Cazeneuve candidat en 2027 : la stratégie du contournement
L'ancien Premier ministre socialiste se déclare au Figaro et écarte la primaire de gauche
Bernard Cazeneuve se dit prêt à être candidat en 2027. Au Figaro, il esquive la primaire socialiste et vise le créneau anti-Mélenchon.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une candidature contre la primaire
Cazeneuve refuse le scrutin du 11 octobre que défendent Tondelier, Ruffin, Autain et Castets. Il vise un autre électorat.
Cibler Mélenchon, pas Bardella
Sa stratégie repose sur le rejet explicite de l'alliance avec LFI, ligne qu'il assume seul à gauche selon ses propres déclarations.
Trois ans de préparation discrète
Création de La Convention en 2022, agrégation de la Fédération progressiste, du MDC et du PRG, réunion de Pontoise en novembre, association de financement, programme prêt : un appareil construit hors médias.
Le PS divisé sur la riposte
Vallaud cherche une candidature commune anti-Mélenchon et n'exclut pas Cazeneuve. Hervieu dénonce une initiative individuelle qui fragmente.
Un horizon sondages incertain
Bardella domine entre 34% et 38%. Glucksmann à 14%, Mélenchon à 11%. Cazeneuve, lui, n'est pas testé : sa notoriété reste à construire.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Bernard Cazeneuve s'est déclaré candidat à la présidentielle 2027 dans Le Figaro le 28 avril.
- Il refuse la primaire de gauche du 11 octobre et critique le programme socialiste.
- Sa cible principale est Jean-Luc Mélenchon, qu'il accuse de bloquer toute alternative.
- La Convention, son parti créé en 2022, revendique 15 000 membres et une trentaine de parlementaires.
- Au PS, deux camps ceux qui dénoncent une initiative nuisible, ceux qui y voient un plan B.
Bernard Cazeneuve [1] a tranché. Dans un entretien au Figaro [2] publié mardi 28 avril [3], l’ancien Premier ministre [1] de François Hollande [4] lâche la formule attendue: « Je suis prêt à être candidat en 2027 » [5]. Trois ans après avoir quitté le Parti socialiste [6] en 2022 [7], le président de La Convention [8] entre officiellement dans la course présidentielle [9].
L’opération est méthodique. Pas de meeting, pas de primaire. Un entretien dans le quotidien le plus à droite des grands titres parisiens. Cazeneuve [1] vise un électorat que le Parti socialiste [10] a cessé de courtiser depuis l’alliance NUPES avec La France insoumise [11] [12].
La mécanique du contournement
Le mot n’est pas dans l’entretien, mais il s’impose. Cazeneuve contourne, et il contourne sur quatre fronts simultanés. D’abord la primaire de la gauche unitaire du 11 octobre [14], qu’il refuse en bloc. Ensuite le Parti socialiste [15], dont il critique le programme [16] [17] tout en refusant d’y revenir. Puis l’étiquette macroniste, qu’il récuse explicitement: « Je ne suis pas de gauche et de droite en même temps. J’ai les deux pieds dans la gauche républicaine » [18]. Enfin le face-à-face annoncé entre le Rassemblement national [19] et La France insoumise [20], qu’il entend rompre par une troisième voie. Quatre contournements emboîtés: c’est l’architecture revendiquée de sa candidature.
Cette stratégie de candidature hors appareil n’est pas sans précédent à gauche. On se souvient de Jean-Pierre Chevènement, parti seul à la présidentielle de 2002 contre la gauche plurielle. On se souvient aussi de Christiane Taubira, désignée en janvier 2022 par une « Primaire populaire » qui contournait les appareils traditionnels avant de ne pas réunir les parrainages nécessaires. Ces deux tentatives ont nourri une accusation rétrospective: avoir affaibli le camp progressiste sans peser au scrutin. Cazeneuve connaît ces précédents. Il assume.
