Vote électronique : la tribune qui ne dit pas son nom
Le directeur technique d'une société de vote en ligne plaide pour étendre le dispositif aux scrutins nationaux. Le gouvernement, la CNIL et le Conseil constitutionnel disent non.
Une tribune du Monde appelle à généraliser le vote électronique pour sauver la démocratie. Son auteur dirige une entreprise qui en vend. Le détail manque.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Conflit d'intérêts non déclaré
L'auteur de la tribune est directeur technique de LegaVote, société commerciale de vote en ligne. Le Monde n'indique que sa fonction associative.
Position officielle du gouvernement
Le ministère de l'Intérieur a écrit en juin 2025 qu'il n'envisage pas d'étendre le vote électronique. L'article 3 de la Constitution est invoqué.
Cadre légal restrictif
Les articles L. 57-1 et L. 330-13 du Code électoral n'autorisent le vote en ligne que pour les Français de l'étranger. Toute extension supposerait une loi.
Précédent : annulations d'élections
Le Conseil constitutionnel a annulé deux circonscriptions des Français de l'étranger en 2022 pour dysfonctionnements du vote internet.
Avis CNIL et ANSSI
Les deux régulateurs déconseillent le vote électronique pour les scrutins exposés à un risque d'ingérence étrangère. Aucune solution n'est certifiée pour un scrutin national.
Abstention des jeunes : problème d'offre, pas de support
87 % des 18-24 ans n'ont pas voté aux régionales 2021. Les sociologues pointent l'offre politique, pas les modalités de vote.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Tribune publiée le 6 mai 2026 dans Le Monde par Adrien Baborier, directeur technique de LegaVote, fonction commerciale non mentionnée par le journal.
- Le gouvernement a refusé l'extension du vote en ligne par écrit le 3 juin 2025, en s'appuyant sur l'article 3 de la Constitution.
- Le Code électoral (art. L. 57-1 et L. 330-13) n'autorise le vote en ligne que pour les Français de l'étranger toute extension suppose une loi.
- La CNIL se dit « très réservée » sur les scrutins politiques l'ANSSI n'a certifié aucune solution pour un scrutin national à fort enjeu.
- Le Conseil constitutionnel a annulé deux circonscriptions législatives en 2022 pour dysfonctionnements du vote électronique.
- L'Estonie atteint 51 % de votes en ligne mais subit des cyberattaques quasi quotidiennes depuis 2022.
Le 6 mai 2026, Le Monde publie une tribune signée Adrien Baborier. Le texte plaide pour étendre le vote électronique aux scrutins nationaux. L’auteur y est présenté comme président d’un groupe de travail à la Fédération des tiers de confiance du numérique. C’est exact. C’est incomplet. Adrien Baborier est aussi directeur technique de LegaVote [1], société commerciale qui se définit elle-même comme « dédiée à transformer le paysage du vote électronique et de la participation citoyenne » [2]. Une tribune politique, donc. Et un argumentaire commercial.
Le timing n’a rien d’innocent. Quelques semaines plus tôt, les municipales 2026 ont enregistré, selon le ministère de l’Intérieur, un taux de participation de 57,1 % au premier tour [3] et 57,03 % au second [4] - l’un des niveaux les plus bas sous la Ve République, hors contexte pandémique [5]. Ces chiffres officiels sont contestés: Le Monde a titré sur un taux d’abstention record de 42,18 % au second tour [6], soit un taux de participation symétrique d’environ 57,82 % à 17 heures [7], la divergence tenant aux périmètres et aux heures de relevé retenus selon les sources. Fait inhabituel: le second tour a mobilisé à peine plus que le premier, signal que le sursaut traditionnel entre les deux dimanches n’a pas eu lieu. Peu avant, la CNIL rendait publique, le 24 avril 2026 [8], sa nouvelle recommandation sur le vote par correspondance électronique. Un texte co-produit avec l’ANSSI [9] qui maintient une réserve frontale.
