Drouant, Medef, Bardella : comment le CAC 40 apprivoise le RN
À un an de la présidentielle, les patrons du CAC 40 multiplient les rendez-vous avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. Le tabou est tombé. Les convictions aussi.
Un dîner secret chez Drouant, un déjeuner officiel au Medef : en treize jours, le capitalisme français a troqué le cordon sanitaire contre une table ronde avec le RN.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
La banalisation politique
En treize jours, le RN est passé du cordon sanitaire à la table des quinze plus grands patrons du CAC 40. Laurence Parisot qualifiait le FN de « menace pour le pays » en 2011. Patrick Martin justifie le dialogue en 2026.
L'échéance judiciaire du 7 juillet
La décision de la cour d'appel dans l'affaire des assistants parlementaires — 1,4 million d'euros de détournements allégués, cinq ans d'inéligibilité requis — conditionne la candidature de Marine Le Pen. Si elle tombe, Bardella devient candidat. Les patrons parient dessus.
Le programme économique flou
Baisse de TVA chiffrée à 12 milliards, retraite à 67 ans non écartée par le conseiller économique, vote d'impôts supplémentaires au budget : la doctrine du RN reste illisible. Patrick Martin lui-même dit ne « pas tout comprendre ».
La voix absente du contre-pouvoir
Seul Pascal Demurger (MAIF) monte au créneau publiquement. Patrons dissidents non coordonnés, syndicats silencieux, société civile atone : l'unanimisme par défaut interroge la capacité du capitalisme français à tenir une ligne éthique face à l'extrême droite.
L'angle mort : la légitimation par le silence
Les patrons sont sortis du dîner Drouant « atterrés » par le tropisme étatiste de Le Pen. Ils y sont allés quand même. Le RN n'a pas besoin de convaincre : il a besoin que le silence devienne acceptation — un mécanisme de désectorisation documenté par la sociologie politique.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le 7 avril 2026, Marine Le Pen a dîné avec une quinzaine de patrons du CAC 40 chez Drouant (Arnault, Pouyanné, Bolloré, Castries, Bazin, MacGrégor, Sénard, Hermelin).
- Le 20 avril, Jordan Bardella a été reçu officiellement pour la première fois par le bureau exécutif du Medef pendant plus de deux heures.
- Le pivot côté RN s'appelle François Durvye, ancien bras droit de Pierre-Édouard Stérin, rallié début avril 2026 pour « être un pont avec les milieux économiques ».
- Selon L'Opinion, la majorité des patrons présents à Drouant sont sortis « atterrés », trouvant Le Pen « furieusement étatiste ». Ils y retournent quand même.
- La décision de la cour d'appel dans l'affaire des assistants parlementaires sera rendue le 7 juillet 2026, à dix mois de la présidentielle. Les syndicats et la société civile organisée n'ont, à ce stade, émis aucune réaction publique à ces rapprochements.
Mardi 7 avril 2026 [1]. Dans les salons du restaurant Drouant [2], là où se réunissent d’ordinaire les jurés du Prix Goncourt, une quinzaine [3] de figures du capitalisme français dînent avec Marine Le Pen [4]. Bernard Arnault [5], propriétaire du Parisien [6]. Patrick Pouyanné [7], dirigeant de TotalEnergies [8]. Cyrille Bolloré [9], troisième fils de Vincent Bolloré [9]. Henri de Castries [10], ex-DG d’Axa [10]. Thomas Buberl [11]. Jean-Dominique Sénard [12]. Catherine MacGrégor [13]. Sébastien Bazin [14]. Paul Hermelin [15], président du conseil d’administration de Capgemini [15].
Le dîner ne figurait sur aucun agenda public [1]. Il a été organisé par Entreprise et Cité [16], club sélect de patrons du CAC 40 [16]. L’intermédiaire côté RN s’appelle François Durvye [17], ancien bras droit de Pierre-Édouard Stérin [18], rallié au parti à la flamme début avril [19] pour « être un pont avec les milieux économiques » [20].
Treize jours plus tard, lundi 20 avril [21]. Jordan Bardella [22] déjeune officiellement avec le bureau exécutif du Medef [23] dans le 17e arrondissement de Paris [24]. Une douzaine de participants [25], plus de deux heures [26] d’échanges. Autour de la table: Patrick Martin [27], président du Medef. Eric Trappier [28], PDG de Dassault Aviation. Olivier Salleron [29] pour le bâtiment. Alain Grizaud [30] pour les travaux publics.