Trois ans de préparation feutrée
L’opération n’a rien d’improvisé. Depuis plus de trois ans [21], Cazeneuve a tissé son réseau loin des projecteurs. La Convention [22] naît en 2022 [7] dans le sillage immédiat de son départ du PS, provoqué par l’alliance avec La France insoumise [23]. Une note: la formation est datée de 2023 par certaines sources [24], mais l’année de référence retenue par l’intéressé et la majorité de ses biographes reste 2022 [7] [25] [26].
L’agrégation s’est faite par couches successives. D’abord des élus locaux et nationaux de sensibilités différentes [27], « tous situés au centre gauche ou à gauche ». Puis des formations entières: la Fédération progressiste autour de François Rebsamen [28], le Mouvement des citoyens [29], le Parti radical de gauche [30]. En parallèle, près de cent cinquante experts [31] [32] issus de la haute administration, des syndicats et de l’entreprise ont été enrôlés pour rédiger un programme. Le mouvement [33] revendique aujourd’hui 15 000 membres [34] et une trentaine de parlementaires [35], dont une vingtaine [36] siègent dans son organigramme.
Cazeneuve a aussi tenté l’amorce d’un rassemblement social-démocrate plus large: en novembre dernier [37], il réunissait à Pontoise Raphaël Glucksmann et François Hollande [38]. La photo n’a pas suffi à fonder une alliance, mais elle a posé un jalon. La phase opérationnelle, elle, s’accélère: une association de financement a été lancée [39] [40], Cazeneuve a réuni ses troupes samedi dans une salle de l’Assemblée [41], et le programme, dit-il, « est totalement prêt » [42] et sera présenté d’ici à l’été [43]. L’appareil militant existe. L’électorat reste à constituer.
La cible s’appelle Mélenchon, pas Bardella
Cazeneuve [1] ne s’embarrasse pas. « Comme LFI est dans l’incapacité de gagner l’élection présidentielle, il faut, pour éviter à tout prix la victoire du Rassemblement national, construire une offre politique qui donne enfin une perspective aux Français » [44]. La phrase tient lieu de doctrine. Le Rassemblement national [19] est le péril désigné; La France insoumise [20] est l’obstacle revendiqué.
Il enfonce le clou: « Contrairement à François Hollande, Raphaël Glucksmann ou Marine Tondelier, j’ai rejeté l’alliance avec La France insoumise » [45]. Traduction revendiquée par l’intéressé: il serait, à gauche, le seul à n’avoir jamais cohabité avec Jean-Luc Mélenchon [46]. C’est l’argument central de sa différenciation.
Sa lecture du paysage tient en une formule: « deux dégagismes » [47] qui « s’entretiennent l’un l’autre » [48]. Le « dégagisme d’extrême droite prend prétexte des outrances de l’extrême gauche [.]. Le dégagisme d’extrême gauche brandit le danger du fascisme » [49]. Cazeneuve se place au centre. Il revendique le « barycentre du pôle républicain » [50].
L’offre Cazeneuve: ce qu’il propose vraiment
Au-delà du rejet, Cazeneuve avance une offre positive qu’il convient d’exposer. Il entend « créer les conditions d’un rassemblement le plus large possible autour d’un projet responsable et crédible » [51] [52], avec pour ambition qu’« une agrégation s’opère, qui permette au candidat qui l’incarnera d’être présent au second tour de l’élection présidentielle et de la gagner » [53]. Sa revendication d’expérience est portée par ses soutiens. Stella Dupont [54], députée du Maine-et-Loire et membre de La Convention, met en avant « l’expérience » de l’ancien Premier ministre, « un véritable homme d’État qui se tient loin des partis et du buzz médiatique » [55]. Cazeneuve [1] revendique d’avoir « essayé de faire un rassemblement qui soit représentatif de ce qu’est le pôle social-démocrate » [56] et interroge ses concurrents: « Qui d’autres est parvenu à agréger autant de parlementaires de sensibilités différentes autour de lui? » [57]. L’argument de fond est là: un projet abouti porté par une coalition large, défendu par un profil régalien.