Un conflit d’intérêts qui ne dit pas son nom
L’enjeu n’est pas anecdotique. LegaVote, dont Adrien Baborier dirige la technique [1], est une PME de onze personnes [11] qui commercialise des solutions de vote en ligne à destination de collectivités, d’organismes professionnels et d’entreprises. Son objet social, mis en avant sur son propre site, est explicite: « rendre les processus de décision collective plus accessibles et sécurisés » [12]. Toute extension du vote électronique aux scrutins nationaux ouvrirait à ce type d’acteur un marché public d’une ampleur sans précédent en France. Plaider cette extension dans les colonnes du Monde sans mentionner cette fonction commerciale relève d’une forme de lobbying éditorial. Le journal n’a pas, à ce stade, expliqué pourquoi il n’a indiqué que la fonction associative de l’auteur - celle de président d’un groupe de travail à la Fédération des tiers de confiance du numérique - et pas son rôle dans une société commerciale du même secteur.
Ce n’est pas la première fois qu’un acteur économique du numérique signe une tribune d’opinion sans déclarer son intérêt direct. La tribune du Monde ne franchit pas la ligne du faux. Elle franchit celle de l’omission.
L’argument jeunesse
Le constat est connu. Aux régionales 2021, 87 % des 18-24 ans [13] et 83 % des 25-34 ans [14] n’ont pas voté. L’abstention nationale a atteint près de 67 % [15] selon Le Monde, un sondage Ifop/Anacej évoquant pour sa part un taux d’abstention déclaré de 80 % chez les 18-25 ans et 83 % chez les 16-17 ans [16][17]: les périmètres (sondage déclaratif vs participation effective, classes d’âge distinctes) expliquent les écarts. Aux municipales 2020, 72 % des 18-34 ans [18] s’étaient abstenus au premier tour selon les analyses citées par Public Sénat, contre 58 % en 2014 [19] - chiffres qu’il faut distinguer de la participation générale au premier tour 2020, mesurée à 44,66 % par le ministère de l’Intérieur [20], les deux indicateurs ne portant pas sur la même population. L’écart structurel entre les jeunes et leurs aînés tourne autour de dix points [21]. Pour la politologue Anne Muxel [22], directrice de recherche au CEVIPOF, cette tendance est durable: « Les jeunes mettent un certain temps à utiliser leur droit de vote » [23].
La tribune en déduit que le numérique pourrait réconcilier la génération Z avec les urnes. L’argument est séduisant. Il bute sur un fait. 90 % des jeunes [24] jugent la politique locale indispensable, 79 % [25] estiment qu’elle a un impact direct sur leur quotidien. Ils ne votent pas. Le problème n’est pas le bulletin. C’est l’offre. « Les scrutins locaux n’intéressent pas vraiment les jeunes » [26], tranche Anne Muxel. Elle ajoute: « Ce n’est pas parce que les élus sont jeunes qu’on va davantage voter pour eux » [27]. Emmanuel Macron, élu président de la République en 2017 à 39 ans [28], n’a pas particulièrement capté le vote jeune. Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France Insoumise, âgé de 74 ans [29], y parvient davantage selon les analyses citées par Public Sénat.
Traduction: un clic ne remplace pas un projet.
Ce que dit le gouvernement, noir sur blanc
La position est officielle. Réponse publiée le 3 juin 2025 [30] à la question écrite du député Frédéric Petit, élu des Français établis hors de France [31]: « Le Gouvernement n’envisage pas d’étendre le vote électronique à l’ensemble des électeurs ni à l’ensemble des élections » [32]. Les arguments sont précis. Le ministère de l’Intérieur écrit: « le vote par internet ne permet pas d’exclure un vote sous influence (familiale, professionnelle ou communautaire), un achat de vote ou toute autre atteinte au secret du vote » [33]. Et de rappeler: « Seul l’isoloir garantit ces principes reconnus par l’article 3 de la Constitution » [34].
