Boom du poulet en France : derrière l’affaire Master Poulet, une mutation sociologique que personne ne veut nommer
La consommation de poulet a plus que doublé en 25 ans. L'affaire Master Poulet à Saint-Ouen révèle ce que ce chiffre dit de la France.
La consommation de poulet a plus que doublé en France depuis le début des années 2000. L'affaire Master Poulet expose la mécanique sociale, démographique et économique derrière ce chiffre.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une mutation sociologique que la parole publique évite
Consommation de poulet plus que doublée depuis 2000, première viande de France à 36,8 % du segment : la statistique enregistre une bascule liée à l'écart de prix, mais aussi à la montée d'une offre halal dans les quartiers populaires, dimension que les institutions évitent de nommer.
La dépendance aux importations s'aggrave
52,4 % du poulet consommé en France est importé en 2025, contre environ 25 % en 2000. Déficit commercial de la filière volaille : 1,72 milliard d'euros. 220 poulaillers par an seraient nécessaires ; une quarantaine ont été construits en 2025.
L'écart de prix structure les choix
8,37 € le kilo de poulet contre 15,23 € pour le bœuf en 2024. En 2025, le prix du bœuf bondit de 10,8 % et ses volumes chutent de 10,5 %.
Master Poulet, révélateur de la guerre des gauches
L'opposition entre le maire PS Karim Bouamrane (élu en 2020, instigateur de l'arrivée de Picard à Saint-Ouen) et LFI prolonge à l'échelle communale le conflit national sur la gentrification et la représentation des classes populaires.
Une traçabilité défaillante malgré la loi
Décret de février 2025 (en application de la loi EGAlim 2 de 2021) imposant l'origine des viandes : 6 établissements sur 6 contrôlés par RMC Conso en infraction, aucun acte connu de la DGCCRF.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La consommation de poulet à plus que doublé en France depuis le début des années 2000.
- La volaille est devenue en 2025 la première viande consommée, à 36,8 % des volumes.
- 52,4 % du poulet consommé en France est importé, contre 25 % en 2000.
- Master Poulet vend le demi-poulet 4 € un prix qui cristallise le débat politique.
- Six établissements sur six contrôlés par RMC Conso ne respectent pas l'obligation d'étiquetage de l'origine, sans que la DGCCRF n'ait été saisie publiquement.
La consommation de poulet a plus que doublé [1] en France depuis le début des années 2000. En 2025 [2], la viande de volaille est devenue la première viande consommée dans le pays, devant le porc, à 36,8 % des volumes du segment [3]. Le poulet en représente plus de 85 % [4]. Une bascule discrète, qu’aucun ministère n’a célébrée, et qui raconte pourtant une mutation profonde de la société française.
Cette mutation a un visage médiatique depuis avril: Master Poulet, enseigne de restauration rapide halal spécialisée dans le poulet grillé à bas prix [5], 36 restaurants en France dont 28 en Île-de-France [6][7]. Le 11 avril [8], l’enseigne ouvre un point de vente à Saint-Ouen-sur-Seine [9], commune de plus de 50 000 habitants [10] de Seine-Saint-Denis. Trois jours plus tard, le maire socialiste Karim Bouamrane [11] fait fermer le restaurant [12], au motif que Master Poulet s’est implanté « sans autorisation préalable » [13][14]. Des blocs de béton sont installés devant la devanture [15]. Le tribunal de Montreuil [16] déboute la mairie [17]. Les blocs sont remplacés par d’imposants pots de fleurs [18].
Ce que dit la courbe du poulet
Sur vingt ans, la consommation de poulet a progressé de 124 % en France [19], pendant que celle de bœuf reculait de 13 % [20]. La viande bovine est passée de 1,63 million de tonnes consommées en 2004 à 1,42 million en 2024 [21][22]. Le poulet a comblé l’écart. La raison tient en deux chiffres: en 2024, le kilogramme de bœuf acheté par les ménages coûtait en moyenne 15,23 euros, contre 8,37 euros pour le poulet [23][24]. En 2025, le prix du bœuf s’est encore envolé de 10,8 % [25], les volumes ont chuté de 10,5 % [26]. Sur la même période, les achats de découpes de poulet ont progressé de 1,8 % [27] et ceux de viande de porc fraîche de 4,2 % [28]. La hiérarchie des protéines suit la hiérarchie des prix.
