TotalEnergies : 5,8 Md$ de bénéfices, la gauche sort la calculette de la nationalisation
Pendant que le baril s'envole et que la pompe dépasse 2 euros, le groupe verse 0,90 euro de dividende par action. Lecornu refuse le « Total bashing » mais ne ferme plus la porte à la taxe.
TotalEnergies engrange 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d'euros) au premier trimestre. Le PCF a lancé l'idée de la nationalisation, LFI suit, le PS dépose une taxe.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une rente de marché documentée
Coût de revient d'un baril : 35 dollars. Prix de marché : 125 dollars. La différence n'est pas le fruit d'un effort productif, c'est de la rente captée pendant la crise au Moyen-Orient ouverte par les frappes israélo-américaines du 28 février.
Le blocage à 1,70 euro est légalement possible
L'article L410-2 du Code du commerce a déjà servi pour les masques en 2020 et les carburants en août 1990. Les conditions juridiques sont réunies, à condition de rester proportionné.
La nationalisation, un calcul porté par la gauche
Selon une étude de la revue Contretemps, une prise de contrôle à 67 % serait rentable dès la première année. Gain net cumulé estimé sur 2019-2024 : 21 milliards de dollars. Bercy ne s'est pas prononcé.
Le levier du plafonnement volontaire
Le plafonnement du diesel ne couvre que 1 830 stations sur 3 300. Le groupe a prévenu : en cas de taxe, ce geste commercial disparaît. La gauche y voit un chantage, le groupe une cohérence économique.
Pourquoi maintenant : la convergence parlementaire
Une PPL communiste le 14 avril, une PPL socialiste le 29 avril, l'écho de LFI. La majorité absolue n'est pas acquise, le calendrier des niches parlementaires repousse le débat à l'automne, mais Lecornu a concédé : « Nous ne fermons aucune porte. »
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- TotalEnergies publie 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d'euros) de bénéfice net au premier trimestre 2026, en hausse de 51 % sur un an. L'unité officielle du communiqué et des dépêches Le Monde / Le Parisien / Les Échos est le dollar une dépêche Radio France l'a transcrite à tort en euros.
- Le PCF, par la voix de Fabien Roussel, a proposé le 1er avril la nationalisation de TotalEnergies. LFI, par Manuel Bompard, juge la question légitime sans en faire un ultimatum.
- La CGT et LFI réclament un blocage des prix à 1,70 euro le litre, fondé sur l'article L410-2 du Code du commerce.
- Le coût de revient d'un baril pour TotalEnergies est de 35 dollars, vendu 125 dollars sur les marchés selon Thierry Bros (Sciences Po).
- Le plafonnement volontaire du diesel (2,09 €) ne couvre que 1 830 stations sur 3 300 et serait retiré en cas de taxe.
- La PPL socialiste de Philippe Brun prévoit une surtaxe progressive de 20 à 40 % sur les bénéfices exceptionnels, rendement estimé à 2 milliards d'euros par an.
- Plusieurs économies européennes ont déjà adopté une contribution sur les superprofits énergétiques depuis 2022.
Le chiffre est tombé mercredi 29 avril [1]: 5,8 milliards de dollars [2] de bénéfice net trimestriel pour TotalEnergies, en hausse de 51 % [3] sur un an. Converti au cours du jour, cela représente 4,96 milliards d’euros [4]. Le résultat net ajusté progresse quant à lui de 29 % [5] et l’Ebitda ajusté de 19 % [6]. Le même jour, au Sénat, Sébastien Lecornu [7], premier ministre [7], déclare: « Je refuse le Total bashing » [8]. Quelques heures plus tard, les députés socialistes déposent une proposition de loi [9] pour taxer ces « bénéfices exceptionnels liés aux crises » [9]. Mathilde Panot [10], présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale [10], reprend la proposition de blocage des prix à 1,70 euro [11] le litre, formulée d’abord par la CGT [12]. La nationalisation, elle, a été lancée le 1er avril par Fabien Roussel [13], secrétaire national du PCF [13]. Manuel Bompard [14], coordinateur de LFI [14], lui a répondu: « Pourquoi pas. La question mérite d’être posée » [15].
