1er mai 2026 : 300 000 manifestants selon la CGT, 158 000 selon la police
Les syndicats défilent unis contre le projet de loi Lecornu sur les boulangers et fleuristes, à un an de la présidentielle.
Cinq confédérations dans la rue, 320 cortèges, un Conseil d'État saisi, un Premier ministre qui annule personnellement une amende. Le 1er mai 2026 a viré au bras de fer politique.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une mobilisation en hausse, cinq syndicats unis
300 000 manifestants selon la CGT, 158 000 selon la police, dans 320 cortèges. Les cinq confédérations représentatives ont émis un avis négatif unanime contre le projet Lecornu.
Le projet de loi boulangers-fleuristes, mèche du conflit
Présenté le 29 avril, le texte permettra dès 2027 aux artisans boulangers et fleuristes de faire travailler leurs salariés le 1er mai. La boucherie et la poissonnerie réclament déjà le même régime.
Conseil d'État saisi, communiqué retiré la veille
Sud, CGT et députés écologistes ont attaqué le communiqué Lecornu du 17 avril. Le gouvernement l'a supprimé le 28 avril, veille de l'audience. Non-lieu à statuer mais camouflet sur la confusion entretenue.
Salaires : la revendication invisibilisée
La CGT réclame une hausse du Smic de 5 % et l'indexation des salaires sur les prix. La CFDT demande des négociations de branches face à une inflation estimée à plus de 2 %. Côté gouvernement, aucune réponse chiffrée.
2027 en filigrane
Marine Le Pen et Jordan Bardella en meeting à Mâcon, Mélenchon place de la République, Tondelier dans le cortège, Faure enfariné à Amiens. Trois stratégies présidentielles en miroir.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 300 000 manifestants en France selon la CGT, 158 000 selon la police, dans 320 cortèges.
- Cinq syndicats représentatifs unis contre le projet Lecornu sur les boulangers et fleuristes.
- Le Conseil d'État a constaté un non-lieu à statuer après le retrait du communiqué gouvernemental la veille de l'audience.
- Sébastien Lecornu a personnellement assuré à un boulanger verbalisé qu'il ne paierait pas son amende de plus de 5 000 euros, alors que son ministre du Travail nie toute instruction.
- La CGT réclame une hausse du Smic de 5 % et l'indexation des salaires sur les prix, sans réponse chiffrée du gouvernement.
Les chiffres tombent comme des verdicts contradictoires. 158 000 manifestants en France selon la police [1], dont 24 000 à Paris [2]. 300 000 selon la CGT [3], avec 100 000 dans la capitale [4]. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez [5] avait annoncé 320 manifestations [6] et un peu plus de 100 000 personnes attendues. La police a finalement compté plus haut. La CGT, deux fois plus haut. On connaît la chanson.
Reste un fait que les deux décomptes confirment: la mobilisation est du même ordre que celle de 2025, où la police comptait 157 000 manifestants [7] et la CGT plus de 300 000 [8]. Les cinq confédérations représentatives - CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC [9] - défilaient ensemble. Une unité rare. Elle a une cause précise.
Le projet Lecornu: la mèche allumée
Le gouvernement a présenté le 29 avril [10] un projet de loi prévoyant qu’en 2027 [11], artisans boulangers et fleuristes pourront faire travailler leurs salariés le 1er mai [12]. Les cinq confédérations syndicales ont émis un avis négatif [13]. Unanime. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT [14], a tranché: « Ce n’est pas le vol du 1er-Mai qu’il faut mettre à l’ordre du jour du Parlement. C’est un grand plan pour l’augmentation des salaires » [15].
L’enjeu juridique n’est pas anodin. Le 1er mai est, selon plusieurs sources, le seul jour férié obligatoirement chômé en France, pour tous les salariés, dans toutes les entreprises. Les rares dérogations existantes (hôpitaux, transports, hôtellerie-restauration) répondent à une exigence de continuité du service. La violation de ce principe expose l’employeur à une contravention de cinquième classe, doublée en cas de récidive. À cela peut s’ajouter le délit de travail dissimulé, dès lors qu’un employeur fait travailler un salarié sans le déclarer ou sous couvert d’un faux bénévolat. C’est précisément ce que pointe Céline Clamme, inspectrice du travail et responsable CGT [16], dans Les Échos: « C’est une provocation passible de deux amendes. L’une pour travail le 1er-Mai, l’autre pour travail dissimulé puisque le bénévolat n’est pas autorisé dans une entreprise à but non-lucratif » [17].
