Abidjan accueille le Marché africain des solutions spatiales
Du 7 au 9 juillet, la Côte d'Ivoire réunit 15 000 visiteurs attendus autour des technologies spatiales africaines
La 2e édition du Marché africain des solutions spatiales se tient jusqu'au 9 juillet à Abidjan-Port Bouët. Un rendez-vous qui ambitionne de faire de la Côte d'Ivoire un hub continental de l'économie spatiale, un secteur estimé à plus de 22 milliards de dollars en Afrique.
L’essentiel
- Dates : le MASS 2026 se déroule du 7 au 9 juillet au Parc des Expositions d’Abidjan-Port Bouët
- Fréquentation : 15 000 visiteurs attendus, contre plus de 12 000 en 2025 pour la première édition
- Ouverture : présidée le 7 juillet par Hyacinthe Séka, conseiller technique représentant le ministre Djibril Ouattara
- Marché : le secteur spatial africain est évalué à environ 22,64 milliards de dollars, avec une croissance annuelle de 10%
- Ambition : une Agence Spatiale Ivoirienne doit voir le jour en 2026
Le Parc des Expositions d’Abidjan-Port Bouët accueille jusqu’au 9 juillet la deuxième édition du Marché africain des solutions spatiales (MASS). Trois jours de stands, d’ateliers B2B et de signatures de conventions, organisés par Otif Africa Space sous le thème « L’espace au service du développement : accélérer la transformation socio-économique de l’Afrique », selon l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP).
Une édition plus grande que la précédente
L’événement mise sur une fréquentation en hausse. Environ 15 000 visiteurs sont attendus cette année, contre plus de 12 000 lors de la première édition en 2025, qui avait rassemblé environ 80 exposants et plus de 25 délégations, rapportent l’AIP et RTI Info. Le Commissaire général du MASS, Fabrice Irié Bi, pilote l’organisation de cette édition élargie.
Le compte officiel du ministère de la Transition numérique a également confirmé la tenue de la cérémonie d’ouverture :
Ce que veut faire la Côte d’Ivoire avec l’espace
Derrière les stands et les ateliers, l’objectif est économique. Le marché spatial africain est estimé à environ 22,64 milliards de dollars, avec une croissance annuelle de 10%, selon KOACI et Linfodrome. Le MASS vise à faire de l’Afrique un acteur, producteur et investisseur des technologies spatiales, plutôt qu’une simple consommatrice, selon RTI Info.
Concrètement, les technologies mises en avant, drones, observation de la Terre, géolocalisation, sont présentées comme des outils au service de l’agriculture, de l’urbanisme et de la résilience face aux risques climatiques. La stratégie nationale de développement du numérique de la Côte d’Ivoire, structurée autour de sept piliers, intègre pleinement ces technologies spatiales, selon Fraternité Matin et KOACI.
La Côte d’Ivoire ambitionne aussi de devenir un hub continental dans ce secteur émergent, selon Africtelegraph et Linfodrome. Une Agence Spatiale Ivoirienne (ASI) doit voir le jour en 2026, une création annoncée dès la première édition du MASS en 2025 par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, selon le CPCCAF.
Contexte dans le secteur spatial africain
Ce type d’événement s’inscrit dans une compétition plus large entre nations pour capter les investissements technologiques, un phénomène que l’on retrouve ailleurs sous d’autres formes, qu’il s’agisse de grands contrats industriels ou de tensions commerciales internationales comme celles que Washington a récemment agitées avec l’Espagne.
Prochaine étape
Le MASS 2026 se clôt ce 9 juillet par un dîner-gala. La suite dépendra désormais des conventions signées durant le salon et du calendrier de mise en place de l’Agence Spatiale Ivoirienne, annoncée pour cette année sans date précise communiquée à ce stade.