Ni primaire, ni Parti socialiste
Le calendrier de l’annonce n’a rien d’anodin. Le 11 octobre [14], les partisans d’une primaire de la gauche unitaire organisent leur scrutin sous la bannière Front Populaire 2027 [58], avec un objectif de deux millions de votants [59]. Marine Tondelier [60], François Ruffin [61], Clémentine Autain [62] et Lucie Castets [63] s’y rendront. Cazeneuve, non. Glucksmann non plus [64]. Mélenchon non plus [64]. Le PCF non plus [65]. Au Parti socialiste [15], la décision dépendra d’un vote des adhérents prévu après les municipales [66]: Olivier Faure, premier secrétaire, y est favorable [67] mais sans marge immédiate.
Au PS, deux camps face à Cazeneuve
L’ancien ministre de l’Intérieur [68] choisit la voie solo. Au PS [15], la décision divise et deux camps se dessinent clairement. Le premier voit dans son initiative une nuisance directe pour la reconstruction du parti. Un député confie: « Depuis son départ du parti [6], il est retraité, sans soutien, exclu du paysage médiatique. Je ne comprends pas son geste » [69]. Céline Hervieu [70], députée socialiste de Paris, prévient: « Que peut-il apporter? [.] ces initiatives individuelles font du tort à ceux qui pensent vraiment qu’il faut construire une alternative de gauche » [71]. Pour ce camp, Cazeneuve fragmente.
Le second camp pourrait, à l’inverse, en faire un plan B utile. Boris Vallaud [72], patron des députés PS, le formule à demi-mot: « L’essentiel c’est de trouver une candidature commune anti-mélenchoniste » [73]. La phrase n’exclut pas Cazeneuve: elle le qualifie même implicitement. Stéphane Le Foll [74], maire du Mans, va plus loin: « Il vaut mieux qu’ils se tirent un peu dans les pattes maintenant et qu’on arrive à dégager quelque chose plutôt que de rester sans bouger et attendre qu’il soit trop tard » [75]. François Hollande [76] propose, lui, une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Glucksmann, Cazeneuve et Jadot [77]. Sur la cible (Mélenchon), accord. Sur la méthode, désaccord. Les deux camps coexistent et se neutralisent: c’est cette indécision même que la candidature Cazeneuve cherche à exploiter.
Le programme du PS critiqué pied à pied
Cazeneuve [1] reconnaît la « publication salutaire » [16] du programme socialiste. Puis il l’éreinte. « Il y a dans ce projet beaucoup d’angles morts, qui s’expliquent par la volonté de ses rédacteurs de ménager à tout prix des partenaires » [17]. Il vise la dette, le déficit, la politique industrielle et agricole, la fiscalité [78]. Le procès est précis. Les partenaires en question s’appellent Mélenchon [46] et Tondelier [60].
Un Macron de gauche? Cazeneuve refuse l’étiquette
L’ancien Premier ministre [1] récuse toute proximité avec la droite [85]. « La droite fait les yeux de Chimène à l’extrême droite. Je la combats résolument » [86]. Et: « Je ne suis pas de gauche et de droite en même temps. J’ai les deux pieds dans la gauche républicaine » [18]. La pique vise l’exécutif sans le nommer. « La gauche, ce n’est pas le gauchisme » [87], ajoute-t-il, formule programmatique qui cible explicitement Mélenchon.
Pourquoi maintenant?
Le timing s’explique. Manuel Valls [88], lui aussi ancien locataire de la Place Beauvau sous Hollande, a déclaré sur BFM-TV [89] ne pas exclure une candidature en 2027 [90]: « Je verrai ce que je ferai à l’automne, mais je pense que les idées que je défends seront au cœur de la campagne » [91]. Hollande [4] et Glucksmann [79] avancent eux aussi leurs pions. Le 11 octobre [14], la primaire débutera, sans eux mais sans attendre. Différer son entrée en lice revenait, pour Cazeneuve, à céder l’initiative médiatique à Glucksmann ou Mélenchon. Il s’invite avant le coup d’envoi.