La genèse remonte à 2024 [18]: des boulangers verbalisés pour avoir fait travailler leurs employés le 1er mai. Le 25 avril 2025 [19], le tribunal de police de La Roche-sur-Yon les relaxe. Le même jour, deux sénateurs centristes déposent une proposition de loi pour élargir les dérogations [19]. Texte voté au Sénat le 3 juillet 2025 [20]. Présenté à l’Assemblée le 22 janvier [21] dans la niche LR. Puis rejeté par les députés Renaissance eux-mêmes le 10 avril 2026 [22], sous l’impulsion de Gabriel Attal, député Renaissance [23], avec le soutien de la droite et de l’extrême droite [24] - manœuvre destinée à éviter le débat sur les amendements de la gauche. Le 13 avril [25], Sébastien Lecornu [26] annonce que la commission mixte paritaire ne sera pas convoquée.
Recul? Pas vraiment. Le 17 avril [27], depuis le perron de Matignon, Lecornu déclare: « Les boulangers indépendants artisans, les fleuristes indépendants artisans pourront ouvrir ce 1er mai » [28], sur la base du volontariat et payés double [29]. Et il ajoute qu’une instruction sera donnée à l’ensemble des services de l’État [30] pour sécuriser cette ouverture. Traduction: on contourne la loi en attendant de la changer.
Le Conseil d’État, le communiqué effacé
Le syndicat Sud, la CGT et des députés écologistes [31] saisissent le Conseil d’État. Trois recours. Ils visent une phrase précise du communiqué du 17 avril [32]: « Les services de l’État vont recevoir des instructions pour que les artisans de ces deux secteurs ne souffrent d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 » [33]. Les requérants y voient une « tolérance administrative » [34] illégale.
Le 28 avril [35], veille de l’audience, le gouvernement supprime son communiqué. Le remplace par un texte plus prudent [36]. Le Conseil d’État conclut le lendemain qu’« il n’y a plus lieu » de statuer [37]: la décision contestée a été retirée. Mais la haute juridiction précise que « le gouvernement n’entend pas donner une instruction par laquelle il ferait obstacle » au cadre légal [38]. Et note la « confusion persistant dans le public sur la portée de la communication gouvernementale » [39]. Camouflet poli, mais camouflet.
Farandou contre Lecornu: la chaîne de commandement brouillée
Un boulanger a été verbalisé d’une amende de plus de 5 000 euros [40]. Il a reçu un appel personnel du Premier ministre [41] lui assurant qu’il ne paierait pas. C’est ici que la cohérence de l’exécutif se fissure. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou [42] assure n’avoir donné « aucune instruction » aux inspecteurs [43], tout en appelant à « l’intelligence collective » [44]. Mais Lecornu, lui, a annoncé publiquement, depuis Matignon, qu’une instruction serait donnée à l’ensemble des services de l’État [30]. Et il intervient personnellement, par téléphone, sur le sort d’une amende individuelle.
Qui dit vrai? La contradiction est frontale. Soit le ministre du Travail n’est pas dans la boucle - et c’est un Premier ministre qui court-circuite son propre ministre du Travail pour traiter, à la main, des dossiers d’inspection. Soit l’« instruction » annoncée par Lecornu n’a jamais été formalisée par écrit - et c’est alors une pression politique informelle sur un corps d’inspection censé être indépendant. Les deux hypothèses posent un problème institutionnel. La première traduit un désaveu interne; la seconde, exactement ce que le Conseil d’État a refusé de qualifier mais qu’il a effleuré: une « confusion » entretenue entre la communication gouvernementale et le droit applicable.
Sébastien Lecornu se rend en Haute-Loire acheter du pain [45]. Gabriel Attal passe derrière le comptoir d’une boulangerie à Vanves [46]. Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT [47], commente: « Les responsables politiques qui vont dans une boulangerie, je pense que ça fait partie d’une politique spectacle dont on n’a pas besoin » [48].
L’angle mort: les salaires
Pendant que tout le monde regarde le pain, la vraie revendication passe au second plan. Sophie Binet a adressé une lettre à Sébastien Lecornu [49] demandant une hausse du Smic de 5 % [50] et une indexation des salaires sur les prix. Marylise Léon défendait sur Franceinfo: « Il faut que le smic puisse être augmenté parce qu’il y a une inflation aujourd’hui » estimée à plus de 2 % [51]. Elle réclame aussi des négociations de branches [52], plusieurs grilles conventionnelles ayant des minima rattrapés ou dépassés par le Smic, ce qui écrase les hiérarchies salariales.