Note de méthode - Sur l’unité du résultat trimestriel, le communiqué officiel de TotalEnergies, repris par Le Monde, Le Parisien et Les Échos, retient le dollar: 5,8 milliards de dollars [2], soit 4,96 milliards d’euros [4] au cours du jour. Une dépêche de Radio France a transcrit ce chiffre en euros [16], par erreur de conversion. Nous retenons l’unité dollars, conforme au reporting officiel du groupe coté à Paris mais publiant ses comptes en dollars. Sur la hausse, +51 % concerne le résultat net publié [3], +29 % le résultat net ajusté [5] et +19 % l’Ebitda ajusté [6]. Ces écarts ne sont pas contradictoires mais reflètent des périmètres comptables distincts.
Les ordres de grandeur posés, le mécanisme financier devient lisible. Un baril coûte environ 35 dollars [17] à produire pour TotalEnergies. Il se vend aujourd’hui 125 dollars [18] sur les marchés, selon Thierry Bros [19], professeur à Sciences Po [19]. « Il y a du vrai quand on dit que Total profite de la crise », reconnaît l’économiste [20]. Le baril est passé de 65 dollars [21] fin février [22] à 120 dollars [23] fin mars [24], après les frappes israélo-américaines sur l’Iran du 28 février [25]. L’Agence internationale de l’énergie [26] qualifie la situation de « choc d’offre pétrolière le plus grave de l’histoire » [27]. À la pompe, le SP95-E10 dépasse 2 euros [28] de moyenne et le gazole atteint 2,208 euros [29] le litre.
L’arithmétique d’une rente
Rapporté au chiffre d’affaires, ce bénéfice trimestriel représente 10 % [30] de marge selon François Lenglet [31], journaliste économique [31]: « 5 milliards de profits pour 50 milliards de chiffre d’affaires signifie 10 % de résultat pour Total » [32]. Rien de choquant, plaide-t-il. L’argument tient sur le principe comptable, mais ne dit rien de l’origine du profit. Quand le baril monte, les coûts d’extraction n’augmentent pas. Patrick Pouyanné [33], PDG de TotalEnergies [33], a lui-même reconnu cette « capacité à capturer la hausse des prix » [34]. Selon les chiffres rapportés par Le Monde, le groupe a engrangé près de 1 milliard de dollars [35] de profit en mars en anticipant la fermeture du détroit d’Ormuz, mettant la main avant ses concurrents sur les cargaisons encore exportables. D’autres secteurs cycliques n’ont pas eu cette latitude.
Pendant ce temps, les actionnaires reçoivent un premier acompte sur dividende de 0,90 euro [36] par action, en hausse de 5,9 % [37]. Les rachats d’actions atteindront 1,5 milliard de dollars [38] au deuxième trimestre, contre 750 millions [39] au premier. C’est, selon le groupe lui-même, « la plus forte croissance de dividende parmi les majors pétrolières » [40].
Ce que TotalEnergies répond
La défense du groupe ne se résume pas à une posture. Trois arguments factuels structurent sa position. Premier point: TotalEnergies plafonne volontairement les prix à la pompe depuis 2023 [41] et a abaissé ce plafond à 1,99 euro [42] pour l’essence et 2,09 euros [43] pour le diesel depuis le 12 mars 2026 [44]. « C’est comme cela que nous redistribuons nos profits », explique le groupe [45]. Deuxième point, soulevé par François Lenglet: TotalEnergies « ne paye pas d’impôt sur les bénéfices » [46] en France, ses activités y étant déficitaires; il s’acquitte de ses impôts dans les pays producteurs. Troisième point: ses actionnaires sont « majoritairement américains » [47], selon le même journaliste. Pour le groupe, la captation publique des superprofits passe donc déjà par les dividendes taxés [48], les emplois français et les contributions versées dans les pays d’extraction. Une partie de la richesse réinjectée dans la transition, ajoute le groupe, dépend du maintien du cash-flow disponible: 50 % [49] en 2024 et 55 % [50] en 2025 ont été redistribués aux actionnaires, soit 15,6 milliards de dollars [51] en 2025.
