Allemagne : Berlin divise par deux sa croissance 2026, la France en première ligne du choc
Berlin a divisé par deux sa prévision de croissance pour 2026. La France, dont 13,2% des exportations partent outre-Rhin, est en première ligne.
Le gouvernement allemand a abaissé sa prévision de croissance 2026 à 0,5%. Le moral des patrons est tombé à son plus bas niveau depuis mai 2020.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Croissance divisée par deux en six mois
Berlin est passé de 1% à 0,5% pour 2026. Le FMI retient 0,8%, les instituts allemands 0,6%. Toutes les sources pointent vers le bas.
Indice ifo au plus bas depuis 2020
84,4 points en avril 2026, sous le consensus Factset. Le moral des chefs d'entreprise allemands traduit un décrochage réel, pas une simple anticipation.
Choc énergétique via le détroit d'Ormuz
Le gaz européen a bondi de 50% depuis le 2 mars. Goulots d'étranglement dans l'industrie manufacturière allemande, pression directe sur le PIB.
La France exposée à 13,2% via ses exports
L'Allemagne reste le premier client de la France. Une contraction allemande pèse mécaniquement sur la trajectoire française, déjà fragile avec un déficit prévu de 5%.
Plan Merz à l'arrêt
Sur 500 milliards d'investissements infrastructures votés en mars, seuls 24 milliards engagés fin 2025. Verrous constitutionnels et fédéralisme bloquent l'engagement effectif.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Berlin a abaissé sa prévision de croissance 2026 de 1% à 0,5%, et celle de 2027 de 1,3% à 0,9%.
- L'indice ifo du climat des affaires est tombé à 84,4 points en avril 2026, plus bas niveau depuis mai 2020.
- Les exportations allemandes vers la Chine ont chuté de 9,3% en 2025, à 81,8 milliards d'euros, plus bas niveau depuis dix ans.
- L'Allemagne représente 13,2% des exportations françaises en 2024, devant les États-Unis et l'Italie.
- Sur 500 milliards d'euros de fonds infrastructures, seuls 24 milliards avaient été engagés fin 2025.
Le gouvernement allemand a divisé par deux sa prévision de croissance pour 2026. Berlin table désormais sur une progression de 0,5% [1] du produit intérieur brut, contre 1% [2] anticipé en octobre [3]. Pour 2027, la prévision passe de 1,3% [4] à 0,9% [5].
Les sources convergent sur la trajectoire baissière mais divergent sur l’amplitude. Le Fonds monétaire international retient 0,8% [6] pour 2026, les instituts de conjoncture allemands 0,6% [7], la Chambre de commerce et d’industrie allemande 1,0% [8]. Trois méthodologies, trois périmètres, un même message: le rebond promis ne vient pas.
Anatomie d’une révision en six mois
La nouvelle trajectoire doit être officiellement publiée mercredi prochain [9] par le ministère de l’Économie et de l’Énergie, dirigé par Katherina Reiche [10]. Six mois plus tôt, à l’automne, le gouvernement de Friedrich Merz [11] tablait encore sur 1,3% pour 2026 et 1,4% pour 2027 [12]: c’est cette projection optimiste qui a fondu de moitié. Les instituts de conjoncture allemands avaient eux-mêmes revu leur copie en septembre [13] avant de l’abaisser à 0,6% [7], invoquant « le choc des prix de l’énergie suite à la guerre en Iran » [14]. La séquence n’est pas isolée: le FMI a parallèlement abaissé sa prévision pour la zone euro à 1,1% [15] contre 1,4% [16] initialement. Mais la révision allemande, par son ampleur, est la plus brutale des grandes économies du continent.
Le moral des patrons s’effondre
L’indice ifo du climat des affaires s’est élevé à 84,4 points [17] en avril 2026 [18], en baisse de près de deux points [19] sur un mois. C’est le plus bas niveau depuis mai 2020 [20]. Le consensus agrégé par le fournisseur de données financières Factset [21] tablait sur 84,5 points [22]. La réalité a dépassé le pessimisme du consensus.