Le tableau d’ensemble est toutefois plus contrasté que ne le suggère la seule progression du poulet. Selon les données de FranceAgriMer et Worldpanel by Numerator, les achats des ménages français pour leur consommation à domicile de viandes, volailles et charcuterie ont reculé de 2,5 % en volume en 2025, pour un prix moyen en hausse de 2 % [29][30]. À l’échelle de la filière volaille, l’Anvol mesure pour sa part une progression de la consommation de 3,3 % et de la production de 1,7 % en 2025 [31][32]: les deux séries ne mesurent pas la même grandeur - FranceAgriMer suit les achats domestiques en grande distribution, Anvol suit l’ensemble des flux de la filière, restauration hors foyer comprise. Toutes les volailles ne profitent d’ailleurs pas du report: les achats de dinde ont chuté de 5,4 % [33], ceux de pintade de 7,7 % [34], ceux de poulet entier prêt-à-cuire de 3,6 % [35], et ceux de lapin de 18,2 % [36]. Le veau (-11,9 % en volumes, +6,4 % de prix [37][38]) et la viande ovine (-13,7 % en volumes, +10,1 % de prix [39][40]) reculent également. Au sein du porc, la longe progresse de 4,9 % en volumes [41], tandis que le bœuf haché surgelé recule de 6,5 % [42]: ces séries fines, qui portent sur des découpes spécifiques, complètent le panorama mais ne contredisent pas la part globale de 36,8 % de la volaille dans le segment [3], laquelle agrège l’ensemble des viandes et volailles consommées. La progression du poulet se concentre sur les découpes (+1,8 % [27]), tandis que les segments traditionnels de la volaille festive ou rurale s’effritent.
La mutation que personne ne veut nommer
Eric Birlouez, sociologue de l’alimentation et agronome [43], résume ce que la statistique enregistre: « Cela révèle tout à la fois un bouleversement sociologique de la société française, les changements de nos modes de consommation, des indices de la santé économique du pays et de nouvelles préoccupations en termes de santé et d’environnement. » [44] La formule est prudente. Elle évite ce que les chiffres pointent pourtant: la viande de volaille est, dans la tradition culinaire française, la moins typée socialement, la plus accessible aux régimes religieux qui prohibent le porc, et la plus simple à abattre selon le rite halal. La progression simultanée de la consommation de poulet et du nombre d’enseignes halal à bas prix - Master Poulet (36 restaurants [6]), Pouletos (35 [45]), PB - Poulet Braisé (31 [46]) - n’est pas une coïncidence statistique. C’est une mutation de l’offre qui répond à une mutation de la demande, dans des quartiers où la part de la population musulmane a crû depuis vingt ans.
Aucune des sources consultées ne nomme ce ressort démographique. Les institutions agricoles parlent de « modes de consommation », les élus parlent de « malbouffe » ou de « gentrification », les nutritionnistes parlent de « degré de transformation ». Le mot halal apparaît dans les fiches techniques des enseignes, jamais dans l’analyse macro. C’est ce silence qui rend la statistique du poulet politiquement instable: elle dit quelque chose que la parole publique française ne formule pas.
L’angle mort: la France ne produit plus le poulet qu’elle mange
C’est ici que le récit officiel se fissure une seconde fois. En 2025 [47], 52,4 % du poulet consommé en France est importé selon Anvol [48], l’interprofession de la volaille [49], contre environ 25 % en 2000 [50][51]. Une autre source, plus ancienne, évoque 53 % d’importations en 2024 [52], quand Anvol retient 50,4 % pour la même année [53]: l’écart de 2,6 points entre les deux chiffres tient probablement à des périmètres différents (poulet entier contre découpes, données provisoires contre définitives) que les communiqués ne précisent pas. Nous retenons ici les chiffres Anvol les plus récents.