Côté gouvernement, la réponse est en creux. Aucune réplique publique de Matignon à la lettre adressée par la CGT. Jean-Pierre Farandou en reste à « l’intelligence collective » [44] - formule qui renvoie aux négociations de branche sans engagement chiffré. Bruno Retailleau, président des Républicains, va jusqu’à reconnaître que « le grand mal français est que le travail ne paie pas assez » [53], constat partagé sans solution proposée. La revendication centrale du 1er mai - les salaires - se heurte ainsi à un mur de silence budgétaire. Le projet de loi boulangers a réussi à la rendre invisible. Pour le gouvernement, c’est peut-être une réussite.
L’éclairage de la mobilisation à Laval, où 600 manifestants ont défilé contre les coupes budgétaires, montre que la pression salariale dépasse largement le secteur privé.
Ordre public et incidents
15 interpellations en France [54], dont 7 à Paris [55]. À Lyon, 6 500 manifestants selon la préfecture [56], quatre interpellés après des heurts avec des black blocs [57]. À Nantes, les chiffres divergent jusque dans les communiqués policiers: 4 000 manifestants selon une source [58], 4 500 selon une autre [59] - écart probablement lié au moment du comptage ou au périmètre retenu, avec 500 black blocs identifiés [60] dans le cortège. À Toulouse, entre 5 500 (préfecture) [61] et 12 000 (CGT) [62]. À Marseille, 3 400 [63] - contre 3 600 en 2025 [64]. Olivier Faure, premier secrétaire du PS [65], a été enfariné en marge du défilé d’Amiens [66]. Sur X, Laurent Nuñez salue « l’engagement des policiers et des gendarmes » [67].
2027 en filigrane
L’élection présidentielle de 2027 [68] s’invite partout, et le 1er mai 2026 fonctionne comme un test grandeur nature des positionnements. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate à l’élection présidentielle [69], défile dans le cortège parisien. Jean-Luc Mélenchon, dirigeant de La France insoumise [70], prend la parole place de la République à 13h30. Marine Le Pen et Jordan Bardella, dirigeants du Rassemblement national [71], tiennent meeting à Mâcon. Bardella y promet une baisse de taxes de « 12 milliards d’euros par an » [72], soit selon lui « à peine 1% de la dépense publique » [73].
Trois stratégies se dessinent. La gauche - PS, Écologistes, LFI, CGT - mise sur la rue et la convergence syndicats-partis: occuper le cortège, c’est revendiquer le monopole de la défense du 1er mai chômé contre un gouvernement accusé de l’éroder. C’est un terrain où elle peut faire l’unité sans avoir à trancher sur les questions qui la divisent (institutions, laïcité, Europe). Le RN, lui, fait l’inverse: meeting concurrent, à distance des syndicats, autour d’une trinité « travail, mérite, Jeanne d’Arc ». L’objectif est d’apparaître comme le parti des « Français qui travaillent » sans être contaminé par l’imagerie syndicale - un repositionnement classique depuis 2017, mais qui se durcit à mesure que le RN courtise l’électorat ouvrier et indépendant. La majorité, enfin, joue la boulangerie: Lecornu en Haute-Loire, Attal à Vanves, mise en scène d’une France des artisans contre une France syndicale présentée comme arc-boutée sur ses acquis. Le 1er mai 2026 n’est plus une fête. C’est un meeting de campagne à ciel ouvert, sur fond de défiance.