Près de 70 000 bureaux de vote [35] sont ouverts à chaque scrutin. Le dispositif tient.
Ce que dit le droit
Le cadre juridique français n’autorise le vote électronique que dans des cas limitativement énumérés. Selon plusieurs sources, l’article L. 57-1 du Code électoral encadre l’usage des machines à voter dans les bureaux de vote, sous réserve d’agrément ministériel - un dispositif gelé par moratoire. Le vote par voie électronique est autorisé pour les seules élections législatives des Français établis hors de France et pour les élections consulaires. Aucune disposition générale ne permet l’extension du vote en ligne aux élections municipales, départementales, régionales, législatives métropolitaines, sénatoriales, présidentielles ou européennes. Toute généralisation supposerait donc une loi nouvelle - voire, comme le rappelle le ministère en invoquant l’article 3 de la Constitution, une révision constitutionnelle si le Conseil constitutionnel jugeait l’extension contraire au principe du secret du vote.
Le précédent que la tribune ne mentionne pas
Le vote par internet existe déjà en France. Pour les Français de l’étranger, lors des élections consulaires et législatives [36]. Modalité utilisée en 2012, 2022 et 2024 [37][38][39]. Bilan? Le Conseil constitutionnel a annulé les opérations électorales dans deux circonscriptions des Français établis hors de France lors des législatives de juin 2022, en raison de dysfonctionnements du vote électronique [10]. Décisions du 20 janvier 2023 [40]. Quant à la participation, elle s’est établie à 22,51 % au premier tour [41] avec vote par internet, contre 35,12 % à la présidentielle [42] sans vote en ligne.
La comparaison est imparfaite - les législatives des Français de l’étranger et la présidentielle ne mobilisent pas le même électorat ni les mêmes enjeux - mais l’écart reste significatif. Le numérique n’a pas ramené les électeurs. Il a fait annuler des élections.
Le modèle estonien, lu en entier
La tribune cite l’Estonie. Argument classique. Le pays vote en ligne depuis 2005 [43]. Aux législatives de 2023, plus de la moitié des électeurs estoniens ont voté sur Internet [44]. Aux européennes 2024, 40 % [45]. Spectaculaire. La tribune oublie le contexte. L’Estonie a doté ses citoyens d’une identité numérique dès 2002 [46] et propose 99 % des services publics en ligne [47]. Le pays héberge à Tallinn l’un des Centres d’excellence pour la cyberdéfense de l’OTAN [48]. Pas la France.
Ce que la tribune oublie aussi: depuis février 2022 [49], les attaques contre l’Estonie sont devenues quasi quotidiennes selon Arne Koitmäe [50], responsable de la Commission électorale estonienne. Sa formule: « Internet n’est jamais sécuritaire à 100 %, il y a toujours un risque » [51]. Märt Põder [52], militant des droits numériques estonien, est plus dur: « Vous ne pouvez pas mener d’audit et les observateurs ne peuvent pas évaluer le processus pour s’assurer que les votes sont comptés correctement » [53]. La principale formation d’opposition, le Parti populaire conservateur, s’oppose au dispositif [54].
CNIL et ANSSI: deux régulateurs, un même verdict
La nouvelle recommandation de la CNIL [55] a été adoptée le 19 mars 2026 [56], sept ans après la précédente [57]. Le texte établit trois niveaux de risque [58]. Pour les scrutins politiques, la position est claire: la Commission se dit « très réservée » [59]. En cas de risque d’ingérence étrangère, « elle déconseille tout simplement le vote électronique » [60]. Pour les scrutins de niveau de risque le plus élevé, la recommandation impose la publication du code source en amont du scrutin [61] et un audit complet avant chaque élection [62].