La filière volaille française accuse un déficit commercial de 1,72 milliard d’euros [54]. Les importations de poulet ont bondi de 9,5 % sur un an selon Anvol [55], alors même que les achats des ménages en volume reculent de 2,5 % sur l’ensemble du segment viandes-volailles-charcuterie selon FranceAgriMer [29]: les deux chiffres ne sont pas contradictoires - l’un mesure les flux d’importation totaux (restauration hors foyer comprise), l’autre les achats domestiques en grande distribution. Pour rééquilibrer la balance d’ici 2035 [56], il faudrait construire environ 220 poulaillers par an, soit 3 milliards d’euros d’investissement [57][58]. En 2025, il s’en est construit une quarantaine en Label Rouge [59][47]. Soit moins du quart du rythme nécessaire.
À noter une seconde divergence, de périmètre cette fois: Anvol parle du poulet (52,4 % en 2025), le service des statistiques du ministère de l’Agriculture (Agreste) [60] retient 34 % pour l’ensemble des viandes consommées en 2024 [61], dont 26 % pour le bœuf [62]. Les deux chiffres ne mesurent pas la même grandeur. Ils racontent la même histoire: la dépendance s’aggrave, et plus vite sur le poulet que sur les autres viandes.
Master Poulet, scène d’une France qu’on ne photographie pas
Chez Master Poulet, le demi-poulet est vendu 4 euros [63][64], le poulet entier 7,50 euros [65], la cuisse 2,50 euros [66], le pilon 1 euro [67]. Ces tarifs expliquent pourquoi l’enseigne s’installe d’abord en Seine-Saint-Denis, à Saint-Ouen, et pourquoi un député LFI s’y rend en personne. Éric Coquerel, président de la commission des finances à l’Assemblée nationale [68], dénonce un « harcèlement administratif » [69] et accuse le maire de vouloir « favoriser des commerces proposant des prix qui ne sont pas abordables pour toutes et tous » [70]. Dans son communiqué, il s’alarme d’une « atteinte grave à la liberté du commerce et de l’industrie » [71].
Le maire de Saint-Ouen se défend. Dans un communiqué publié le dimanche [72], il rappelle que les habitants sont « libres de pouvoir manger du poulet comme ils le souhaitent » [73] et invoque, sur X, des livraisons jusqu’à 2 heures du matin [74][75], des nuisances sonores et des odeurs affectant les riverains [76]. Il affirme: « Je veux que toutes et tous puissent accéder à une alimentation de qualité, dès le plus jeune âge. » [77]
Le Burger King d’en face: une contradiction qu’il faut instruire
Un Burger King [78] est installé en face de Master Poulet depuis 2015 [79]. Pendant dix ans, la mairie n’a invoqué ni nuisances sonores, ni livraisons tardives, ni atteinte à la qualité de l’alimentation. La contradiction est documentée. Aucune des sources consultées ne mentionne de réponse de l’équipe municipale audonienne à une question portant explicitement sur ce point. Interrogé sur la malbouffe en général, l’entourage du maire renvoie au caractère « halal » et aux nuisances spécifiques de l’enseigne; jamais à une comparaison avec la chaîne américaine voisine. Cette asymétrie de traitement - tolérance pour une chaîne américaine de hamburgers, hostilité administrative pour une rôtisserie halal vendant le demi-poulet 4 euros [63][64] - constitue le point aveugle du discours municipal. Tant qu’elle n’est pas instruite, l’argument de la « malbouffe » reste politiquement fragile.