Robin Winkler, économiste à la Deutsche Bank [23], écrit que cette dégradation montre « que les répercussions du conflit iranien sur l’économie allemande sont plus graves que ce que la plupart des économistes avaient prévu » [24]. Jens-Oliver Niklasch, analyste de la banque LBBW [25], complète: « A présent, ce ne sont plus seulement les anticipations qui se sont effondrées, la situation elle-même s’est détériorée plus nettement que prévu » [26]. Et d’ajouter, alors qu’aucune réouverture du détroit d’Ormuz ne se dessine après presque deux mois [27], qu’« il faut partir du principe que, malgré les prévisions déjà largement revues à la baisse pour l’économie allemande, les risques de détérioration continueront de prédominer » [28].
Le détroit d’Ormuz, variable cachée
L’industrie manufacturière a été particulièrement touchée [29]. Les entreprises signalent « de plus en plus de goulots d’étranglement dans l’approvisionnement » [30], causés par le blocage du détroit d’Ormuz depuis plusieurs semaines [31]. Téhéran a affirmé en contrôler le passage le 4 mars [32] et menacé de frapper tout navire l’empruntant [33]. Cette voie maritime représente 34% [34] des exportations de pétrole par voie maritime et 11% [35] du commerce maritime mondial.
Depuis le 2 mars [36], le prix du gaz en Europe a bondi de 50% [37], le pétrole de 12% [38], la bourse parisienne a reculé de 4,7% [39]. Thierry Bros, économiste et professeur à Sciences Po [40], envisage un gaz européen à 150 euros par MWh [41] dans six mois si le conflit se prolonge. Le FMI retient une hausse de 19% [42] des coûts de l’énergie pour ses projections européennes. On se souvient qu’en 2022, après l’invasion de l’Ukraine, le TTF néerlandais - référence du gaz européen - avait culminé au-delà de 340 euros par MWh: le scénario Bros place donc le choc Ormuz à environ la moitié du précédent gazier le plus récent, ce qui suggère une amplitude moindre mais sur une économie déjà épuisée par trois années de stagnation.
L’industrie en panne, l’export aussi
Le PIB allemand a fait du surplace depuis 2019 [43], du jamais-vu dans l’histoire du pays [44]. En 2025, l’économie allemande a renoué timidement avec la croissance, à 0,2% [45], après deux années de récession [46]. Mais les exportations ont reculé pour la troisième année de suite [47], de 0,3% [48], selon Ruth Brand, présidente de l’Office fédéral de la statistique Destatis [49]. Elle évoque des « violents vents contraires en raison des droits de douane américains, de l’appréciation de l’euro et de la forte concurrence chinoise » [50].
Les chiffres bruts confirment la dépendance commerciale en mutation. Les exportations allemandes vers la Chine ont chuté de 9,3% [51] en 2025 [52], à 81,8 milliards d’euros [53], leur niveau le plus bas depuis dix ans, selon le Rhodium Group [54]. L’industrie allemande a détruit 124.000 emplois [55] en 2025, selon le cabinet EY [56]. L’excédent commercial est tombé à son plus bas niveau depuis 2021 [57], selon Destatis [58].
Le plan Merz, victime des verrous fédéraux
En arrivant au pouvoir l’an dernier [59], Friedrich Merz [11] avait annoncé un « tournant économique » avec un plan d’investissement dans les infrastructures de 500 milliards d’euros [60] sur douze ans [61]. Le Parlement allemand a approuvé ce fonds en mars [62]. Au 31 décembre 2025, seuls 24 milliards [63] avaient été investis: moins de 5% de l’enveloppe en neuf mois.