Le contre-argument de la gauche s’appuie sur ces mêmes chiffres pour conclure à l’inverse: si l’État ne capte rien via l’impôt sur les sociétés, alors la captation des superprofits doit passer par d’autres outils - taxe exceptionnelle ou nationalisation.
Le blocage à 1,70 euro: techniquement possible
L’arme légale existe. L’article L410-2 du Code du commerce permet le blocage administratif des prix en situation exceptionnelle. Le gouvernement s’en est servi pour les masques et le gel hydroalcoolique en 2020 [52]. Les prix des carburants ont déjà été bloqués en août 1990 [53], après la première guerre du Golfe. Jean-Paul Markus [54], professeur de droit public à l’université Paris-Saclay [54], confirme que les conditions sont réunies. La limite, comme le rappelle le maître de conférences en droit public Benjamin Morel [55]: « Vous ne pouvez pas forcer une entreprise à vendre à perte » [56]. Avec un coût de revient à 35 dollars [17] le baril, ce seuil n’est pas approché.
Sophie Binet [57], secrétaire générale de la CGT [57], et Mathilde Panot [58] convergent sur le même chiffre: 1,70 euro [12]. Ce n’est pas un hasard. Avant les Gilets jaunes, les carburants étaient à 1,50 voire 1,40 euro [59]. Le seuil de 1,70 marque une zone de tolérance sociale. Maud Bregeon [60], porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie [60], a écarté toute « aide universelle » [60]. Le gouvernement a misé le 3 avril [61] sur des aides ciblées aux professionnels.
Précédents européens: la windfall tax n’est plus une utopie
L’argument selon lequel taxer les superprofits relèverait d’une lubie française se heurte aux faits. À l’échelle européenne, une contribution de solidarité temporaire avait été instaurée dès 2022 [62] après l’invasion de l’Ukraine et l’envolée des prix de l’énergie. On se souvient que le Royaume-Uni a adopté en mai 2022 une Energy Profits Levy de 25 % sur les profits pétroliers et gaziers, portée à 35 % en novembre de la même année. L’Italie et l’Espagne ont chacune introduit en 2022-2023 leurs propres prélèvements exceptionnels sur les énergéticiens. Côté français, le dispositif a été appliqué a minima. La proposition socialiste ne fait que rouvrir un dossier que la plupart des grandes économies de l’UE ont déjà traité.
La nationalisation: le calcul de Contretemps
Les chiffres les plus précis sur le scénario de nationalisation proviennent d’une étude publiée par la revue Contretemps, classée à la gauche radicale, qui plaide ouvertement pour cette option. Selon ses calculs [63], une prise de contrôle à 67 % [63] du capital, financée par emprunt obligataire, serait rentable dès la première année. Sur la période 2019-2024, le gain net cumulé pour l’État dépasserait 21 milliards de dollars [64]. La revue compare la situation à celle d’Equinor [65], le groupe norvégien contrôlé majoritairement par l’État. En 2022, l’État norvégien a capté 44,6 % [66] des richesses produites par Equinor. La même année, l’État français n’en captait que 39,2 % [67] de TotalEnergies, tandis que 31,2 % [68] partaient aux actionnaires privés.
Ces chiffres - portés par une source ouvertement militante - n’ont pas été contestés publiquement, mais n’ont pas été audités non plus. Aucune source consultée ne fait état d’une position officielle de Bercy sur la faisabilité juridique et budgétaire d’une prise de participation majoritaire. Ni le ministère de l’Économie ni l’Agence des participations de l’État (APE) ne se sont prononcés sur le scénario chiffré. Cet angle mort institutionnel pèsera dans tout débat parlementaire sérieux. L’ordre de grandeur n’est pourtant pas trivial: 21 milliards de dollars cumulés représentent l’équivalent de plusieurs lignes substantielles du budget de l’État.