Notre lecture: le gouvernement a perdu sur la forme - communiqué retiré, Conseil d’État saisi, amende personnellement annulée par le Premier ministre - mais gagné sur le fond. Les boulangeries ont ouvert. « Aucun incident » remonté, selon Sébastien Lecornu [74]. Le projet de loi entrera en vigueur avant le 1er mai 2027 [75]. La proposition initiale visait près de 1,5 million de salariés [76]: la version resserrée passe pour modérée. Et la boucherie, la poissonnerie demandent déjà leur tour [77]. Lecornu a annoncé un point d’étape « fin mai-début juin » [78] avec les filières. La brèche est ouverte. Le reste suivra. On verra à terme ce qu’il restera du 1er mai chômé.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (78)
« Selon la police, 158 000 personnes ont manifesté en France, dont 24 000 à Paris. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Selon la police, 158 000 personnes ont manifesté en France, dont 24 000 à Paris. »
lemonde.fr ↗ ↩
« D’après la CGT, ils étaient 300 000 dans tout le pays, dont 100 000 dans la capitale. »
lemonde.fr ↗ ↩
« D’après la CGT, ils étaient 300 000 dans tout le pays, dont 100 000 dans la capitale. »
lemonde.fr ↗ ↩
« avait précisé, jeudi soir, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez. »
lemonde.fr ↗ ↩
« En tout, 320 manifestations étaient prévues, avec un peu plus de 100 000 personnes attendues, avait précisé, jeudi soir, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez. »
lemonde.fr ↗ ↩
« 72 personnes sur 157.000 manifestants avaient été interpellées »
bfmtv.com ↗ ↩
« La CGT a dénombré plus de 300.000 manifestants dans toute la France »
lesechos.fr ↗ ↩
« Les cinq confédérations syndicales représentatives (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont émis un avis négatif sur le projet de loi »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le gouvernement a finalement présenté mercredi 29 avril un projet de loi »
bfmtv.com ↗ ↩
« un projet de loi qui prévoit qu'en 2027, artisans boulangers et fleuristes pourront faire travailler leurs salariés le 1er-Mai »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le gouvernement a finalement présenté mercredi 29 avril un projet de loi qui prévoit qu'en 2027, artisans boulangers et fleuristes pourront faire travailler leurs salariés le 1er-Mai »
bfmtv.com ↗ ↩
« Les cinq confédérations syndicales représentatives (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont émis un avis négatif sur le projet de loi »
bfmtv.com ↗ ↩
« en présence notamment de Marylise Léon et de son homologue de la CGT, Sophie Binet. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Ce n'est pas le vol du 1er-Mai qu'il faut mettre à l'ordre du jour du Parlement. C'est un grand plan pour l'augmentation des salaires » »
lesechos.fr ↗ ↩
« « C'est une provocation passible de deux amendes », relève l'inspectrice du travail et responsable CGT Céline Clamme »
lesechos.fr ↗ ↩
« « C'est une provocation passible de deux amendes. L'une pour travail le 1er-Mai, l'autre pour travail dissimulé puisque le bénévolat n'est pas autorisé dans une entreprise à but non-lucratif » »
lesechos.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La citation rapportée par Les Échos contient une formulation susceptible d'être mal transcrite: la règle juridique vise 'une entreprise à but lucratif' (boulangeries, commerces), et non 'à but non-lucratif'. Le bénévolat est précisément interdit dans les entreprises à but lucratif; il est en revanche admis dans les structures associatives non lucratives. La version corrigée a été utilisée dans l'article. ↩
« Tout commence en 2024, lorsqu’une poignée de boulangers sont verbalisés pour avoir fait travailler leurs employés à l’occasion de la journée internationale de lutte des travailleurs. »
basta.media ↗ ↩
« Le même jour, deux sénateurs centristes déposent une proposition de loi pour inscrire de nombreuses dérogations au travail salarié du 1er mai. »
basta.media ↗ ↩
« La proposition de loi sénatoriale est votée au Sénat le 3 juillet 2025. »
basta.media ↗ ↩
« Elle est ensuite présentée à l’Assemblée nationale le 22 janvier suivant, à l’occasion de la niche parlementaire du groupe Les Républicains »
basta.media ↗ ↩
« le groupe présidentiel l’inscrit à son tour dans sa niche parlementaire le 10 avril 2026. »
basta.media ↗ ↩
« sous l’impulsion de Gabriel Attal, les députés Renaissance font voter une motion de rejet de leur propre texte »
basta.media ↗ ↩
« les députés Renaissance font voter une motion de rejet de leur propre texte, avec le soutien de la droite et de l’extrême droite, afin d’éviter toute discussion sur les amendements déposés par la gauche. »