La lenteur n’est pas accidentelle, elle est constitutionnelle. On se souvient que la Loi fondamentale allemande a inscrit en 2009 un « frein à l’endettement » (Schuldenbremse) qui plafonne le déficit structurel à 0,35% du PIB pour le Bund. Le contournement par un fonds spécial supposait précisément une révision constitutionnelle votée à la majorité des deux tiers, obtenue de justesse au printemps. Mais l’engagement effectif des crédits suppose ensuite que chaque ministère, chaque Land et chaque commune valide les projets selon ses propres procédures de marchés publics - un processus que la Cour des comptes fédérale juge lent. Résultat: l’effet d’annonce de 500 milliards se heurte à la mécanique fédérale qui exige codécision et conventions de financement avec les seize Länder.
En attendant, la coalition entre la CDU de Merz [64] et le SPD de Lars Klingbeil [65] a abaissé d’environ 17 centimes [66] par litre les taxes sur l’essence et le diesel et instauré une prime exonérée jusqu’à 1.000 euros [67]. Les économistes de Deutsche Bank [68] estiment que « ces mesures représentent jusqu’à 0,3% du PIB » [69]. Friedrich Merz a promis pour l’été [70] une nouvelle salve de réformes structurelles. Le calendrier est serré: six mois pour redresser une trajectoire que dix-huit ans de consommation atone n’ont pas réussi à corriger.
La consommation privée, anomalie historique
« Depuis 1999, la consommation privée réelle en Allemagne a progressé de moins de 1% par an » [71], note Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne [72], dans un post sur X. Les entreprises interrogées par la DIHK citent la faiblesse de la demande intérieure (59%) [73], l’incertitude des politiques économiques (58%) [74] et les prix élevés de l’énergie et des matières premières (48%) [75]. Seules 23% [76] déclarent vouloir augmenter leurs investissements, 31% [77] prévoient de les réduire.
Sa population devrait diminuer de 5% [78] d’ici 2050 [79], selon une étude de l’Ifo [80]. Les investissements privés ont reculé de 11% [81] depuis 2019. Le taux d’utilisation des capacités de production reste à 78,2% [82], en deçà de la moyenne de long terme.
L’angle mort: la France en première ligne
L’Allemagne représente 13,2% [83] des exportations françaises en 2024, contre 13,8% [84] en 2023, devant les États-Unis et l’Italie à 8,2% [85] chacun. Côté importations, l’Allemagne pèse 12,6% [86], devant la Chine à 10,3% [87]. Quand Berlin éternue, Paris s’enrhume - et l’exécutif français prévoit déjà un déficit de 5% [88] en 2026.
Ce que les sources ne disent pas explicitement: la France subit un double choc. La Banque de France table sur 0,9% de croissance [89] en 2025, portée selon Olivier Garnier [90] par « l’aéronautique et la défense » qui ont « poussé l’industrie vers le haut » [91]. Ces deux secteurs sont précisément ceux que l’Allemagne renforce avec un budget des armées en hausse de 22 milliards d’euros [92] à 108 milliards [93]. La France croît grâce à des secteurs où l’Allemagne devient un concurrent direct.
Voix dissonantes: la fracture entre Berlin et ses propres chiffres
Toutes les voix ne sont pas alarmistes. Katherina Reiche, ministre de l’Économie et de l’Énergie [10], parle d’« une reprise significative » [94] et d’« une chance réaliste que le pays soit sur la voie de la reprise, après des années de stagnation » [95]. La Fédération des banques allemandes DK [96] juge les perspectives « prometteuses ». Sebastian Wanke, économiste de la KfW [97], souligne que « la production affiche encore une solide dynamique trimestrielle (+0,9%), laissant entrevoir un retournement de tendance prochain et une base favorable à la croissance en 2026 » [98].