Le passé éclaire le débat. La Compagnie française des pétroles, ancêtre du groupe, a été fondée en 1924 [69] sur impulsion de Raymond Poincaré [70] pour assurer l’indépendance énergétique du pays. C’est la privatisation d’Elf Aquitaine en 1994 [71], puis sa fusion avec TotalFina en 2000 [72], qui ont fait basculer le groupe dans le privé. La nationalisation, dans la logique de ses promoteurs, ne serait pas une rupture, mais un retour.
L’angle mort de Lenglet
Le contre-argument de François Lenglet mérite d’être pris au sérieux: si les actionnaires de TotalEnergies sont « majoritairement américains » [47], une nationalisation arracherait la rente à des fonds étrangers, pas à des épargnants français. Et puisque le groupe « ne paye pas d’impôt sur les bénéfices » [46] en France, l’argument de la captation fiscale française est fragile. Pour les promoteurs de la nationalisation, cette double constatation est précisément ce qui rend leur option arithmétiquement plus efficace que la taxation. Pour les défenseurs du statu quo, elle confirme que TotalEnergies est déjà un acteur global dont la fiscalité se joue ailleurs qu’à Paris.
Le levier du plafonnement volontaire
TotalEnergies plafonne volontairement l’essence à 1,99 euro [42] et le diesel à 2,09 euros [43] depuis le 12 mars 2026 [44]. Mais le plafonnement du diesel ne couvre que 1 830 stations sur 3 300 [73], soit 55 % du réseau. Et le groupe a prévenu: il ne maintiendra pas son plafonnement en cas de taxe [74]. C’est, dans son langage, « comme cela que nous redistribuons nos profits » [45]. La gauche y voit un chantage: soit l’État renonce à taxer, soit le geste commercial disparaît. La direction de TotalEnergies y voit une cohérence économique: on ne peut pas demander à la fois la redistribution volontaire et la ponction obligatoire.
La proposition de loi socialiste, portée par Philippe Brun [75], député PS de l’Eure [76], prévoit une surtaxe progressive comprise entre 20 et 40 % [77] sur les bénéfices exceptionnels des entreprises pesant plus de 750 millions d’euros [78] de chiffre d’affaires. Rendement estimé: 2 milliards d’euros [79] par an.
Pourquoi maintenant: la convergence parlementaire
Le calendrier politique n’est pas neutre. Trois textes convergent en moins d’un mois. Le 14 avril [80], les sénateurs communistes, par la voix de Fabien Gay [81], déposent une proposition de loi visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise [82]. Cécile Cukierman [83], présidente du groupe CRCE-K, juge que la politique de chèques du gouvernement « ne sera jamais suffisant[e] » [84]. Le 29 avril [85], les députés socialistes ajoutent leur PPL sur la taxation des bénéfices exceptionnels [9], avec un barème progressif entre 20 et 40 % [77]. À l’Assemblée, Manuel Bompard [86], coordinateur de LFI [86], ironise: « Quand va-t-on arrêter de nous prendre pour des imbéciles? » [87].
L’arithmétique des voix reste incertaine. Le bloc de gauche - LFI, PS, écologistes, communistes - n’a pas la majorité absolue depuis la dissolution de 2024. La clef se trouve du côté du groupe LIOT et d’une frange du socle gouvernemental sensible à la question du pouvoir d’achat. Le Rassemblement national porte de son côté la baisse de la TVA sur les carburants [88] de 20 à 5,5 % [89], et selon plusieurs sources de presse n’écarte pas une taxation des superprofits si l’effort de redistribution du groupe est jugé insuffisant. Cette position rend tout vote à géométrie variable.