L’angle mort: les sondages
Reste la réalité électorale. Dans le sondage RTL publié récemment, qui teste un scénario de premier tour incluant Édouard Philippe à droite, Jordan Bardella caracole entre 34% et 38% [13] des intentions de vote. À gauche, Glucksmann obtient 14% [92], Mélenchon 11% [93], Tondelier 4% [94]. Cazeneuve, lui, n’apparaît pas dans les options testées. Il n’est pas en bas du tableau: il en est absent.
Ce silence statistique pèse. Pour qu’un institut intègre un nom dans son questionnaire, il faut un seuil minimal de notoriété déclarée et une dynamique de candidature considérée comme crédible. Cazeneuve, en avril, n’a ni l’un ni l’autre dans la mesure publiée. Or, sur le plan des parrainages, l’article 3 de la loi du 6 novembre 1962 et la jurisprudence du Conseil constitutionnel imposent à tout candidat à la présidentielle de réunir 500 signatures d’élus issus d’au moins trente départements ou collectivités. Avec une trentaine de parlementaires [35] dans son giron et une vingtaine au cœur de son organigramme [36], l’objectif paraît atteignable. Mais entre passer le filtre des parrainages et exister dans l’opinion, l’écart reste considérable. Trois ans de préparation, 150 experts [31], un programme « totalement prêt » [42]: c’est un socle militant. Pas encore une dynamique électorale.
L’hypothèse stratégique se précise alors. La candidature Cazeneuve s’apparente à une candidature de réserve: un point de ralliement disponible si Glucksmann trébuche, si le PS implose après les municipales, ou si la primaire du 11 octobre [14] tourne au fiasco. David Habib [95], soutien de la première heure, le concède à demi-mot: « Cazeneuve n’est pas dans la recherche d’une ambition personnelle, il n’y pense pas tous les jours en se rasant. Il est dans la volonté d’être utile, de servir » [96].
Cazeneuve [1] joue donc une partie longue. Il se positionne, attend, critique le PS [97] sans rompre avec sa famille politique. Pendant ce temps, Mélenchon [46] reste le mieux placé à gauche pour le second tour [84]. Tant que la gauche reste fragmentée en chapelles concurrentes, un seul camp en tire mécaniquement bénéfice. Et il n’est ni au centre, ni à gauche.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (97)
« Bernard Cazeneuve a été premier ministre (2016-2017) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Dans un entretien au Figaro ce mardi 28 avril »
liberation.fr ↗ ↩
« dans un entretien publié par Le Figaro mardi 28 avril »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’ancien Premier ministre de François Hollande »
liberation.fr ↗ ↩
« « Je suis prêt à être candidat en 2027 » »
lefigaro.fr ↗ ↩
« après avoir quitté le Parti socialiste, en 2022 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« après avoir quitté le Parti socialiste, en 2022 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« président de La Convention, le parti qu’il a créé après avoir quitté le Parti socialiste, en 2022 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« dans la perspective de l’échéance présidentielle »
lefigaro.fr ↗ ↩
« après avoir quitté le Parti socialiste, en 2022 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l’alliance avec La France insoumise »
liberation.fr ↗ ↩
« au moment de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale »
liberation.fr ↗ ↩
« Jordan Bardella recueille entre 34% à 38% des intentions de vote »
cnews.fr ↗ ↩
« La primaire de la « gauche unitaire » en vue de la présidentielle se tiendra le 11 octobre. »
lesechos.fr ↗ ↩
« qui a quitté le PS en 2022 »
bfmtv.com ↗ ↩
« bien que reconnaissant la publication salutaire du nouveau programme du parti la semaine dernière »
bfmtv.com ↗ ↩