Comment concilier ce discours avec la révision à 0,5% produite par le même gouvernement et avec l’ifo au plus bas depuis près de six ans? La contradiction tient à trois facteurs. D’abord, les chiffres invoqués par Mme Reiche et la KfW reposent sur des données mensuelles ou trimestrielles (notamment le rebond ponctuel des exportations de 4,0% en décembre 2025 [99]) là où les prévisions annuelles intègrent l’onde de choc Ormuz à plein. Ensuite, la ministre porte un discours politique destiné à ne pas alimenter la défiance des investisseurs au moment où le plan Merz cherche encore ses débouchés. Enfin, la coalition CDU-SPD ne peut, à six mois de l’annonce des réformes structurelles, valider publiquement un diagnostic d’effondrement. Lindsay James, stratégiste d’investissement chez Quilter [100], pose le dilemme à froid: « On espère que ce choc économique restera en grande partie temporaire, à condition que le conflit ne s’éternise pas » [101]. Et ajoute: « Plus le conflit dure, plus le risque de récession économique augmente » [102].
Le silence de Francfort
Aucune des sources consultées ne précise la réponse envisagée par la Banque centrale européenne face à la combinaison choc énergétique-ralentissement allemand. Isabel Schnabel, membre du directoire, n’est citée que sur la consommation privée allemande depuis 1999 [71], non sur la trajectoire des taux. L’absence laisse ouverte la question du dilemme inflation-croissance pour Francfort: avec des anticipations d’inflation mondiale à 4,4% [103] selon le FMI et une zone euro révisée à 1,1% [15], la BCE doit arbitrer entre soutenir l’activité et contenir un choc énergétique qui frappe inégalement les 21 pays partageant l’euro [104]. Pierre-Olivier Gourinchas, chef économiste du FMI [105], souligne seulement que « la crise actuelle au Moyen-Orient a mis un coup d’arrêt » [106] aux progrès économiques mondiaux. Si la volatilité énergétique se prolonge jusqu’en 2027 [107], la croissance mondiale pourrait chuter à 2% [108], obligeant les banques centrales à maintenir des taux d’intérêt élevés [109] - un scénario qui priverait Berlin du seul levier non encore actionné.
Pourquoi maintenant
Stefan Hartung, patron du géant industriel allemand Bosch [110], a déclaré: « La conjoncture et les affaires restent marquées par d’importantes incertitudes en 2026 », après avoir dévoilé la première perte nette du groupe depuis la crise de 2009 [111]. Quand le plus grand équipementier automobile mondial perd de l’argent pour la première fois depuis dix-sept ans, le signal dépasse la conjoncture. On se souvient que la dernière perte nette de Bosch, en 2009, avait coïncidé avec la pire récession de l’après-guerre allemand. Cette fois, le déclencheur n’est pas une crise financière mondiale mais un cocktail de désindustrialisation, de désalignement énergétique et de blocage politique interne.