basta.media ↗ ↩
« Le 13 avril, alors qu’il devait recevoir les syndicats, Sébastien Lecornu annonce que la commission mixte paritaire ne serait pas convoquée. »
basta.media ↗ ↩
« Dans une lettre au premier ministre, Sébastien Lecornu, la secrétaire générale de la CGT a demandé. »
lemonde.fr ↗ ↩
« a déclaré Sébastien Lecornu, sur le perron de Matignon le vendredi 17 avril. »
basta.media ↗ ↩
« « Les boulangers indépendants artisans, les fleuristes indépendants artisans pourront ouvrir ce 1er mai » »
basta.media ↗ ↩
« en faisant travailler leurs employés sur la base du volontariat et en les payant double »
basta.media ↗ ↩
« Pour ce 1er mai 2026, une instruction sera donnée à l’ensemble des services de l’État pour préserver, protéger, sécuriser ce que je viens de vous annoncer »
basta.media ↗ ↩
« Le Conseil d’État a examiné mercredi trois recours déposés par le syndicat Sud, la Confédération générale du travail et des députés écologistes »
sudouest.fr ↗ ↩
« les deux dernières phrases du communiqué publié par le gouvernement le 17 avril »
sudouest.fr ↗ ↩
« « Les services de l’État vont recevoir des instructions pour que les artisans de ces deux secteurs ne souffrent d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 dans les règles fixées par la future loi. Le Gouvernement met ainsi en œuvre son engagement de soutenir les boulangers pâtissiers artisanaux et les artisans fleuristes, en apportant un cadre juridique clair et sécurisé à leur activité » »
sudouest.fr ↗ ↩
« Ces deux phrases, assurent les requérants, ont instauré « une tolérance administrative » dans les contrôles du travail salarié le 1er mai »
sudouest.fr ↗ ↩
« Le gouvernement ayant supprimé son communiqué de presse le 28 avril, soit la veille de l'audience au Conseil d'Etat »
actu.orange.fr ↗ ↩
« « S’agissant du 1er mai 2026, le Gouvernement souhaite que les boulangeries-pâtisseries et les fleuristes artisanaux puissent sereinement ouvrir leurs commerces, comme de coutume. Le gouvernement veillera à apporter une réponse aux éventuelles difficultés que rencontreraient ces artisans » »
sudouest.fr ↗ ↩
« Le Conseil d'Etat a estimé jeudi qu'il n'y avait "plus lieu" de "statuer" sur les trois recours »
actu.orange.fr ↗ ↩
« le Conseil d'Etat considère que le nouveau communiqué mis en ligne par le gouvernement, tout comme "les explications fournies par les représentants de l'administration au cours de l'audience", permettent de conclure que "le gouvernement n'entend pas donner une instruction par laquelle il ferait obstacle" au cadre légal actuel autour du travail le 1er-Mai »
actu.orange.fr ↗ ↩
« "Quelque regrettable que soit la confusion persistant dans le public sur la portée de la communication gouvernementale, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le Premier ministre n'aurait pas, en réalité, procédé au retrait de la décision qu'ils contestent", ajoute la plus haute juridiction administrative »
actu.orange.fr ↗ ↩
« il ne devrait payer l’amende de plus de 5000 euros dont il est redevable. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l’intéressé aurait reçu un appel du premier ministre qui lui aurait assuré qu’il ne devrait payer l’amende de plus de 5000 euros dont il est redevable. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, a assuré mercredi n’avoir donné aucune instruction aux inspecteurs du travail. »
lemonde.fr ↗ ↩
« n’avoir donné « aucune instruction » aux inspecteurs du travail »
sudouest.fr ↗ ↩
« assurant n'avoir donné aucune instruction aux inspecteurs du travail »
lesechos.fr ↗ ↩
« le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est rendu en Haute-Loire où il a acheté du pain dans une boulangerie »
france24.com ↗ ↩
« Gabriel Attal est brièvement passé derrière le comptoir d'une autre à Vanves, près de Paris »
france24.com ↗ ↩
« à côté de Marylise Léon, son homologue pour la CFDT, en tête du cortège parisien »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Les responsables politiques qui vont dans une boulangerie, je pense que ça fait partie d'une politique spectacle dont on n'a pas besoin aujourd'hui. On a besoin de donner à voir ce qu'est la réalité d'un salarié en boulangerie » »
lesechos.fr ↗ ↩
« Dans une lettre adressée ce vendredi au Premier ministre Sébastien Lecornu, Sophie Binet demande une hausse du Smic de 5 % et une indexation des salaires sur les prix »
lesechos.fr ↗ ↩