La guerre des gauches en arrière-plan
L’affaire Master Poulet cristallise un affrontement plus large entre la majorité socialiste de Karim Bouamrane et l’opposition LFI sur la gentrification et l’offre alimentaire destinée aux classes populaires [80]. Élu en 2020 [81], le maire avait, dès son arrivée, porté l’installation d’un magasin Picard, enseigne de surgelés réclamée par les « néo-Audoniens » [82][83] - cette population plus diplômée et mieux dotée arrivée à Saint-Ouen à mesure que la ville se rapprochait du Grand Paris. Cinq ans plus tard, le même édile mobilise tous les leviers administratifs contre une rôtisserie halal dont le demi-poulet est vendu 4 euros [63][64]. Picard d’un côté, blocs de béton de l’autre: la séquence dessine une politique d’aménagement commercial cohérente, lisible socialement, et que LFI lit comme un repositionnement de la ville au détriment de ses habitants les plus modestes. Le bras de fer dépasse Saint-Ouen: il prolonge, à l’échelle d’une commune, la guerre des gauches engagée depuis le départ de Jean-Luc Mélenchon du PS en 2008 [84].
La voix opposée: ce que dit la nutritionniste
L’argument de la malbouffe mérite vérification. Laurianne Chignard Henneveu, nutritionniste interrogée par RTL.fr [85], tempère: « C’est un raccourci qui mérite d’être nuancé. » [86] Selon elle, l’offre de Master Poulet, construite « principalement autour de poulet grillé, de riz basmati et de pommes de terre maison » [87], a l’avantage de « ne pas se limiter à l’assemblage de produits ultra-transformés » [88] et offre « l’option la plus intéressante nutritionnellement grâce à sa cuisson grillée » [89]. Coralie Costi, autre diététicienne-nutritionniste [90], confirme: « Ce ne sera pas tout à fait équilibré car on manquera encore de légumes, mais ce ne sera pas de la malbouffe pour autant. » [91] Le critère de différenciation, conclut Laurianne Chignard Henneveu, n’est pas le format fast-food « mais le degré de transformation des aliments » [92].
Le cadre juridique: pouvoir de police, traçabilité, et silence de la DGCCRF
L’épisode des blocs de béton renvoie à un cadre juridique précis. L’article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales confie au maire un pouvoir de police générale visant à assurer « le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques ». Mais ce pouvoir s’exerce sous le contrôle du juge administratif, et il ne saurait, selon une jurisprudence constante du Conseil d’État, être détourné pour entraver la liberté du commerce et de l’industrie - principe consacré par le décret d’Allarde de 1791. C’est ce qu’a jugé le tribunal de Montreuil en annulant la décision municipale d’entraver l’accès à Master Poulet [93], permettant l’ouverture du restaurant malgré l’opposition du maire [94]. On se souvient, dans le même registre, des contentieux qui ont opposé plusieurs municipalités à des enseignes de restauration rapide ou à des kebabs, presque toujours tranchés au profit de la liberté d’établissement.
Sur la traçabilité, le cadre est tout aussi clair. La loi EGAlim 2 (loi du 18 octobre 2021) a posé le principe de l’information du consommateur sur l’origine des viandes servies en restauration. Un décret de février 2025 [95] a étendu l’obligation aux viandes porcines, ovines et de volailles, prolongeant le dispositif initial de 2022 sur la viande bovine [96]. Le non-respect de cette obligation est passible de sanctions administratives prévues par le Code de la consommation, dont la mise en œuvre incombe à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Or RMC Conso s’est rendu dans six établissements vendant du poulet grillé. Aucun n’indiquait l’origine [97][98]. Chez Master Poulet, le dirigeant Nabil Bahar [99] reconnaît que « le poulet vient de Pologne ou d’Espagne » [100][101], parce qu’« aucun producteur ne peut soutenir les volumes quotidiens dont on a besoin » [102]. Sur place, un vendeur a indiqué à RMC une autre version: « de France, parfois de Belgique » [103]. Une certification halal expirée mentionnait un fournisseur basé en Pologne, Storteboom Hamrol Sp [104]. Sébastien Verdier, président de l’association de promotion de la volaille française [105], le formule autrement: « Il y a une forte demande sur le poulet origine France, de la part des consommateurs et des professionnels. Et une offre qui ne peut y répondre complètement. » [106]
Aucune des sources consultées ne mentionne de contrôle, de mise en demeure ou de sanction prononcée par la DGCCRF depuis l’entrée en vigueur du décret de février 2025. Six établissements sur six en infraction, aucun acte administratif connu: le décret existe, son application reste à documenter.
