1er Mai à Perpignan : entre 1 200 et 1 500 manifestants pour les salaires et les droits
Un cortège intersyndical pacifique a traversé le centre-ville, porté notamment par les soignants en grève des cliniques locales.
Entre 1 200 et 1 500 personnes ont défilé à Perpignan ce 1er mai 2026, selon L'Indépendant. Le cortège, parti à 10h30 de la place de la Catalogne, a réuni plusieurs syndicats autour des revendications salariales et de la défense des droits sociaux. La manifestation s'est achevée pacifiquement vers midi devant la préfecture.
Entre 1 200 et 1 500 personnes ont défilé à Perpignan ce 1er mai 2026, selon L’Indépendant. Le cortège, parti à 10h30 de la place de la Catalogne, a réuni plusieurs syndicats autour des revendications salariales et de la défense des droits sociaux. La manifestation s’est achevée pacifiquement vers midi devant la préfecture.
L’essentiel
- Participation : entre 1 200 et 1 500 militants, selon L’Indépendant, corroboré par une estimation catalane du média VilaWeb autour du millier.
- Départ : 10h30, place de la Catalogne, fin pacifique vers midi devant la préfecture de Perpignan.
- Syndicats : CGT 66, CFDT, FSU 66, Solidaires 66 et UNSA Pyrénées-Orientales, mobilisation unitaire.
- Revendications : augmentation des salaires, pensions et minima sociaux, face à une inflation à 0,8 % en décembre 2025 et des hausses de salaires horaires limitées à 1,9 % au T3 2025 (source : INSEE).
- Présence notable : soignants en grève des cliniques de Perpignan et Cabestany, et participation visible de la jeunesse.
Un départ place de la Catalogne, une fin devant la préfecture
Le cortège s’est élancé à 10h30 de la place de la Catalogne. Pendant près d’une heure et demie, il a traversé le centre-ville avant de se dissoudre devant la préfecture des Pyrénées-Orientales, sans incident signalé. L’organisation était intersyndicale, portée conjointement par la CGT 66, la CFDT, la FSU 66, Solidaires 66 et l’UNSA Pyrénées-Orientales.
Les soignants en première ligne
La mobilisation des personnels de santé a marqué ce défilé. Des soignants et salariés en grève des cliniques de Perpignan et de Cabestany figuraient en tête de cortège, selon L’Indépendant. Leurs conditions salariales concentraient une partie de la colère exprimée.
Cette situation n’est pas propre aux Pyrénées-Orientales. La grève au Médipôle Saint-Roch de Cabestany illustre les tensions persistantes dans le secteur privé hospitalier du département. À l’échelle nationale, l’UNSA tire également la sonnette d’alarme à l’hôpital de Saint-Quentin, signe d’un malaise qui dépasse les frontières régionales.
Salaires, pensions, minima sociaux : un agenda revendicatif stable
Les syndicats avaient annoncé la couleur dès fin avril : « La priorité reste l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux », selon L’Indépendant du 24 avril 2026. Sur le terrain, les témoignages confirmaient cette orientation. Made in Perpignan rapporte que le pouvoir d’achat était au cœur des discussions tout au long du parcours.
L’INSEE relève que l’inflation française a ralenti à 0,8 % en décembre 2025, mais les salaires horaires n’ont progressé que de 1,9 % au troisième trimestre 2025. Un écart qui nourrit les revendications syndicales.
Une jeunesse présente, un partage des richesses réclamé
Le journaliste Francis Daspe a observé sur X une « présence notable de la jeunesse » dans le cortège, avec un focus sur la lutte pour les droits et un meilleur partage des richesses. Cette donnée reste issue d’une source unique et n’a pas été chiffrée par les organisateurs à ce stade.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
La mobilisation du 1er mai à Perpignan s’inscrit dans une tradition régulière. En 2025, entre 1 000 et 1 500 manifestants avaient déjà défilé dans les mêmes rues pour « la justice sociale », selon L’Indépendant et ICI. Les chiffres de 2026 s’inscrivent dans cette fourchette, indiquant une mobilisation stable d’une année sur l’autre.
Le pic historique local reste 2023 : huit rassemblements distincts avaient été organisés dans les Pyrénées-Orientales contre la réforme des retraites, selon Actu.fr, faisant de cette journée un moment de mobilisation exceptionnelle dans le département.
Perpignan concentre les tensions sociales du territoire. Le contexte politique local - la récente décision du maire Louis Aliot de réduire ses indemnités à la métropole - et les difficultés du secteur médico-social alimentent un climat social tendu. Par ailleurs, la convention d’alerte signée entre la préfecture et ICI Roussillon témoigne d’un département attentif aux signaux de crise.
Prochain rendez-vous intersyndical à confirmer
Les syndicats n’ont pas encore communiqué sur la prochaine échéance de mobilisation unitaire dans le département. La date d’un éventuel suivi de ce 1er mai reste à confirmer.
Sources
- L'Indépendant : 1 200 à 1 500 militants pour le défilé du 1er mai dans les rues de Perpignan
- L'Indépendant : "Je suis aide-soignante, je gagne à peine le SMIC" : un 1er mai entre colère sociale et mobilisation des soignants
- Made in Perpignan : À Perpignan, le pouvoir d'achat au cœur des revendications du 1er mai
- ICI : 1er Mai : 1 500 personnes à Perpignan pour la journée internationale des travailleurs