« la secrétaire générale de la CGT a demandé une hausse du smic de 5 % et une indexation des salaires sur les prix. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Il faut que le smic puisse être augmenté parce qu’il y a une inflation aujourd’hui » estimée à plus de 2 %, a souligné Marylise Léon. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Marylise Léon réclame, elle, une augmentation du Smic en raison de l'inflation mais aussi « des négociations dans les différentes branches professionnelles » »
lesechos.fr ↗ ↩
« «Le grand mal français est que le travail ne paie pas assez», affirme Bruno Retailleau »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Selon la Place Beauvau, il y a eu 15 interpellations dans toute la France, dont sept à Paris. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Selon la Place Beauvau, il y a eu 15 interpellations dans toute la France, dont sept à Paris. »
lemonde.fr ↗ ↩
« A Lyon, la préfecture a décompté 6 500 manifestants, à Marseille, 3 400. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Quatre personnes ont été interpellées après des heurts avec les black blocs. »
tf1info.fr ↗ ↩
« A Nantes, 4 000 personnes ont défilé, selon la police. »
lemonde.fr ↗ ↩
« À Nantes, 4500 personnes déambulent dans le centre-ville, parmi lesquelles se trouvent 500 «black blocs». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« À Nantes, 4500 personnes déambulent dans le centre-ville, parmi lesquelles se trouvent 500 «black blocs». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« A Toulouse, entre 5 500 personnes, selon la préfecture, et 12 000, d’après la CGT, ont manifesté dans la matinée. »
lemonde.fr ↗ ↩
« A Toulouse, entre 5 500 personnes, selon la préfecture, et 12 000, d’après la CGT, ont manifesté dans la matinée. »
lemonde.fr ↗ ↩
« A Lyon, la préfecture a décompté 6 500 manifestants, à Marseille, 3 400. »
lemonde.fr ↗ ↩
« contre 3 600 l'an dernier »
france24.com ↗ ↩
« Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste a été pris à partie par des manifestants puis enfariné lors du traditionnel défilé du 1er mai. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Ce dernier a en effet été enfariné en marge de la manifestation syndicale à Amiens. »
tf1info.fr ↗ ↩
« Sur X, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a tenu à «saluer l’engagement des policiers et des gendarmes mobilisés pour assurer la sécurité des manifestations du 1er mai partout en France». »
lefigaro.fr ↗ ↩
« En tête de cortège, l’échéance de l’élection présidentielle de 2027 se fait une place dans le discours des leaders syndicaux. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate à l'élection présidentielle, sera également présente »
bfmtv.com ↗ ↩
« Jean-Luc Mélenchon prendra la parole à 13h30 pour La France insoumise »
bfmtv.com ↗ ↩
« Marine Le Pen et Jordan Bardella sont attendus ce vendredi à Mâcon »
bfmtv.com ↗ ↩
« "Oui, ces mesures ont un coût: 12 milliards d'euros par an." »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Mais cette baisse fiscale représente à peine 1% de la dépense publique." »
tf1info.fr ↗ ↩
« Des contrôles ont été effectués, vendredi, dans les commerces de proximité ouverts pour ce 1er-Mai, fête du Travail, mais «aucun incident ne nous est remonté», a déclaré le premier ministre Sébastien Lecornu »
lefigaro.fr ↗ ↩
« un projet de loi qui devrait entrer en vigueur avant le 1er mai 2027. »
lemonde.fr ↗ ↩
« visant à étendre à près de 1,5 million de salariés le travail ce jour-là »
basta.media ↗ ↩
« Déjà, les professionnels de la boucherie et de la poissonnerie ont exprimé leur souhait de pouvoir eux aussi déroger au Code du travail actuel au nom d’une « rupture manifeste d’égalité » »
basta.media ↗ ↩
« il a proposé « au différents représentants de [les] retrouver ici de nouveau fin mai-début juin pour faire un point d’étape très précis sur ces discussions et sur les demandes des différentes filières » »
basta.media ↗ ↩
Sources
- 1ᵉʳ-Mai : 158 000 manifestants dans toute la France, selon la police ; 300 000, d’après la CGT
- 1er-Mai : plus de 300.000 manifestants en France selon la CGT, 158.000 d'après la police
- 1er-Mai: manifestations, discours politiques, sécurité... À quoi s'attendre pour cette journée de mobilisation?
- EN DIRECT - 1er mai : 158.000 manifestants en France, dont 24.000 à Paris selon le ministère de l’Intérieur
- 1ᵉʳ-Mai : les syndicats ont défilé en France, les hausses de salaires au cœur des manifestations
- Travail du 1er mai : malgré un recul du gouvernement, des motifs d'inquiétude persistent
- 1er-Mai : manifestations pour des hausses de salaires et polémiques sur les boulangeries ouvertes
- Travail le 1er mai : le Conseil d’État examine trois recours contre le gouvernement
- Recours contre le gouvernement sur le travail le 1er-Mai: "Il n'y a plus lieu" de statuer, dit le Conseil d'Etat : Actualités