Le timing politique
La séquence n’est pas neutre. Le 16 avril [107], soit quelques jours après l’ouverture de Master Poulet, Emmanuel Macron [108] s’exclame devant des maires: « Comment on peut être dans une nation qui rebâtit Notre-Dame en cinq ans, et à qui on dit à un agriculteur qui veut étendre son poulailler, ça sera cinq ans? » [109] Quelques jours plus tard, le président préside un Conseil des ministres délocalisé à Montluçon [110] pour parler simplification des projets industriels et agricoles [111]. Pendant ce temps, à Saint-Ouen, un maire utilise tous les leviers administratifs disponibles pour bloquer un commerce. Les deux scènes se déroulent à quelques jours d’intervalle; aucune ne cite l’autre.
Ce que l’affaire révèle, et que les sources ne disent pas
Reste un angle mort que la couverture médiatique n’a pas comblé: aucune des sources consultées ne mentionne le revenu médian des habitants de Saint-Ouen, ni la part de population qui fréquentait Master Poulet dans les premiers jours, ni le nombre de poulaillers Storteboom Hamrol Sp en Pologne qui alimentent les rôtisseries halal franciliennes. La couverture s’est cristallisée sur le bras de fer politique. Elle a moins documenté ce que mange, concrètement, une France qui ne peut plus s’offrir le kilo de bœuf à 15,23 euros [23] - et qui trouve, dans une rôtisserie halal à 4 euros le demi-poulet [63][64], à la fois une réponse économique, une réponse religieuse, et une réponse culturelle que les statistiques officielles enregistrent sans la nommer.
► Lire aussi: Derrière le boom du poulet, une France qui change profondément
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (111)
« Depuis le début des années 2000, la consommation de poulet a plus que doublé en France »
lopinion.fr ↗ ↩
« En 2025, la viande de volaille (toutes catégories confondues, mais on parle à plus de 85 % de poulet) est devenue la plus consommée dans notre pays »
lopinion.fr ↗ ↩
« En 2025, la viande de volaille [.] est devenue la plus consommée dans notre pays, devant le porc: 36,8 % des volumes du segment. »
lopinion.fr ↗ ↩
« En 2025, la viande de volaille (toutes catégories confondues, mais on parle à plus de 85 % de poulet) »
lopinion.fr ↗ ↩
« le spécialiste du poulet grillé à bas prix (36 restaurants en France dont 28 à Paris et sa région) »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Le spécialiste du poulet grillé halal, qui compte 36 restaurants en France »
rtl.fr ↗ ↩
« dont 28 en Île-de-France »
rtl.fr ↗ ↩
« Tout commence le 11 avril dernier, avec l’ouverture de ce nouveau fast-food situé à deux pas de la mairie. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« De la friture sur la ligne à Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) »
ouest-france.fr ↗ ↩
« le maire de cette ville de plus de 50 000 habitants juste au nord de Paris »
ouest-france.fr ↗ ↩
« l’enseigne de restauration rapide halal Master Poulet au maire PS de la commune, Karim Bouamrane »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Karim Bouamrane fait fermer le restaurant trois jours seulement après son lancement »
ouest-france.fr ↗ ↩
« en arguant que Master Poulet s’est imposé « sans autorisation préalable » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Master Poulet s’est installé « sans autorisation préalable » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Karim Bouamrane a alors fait installer des blocs de béton devant le fast-food pour en bloquer l’accès »
ouest-france.fr ↗ ↩
« conformément à la récente décision du tribunal de Montreuil »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Débouté par la justice et moqué par l’enseigne sur des banderoles accrochées à sa devanture »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« le maire a finalement remplacé son dispositif par d’imposants pots de fleurs »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« la consommation de poulet a plus que doublé en 20 ans (+124%) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La consommation de viande bovine a baissé de 13% sur deux décennies »