L’ANSSI [63], elle, n’est pas une simple cosignataire. L’agence française de cybersécurité a publié en parallèle son propre guide technique sur le vote électronique [64], qui apportera des précisions complémentaires à la recommandation de la CNIL [65]. Sa mission est différente: la CNIL protège les données personnelles et le secret du vote; l’ANSSI évalue la robustesse technique des systèmes face aux attaques. Les scrutins concernant les Français résidant à l’étranger sont automatiquement classés au niveau de risque le plus élevé [66]. Pour un scrutin national métropolitain, le niveau de risque serait au moins équivalent.
Le verdict des deux régulateurs français est sans ambiguïté pour les scrutins à enjeu national: ne pas y aller.
Notre lecture
La tribune pose une vraie question - pourquoi un tel niveau d’abstention au second tour des municipales 2026 [4]? - et propose une fausse réponse. L’auteur vend du logiciel. Le directeur technique de LegaVote [1] a un intérêt direct à ce que l’État commande des solutions de vote électronique. Cela ne disqualifie pas son argument. Cela disqualifie le silence sur sa fonction commerciale.
Sur le fond, les chiffres parlent. Le vote internet en Estonie progresse, mais sur une base démocratique et numérique sans équivalent en France. En France, l’expérience pour les expatriés a produit des annulations d’élections par le Conseil constitutionnel et une participation moitié moindre qu’à la présidentielle, dans un contexte certes différent. La CNIL et l’ANSSI déconseillent. Le ministère de l’Intérieur refuse. Le Conseil constitutionnel a tranché. Et le droit en vigueur n’autorise le vote en ligne que pour les seuls Français de l’étranger.
L’abstention des jeunes ne se résoudra pas par un changement de support. Elle se résoudra - ou pas - par un changement d’offre. Anne Muxel le dit autrement: « Les partis politiques et les candidats cherchent à s’adresser aux jeunes en utilisant des outils numériques. Cela peut fonctionner, mais cela ne suffit pas » [67].
Promesse de plus. Rideau.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (67)
« ADRIEN BABORIER Directeur technique »
legavote.fr ↗ ↩
« LegaVote, une entreprise dynamique et innovante dédiée à transformer le paysage du vote électronique et de la participation citoyenne »
legavote.fr ↗ ↩
« Pour le premier tour, le taux de participation définitif s’élève à 57,1 %. »
interieur.gouv.fr ↗ ↩
« Pour le second tour, le taux de participation définitif s’élève à 57,03 %. »
interieur.gouv.fr ↗ ↩
« soit l’un des niveaux les plus bas observés pour des municipales sous la Ve République, hors contexte pandémique »
lemonde.fr ↗ ↩
« Municipales 2026: 42,18 %, un nouveau record d’abstention au second tour »
lemonde.fr ↗ ↩
« Seuls 57,82 % des inscrits sur les listes électorales ont voté »
lemonde.fr ↗ ↩
« Adoptée le 19 mars 2026 mais seulement rendue publique le 24 avril »
clubic.com ↗ ↩
« elle s’inscrit dans le cadre d’une collaboration avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). »
cnil.fr ↗ ↩
« Le Conseil constitutionnel a annulé, en raison des dysfonctionnements intervenus lors du vote électronique, les opérations électorales qui se sont déroulées dans deux circonscriptions des Français établis hors de France lors des élections législatives de juin 2022 (décision n° 2022-5813/5814 et décision n° 2022-5760 AN du 20 janvier 2023). »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« L'équipe LegaVote est composée de 11 personnes talentueuses »
legavote.fr ↗ ↩
« Nous nous sommes donné pour mission de rendre les processus de décision collective plus accessibles et sécurisés. »
legavote.fr ↗ ↩
« 87 % des 18-24 ans et 83 % des 25-34 ans n’ont pas voté »
lemonde.fr ↗ ↩
« 87 % des 18-24 ans et 83 % des 25-34 ans n’ont pas voté »
lemonde.fr ↗ ↩
« Déjà particulièrement élevée au niveau national (près de 67 %) »
lemonde.fr ↗ ↩
« 80% des jeunes de 18-25 ans déclarent ne pas voter. Un chiffre record! »
anacej.fr ↗ ↩
« 80% des jeunes de 18-25 ans et 83 % des 16-17 (futurs votants) déclarent ne pas se rendre aux urnes le 20 juin 2021. »
anacej.fr ↗ ↩