L’inscription à l’ordre du jour des PPL d’opposition reste subordonnée aux niches parlementaires, dont chaque groupe dispose une fois par an. La PPL communiste, déposée le 14 avril, peut être inscrite dès la prochaine niche du groupe CRCE-K au Sénat. La PPL socialiste de Philippe Brun pourrait être examinée dans la niche du groupe Socialistes et apparentés à l’Assemblée, calée traditionnellement à l’automne. Sans recours au 49.3 et sans accord du gouvernement pour inscrire ces textes en procédure accélérée, le calendrier d’examen se compte donc en mois, non en semaines. C’est précisément ce délai - et la pression médiatique qui l’accompagne - qui explique la concession du premier ministre: « Nous ne fermons aucune porte » [90]. Et auparavant, sa reconnaissance que les bénéfices « exceptionnels » posaient « la question d’une redistribution » [91].
► Lire aussi: Hôpital: les erreurs évitables qui plombent la dépense publique
Le verdict des chiffres
L’équation est posée. Un baril produit à 35 dollars [17] vendu 125 dollars [18]; des profits trimestriels de 5,8 milliards de dollars [2] (4,96 milliards d’euros [4]); des actionnaires majoritairement américains [47]; une fiscalité française qui ne capte rien en IS [46]; un plafonnement volontaire qui couvre 55 % des stations [73] sous menace de retrait. Face à cela, la gauche propose deux outils: une taxe progressive de 20 à 40 % [77] rapportant 2 milliards par an [79], ou une nationalisation à 67 % du capital [63] dont les promoteurs de Contretemps chiffrent le rendement net cumulé à 21 milliards de dollars sur cinq ans [64]. Pour TotalEnergies, ces outils détruiraient la cohérence du plafonnement volontaire et la compétitivité d’un groupe stratégique. Pour l’exécutif, l’arbitrage n’est plus binaire: Lecornu défend le groupe, mais a publiquement reconnu que la « redistribution » devait être posée [91]. La porte n’est plus fermée. Le calendrier parlementaire dira jusqu’où elle s’ouvre.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (91)
« TotalEnergies annonce, mercredi 29 avril, avoir récolté 5,8 milliards d'euros de bénéfices au premier trimestre 2026. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Le bénéfice net trimestriel du géant pétrogazier français a atteint 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d’euros) »
lemonde.fr ↗ ↩
« en hausse de 51 % sur un an »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le bénéfice net trimestriel de TotalEnergies s'est affiché à 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d'euros). »
rtl.fr ↗ ↩
« TotalEnergies a enregistré sur la période janvier-mars un résultat net ajusté de 5,4 milliards de dollars (+29%) »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« un Ebitda ajusté de 12,6 milliards (+19%) »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« « Je refuse le Total bashing », c’est-à-dire le dénigrement du groupe, a déclaré le premier ministre, interrogé au Sénat après la publication de bénéfices trimestriels spectaculaires. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Je refuse le Total bashing », c’est-à-dire le dénigrement du groupe, a déclaré le premier ministre »
lemonde.fr ↗ ↩
« les députés socialistes ont déposé ce mercredi une « proposition de loi pour taxer les bénéfices exceptionnels liés aux crises » »
leparisien.fr ↗ ↩
« "Nous voulons un blocage des prix de l'énergie, et notamment du carburant, qui serait à 1,70 euro", a demandé mardi Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, sur franceinfo »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Nous voulons un blocage des prix de l'énergie, et notamment du carburant, qui serait à 1,70 euro" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« bloquer les prix des carburants à 1,70 euros le litre »
lcp.fr ↗ ↩
« Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a quant à lui proposé le 1er avril sur France Inter de nationaliser TotalEnergies »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Interrogé lundi sur LCI à ce sujet, le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a simplement répondu: "Pourquoi pas. La question mérite d'être posée" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« a simplement répondu: "Pourquoi pas. La question mérite d'être posée" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« TotalEnergies annonce, mercredi 29 avril, avoir récolté 5,8 milliards d'euros de bénéfices au premier trimestre 2026. »
radiofrance.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source radiofrance.fr indique '5,8 milliards d'euros' mais la valeur réelle publiée par TotalEnergies est de 5,8 milliards de DOLLARS (≈ 4,96 milliards d'euros), comme confirmé par Le Monde, Le Figaro, RTL et franceinfo. L'unité 'euros' est une erreur de transcription de la dépêche radiofrance. ↩
« "Un baril lui revient à environ 35 dollars." »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Le prix du marché aujourd'hui étant à 125 dollars le baril," »
franceinfo.fr ↗ ↩
« d'après Thierry Bros, professeur à Sciences Po, spécialiste des questions relatives aux énergies et au climat. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Donc il y a du vrai quand on dit que Total profite de la crise." »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le prix du baril est passé de 65 dollars fin février, avant la guerre, à des sommets jusqu'à 120 dollars fin mars. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Le prix du baril est passé de 65 dollars fin février, avant la guerre, à des sommets jusqu'à 120 dollars fin mars. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Le prix du baril est passé de 65 dollars fin février, avant la guerre, à des sommets jusqu'à 120 dollars fin mars. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« Le prix du baril est passé de 65 dollars fin février, avant la guerre, à des sommets jusqu'à 120 dollars fin mars. »
radiofrance.fr ↗ ↩
« depuis le 28 février, date des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran »
franceinfo.fr ↗ ↩
« L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a estimé, ce mardi, que le monde connaissait le « choc d’offre pétrolière le plus grave de l’histoire ». »
humanite.fr ↗ ↩
« L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a estimé, ce mardi, que le monde connaissait le « choc d’offre pétrolière le plus grave de l’histoire ». »
humanite.fr ↗ ↩
« Ce mardi, le SP95-E10 a de nouveau dépassé la barre symbolique des 2 euros en moyenne »
leparisien.fr ↗ ↩
« quand le gazole était à 2,208 euros le litre »
leparisien.fr ↗ ↩
« 5 milliards de profits pour 50 milliards de chiffre d’affaires signifie 10% de résultat pour Total. »
rtl.fr ↗ ↩
« François Lenglet »
rtl.fr ↗ ↩
« 5 milliards de profits pour 50 milliards de chiffre d’affaires signifie 10% de résultat pour Total. »
rtl.fr ↗ ↩
« Le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, a vanté une « capacité à capturer la hausse des prix » dans un communiqué. »
lemonde.fr ↗ ↩
« De quoi témoigner selon la major du pétrole de sa "capacité à capturer la hausse des prix" »
tf1info.fr ↗ ↩
« la compagnie française avait pu réaliser près de 1 milliard de dollars de bénéfice »
tf1info.fr ↗ ↩
« a décidé de distribuer un premier acompte sur dividende de 0,90 euro par action au titre de 2026 (+5,9%) »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« TotalEnergies a décidé de gratifier ses actionnaires en augmentant le dividende de 5,9 % »
lemonde.fr ↗ ↩
« prévoit jusqu'à 1,5 milliard de dollars de rachats d'actions au deuxième trimestre »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« contre 750 millions au cours des trois premiers mois de l'année »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« C’est la « plus forte croissance de dividende parmi les majors pétrolières », a relevé le groupe. »
lemonde.fr ↗ ↩
« l'entreprise met en avant ses propres efforts, comme le plafonnement des prix des carburants dans ses stations depuis 2023 »
