l’Office national des forêts (ONF) et des gendarmes pour faire respecter l’interdiction. Les contrevenants risquent une amende de 135 € (contravention de 4e classe). En cas de non-respect des règles de brûlage, les sanctions peuvent aller jusqu’à 750 € d’amende.
L’arrêté est en vigueur jusqu’à nouvel ordre. Le préfet pourra ajuster le niveau de vigilance chaque semaine en fonction des bulletins météo.