La Fédération des employeurs allemands BDA [112] prévient que peu d’entreprises verseront effectivement la prime de 1.000 euros instaurée par la coalition. Et Helena Melnikov, directrice générale de la DIHK [113], avait résumé dès le 17 février [114] le diagnostic: « C’est trop peu; nos concurrents sont plus dynamiques » [115]. Six mois plus tard, les chiffres lui donnent raison.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (115)
« il table désormais sur une progression de 0,5 % du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 1 % prévu en octobre. »
lesechos.fr ↗ ↩
« il table désormais sur une progression de 0,5 % du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 1 % prévu en octobre. »
lesechos.fr ↗ ↩
« il table désormais sur une progression de 0,5 % du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 1 % prévu en octobre. »
lesechos.fr ↗ ↩
« Pour 2027, la prévision a été abaissée à 0,9 %, contre 1,3 % attendu initialement »
lesechos.fr ↗ ↩
« Pour 2027, la prévision a été abaissée à 0,9 %, contre 1,3 % attendu initialement »
lesechos.fr ↗ ↩
« le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé cette semaine sa prévision pour l'Allemagne à 0,8 % pour 2026 »
lesechos.fr ↗ ↩
« prévoyant un rythme de 0,6 % pour cette année, contre 1,3 % encore envisagé en septembre »
lesechos.fr ↗ ↩
« Son économie ne devrait connaître qu'une croissance de 1,0% cette année, selon les prévisions de la Chambre de commerce et d'industrie allemande (DIHK) »
bfmtv.com ↗ ↩
« Officiellement, il doit dévoiler mercredi prochain ses nouvelles prévisions »
lesechos.fr ↗ ↩
« a expliqué la ministre de l'Economie et de l'Energie, Katherina Reiche, lors d'une conférence de presse »
lesechos.fr ↗ ↩
« appelle le gouvernement de Friedrich Merz à mener des réformes cette année »
bfmtv.com ↗ ↩
« contre une précédente prévision de 1,3 % et 1,4 % à l'automne »
lesechos.fr ↗ ↩
« prévoyant un rythme de 0,6 % pour cette année, contre 1,3 % encore envisagé en septembre »
lesechos.fr ↗ ↩
« Ils avaient expliqué leur décision par « le choc des prix de l'énergie suite à la guerre en Iran » »
lesechos.fr ↗ ↩
« le FMI a abaissé sa prévision de croissance du PIB à 1,1 % pour l’année en cours. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Cette révision à la baisse, depuis une estimation initiale de 1,4 % »
fr.euronews.com ↗ ↩
« L'indice du climat des affaires de l'institut ifo (.) s'est élevé à 84,4 points ce mois-ci »
boursorama.com ↗ ↩
« L'indice du climat des affaires de l'institut ifo (.) s'est élevé à 84,4 points ce mois-ci »
boursorama.com ↗ ↩
« en baisse de près de deux points par rapport au mois de mars »
boursorama.com ↗ ↩
« tombant à son plus bas niveau depuis mai 2020 »
boursorama.com ↗ ↩
« un chiffre dépassant les attentes du consensus sondé par Factset »
bfmtv.com ↗ ↩
« Les analystes de la plateforme Factset tablaient pratiquement sur la même diminution, à 84,5 points »
boursorama.com ↗ ↩
« Selon Robin Winkler, économiste à la Deutsche Bank, cette dégradation montre. »
boursorama.com ↗ ↩
« cette dégradation montre "que les répercussions du conflit iranien sur l'économie allemande sont plus graves que ce que la plupart des économistes avaient prévu" »
boursorama.com ↗ ↩
« note Jens-Oliver Niklasch, analyste de la banque LBBW »
boursorama.com ↗ ↩
« "A présent, ce ne sont plus seulement les anticipations qui se sont effondrées, la situation elle-même s'est détériorée plus nettement que prévu", note Jens-Oliver Niklasch »
boursorama.com ↗ ↩
« après presque deux mois »
boursorama.com ↗ ↩
« "Comme aucune réouverture du détroit d'Ormuz ne se dessine après presque deux mois (.), il faut partir du principe que, malgré les prévisions déjà largement revues à la baisse pour l'économie allemande, les risques de détérioration continueront de prédominer", estime M. Niklasch »