lefigaro.fr ↗ ↩
« De 1,63 million de tonnes consommées en 2004, la viande bovine est descendue à 1,42 million en 2024 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la viande bovine est descendue à 1,42 million en 2024 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le kilogramme de bœuf acheté par les ménages coûtait en moyenne 15,23 euros »
lefigaro.fr ↗ ↩
« contre 8,37 euros pour le poulet »
lefigaro.fr ↗ ↩
« son prix moyen d’achat s’est envolé de 10,8 % »
reussir.fr ↗ ↩
« Le bœuf chute de 10,5 % »
reussir.fr ↗ ↩
« les découpes de poulet:+1,8 % »
reussir.fr ↗ ↩
« les volumes progressent de 4,2 % »
reussir.fr ↗ ↩
« Les achats des ménages français pour leur consommation à domicile de viande, volailles et charcuterie ont reculé, en volume, de 2,5 % en 2025 comparé à 2024 »
reussir.fr ↗ ↩
« le prix moyen d’achat progressait de 2 % »
reussir.fr ↗ ↩
« Les Français ont consommé 3,3% de volaille en plus l'an dernier qu'en 2024 selon les chiffres publiés mercredi par l'interprofession (Anvol) »
europe1.fr ↗ ↩
« La filière a produit en volume 1,7% de volaille en plus qu'en 2024 »
europe1.fr ↗ ↩
« dinde: -5,4 % »
reussir.fr ↗ ↩
« pintade: -7,7 % »
reussir.fr ↗ ↩
« poulet PAC: -3,6 % »
reussir.fr ↗ ↩
« Le lapin souffre avec une plongée des volumes de 18,2 % »
reussir.fr ↗ ↩
« les volumes de veau dégringolent de 11,9 % »
reussir.fr ↗ ↩
« pour un prix moyen d’achat en hausse de 6,4 % »
reussir.fr ↗ ↩
« plongée de 13,7 % des volumes pour la viande ovine »
reussir.fr ↗ ↩
« pour un prix en hausse de 10,1 % »
reussir.fr ↗ ↩
« tirés par la longe (+4,9 %) »
reussir.fr ↗ ↩
« Les achats de bœuf haché surgelé reculent de 6,5 % en volume »
reussir.fr ↗ ↩
« « On peut lire énormément de choses dans l'évolution de la consommation de poulet, analyse Eric Birlouez, sociologue de l’alimentation et agronome. »
lopinion.fr ↗ ↩
« « On peut lire énormément de choses dans l'évolution de la consommation de poulet, analyse Eric Birlouez, sociologue de l’alimentation et agronome. Cela révèle tout à la fois un bouleversement sociologique de la société française, les changements de nos modes de consommation, des indices de la santé économique du pays et de nouvelles préoccupations en termes de santé et d’environnement. » »
lopinion.fr ↗ ↩
« Pouletos qui en revendique 35 »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« PB - Poulet Braisé et ses 31 restaurants »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« La consommation de volaille a poursuivi sa hausse en France en 2025 »
europe1.fr ↗ ↩
« Plus d'un poulet sur deux a été importé en France l'an dernier (52,4%) »
europe1.fr ↗ ↩
« « On voit une accélération ces dernières années. 25 % de volumes de plus entre 2019 et 2025, c’est rapide », calcule Jean-Michel Schaeffer, le président de l’Anvol, l’interprofession de la volaille. »
lopinion.fr ↗ ↩
« sans commune mesure avec le niveau du début du millénaire (autour de 25% en 2000, selon l'Anvol) »
europe1.fr ↗ ↩
« autour de 25% en 2000, selon l'Anvol »
europe1.fr ↗ ↩
« En 2024, 53 % du poulet consommé en France est importé »
lopinion.fr ↗ ↩
« une proportion en augmentation par rapport à 2024 (50,4%) »
europe1.fr ↗ ↩
« ils sont en déficit commercial de 1,72 milliard d'euros »
europe1.fr ↗ ↩
« les importations de poulet ont augmenté (+9,5% sur un an) »
europe1.fr ↗ ↩
« si la France voulait être autosuffisante en volaille en 2035 »
europe1.fr ↗ ↩
« il faudrait construire autour de 220 poulaillers par an »
europe1.fr ↗ ↩
« pour des coûts d'investissements d'environ 3 milliards d'euros d'ici dix ans »
europe1.fr ↗ ↩
« il s'est construit autour d'une quarantaine de poulaillers Label Rouge »
europe1.fr ↗ ↩
« selon des études du service des statistiques du ministère de l’Agriculture (Agreste) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« En 2024, un tiers de la viande consommée en France (34%) était de la viande importée »
lefigaro.fr ↗ ↩
« seulement un quart (26%) vient de l'étranger »
lefigaro.fr ↗ ↩