« « Il y a dans ce projet beaucoup d’angles morts, qui s’expliquent par la volonté de ses rédacteurs de ménager à tout prix des partenaires » »
lemonde.fr ↗ ↩
« «Je ne suis pas de gauche et de droite en même temps. J'ai les deux pieds dans la gauche républicaine», assure-t-il »
lefigaro.fr ↗ ↩
« "Comme LFI est dans l’incapacité de gagner l’élection présidentielle, il faut, pour éviter à tout prix la victoire du Rassemblement national, construire une offre politique." »
europe1.fr ↗ ↩
« Un moyen de faire barrage à La France insoumise, parti de Jean-Luc Mélenchon. »
europe1.fr ↗ ↩
« Depuis plus de trois ans désormais, j’ai rassemblé des élus locaux et nationaux »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La Convention, le parti qu’il a créé »
lefigaro.fr ↗ ↩
« son départ du Parti socialiste à cause de l’alliance avec La France insoumise »
liberation.fr ↗ ↩
« Celui qui a créé en 2023 son mouvement, La Convention »
lefigaro.fr ↗ ↩
« a créé son parti La Convention en 2022 »
liberation.fr ↗ ↩
« a créé son parti La Convention en 2022 »
liberation.fr ↗ ↩
« j’ai rassemblé des élus locaux et nationaux de sensibilités différentes, tous situés au centre gauche ou à gauche, avec à leurs côtés près de cent cinquante experts »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la Fédération progressiste du Dijonnais François Rebsamen »
lesechos.fr ↗ ↩
« le Mouvement des citoyens ou encore le Parti radical de gauche »
lesechos.fr ↗ ↩
« le Mouvement des citoyens ou encore le Parti radical de gauche »
lesechos.fr ↗ ↩
« près de cent cinquante experts, issus de la haute administration, des milieux syndicaux, des associations et du monde de l’entreprise »
lefigaro.fr ↗ ↩
« avec l'aide de 150 experts et personnalités »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Celui qui a créé en 2023 son mouvement, La Convention »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La Convention affiche désormais 15000 membres »
lefigaro.fr ↗ ↩
« une trentaine de parlementaires, dont une vingtaine sont dans l'organigramme du mouvement »
lefigaro.fr ↗ ↩
« une trentaine de parlementaires, dont une vingtaine sont dans l'organigramme du mouvement »
lefigaro.fr ↗ ↩
« En novembre dernier il avait réuni à Pontoise (Val d'Oise) Raphaël Glucksmann et François Hollande »
lefigaro.fr ↗ ↩
« En novembre dernier il avait réuni à Pontoise (Val d'Oise) Raphaël Glucksmann et François Hollande »
lefigaro.fr ↗ ↩
« une association de financement pour la campagne électorale a été lancée »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le social-démocrate a d'ores et déjà créé une association de financement »
lesechos.fr ↗ ↩
« a rassemblé ses troupes samedi, dans une salle de l'Assemblée »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Le programme est totalement prêt», et sera présenté dans les prochaines semaines, assure l'ancien premier ministre »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La présentation de son projet est attendue d'ici à l'été »
lesechos.fr ↗ ↩
« "Comme LFI est dans l’incapacité de gagner l’élection présidentielle, il faut, pour éviter à tout prix la victoire du Rassemblement national, construire une offre politique qui donne enfin une perspective aux Français", estime Bernard Cazeneuve. »
europe1.fr ↗ ↩
« "Contrairement à François Hollande, Raphaël Glucksmann ou Marine Tondelier, j'ai rejeté l'alliance avec La France insoumise", souligne le président de La Convention. »
europe1.fr ↗ ↩
« Pendant ce temps-là, Jean-Luc Mélenchon trace sa route et reste le mieux placé à gauche pour accéder au second tour de la présidentielle. »
europe1.fr ↗ ↩