boursorama.com ↗ ↩
« en avril, l'industrie manufacturière a été particulièrement touchée »
boursorama.com ↗ ↩
« Les entreprises manufacturières signalent "de plus en plus de goulots d'étranglement dans l'approvisionnement" »
boursorama.com ↗ ↩
« causés par le blocage depuis plusieurs semaines du détroit d'Ormuz »
boursorama.com ↗ ↩
« "Téhéran a assuré mercredi [4 mars] avoir le contrôle du détroit d’Ormuz" »
touteleurope.eu ↗ ↩
« "Téhéran a [.] menacé de frapper tout navire empruntant cette voie maritime vitale" »
touteleurope.eu ↗ ↩
« "représente 34 % des exportations de pétrole par voie maritime" »
touteleurope.eu ↗ ↩
« "représente 11 % du volume du commerce maritime mondial" »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Depuis lundi 2 mars, "le prix du gaz en Europe a bondi de 50 %, le pétrole de 12 %, la bourse parisienne a reculé de 4,7 %". »
touteleurope.eu ↗ ↩
« "le prix du gaz en Europe a bondi de 50 %" »
touteleurope.eu ↗ ↩
« "le pétrole de 12 %" »
touteleurope.eu ↗ ↩
« "la bourse parisienne a reculé de 4,7 %" »
touteleurope.eu ↗ ↩
« "si le conflit se prolonge, le gaz européen pourrait monter à 150 euros par MWh dans six mois, envisage l’économiste et professeur à Sciences Po Thierry Bros" »
touteleurope.eu ↗ ↩
« "le gaz européen pourrait monter à 150 euros par MWh dans six mois" »
touteleurope.eu ↗ ↩
« la hausse de 19 % des coûts de l’énergie retenue par le FMI représente un sérieux obstacle pour la production industrielle. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« le produit intérieur brut allemand a fait du surplace depuis 2019 »
lemonde.fr ↗ ↩
« léthargie économique exceptionnellement longue: le produit intérieur brut allemand a fait du surplace depuis 2019, du jamais-vu dans l’histoire du pays »
lemonde.fr ↗ ↩
« En 2025, la première économie européenne a dégagé une croissance de 0,2 % »
lemonde.fr ↗ ↩
« C’est le premier signe de rebond après deux années de croissance négative »
lemonde.fr ↗ ↩
« pour la troisième année de suite »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Les exportations ont de nouveau baissé (− 0,3 %), pour la troisième année de suite » »
lemonde.fr ↗ ↩
« a déploré Ruth Brand, la présidente de Destatis »
lemonde.fr ↗ ↩
« en relevant que le commerce extérieur était exposé à de « violents vents contraires en raison des droits de douane américains, de l’appréciation de l’euro et de la forte concurrence chinoise » »
lemonde.fr ↗ ↩
« "En 2025, les exportations allemandes de biens vers la Chine ont chuté de 9,3%" »
bfmtv.com ↗ ↩
« "En 2025, les exportations allemandes de biens vers la Chine ont chuté de 9,3%" »
bfmtv.com ↗ ↩
« pour atteindre 81,8 milliards d'euros, leur niveau le plus bas depuis dix ans »
bfmtv.com ↗ ↩
« observe un récent rapport du centre de recherche américain Rhodium Group »
bfmtv.com ↗ ↩
« 124.000 emplois ont été détruits dans l'industrie outre-Rhin en 2025 »
bfmtv.com ↗ ↩
« selon le cabinet EY »
bfmtv.com ↗ ↩
« l'excédent commercial du pays avec la première économie mondiale est tombé à son plus bas niveau depuis 2021 »
bfmtv.com ↗ ↩
« a indiqué ce vendredi l'office statistique Destatis »
bfmtv.com ↗ ↩
« En arrivant aux manettes, l'an dernier, Friedrich Merz avait annoncé un « tournant économique » »
lesechos.fr ↗ ↩
« un plan d'investissement dans les infrastructures de 500 milliards d'euros sur douze ans »
lesechos.fr ↗ ↩
« un plan d'investissement dans les infrastructures de 500 milliards d'euros sur douze ans »
lesechos.fr ↗ ↩