laprovence.com ↗ ↩
« TotalEnergies annonce qu’il plafonne l’essence à 1,99 euro le litre »
contretemps.eu ↗ ↩
« et le diesel à 2,09 euros dans son réseau. »
contretemps.eu ↗ ↩
« Le 12 mars 2026, TotalEnergies annonce qu’il plafonne l’essence à 1,99 euro le litre et le diesel à 2,09 euros dans son réseau. »
contretemps.eu ↗ ↩
« "C'est comme cela que nous redistribuons nos profits", a indiqué dans une déclaration à l'AFP le groupe. »
laprovence.com ↗ ↩
« Sur le plan fiscal, Total paye des impôts là où il fait des bénéfices, principalement dans les pays producteurs de pétrole. Ses activités sont déficitaires en France. L'entreprise ne paye donc pas d’impôt sur les bénéfices. »
rtl.fr ↗ ↩
« Il est vrai que notre pétrolier traite bien ses actionnaires, majoritairement américains, grâce à ces profits. »
rtl.fr ↗ ↩
« Mais ces dividendes sont taxés en France et reviennent donc dans le budget de l'État. »
rtl.fr ↗ ↩
« En 2024, le taux de distribution atteint 50 % du cash-flow. »
contretemps.eu ↗ ↩
« En 2025, il culmine à 55 %, soit 15,6 milliards de dollars distribués »
contretemps.eu ↗ ↩
« En 2025, il culmine à 55 %, soit 15,6 milliards de dollars distribués »
contretemps.eu ↗ ↩
« Le gouvernement s'était appuyé sur ce texte pour encadrer le prix des masques et des gels hydroalcooliques lors de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, en 2020 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le prix des carburants ont déjà été bloqués en août 1990, après la première guerre du Golfe »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Ces conditions sont aujourd'hui réunies, confirme Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l'université Paris-Saclay »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Le plafonnement des prix doit être proportionné", rappelle le constitutionnaliste Benjamin Morel »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Vous ne pouvez pas forcer une entreprise à vendre à perte", explique le maître de conférences en droit public »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a préconisé hier soir de bloquer les prix des carburants à 1,70 euros le litre »
lcp.fr ↗ ↩
« la présidente du groupe LFI à l'Assemblée évoque un plafond à 1,70 euros le litre »
lcp.fr ↗ ↩
« Je rappelle qu'avant les Gilets jaunes, les carburants étaient à 1,50 euros voire 1,40 euros »
lcp.fr ↗ ↩
« Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, a de nouveau repoussé toute "aide universelle" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« le gouvernement a misé le 3 avril sur des aides ciblées sur les professionnels »
franceinfo.fr ↗ ↩
« En 2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, une taxe exceptionnelle sur les profits des énergéticiens avait été mise en place en Europe. »
laprovence.com ↗ ↩
« Une prise de contrôle à 67 %, financée par emprunt obligataire, un mécanisme classique, serait rentable dès la première année. »
contretemps.eu ↗ ↩
« Sur la période 2019-2024, le gain net cumulé dépasse 21 milliards de dollars. »
contretemps.eu ↗ ↩
« Equinor, principal groupe pétrolier et gazier du pays, est contrôlé majoritairement par l’État norvégien. »
contretemps.eu ↗ ↩
« En 2022, celui-ci a capté 44,6 % des richesses tirées de l’activité du groupe »
contretemps.eu ↗ ↩
« En France, à la même date, l’État n’a perçu que 39,2 % des richesses produites par TotalEnergies »
contretemps.eu ↗ ↩
« près d’un tiers de cette richesse, soit 31,2 %, a été versé aux actionnaires privés »
contretemps.eu ↗ ↩
« En 1924, la Compagnie française des pétroles est fondée sur impulsion directe de Raymond Poincaré »
contretemps.eu ↗ ↩
« la Compagnie française des pétroles est fondée sur impulsion directe de Raymond Poincaré »
contretemps.eu ↗ ↩
« Ce sont les privatisations des années 1990, et en particulier le transfert d’Elf Aquitaine au secteur privé en 1994, qui ont arraché le groupe à la sphère publique. »