« rares sont les restaurants à proposer un demi-poulet à 4 euros »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« 4 euros la moitié »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« À 7,50 euros le poulet entier »
rtl.fr ↗ ↩
« 2,50 euros la cuisse »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« 1 euro le pilon. Mais également des petites saucisses de volaille [.] vendues 1 euro »
rmc.bfmtv.com ↗ ↩
« Le député LFI du coin Éric Coquerel s’est même rendu sur place, samedi dernier [.] Car, selon le président (LFI) de la commission des finances à l’Assemblée »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Karim Bouamrane se livre à un « harcèlement administratif » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« avec « l’idée de favoriser des commerces proposant des prix qui ne sont pas abordables pour toutes et tous » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« s’alarme dans son communiqué d’une « atteinte grave à la liberté du commerce et de l’industrie » »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« a-t-il cru bon de rappeler, dimanche, dans un communiqué »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« « libres de pouvoir manger du poulet comme il le souhaite », a-t-il cru bon de rappeler, dimanche, dans un communiqué »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« évoquant des livraisons tardives, parfois jusqu’à 2 h »
ouest-france.fr ↗ ↩
« évoquant des livraisons tardives, parfois jusqu'à 2 heures du matin »
rtl.fr ↗ ↩
« des nuisances sonores répétées et des odeurs affectant les habitants vivant au-dessus du restaurant »
rtl.fr ↗ ↩
« « Je veux que toutes et tous puissent accéder à une alimentation de qualité, dès le plus jeune âge », affirme Karim Bouamrane sur X. »
rtl.fr ↗ ↩
« Un restaurant « Burger King », connu pour ses sandwichs hypercaloriques, est même situé juste en face de la boutique Master Poulet »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Un restaurant « Burger King », connu pour ses sandwichs hypercaloriques, est même situé juste en face de la boutique Master Poulet, sans que la mairie n’ait trouvé à redire depuis 2015 »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« L’implantation de l’enseigne de restauration rapide halal Master Poulet à Saint-Ouen cristallise l’affrontement entre la majorité socialiste du maire Karim Bouamrane et l’opposition LFI autour de la question de la « gentrification » et de l’offre alimentaire destinée aux classes populaires. »
lopinion.fr ↗ ↩
« A peine élu en 2020, le maire Karim Bouamrane (PS) avait pris à bras le corps un dossier sensible. »
lopinion.fr ↗ ↩
« A peine élu en 2020, le maire Karim Bouamrane (PS) avait pris à bras le corps un dossier sensible. L’installation d’un magasin Picard, réclamé à cor et à cri par les néo-Audoniens. »
lopinion.fr ↗ ↩
« Ils ont été entendus par la municipalité socialiste, qui n’a pas ménagé ses efforts pour convaincre Picard de franchir le périphérique. »
lopinion.fr ↗ ↩
« « Plumer la volaille socialiste » a toujours été l’ambition affichée par Jean-Luc Mélenchon depuis son départ du PS en 2008. »
lopinion.fr ↗ ↩
« « C'est un raccourci qui mérite d'être nuancé », tempère Laurianne Chignard Henneveu, nutritionniste interrogée par RTL.fr. »
rtl.fr ↗ ↩
« « C'est un raccourci qui mérite d'être nuancé », tempère Laurianne Chignard Henneveu, nutritionniste interrogée par RTL.fr. »
rtl.fr ↗ ↩
« « Or, l'offre de Master Poulet est principalement construite autour de poulet grillé, de riz basmati et de pommes de terre maison », souligne la diététicienne. »
rtl.fr ↗ ↩
« Master Poulet a ainsi l'avantage de « ne pas se limiter à l'assemblage de produits ultra-transformés » »
rtl.fr ↗ ↩
« Il propose aussi « l'option la plus intéressante nutritionnellement » grâce à sa cuisson grillée »
rtl.fr ↗ ↩
« La diététicienne-nutritionniste Coralie Costi, interrogée par RMC Conso, est plus mesurée »
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« "Ce ne sera pas tout à fait équilibré car on manquera encore de légumes, mais ce ne sera pas de la malbouffe pour autant" »