« Alors que le Parlement allemand a approuvé en mars un fonds spécial de 500 milliards d'euros pour les infrastructures, seuls 24 milliards avaient été investis à la fin de l'année 2025 »
latribune.fr ↗ ↩
« seuls 24 milliards avaient été investis à la fin de l'année 2025, ce qui reflète la lenteur du processus décisionnel dans le système fédéral du pays. »
latribune.fr ↗ ↩
« la CDU conservatrice du chancelier Friedrich Merz »
lesechos.fr ↗ ↩
« le SPD de centre gauche du ministre des Finances, Lars Klingbeil »
lesechos.fr ↗ ↩
« la coalition a convenu d'abaisser d'environ 17 centimes par litre les taxes sur l'essence et le diesel »
lesechos.fr ↗ ↩
« une prime, exonérée d'impôts et de charges sociales, allant jusqu'à 1.000 euros »
lesechos.fr ↗ ↩
« estiment les économistes de Deutsche Bank dans une note publiée ce jeudi »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Ensemble, ces mesures représentent jusqu'à 0,3 % du PIB » »
lesechos.fr ↗ ↩
« il a promis d'ici à l'été une série de réformes structurelles »
lesechos.fr ↗ ↩
« "Depuis 1999, la consommation privée réelle en Allemagne a progressé de moins de 1 % par an" »
bfmtv.com ↗ ↩
« note Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), dans un post sur X »
bfmtv.com ↗ ↩
« les entreprises interrogées par DIHK citent la faiblesse de la demande intérieure (59%) »
bfmtv.com ↗ ↩
« l'incertitude des politiques économiques (58%) »
bfmtv.com ↗ ↩
« et les prix élevés de l'énergie et des matières premières (48%) »
bfmtv.com ↗ ↩
« seules 23% des entreprises interrogées déclarent avoir l'intention d'augmenter leurs investissements »
bfmtv.com ↗ ↩
« tandis que 31% prévoient de les réduire »
bfmtv.com ↗ ↩
« Sa population devrait diminuer de 5% d'ici 2050 »
bfmtv.com ↗ ↩
« d'ici 2050, selon une étude de l'Ifo »
bfmtv.com ↗ ↩
« selon une étude de l'Ifo »
bfmtv.com ↗ ↩
« Les investissements privés ont diminué de 11 % depuis 2019 »
lesechos.fr ↗ ↩
« Mais le taux d'utilisation des capacités de production (78,2 %) reste encore en deçà de la moyenne de long terme »
lesechos.fr ↗ ↩
« elle représente 13,2% des exportations françaises (contre 13,8% en 2023), devant les États-Unis et l’Italie (à 8,2% chacun en 2024) »
latribune.fr ↗ ↩
« elle représente 13,2% des exportations françaises (contre 13,8% en 2023) »
latribune.fr ↗ ↩
« devant les États-Unis et l’Italie (à 8,2% chacun en 2024) »
latribune.fr ↗ ↩
« et 12,6% des importations françaises (comme en 2023), devant la Chine (à 10,3% en 2024). »
latribune.fr ↗ ↩
« devant la Chine (à 10,3% en 2024). »
latribune.fr ↗ ↩
« L'exécutif français prévoit un déficit de 5 % en 2026. »
latribune.fr ↗ ↩
« la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait atteindre 0,9 % en 2025. »
latribune.fr ↗ ↩
« « L’activité est restée soutenue dans l’industrie manufacturière. L'aéronautique et la défense ont poussé l’industrie vers le haut », avait indiqué Olivier Garnier, directeur des études à la Banque de France, lors d’un point presse début janvier. »
latribune.fr ↗ ↩
« « L’activité est restée soutenue dans l’industrie manufacturière. L'aéronautique et la défense ont poussé l’industrie vers le haut », avait indiqué Olivier Garnier, directeur des études à la Banque de France, lors d’un point presse début janvier. »
latribune.fr ↗ ↩
« porté par un budget des armées en hausse de 22 milliards d'euros »
lesechos.fr ↗ ↩
« à 108 milliards d'euros au total »
lesechos.fr ↗ ↩
« Les dernières données mensuelles indiquent que nous assistons à « une reprise significative » »
lesechos.fr ↗ ↩
« Il y a « une chance réaliste que le pays soit sur la voie de la reprise, après des années de stagnation » »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Les perspectives d'une reprise de la conjoncture sont prometteuses », a abondé la Fédération des banques allemandes (DK) »