« En 2020, dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19, mais aussi par une abstention record, 72 % des 18-34 ans ne s’étaient pas déplacés au premier tour. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Déjà en 2014, l’abstention atteignait 58 % dans cette tranche d’âge. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Au premier tour des élections de 2020, il était de 44,66 %. »
interieur.gouv.fr ↗ ↩
« les jeunes sont plus abstentionnistes que leurs aînés d’environ 10 points »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Pour la politologue Anne Muxel, cette situation s’inscrit dans une tendance durable »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Les jeunes mettent un certain temps à utiliser leur droit de vote. À cette période de la vie, ils sont souvent pris par d’autres préoccupations: leurs études, leur insertion professionnelle ou leur vie personnelle » explique la chercheuse. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« 90 % jugent la politique locale indispensable »
publicsenat.fr ↗ ↩
« 79 % considèrent qu’elle a un impact direct sur leur quotidien »
publicsenat.fr ↗ ↩
« La chercheuse nuance également l’intérêt affiché dans les sondages « Les scrutins locaux n’intéressent pas vraiment les jeunes. Il peut y avoir une posture déclarative qui les conduit à dire qu’ils s’y intéressent, mais cet intérêt reste limité » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Ce n’est pas parce que les élus sont jeunes qu’on va davantage voter pour eux », souligne Anne Muxel. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Emmanuel Macron, élu à 39 ans, n’a pas particulièrement capté le vote des jeunes »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France Insoumise (âgé de 74 ans) y parvient davantage »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Réponse publiée le 3 juin 2025 »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« M. Frédéric PetitFrançais établis hors de France (7e circonscription) - Les Démocrates »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Dès lors, le Gouvernement n'envisage pas d'étendre le vote électronique à l'ensemble des électeurs ni à l'ensemble des élections. »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« le vote par internet ne permet pas d'exclure un vote sous influence (familiale, professionnelle ou communautaire), un achat de vote ou toute autre atteinte au secret du vote et au consentement de l'électeur. »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Seul l'isoloir garantit ces principes reconnus par l'article 3 de la Constitution. »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Près de 70 000 bureaux de vote sont ouverts à chaque élection. »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Les Français établis à l'étranger peuvent voter par internet lors des élections consulaires et lors des élections législatives. »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« l'élection des députés des Français établis hors de France (modalité utilisée en 2012, 2022 et 2024) »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« l'élection des députés des Français établis hors de France (modalité utilisée en 2012, 2022 et 2024) »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« l'élection des députés des Français établis hors de France (modalité utilisée en 2012, 2022 et 2024) »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« décision n° 2022-5813/5814 et décision n° 2022-5760 AN du 20 janvier 2023 »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« 22,51 % au premier tour des élections législatives des 11 circonscriptions des Français de l'étranger en juin 2022 avec une solution de vote par internet »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« contre 35,12 % au premier tour de l'élection présidentielle. »
questions.assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« un petit pays comme l’Estonie, voisin de la Russie, utilise le vote par Internet depuis 2005 »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« plus de la moitié des électeurs ayant alors voté en ligne »
lemonde.fr ↗ ↩
