Y Schools : les écoles Pigier de Reims et Troyes sauvées par leurs salariées
En redressement judiciaire depuis mars, le groupe Y Schools a vu ses écoles Pigier reprises par leurs propres salariées à Troyes, Reims et Metz.
Placé en redressement judiciaire fin mars 2026, le groupe Y Schools a évité la fermeture de ses écoles Pigier grâce à des reprises portées par leurs salariées. Troyes et Reims ont obtenu la validation du tribunal, Metz a également trouvé une issue.
L’essentiel
- Fait 1 : Y Schools a été placé en redressement judiciaire le 27 mars 2026 par le tribunal judiciaire de Troyes.
- Fait 2 : Pigier Troyes a été repris le 30 juin 2026 par deux salariées, Amandine Perey et Imane El Arif, via la structure SAS 2 AC Troyes.
- Fait 3 : Pigier Reims a été sauvée de la fermeture par une offre de reprise portée par trois salariées de l’établissement, validée en justice.
- Fait 4 : Pigier Metz a lui aussi été repris par une équipe de salariées ; l’école accueille désormais 250 étudiants au Technopôle.
- Fait 5 : Le groupe britannique Global University Systems a repris les activités d’enseignement supérieur de Y Schools le 22 mai 2026.
Un redressement judiciaire ouvert fin mars
Le tribunal judiciaire de Troyes a placé Y Schools en redressement judiciaire le 27 mars 2026, selon le communiqué officiel publié par le groupe. Y Schools dirigeait alors un ensemble de six écoles allant du pré-bac au bac+6, trois Écoles de la 2e Chance et un pôle de formation, sous la direction générale de Julien Renoult. La procédure ouvrait une période de recherche de repreneurs pour l’ensemble des activités du groupe, implanté notamment à Troyes, Reims et Metz.
Deux mois plus tard, le 22 mai 2026, le groupe britannique Global University Systems a repris les activités d’enseignement supérieur et de recherche de Y Schools. Mais une partie du réseau, les écoles Pigier, a suivi une voie différente : celle de la reprise par les salariées elles-mêmes.
Troyes, première reprise validée par la justice
À Troyes, deux salariées de l’école Pigier, Amandine Perey et Imane El Arif, ont porté un projet de reprise via une nouvelle structure, la SAS 2 AC Troyes. La justice a validé cette offre le 30 juin 2026, d’après le document consulté sur repreneurs.com. Cette reprise a été la première à aboutir parmi les trois écoles du réseau Pigier concernées par la procédure.
Reims sauvée par trois salariées
À Reims, l’issue a suivi le même schéma. L’école Pigier a été sauvée de la fermeture grâce à une offre de reprise portée par trois de ses salariées, validée en justice, selon Entrevue. Le nom des repreneuses n’a pas été rendu public dans les sources disponibles à ce stade. Cette reprise permet à l’établissement rémois de poursuivre son activité de formation, sans rattachement au groupe initial.
Metz et le reste du groupe
À Metz, une équipe de salariées a elle aussi repris l’école Pigier locale. L’établissement accueille désormais 250 étudiants, installés au Technopôle de la ville, selon des informations relayées localement. Les trois reprises, à Troyes, Reims et Metz, ont ainsi été bouclées en l’espace de quelques semaines entre juin et juillet 2026. Le groupe ADPS, cité par L’Est Éclair et Libération Champagne, attendait encore une décision concernant d’autres activités de Y Schools non couvertes par ces reprises.
Contexte dans la Marne
Reims est la principale ville du département de la Marne et un pôle de formation reconnu dans la région Grand Est, avec plusieurs écoles supérieures privées et publiques implantées sur son territoire. L’école Pigier y proposait des formations dans le commerce et la gestion, dans un secteur de l’enseignement supérieur privé confronté à des tensions financières récurrentes ces dernières années. Le sauvetage par les salariées, plutôt qu’une simple fermeture ou une reprise par un grand groupe externe, reste une issue peu fréquente pour ce type d’établissement dans le département.
Prochaine étape : le sort des autres activités du groupe Y Schools, notamment celles suivies par ADPS, reste à préciser dans les prochaines semaines.