Un niveau jamais atteint depuis la crise de 2009. Les PME structurantes décrochent, la fin de l’ARENH étrangle les trésoreries, et les retards de paiement déclenchent des faillites en cascade.
Deux dossiers sensibles occupent le tribunal de commerce de Poitiers. Brelet Transports, 194 salariés, bascule en liquidation après le rejet d’une offre de reprise par les salariés. Aubin Imprimeur, 95 emplois, s’apprête à valider la suppression de 20 postes dans un contexte de chute du chiffre d’affaires.
Placé en redressement judiciaire fin mars 2026, le groupe Y Schools a évité la fermeture de ses écoles Pigier grâce à des reprises portées par leurs salariées. Troyes et Reims ont obtenu la validation du tribunal, Metz a également trouvé une issue.
Le groupe Nosoli a annoncé ce mardi 30 juin un plan de sauvegarde prévoyant la fermeture de 11 librairies, dont les emblématiques Decitre de la place Bellecour et du centre Confluence à Lyon. Cette restructuration menace jusqu’à 163 emplois.
La CGT des PEP Lor’Est appelle à une manifestation mardi 30 juin à 8h15 devant le tribunal judiciaire de Metz. L’audience doit examiner le redressement judiciaire de l’association, qui emploie 800 salariés et accompagne 40 000 usagers, en difficulté financière depuis l’automne 2025.
Huit entreprises de la Vienne, principalement des commerces de proximité (coiffeurs, pâtisseries, restaurants), ont cessé leur activité sur décision du tribunal de commerce de Poitiers. Cinq autres sont placées en redressement judiciaire, dans un contexte de fragilité économique locale.
La Ligue de l’enseignement de Lozère a été placée en redressement judiciaire le 20 mai 2026. L’association cumule plus de 300 000 € de dettes et appelle aux dons pour sa survie.
La direction de Duralex a annoncé aux salariés, par courrier du 11 juin 2026, la mise en veille du four de l’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin pour au moins 15 jours à compter du 15 juin. Objectif : réduire les coûts et protéger la trésorerie dans le cadre du 5e redressement judiciaire de la verrerie loirétaine.
Le tribunal de commerce de Lille a placé Parisot Industries en redressement judiciaire le 8 juin 2026. Les 416 salariés répartis sur les sites de Mattaincourt (Vosges) et Saint-Loup-sur-Semouse (Haute-Saône) disposent désormais d’un sursis de six mois. Une audience d’étape est fixée au 5 août.
Parisot Industries a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lille le 8 juin 2026. Les 416 salariés répartis entre Saint-Loup-sur-Semouse (Haute-Saône) et Mattaincourt (Vosges) disposent d’un sursis de six mois. L’actionnaire P3G doit présenter un plan de transformation industrielle.