« Cette année, 40 % des électeurs ont préféré voter à partir de leur ordinateur. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« En Estonie, les citoyens, munis depuis 2002 d’une identité numérique, peuvent accéder à 99 % des services gouvernementaux à partir de leur ordinateur. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« En Estonie, les citoyens, munis depuis 2002 d’une identité numérique, peuvent accéder à 99 % des services gouvernementaux à partir de leur ordinateur. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Il héberge en effet à Tallinn, sa capitale, l’un des Centres d’excellence pour la cyberdéfense de l’OTAN »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Depuis le début de la guerre en Ukraine, en février 2022, les attaques sont devenues presque quotidiennes, constate le responsable de la Commission électorale estonienne, Arne Koitmäe. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Arne Koitmäe, responsable de la Commission électorale de l'Estonie. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Internet n’est jamais sécuritaire à 100 %, il y a toujours un risque. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Selon le militant des droits numériques Märt Põder, ce n’est pas tant la menace étrangère que des enjeux de qui décrédibilisent le vote électronique estonien. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Vous ne pouvez pas mener d’audit et les observateurs ne peuvent pas évaluer le processus pour s’assurer que les votes sont comptés correctement, lance-t-il en marge d’une séance d’information sur le vote électronique organisée au Parlement estonien. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« La principale formation d'opposition estonienne, le Parti populaire conservateur, s’oppose par exemple à l’utilisation du vote électronique. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« la nouvelle recommandation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) »
clubic.com ↗ ↩
« Adoptée le 19 mars 2026 mais seulement rendue publique le 24 avril »
clubic.com ↗ ↩
« Sept ans après la dernière, la CNIL a publié sa nouvelle recommandation sur le vote par correspondance électronique »
clubic.com ↗ ↩
« La CNIL conserve ses trois niveaux (faible, modéré, significatif) »
clubic.com ↗ ↩
« la Commission se dit toujours « très réservée » quant au recours au vote électronique pour des scrutins politiques »
clubic.com ↗ ↩
« elle déconseille tout simplement le vote électronique. Aucune solution actuellement disponible n'est capable de résister à ce niveau de menace »
clubic.com ↗ ↩
« Pour le niveau 3, le curseur monte encore: le code source des composants exécutés sur le terminal de l'électeur, y compris dans un navigateur, devrait également être publié »
clubic.com ↗ ↩
« Pour le niveau 3 en revanche, pas de raccourci possible: un audit complet reste obligatoire avant chaque élection »
clubic.com ↗ ↩
« une coopération étroite avec l'ANSSI, l'agence française de cybersécurité »
clubic.com ↗ ↩
« l'ANSSI a publié en parallèle son propre guide technique sur le vote électronique »
clubic.com ↗ ↩
« La publication de la recommandation dans sa version finale sera ainsi accompagnée d’un guide de l’ANSSI apportant des précisions complémentaires. »
cnil.fr ↗ ↩
« Les Français résidant à l'étranger [.] voient ces scrutins automatiquement classés au niveau de risque le plus élevé »
clubic.com ↗ ↩
« « Les partis politiques et les candidats cherchent à s’adresser aux jeunes en utilisant des outils numériques. Cela peut fonctionner, mais cela ne suffit pas », tempère Anne Muxel. »
publicsenat.fr ↗ ↩
Sources
- « L’extension du vote électronique aux scrutins nationaux doit être envisagée »
- Question écrite n° 1416
- Élections municipales et communautaires 2026 : bilan chiffré du premier et du second tour
- Municipales 2026 : 42,18 %, un nouveau record d’abstention au second tour
- Municipales 2026 : une génération Z toujours plus « abstentionniste que ses aînés, d’environ dix points », analyse la politologue Anne Muxel
- Vote électronique : pourquoi est-ce toujours impossible?
- La CNIL se méfie toujours du vote électronique, pour lequel elle établit, avec l'ANSSI, un nouveau cadre de sécurité
- [Clôturée] Vote par correspondance électronique : la CNIL ouvre une consultation publique pour mettre à jour sa recommandation
- Notre équipe
- Estonie : le vote électronique utilisé depuis près de 20 ans
- Sondage Ifop/Anacej - régionales 2021 : 80 % de taux d'abstention chez les 18
- Régionales 2021 : « On observe une abstention des jeunes plus forte à chaque élection, mais une participation soutenue aux mouvements de protestation »