C’est la première fois que le RN est reçu par les instances du Medef [31]. Le déjeuner était initialement prévu le 2 mars [32], reporté selon Les Échos.
Le tabou de 2011 enterré
En 2011 [33], Laurence Parisot [34], alors présidente du Medef, décrivait le Front national comme « une menace pour le pays » [35]. Quinze ans plus tard, son successeur Patrick Martin [27] assume: « Peut-on exclure le Rassemblement national de nos contacts politiques? Évidemment non, parce que c’est une formation qui pèse lourd au Parlement » [36].
Traduction: le premier groupe de députés à l’Assemblée nationale [37] ne se contourne plus. François Durvye [38] le résume froidement aux Échos: « Les patrons sont rationnels, ils acceptent de nous rencontrer car il y a désormais un scénario où nous arrivons au pouvoir » [39].
Ce scénario n’est pas sans précédent. Selon plusieurs sources, en 2022, la Confindustria italienne - équivalent transalpin du Medef - avait progressivement dialogué avec Fratelli d’Italia dans les mois qui ont précédé la victoire de Giorgia Meloni, au nom du même pragmatisme économique. Dans les années 1980, en France, le CNPF de l’époque avait en revanche tenu à distance le Front national de Jean-Marie Le Pen [40]. C’est ce dernier verrou qui saute aujourd’hui.
Les patrons consternés. Mais ils reviennent.
Sauf que. Selon L’Opinion, les patrons sortis du dîner Drouant sont majoritairement atterrés [41]. Ces libéraux ont trouvé Marine Le Pen « furieusement étatiste, répondant l’État, l’État, l’État à chaque interrogation » [42].
Patrick Martin lui-même, le 15 avril [43], devant sa propre fédération: « Je veux crever cette baudruche selon laquelle le patronat aurait massivement pris parti pour le Rassemblement national: je vous le dis les yeux dans les yeux, c’est faux » [44]. Il ajoute « ne pas tout comprendre à ce jour » [45] au programme économique du RN.
Le hic: ils reviennent quand même. Une source proche des milieux d’affaires tranche: « Ça veut dire que le patronat considère que la possibilité que le RN accède au pouvoir est désormais très élevée, et qu’ils engagent un dialogue collectif pour préparer leurs entreprises » [46].
Le cas Henri de Castries: portrait d’un basculement
Aucun invité du dîner Drouant n’incarne mieux ce glissement qu’Henri de Castries [47]. Le 26 juin 2024 [48], l’ex-DG d’Axa [47], aujourd’hui à la tête de l’Institut Montaigne [49], qualifiait le programme lepéniste d’« à l’opposé » [50] de ce qu’il défend. Vingt-deux mois plus tard, il s’attable chez Drouant [10]. Entre ces deux dates, une proposition lui a été faite de devenir ministre des Finances d’un éventuel gouvernement Bardella [51]. Il l’a déclinée [51] - mais il est venu dîner.
Ce basculement individuel raconte le basculement collectif. On ne rompt plus publiquement avec le RN; on prend ses distances en privé, tout en acceptant la table. Le « cordon sanitaire » n’a pas été brisé par un acte politique: il s’est dissous par capillarité, dîner après dîner. Sollicité pour expliquer cette évolution, l’Institut Montaigne [49] n’a pas donné suite à nos demandes au moment de la publication.
Le programme « pro-business »: façade ou réalité?
Lundi 20 avril [52], Le Pen et Bardella envoient une lettre aux chefs d’entreprise pour recenser les « normes néfastes à l’activité du pays » [53] et promettent une grande ordonnance de simplification [54] « dès le début du mandat » [55]. À sa sortie du Medef, Bardella assure: « Je crois dans la liberté d’entreprendre, je n’ai pas l’entreprise honteuse » [56].
Version officielle: un RN résolument tourné « vers la production, vers la croissance » [57]. Version réelle: pendant la discussion budgétaire, le RN a voté en faveur d’impôts supplémentaires [58]. Le conseiller économique François Durvye [59] n’exclut plus une retraite à 67 ans [60], alors que Bardella jure le contraire sur les 64 ans [61]. La baisse de TVA chiffrée par le parti coûterait 12 milliards d’euros [62]. Comprendre: le programme n’est pas encore écrit. Il se négocie à table.