lesechos.fr ↗ ↩
« commente Sebastian Wanke, économiste de la banque publique KfW »
bfmtv.com ↗ ↩
« "la production affiche encore une solide dynamique trimestrielle (+0,9 %), laissant entrevoir un retournement de tendance prochain et une base favorable à la croissance en 2026" »
bfmtv.com ↗ ↩
« les exportations allemandes ont toutefois augmenté de 4,0% par rapport à novembre 2025 »
bfmtv.com ↗ ↩
« « On espère que ce choc économique restera en grande partie temporaire, à condition que le conflit ne s’éternise pas », explique Lindsay James, stratégiste d’investissement chez Quilter. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« « On espère que ce choc économique restera en grande partie temporaire, à condition que le conflit ne s’éternise pas », explique Lindsay James, stratégiste d’investissement chez Quilter. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« « Plus le conflit dure, plus le risque de récession économique augmente », poursuit-elle. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« L’escalade des hostilités a fait grimper les anticipations d’inflation mondiale à 4,4 %. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« les 21 pays partageant l’euro figurent parmi les plus touchés par cette envolée des coûts »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Le chef économiste, Pierre-Olivier Gourinchas, souligne que si l’économie mondiale avait jusque-là résisté aux politiques commerciales protectionnistes, la crise actuelle au Moyen-Orient a mis un coup d’arrêt à ces progrès. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« la crise actuelle au Moyen-Orient a mis un coup d’arrêt à ces progrès. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Si la volatilité des prix de l’énergie se prolonge jusqu’en 2027 »
fr.euronews.com ↗ ↩
« la croissance mondiale pourrait chuter à 2 % »
fr.euronews.com ↗ ↩
« obligeant les banques centrales à maintenir des taux d’intérêt élevés pour combattre une inflation persistante. »
fr.euronews.com ↗ ↩
« « La conjoncture et les affaires restent marquées par d'importantes incertitudes en 2026 », a déclaré mercredi son patron, Stefan Hartung »
lesechos.fr ↗ ↩
« après avoir dévoilé la première perte nette du groupe depuis la crise de 2009 »
lesechos.fr ↗ ↩
« la Fédération des employeurs allemands (BDA) s'attend à ce que beaucoup moins d'entre elles versent la prime »
lesechos.fr ↗ ↩
« a déclaré Helena Melnikov, directrice générale de la DIHK, ce mardi 17 février »
bfmtv.com ↗ ↩
« a déclaré Helena Melnikov, directrice générale de la DIHK, ce mardi 17 février »
bfmtv.com ↗ ↩
« "C'est trop peu; nos concurrents sont plus dynamiques", a déclaré Helena Melnikov, directrice générale de la DIHK »
bfmtv.com ↗ ↩
Sources
- "C'est trop peu, nos concurrents sont plus dynamiques": tout juste sortie de la récession, l'Allemagne va rester coincée à 1% de croissance en 2026
- L’Allemagne est sortie de la récession en 2025, mais son modèle industriel reste en panne
- Le moral des patrons allemands se dégrade encore en avril, miné par le conflit au Moyen
- Guerre au Moyen-Orient : l'Allemagne divise par deux ses prévisions de croissance
- L'Allemagne abaisse sa prévision de croissance pour 2026 mais entrevoit « une nette reprise »
- Guerre en Iran : l'Europe au bord d'une nouvelle crise énergétique et économique ?
- Trump a bien fait souffrir l'Allemagne: les exportations vers les Etats-Unis ont fondu de 9,3% en 2025 et le pays affiche son plus faible excédent commercial depuis 2021
- Le FMI abaisse la croissance de la zone euro à 1,1 %, contre 1,4 %
- L'Allemagne abaisse ses perspectives de croissance, un signal inquiétant pour la France