« les « deux dégagismes » que sont « l'extrême droite » et « l'extrême gauche » »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Le paysage politique est dominé par deux dégagismes qui ont des caractéristiques communes et s’entretiennent l’un l’autre » »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Le dégagisme d’extrême droite prend prétexte des outrances de l’extrême gauche pour expliquer que l’heure est venue du parti de l’ordre. Le dégagisme d’extrême gauche brandit le danger du fascisme pour expliquer que le rassemblement autour de lui relève d’une urgence absolue. » »
lemonde.fr ↗ ↩
« trace désormais un sillon qu'il estime au « barycentre du pôle républicain » »
lesechos.fr ↗ ↩
« L’ancien premier ministre de François Hollande entend donc « créer les conditions d’un rassemblement le plus large possible autour d’un projet responsable et crédible » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il entend « créer les conditions d'un rassemblement le plus large possible autour d'un projet responsable et crédible » »
lesechos.fr ↗ ↩
« Il faut, dit-il, « qu’une agrégation s’opère, qui permette au candidat qui l’incarnera d’être présent au second tour de l’élection présidentielle et de la gagner » »
lemonde.fr ↗ ↩
« vante la députée du Maine-et-Loire Stella Dupont, membre de La Convention »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Il a l'expérience, il est sérieux, c'est un véritable homme d'Etat qui se tient loin des partis et du buzz médiatique » »
lesechos.fr ↗ ↩
« «J'ai essayé de faire un rassemblement qui soit représentatif de ce qu'est le pôle social-démocrate», défend-il »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Qui d'autres est parvenu à agréger autant de parlementaires de sensibilités différentes autour de lui?» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Les membres du Front Populaire 2027, nom de leur alliance »
lesechos.fr ↗ ↩
« avoir pour objectif deux millions de votants à la primaire »
lesechos.fr ↗ ↩
« son homologue des Écologistes Marine Tondelier »
bfmtv.com ↗ ↩
« François Ruffin (Debout!) »
lesechos.fr ↗ ↩
« la députée Clémentine Autain (L'Après) »
lesechos.fr ↗ ↩
« l'ancienne prétendante de la gauche à Matignon, Lucie Castets »
lesechos.fr ↗ ↩
« les deux candidats de gauche les mieux placés dans les sondages [.] continuent de refuser toute participation à ce processus »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le PCF n'est pas de l'aventure non plus »
lesechos.fr ↗ ↩
« Ce n'est qu'au terme d'un vote des adhérents socialistes, après les municipales, que le parti à la rose pourra, ou non, s'impliquer dans l'aventure unitaire »
lesechos.fr ↗ ↩
« son premier secrétaire Olivier Faure, favorable à la primaire »
lesechos.fr ↗ ↩
« ministre de l’Intérieur (2014-2016) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Un député confesse: "Depuis son départ du parti en 2022, il est retraité, sans soutien, exclu du paysage médiatique. Je ne comprends pas son geste." »
europe1.fr ↗ ↩
« "J'alerte simplement sur le fait que ces initiatives individuelles font du tort.", estime de son côté Céline Hervieu, députée socialiste de Paris. »
europe1.fr ↗ ↩
« "Que peut-il apporter?", se questionne un autre élu. "J'alerte simplement sur le fait que ces initiatives individuelles font du tort à ceux qui pensent vraiment qu'il faut construire une alternative de gauche. Donc il faut une démarche unitaire et j'espère que Bernard Cazeneuve pourra s'y inscrire", estime de son côté Céline Hervieu, députée socialiste de Paris. »
europe1.fr ↗ ↩
« "L' c'est de trouver une candidature commune anti-mélenchoniste", juge Boris Vallaud, patron des députés PS. »
europe1.fr ↗ ↩
« "L' c'est de trouver une candidature commune anti-mélenchoniste", juge Boris Vallaud, patron des députés PS. »
europe1.fr ↗ ↩
« positive le maire du Mans Stéphane Le Foll »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Il vaut mieux qu'ils se tirent un peu dans les pattes maintenant et qu'on arrive à dégager quelque chose plutôt que de rester sans bouger et attendre qu'il soit trop tard » »