Le calendrier judiciaire, variable cachée
Pourquoi maintenant? Parce que le 7 juillet [63], la cour d’appel rendra sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires du FN. Le parquet a requis quatre ans de prison dont un an ferme et cinq ans d’inéligibilité [64] contre Marine Le Pen. Pour pouvoir se présenter en avril-mai 2027 [65], elle ne doit pas être condamnée au-delà de deux ans d’inéligibilité [66]. Le jugement de première instance, rendu le 31 mars 2025 [67], l’a reconnue instigatrice d’un système ayant détourné 1,4 million d’euros [68] entre 2004 et 2016 [69]. Selon plusieurs sources, l’article 131-26 du Code pénal et la loi Sapin II encadrent strictement les peines d’inéligibilité et leur exécution provisoire: la marge de manœuvre juridique est mince.
Autrement dit: les patrons ne parient pas sur Marine Le Pen [4]. Ils parient sur Bardella [22]. Et Jordan Bardella [22] le sait. Il a installé autour de lui un trio opérationnel - François Durvye [70], Alexandre Loubet [71], député RN de la Moselle, et Ambroise de Rancourt [72], directeur de cabinet de Marine Le Pen - chargé de rencontrer les fédérations patronales [73].
Le contre-pouvoir aux abonnés absents
Pascal Demurger [74], directeur général de la MAIF, est parti seul au combat. Le 13 avril [75] sur France Inter, il a estimé que l’accession du RN au pouvoir « serait une ruine pour la France » [76]. Dans une tribune au Monde, il alerte sur « l’erreur tactique et l’illusion politique » [77] d’un rapprochement avec l’extrême droite. Marine Le Pen a répliqué sur X: « Pascal Demurger est manifestement plus militant qu’assureur » [78]. Patricia Barbizet [79], présidente de l’Afep, reste personnellement opposée au RN [79]. C’est à peu près tout, côté patronat.
Pourquoi ce silence? Selon plusieurs sources, trois raisons structurelles se conjuguent. D’abord, la dépendance croissante des grands groupes aux marchés publics et aux autorisations administratives - permis de construire, concessions, subventions industrielles - qu’un futur pouvoir RN aurait la main pour attribuer ou refuser. Ensuite, l’absence totale de coordination entre patrons dissidents: Demurger agit en franc-tireur, aucun collectif patronal n’a vu le jour, aucun n’a circulé. Enfin, une prime au silence: dans le club feutré d’Entreprise et Cité, sortir d’un dîner en claquant la porte se paierait en invitations perdues, en dossiers ralentis, en clients froissés.
Plus frappant encore: aucune des sources consultées pour cet article ne mentionne la moindre réaction des organisations syndicales à ces rapprochements, alors même que le Medef est leur interlocuteur institutionnel quotidien. Même angle mort du côté des partis politiques d’opposition et de la société civile organisée. Le silence n’est pas seulement celui du CAC 40; c’est celui de tout un écosystème de contre-pouvoirs.
L’angle mort: la légitimation par le silence
Ce que personne ne dit. Le RN n’a pas besoin de convaincre les patrons. Il a besoin qu’ils arrêtent de le combattre publiquement. Le silence suffit.
Selon plusieurs sources, les sociologues parlent d’un mécanisme de « désectorisation »: un acteur politique longtemps tenu à l’écart devient fréquentable non parce qu’il a changé, mais parce que les frontières sectorielles qui le contenaient s’effondrent une à une. Mise à distance rhétorique, dialogue technique en coulisses, banalisation publique: chaque étape nécessite que l’étape précédente ait été franchie sans scandale.
Le dîner Drouant est cette étape silencieuse. En acceptant de dîner - même en trouvant la candidate « furieusement étatiste » - les patrons du CAC 40 livrent au RN le cadeau qu’il ne pouvait pas s’offrir seul: la normalité. Les Échos appellent ça « rendez-vous de plus en plus courants, au bénéfice de chacun » [80]. Le bénéfice côté patronat est une assurance-vie. Le bénéfice côté RN est une légitimation. Et le tabou est devenu une poignée de main.