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« « Le vrai critère de différenciation n'est pas le format fast-food mais le degré de transformation des aliments et la composition réelle du plat (protéine, légumes et féculents) », résume la diététicienne. »
rtl.fr ↗ ↩
« Après des tentatives de blocage par la mairie, la justice administrative a annulé la décision municipale visant à entraver l’accès au commerce, permettant l’ouverture du restaurant malgré l’opposition de Karim Bouamrane. »
lopinion.fr ↗ ↩
« la justice administrative a annulé la décision municipale visant à entraver l’accès au commerce, permettant l’ouverture du restaurant malgré l’opposition de Karim Bouamrane. »
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« Depuis un décret de février 2025, les établissements de restauration ont effectivement l'obligation d'indiquer la provenance des viandes porcines, ovines et de volailles »
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« une précédente loi qui l'obligeait depuis 2022 pour la viande bovine »
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« RMC Conso s'est donc rendu dans plusieurs établissements vendant du poulet grillé pour vérifier si cette obligation légale était appliquée. Sur les six visités, aucun ne l'indiquait »
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« Sur les six visités, aucun ne l'indiquait »
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« un dirigeant de l'enseigne, Nabil Bahar, a affirmé: "Je m’inscris en faux. On fait du poulet rôti, pas frit" »
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« "Le poulet vient de Pologne ou d'Espagne", a-t-il affirmé »
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« la volaille vient d'Espagne ou de Pologne »
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« parce "qu'aucun producteur ne peut soutenir les volumes quotidiens dont on a besoin" »
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« il balbutie que la viande viendrait "de France, parfois de Belgique" »
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« une certification halal derrière le comptoir, sur laquelle était mentionné un fournisseur basé en Pologne: Storteboom Hamrol Sp »
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« Et soucie Sébastien Verdier, président de l'association de promotion de la volaille française (APVF) »
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« "il y a une forte demande sur le poulet origine France, de la part des consommateurs et des professionnels. Et une offre qui ne peut y répondre complètement" »
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« s'était exclamé Emmanuel Macron en recevant des maires le 16 avril. »
lopinion.fr ↗ ↩
« Emmanuel Macron présidera la traditionnelle réunion hebdomadaire des ministres depuis Montluçon. »
lopinion.fr ↗ ↩
« «Comment on peut être dans une nation qui rebâtit Notre-Dame en cinq ans, et à qui on dit à un agriculteur qui veut étendre son poulailler, ça sera cinq ans?» »
lopinion.fr ↗ ↩
« Emmanuel Macron présidera la traditionnelle réunion hebdomadaire des ministres depuis Montluçon. »
lopinion.fr ↗ ↩
« Emmanuel Macron égrène mercredi la méthode de l’Etat pour accélérer l’aboutissement de projets industriels et agricoles »
lopinion.fr ↗ ↩
Sources
- Derrière le boom du poulet, une France qui change profondément
- Derrière l’affaire Master Poulet, un bucket d’opportunisme et de contradictions
- Les Français consomment toujours plus de volaille, de plus en plus importée
- Master Poulet contre le maire de Saint
- Derrière Master Poulet, le boom des rôtisseries halal à la viande difficilement traçable
- Accusé de promouvoir la malbouffe par le maire de Saint-Ouen : Master Poulet est-il vraiment un fast
- Master Poulet, dans la cuisine de la guerre des gauches
- La flambée des prix du bœuf a plombé la consommation en 2025, porc et poulet en profitent
- Alimentation : en vingt ans, le poulet a remplacé le bœuf dans l'assiette des Français