lesechos.fr ↗ ↩
« Certains, dont François Hollande »
lesechos.fr ↗ ↩
« penchent pour une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot »
lesechos.fr ↗ ↩
« il pointe les angles morts que lui souhaite adresser avec sa candidature: dette et déficit, politique industrielle et agricole, taxation et fiscalité. »
bfmtv.com ↗ ↩
« le dirigeant de Place publique Raphaël Glucksmann »
lesechos.fr ↗ ↩
« Le fondateur de Place publique a préféré lancé mi-avril un commun avec l'écologiste Yannick Jadot et le socialiste Boris Vallaud »
lesechos.fr ↗ ↩
« a préféré lancé mi-avril un commun »
lesechos.fr ↗ ↩
« Pour désigner ce candidat, les adhérents socialistes doivent valider ou non la tenue d'une primaire avant l'été. »
europe1.fr ↗ ↩
« le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon »
lesechos.fr ↗ ↩
« Pendant ce temps-là, Jean-Luc Mélenchon trace sa route et reste le mieux placé à gauche pour accéder au second tour de la présidentielle. »
europe1.fr ↗ ↩
« qui récuse dans cet entretien toute proximité avec la droite »
lemonde.fr ↗ ↩
« « La droite fait les yeux de Chimène à l’extrême droite. Je la combats résolument » »
lemonde.fr ↗ ↩
« « La gauche, ce n’est pas le gauchisme » »
lemonde.fr ↗ ↩
« c’est Manuel Valls, lui aussi ancien premier ministre et ancien ministre de l’intérieur de François Hollande »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui déclarait sur BFM-TV »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui déclarait sur BFM-TV ne pas exclure une candidature à l’élection présidentielle de 2027 »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Je verrai ce que je ferai à l’automne, mais je pense que les idées que je défends seront au cœur de la campagne, j’attends des réponses » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Raphaël Glucksmann (Place Publique) est donné à 14% des suffrages à gauche »
rtl.fr ↗ ↩
« devant le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon à 11% »
rtl.fr ↗ ↩
« l'écologiste Marine Tondelier à 4% »
rtl.fr ↗ ↩
« encense le député David Habib, un autre soutien »
lesechos.fr ↗ ↩
« « Cazeneuve n'est pas dans la recherche d'une ambition personnelle, il n'y pense pas tous les jours en se rasant. Il est dans la volonté d'être utile, de servir » »
lesechos.fr ↗ ↩
« et critique le projet du Parti socialiste et sa relation avec La France insoumise »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- Bernard Cazeneuve au Figaro : « Je suis prêt à être candidat en 2027 »
- Présidentielle : Bernard Cazeneuve affiche sa «détermination totale» pour 2027
- Présidentielle 2027 : «prêt à être candidat», Bernard Cazeneuve opte pour la méthode des petits pas
- Bernard Cazeneuve se dit « prêt à être candidat en 2027 » dans un entretien au « Figaro »
- Présidentielle 2027 : au « barycentre du pôle républicain », Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus vers une candidature
- Bernard Cazeneuve se dit "prêt" à être candidat à la présidentielle de 2027
- Présidentielle 2027 : Bernard Cazeneuve annonce sa candidature, le barrage à Jean
- Présidentielle 2027 : la primaire de la gauche unitaire pour la présidentielle se tiendra le 11 octobre
- Ni Jean-Luc Mélenchon ni Raphaël Glucksmann, présence incertaine du PS: la primaire de la gauche pour la présidentielle doit faire face à de nombreux obstacles
- Présidentielle 2027 : avec jusqu'à 38% d'intentions de vote, Jordan Bardella fait mieux que François Mitterrand et Nicolas Sarkozy dans les sondages
- Notre premier sondage sur la présidentielle 2027 : Bardella distance très largement ses concurrents, Philippe ferait mieux qu'Attal, Glucksmann devant Mélenchon