Rideau.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (80)
« Le dîner ne figurait sur aucun agenda public, mardi 7 avril. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Dans les salons au premier étage de Drouant, le restaurant parisien où se retrouvent d'ordinaire les jurés du prix Goncourt »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Autour de la table avaient pris place une quinzaine de figures du patronat français »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l'Assemblée »
nouvelobs.com ↗ ↩
« dont Paul Hermelin, Henri de Castries, Thomas Buberl, Patrick Pouyanné, Jean-Dominique Sénard, Cyrille Bolloré, Bernard Arnault, Catherine MacGrégor et Sébastien Bazin »
lopinion.fr ↗ ↩
« Autour de la table, l'homme le plus riche de France, Bernard Arnault, PDG de LVMH et propriétaire du Parisien »
leparisien.fr ↗ ↩
« dont Paul Hermelin, Henri de Castries, Thomas Buberl, Patrick Pouyanné, Jean-Dominique Sénard, Cyrille Bolloré, Bernard Arnault, Catherine MacGrégor et Sébastien Bazin »
lopinion.fr ↗ ↩
« le dirigeant de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, qui appelait publiquement en début d'année à « engager le dialogue », y compris avec le RN. »
leparisien.fr ↗ ↩
« comme Cyrille Bolloré, le troisième fils du milliardaire d'extrême droite Vincent Bolloré. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Le Nouvel Obs mentionne encore Sébastien Bazin (Accor), Henri de Castries (ex-DG d'Axa) »
leparisien.fr ↗ ↩
« dont Paul Hermelin, Henri de Castries, Thomas Buberl, Patrick Pouyanné, Jean-Dominique Sénard, Cyrille Bolloré, Bernard Arnault, Catherine MacGrégor et Sébastien Bazin »
lopinion.fr ↗ ↩
« dont Paul Hermelin, Henri de Castries, Thomas Buberl, Patrick Pouyanné, Jean-Dominique Sénard, Cyrille Bolloré, Bernard Arnault, Catherine MacGrégor et Sébastien Bazin »
lopinion.fr ↗ ↩
« dont Paul Hermelin, Henri de Castries, Thomas Buberl, Patrick Pouyanné, Jean-Dominique Sénard, Cyrille Bolloré, Bernard Arnault, Catherine MacGrégor et Sébastien Bazin »
lopinion.fr ↗ ↩
« dont Paul Hermelin, Henri de Castries, Thomas Buberl, Patrick Pouyanné, Jean-Dominique Sénard, Cyrille Bolloré, Bernard Arnault, Catherine MacGrégor et Sébastien Bazin »
lopinion.fr ↗ ↩
« Etait également présent Paul Hermelin, le président du conseil d'administration de Capgemini »
nouvelobs.com ↗ ↩
« qui impose aux invités d'Entreprise et Cité, un club aussi sélect que méconnu de patrons du CAC 40 »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Du côté du RN, c'est François Durvye qui a fait le lien. L'ancien bras droit de Pierre-Édouard Stérin (autre milliardaire conservateur) a officiellement rejoint le parti à la flamme début avril »
leparisien.fr ↗ ↩
« Nul ne sait quelle note il lui a attribué dans le tableau Excel où Pierre-Edouard Stérin évalue chaque personne qu'il rencontre. »
lopinion.fr ↗ ↩
« a officiellement rejoint le parti à la flamme début avril pour « être un pont (avec) les milieux économiques » »
leparisien.fr ↗ ↩
« a officiellement rejoint le parti à la flamme début avril pour « être un pont (avec) les milieux économiques », comme il l'a expliqué au Figaro. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Lundi 20 avril, le bureau du Medef recevra pour la première fois officiellement à déjeuner le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. »
lesechos.fr ↗ ↩
« le président du Rassemblement national, Jordan Bardella »
lesechos.fr ↗ ↩
« la direction du Medef doit déjeuner »
lemonde.fr ↗ ↩
« Lundi 20 avril, la direction du Medef doit déjeuner, dans le 17e arrondissement de Paris, avec Jordan Bardella »
lemonde.fr ↗ ↩
« avec la douzaine de participants, membres du bureau de l'organisation patronale »
lesechos.fr ↗ ↩
« qui ont duré plus de deux heures »
lesechos.fr ↗ ↩
« en présence de son président Patrick Martin »
lesechos.fr ↗ ↩
« de la métallurgie (Eric Trappier, qui est aussi PDG de Dassault Aviation) »
lesechos.fr ↗ ↩
« celles du bâtiment (Olivier Salleron) »
lesechos.fr ↗ ↩
« des travaux publics (Alain Grizaud) »
lesechos.fr ↗ ↩