contretemps.eu ↗ ↩
« Elf Aquitaine, qui fusionnera avec TotalFina en 2000 pour donner naissance au groupe actuel »
contretemps.eu ↗ ↩
« Le plafonnement du diesel ne concerne que 1 830 stations sur 3 300. »
contretemps.eu ↗ ↩
« Superprofits: TotalEnergies ne maintiendra pas son plafonnement du carburant en cas de taxe »
laprovence.com ↗ ↩
« comme l’a résumé face à la presse le député socialiste de l’Eure Philippe Brun »
leparisien.fr ↗ ↩
« a expliqué Philippe Brun, député (PS) de l'Eure »
investir.lesechos.fr ↗ ↩
« La taxation envisagée se situerait entre 20 et 40 %. »
laprovence.com ↗ ↩
« les entreprises réalisant plus de 750 millions d'euros de chiffre d'affaires »
laprovence.com ↗ ↩
« ce dispositif pourrait rapporter environ 2 milliards d'euros par an à l'État »
laprovence.com ↗ ↩
« Les sénateurs communistes ont proposé, ce mardi 14 avril, une proposition de loi visant à bloquer les prix et les marges dans le secteur des hydrocarbures. »
humanite.fr ↗ ↩
« Le sénateur communiste (et directeur de l’Humanité) Fabien Gay y a présenté mardi 14 avril une proposition de loi (PPL). »
humanite.fr ↗ ↩
« Le sénateur communiste (et directeur de l’Humanité) Fabien Gay y a présenté mardi 14 avril une proposition de loi (PPL) visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise. »
humanite.fr ↗ ↩
« Cécile Cukierman, présidente du groupe sénatorial Communiste, républicain, citoyen et écologiste-Kanaky (CRCE-K), lors d’une conférence de presse à la Chambre haute. »
humanite.fr ↗ ↩
« Il « élargit sa politique de chèques à certains secteurs d’activité. Mais ça ne sera jamais suffisant », dénonce Cécile Cukierman. »
humanite.fr ↗ ↩
« TotalEnergies a publié ce mercredi matin un bénéfice net au premier trimestre 2026 »
leparisien.fr ↗ ↩
« a ironisé sur son compte X le coordinateur de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard »
lemonde.fr ↗ ↩
« ajoutant: « Quand va-t-on arrêter de nous prendre pour des imbéciles? » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le Rassemblement National propose de baisser la TVA. »
contretemps.eu ↗ ↩
« leur proposition phare consiste à baisser à 5,5% la TVA sur le carburant »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Taxer TotalEnergies? « Nous ne fermons aucune porte », a glissé le chef du gouvernement. »
lemonde.fr ↗ ↩
« le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé que des profits "exceptionnels" posaient "la question d'une redistribution" »
laprovence.com ↗ ↩
Sources
- TotalEnergies : Sébastien Lecornu défend l’entreprise contre la gauche qui veut taxer les « superprofits »
- Prix à la pompe: la CGT et LFI appellent au blocage à 1,70 euros le litre | LCP
- TotalEnergies voit ses bénéfices bondir de 51% au premier trimestre, en "captant" la hausse des prix des carburants
- Le bénéfice trimestriel de TotalEnergies en très forte hausse, dopé par l'envolée des prix du pétrole
- VRAI OU FAUX. Plafonner, réquisitionner, nationaliser… Que peut vraiment faire l'Etat pour limiter la flambée des prix des carburants ?
- « Nous ne fermons aucune porte » : TotalEnergies face à la pression du gouvernement… et à la menace d’une nouvelle taxe ?
- TotalEnergies et superprofits : pourquoi l’État ne peut pas forcer la redistribution
- Nationaliser TotalEnergies : le temps est venu
- Blocage des prix, baisse de la TVA, nationalisation de TotalEnergies… Les propositions de la gauche pour faire face à la flambée du prix des carburants
- "Il y a du vrai quand on dit que TotalEnergies profite de la crise", reconnaît un économiste de l'énergie
- TotalEnergies-Les prix du pétrole dopent le T1, débat sur les "superprofits"
- "Pourquoi la question ne se pose pas pour les autres entreprises profitables ?" : François Lenglet explique que les bénéfices records de TotalEnergies n'ont "rien de choquant"
- TotalEnergies : face aux critiques sur ses bénéfices record, le gouvernement n’exclut pas une taxe sur les superprofits