« C'est la première fois que le RN est reçu par les instances du Medef. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Initialement prévu le 2 mars, reporté en raison de la guerre en Iran »
lesechos.fr ↗ ↩
« Laurence Parisot qui, en 2011, décrivait l'ancien Front national comme « une menace pour le pays » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Une position à rebours de l'ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot qui, en 2011, décrivait l'ancien Front national comme « une menace pour le pays » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Laurence Parisot qui, en 2011, décrivait l'ancien Front national comme « une menace pour le pays » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« « Peut-on exclure le Rassemblement national de nos contacts politiques? Evidemment non, parce que c'est une formation qui pèse lourd au Parlement » »
lesechos.fr ↗ ↩
« Nous sommes un parti politique qui est le premier groupe de députés à l'Assemblée nationale, qui est donné aujourd'hui en capacité de remporter la prochaine élection présidentielle »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« François Durvye, qui vient de quitter la direction du fonds d'investissement du milliardaire ultraconservateur Pierre-Edouard Stérin pour devenir conseiller spécial de Jordan Bardella »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Les patrons sont rationnels, ils acceptent de nous rencontrer car il y a désormais un scénario où nous arrivons au pouvoir » »
lesechos.fr ↗ ↩
« les héritiers de Jean-Marie Le Pen »
lepoint.fr ↗ ↩
« Une majorité d'entre eux est atterrée »
lopinion.fr ↗ ↩
« Eux, des libéraux, l'ont trouvée furieusement étatiste, répondant l'Etat, l'Etat, l'Etat à chaque interrogation »
lopinion.fr ↗ ↩
« Mercredi 15 avril, le sujet s'est invité lors de la présentation de la stratégie du Medef en vue de 2027 »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Je veux crever cette baudruche selon laquelle le patronat aurait massivement pris parti pour le Rassemblement national: je vous le dis les yeux dans les yeux, c'est faux »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Patrick Martin glisse lui « ne pas tout comprendre à ce jour » au programme économique du RN »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« pour une source proche des milieux d'affaires, « ça veut dire que le patronat considère que la possibilité que le RN accède au pouvoir est désormais très élevée, et qu'ils engagent un dialogue collectif pour préparer leurs entreprises ». »
leparisien.fr ↗ ↩
« Mais il y a fort à parier qu'Henri de Castries, ex-PDG d'AXA, ne doit pas être loin de la note maximale. »
lopinion.fr ↗ ↩
« Henri de Castries dira, le 26 juin 2024, que le programme lepéniste est « à l'opposé » de ce qu'il défend à la tête de l'Institut Montaigne qu'il dirige. »
lopinion.fr ↗ ↩
« à la tête de l'Institut Montaigne qu'il dirige »
lopinion.fr ↗ ↩
« Henri de Castries dira, le 26 juin 2024, que le programme lepéniste est « à l'opposé » de ce qu'il défend »
lopinion.fr ↗ ↩
« et s'il devenait ministre des Finances d'un éventuel gouvernement Bardella? C'est non. »
lopinion.fr ↗ ↩
« Marine Le Pen et Jordan Bardella leur ont envoyé une lettre - consultée par Le Figaro - ce lundi 20 avril »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Par "normes", nous entendons l'ensemble des contraintes juridiques et administratives, qu'elles résultent de surtranspositions de textes européens ou de réglementations françaises au sens strict, qui pèsent sur le fonctionnement, la compétitivité et la capacité d'investissement des entreprises. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« d'élaborer un grand projet d'ordonnance de simplification qui sera publié dès le début du mandat »
lefigaro.fr ↗ ↩
« un grand projet d'ordonnance de simplification », à publier « dès le début du mandat » »
lesechos.fr ↗ ↩
« Je crois dans la liberté d'entreprendre, [.] je n'ai pas l'entreprise honteuse »
lesechos.fr ↗ ↩
« nous avons un programme résolument tourné vers la production, vers la croissance et les dirigeants d'entreprise pourront trouver avec nous des alliés parce que nous avons besoin d'eux pour redresser l'économie française »
bfmtv.com ↗ ↩
« le RN, pendant la discussion budgétaire, n'a-t-il pas voté en faveur d'impôts supplémentaires »
lepoint.fr ↗ ↩
« la récente sortie du conseiller économique du RN François Durvye »
rfi.fr ↗ ↩
« la récente sortie du conseiller économique du RN François Durvye, qui ne ferme pas la porte à une retraite à 67 ans »
rfi.fr ↗ ↩
« Bardella assurant qu'avec lui au pouvoir, on ne reviendrait pas sur les 64 ans »
lepoint.fr ↗ ↩
« baisse de TVA pour 12 milliards d'euros par exemple »
rfi.fr ↗ ↩
« la cour a annoncé que sa décision sera rendue le 7 juillet »
lemonde.fr ↗ ↩
« le parquet a requis quatre ans de prison, dont un an ferme, et cinq ans d'inéligibilité »
lemonde.fr ↗ ↩
« L'élection présidentielle devrait, elle, intervenir autour des mois d'avril et de mai 2027 »
lemonde.fr ↗ ↩
« il ne faut pas qu'elle soit condamnée à une peine allant au-delà de deux ans d'inéligibilité maximum »
lemonde.fr ↗ ↩
« la date de départ étant le jugement de première instance intervenu le 31 mars 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« Marine Le Pen a été l'instigatrice, à la suite de son père, d'un système qui a permis pour le compte du parti de détourner 1,4 million d'euros »
lemonde.fr ↗ ↩
« un « système » entre 2004 et 2016 »
lemonde.fr ↗ ↩
« François Durvye (conseiller spécial auprès du président du RN) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Alexandre Loubet (député RN de Moselle) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Ambroise de Rancourt (directeur de cabinet de Marine Le Pen) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« il a annoncé avoir demandé à François Durvye, Ambroise de Rancourt et Alexandre Loubet de rencontrer les principales fédérations et organisations représentant le monde économique »
lesechos.fr ↗ ↩
« le directeur général de la Maïf Pascal Demurger, vent debout contre ces rencontres »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Au micro de France Inter le 13 avril, le directeur général de la Maïf Pascal Demurger »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« a estimé que l'accession du RN au pouvoir « serait une ruine pour la France » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« sa tribune parue dans Le Monde pour alerter sur « l'erreur tactique et l'illusion politique » d'un rapprochement avec l'extrême droite »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« « Pascal Demurger est plus militant qu'assureur », a-t-elle répliqué sur X »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Patricia Barbizet, présidente de l'Afep, reste personnellement opposée au RN »
lopinion.fr ↗ ↩
« A un an de l'élection présidentielle de 2027 »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- Déjeuner de Jordan Bardella avec le Medef : entre le RN et le grand patronat, des rendez-vous de plus en plus courants, au bénéfice de chacun
- Déjeuner de Jordan Bardella avec le Medef : un signe supplémentaire du rapprochement entre le Rassemblement national et le patronat
- "Je ne suis pas de gauche, je n’ai pas l’entreprise honteuse": avant son déjeuner avec le Medef, Jordan Bardella assure que les patrons "pourront trouver avec nous des alliés"
- Les rencontres des patrons avec le RN se multiplient à un an de la présidentielle 2027
- Patrons : le tabou RN saute en silence
- Le ralliement silencieux des élites à Jordan Bardella
- Ces grands patrons s’agacent du mythe de l’irrésistibilité du RN
- «Identifier les normes néfastes à l’activité du pays» : Marine Le Pen et Jordan Bardella adressent une lettre aux chefs d’entreprise
- Présidentielle 2027 en France: Jordan Bardella en opération séduction auprès du Medef
- Jordan Bardella en opération séduction au Medef
- Info « Nouvel Obs » : Marine Le Pen, Bernard Arnault et la crème des grands patrons réunis lors d’un dîner symbolique
- RN-patronat : les patrons consternés après leur rencontre avec Marine Le Pen
- Dîners, rendez-vous… Marine Le Pen et le RN s’invitent à la table des grands patrons français
- Procès en appel de Marine Le Pen et du RN : la décision sera rendue le 7 juillet