Saint-Ouen : la mairie remplace les blocs de béton par des pots de fleurs géants contre Master Poulet

Après une condamnation judiciaire, la municipalité installe 11 bacs orange pour bloquer la terrasse du fast-food, déclenchant une nouvelle saisine du tribunal.

Saint-Ouen : la mairie remplace les blocs de béton par des pots de fleurs géants contre Master Poulet
Illustration Fatima Benali / info.fr

À Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le conflit entre la mairie et le restaurant Master Poulet prend un tour absurde. Condamnée à retirer ses blocs de béton, la municipalité a installé ce 24 avril 2026 onze pots de fleurs géants pour empêcher l’accès à la terrasse. L’avocat de l’enseigne a saisi le tribunal en référé-liberté.

Mise à jour 26/04/2026 a 00h00 : Une enquête du Parisien révèle des soupçons de corruption au sein des fourrières de Saint-Ouen, impliquant potentiellement des liens avec des réseaux libanais, ce qui pourrait éclairer sous un nouveau jour les tensions locales, dont celles opposant la mairie à l'enseigne Master Poulet. Ces révélations, étayées par des documents internes et des témoignages anonymes, suggèrent que des pratiques illégales auraient influencé la gestion des véhicules et des espaces publics (Le Parisien). Par ailleurs, la guerre symbolique entre la municipalité et l'enseigne de restauration rapide se poursuit, sans que les motivations initiales ne soient remises en cause (Le Parisien).
Mise à jour 25/04/2026 a 20h01 : La polémique autour des pots de fleurs géants installés par la mairie de Saint-Ouen pour contrer l'enseigne Master Poulet prend une tournure judiciaire, avec des accusations de corruption visant des agents municipaux liés à la gestion des fourrières. Selon une enquête du Parisien, des pratiques illégales impliquant des responsables locaux et des intermédiaires libanais auraient permis des détournements de fonds publics (Le Parisien). Ces révélations s'ajoutent aux tensions déjà vives entre la municipalité et l'enseigne de restauration rapide, dont les méthodes d'implantation sont désormais scrutées par la justice.

Des blocs de béton aux pots de fleurs : l’escalade

Le restaurant Master Poulet, ouvert le 11 avril 2026 rue Albert Dhalenne à Saint-Ouen, est au cœur d’un bras de fer avec la mairie depuis son implantation. La municipalité, dirigée par le maire PS Karim Bouamrane, a d’abord installé des blocs de béton le 14 avril pour bloquer l’accès à sa terrasse-véranda, jugée non autorisée. Une mesure prise après 14 contrôles policiers et sanitaires en trois jours, selon Le Parisien.

Le tribunal administratif de Montreuil a condamné la mairie le 18 avril à retirer ces blocs sous 48 heures, estimant l’entrave « illégale ». Master Poulet s’est engagé à démonter la véranda litigieuse, mais la municipalité a contre-attaqué ce 24 avril en installant 11 pots de fleurs géants orange devant la terrasse. Selon un constat d’huissier cité par BFMTV, ces bacs contiennent un fertilisant dégageant une « odeur fétide ».

Mise à jour 26/04/2026 a 00h00 : Une enquête du Parisien révèle des soupçons de corruption au sein des fourrières de Saint-Ouen, impliquant potentiellement des liens avec des réseaux libanais, ce qui pourrait éclairer sous un nouveau jour les tensions locales, dont celles opposant la mairie à l'enseigne Master Poulet. Ces révélations, étayées par des documents internes et des témoignages anonymes, suggèrent que des pratiques illégales auraient influencé la gestion des véhicules et des espaces publics (Le Parisien). Par ailleurs, la guerre symbolique entre la municipalité et l'enseigne de restauration rapide se poursuit, sans que les motivations initiales ne soient remises en cause (Le Parisien).
Mise à jour 25/04/2026 a 20h01 : La polémique autour des pots de fleurs géants installés par la mairie de Saint-Ouen pour contrer l'enseigne Master Poulet prend une tournure judiciaire, avec des accusations de corruption visant des agents municipaux liés à la gestion des fourrières. Selon une enquête du Parisien, des pratiques illégales impliquant des responsables locaux et des intermédiaires libanais auraient permis des détournements de fonds publics (Le Parisien). Ces révélations s'ajoutent aux tensions déjà vives entre la municipalité et l'enseigne de restauration rapide, dont les méthodes d'implantation sont désormais scrutées par la justice.

Une guerre de communication et de droit

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Le maire justifie ces actions par sa lutte contre la « malbouffe » et le refus de voir se développer ce type d’enseignes dans sa ville. « Nous faisons respecter la puissance publique », a-t-il déclaré à BFMTV. De son côté, Master Poulet a affiché des banderoles accusant la mairie de « méthodes de cow-boy », poussant la municipalité à déposer plainte pour diffamation le 14 avril.

L’avocat de l’enseigne, Me Sefen Guez Guez, a réagi en saisissant le tribunal administratif en référé-liberté ce 24 avril pour exiger le retrait des pots de fleurs. « Une escalade absurde », a-t-il dénoncé sur X. Le préjudice financier pour Master Poulet est estimé à 25 000 euros, incluant la perte de marchandises périssables.

Mise à jour 26/04/2026 a 00h00 : Une enquête du Parisien révèle des soupçons de corruption au sein des fourrières de Saint-Ouen, impliquant potentiellement des liens avec des réseaux libanais, ce qui pourrait éclairer sous un nouveau jour les tensions locales, dont celles opposant la mairie à l'enseigne Master Poulet. Ces révélations, étayées par des documents internes et des témoignages anonymes, suggèrent que des pratiques illégales auraient influencé la gestion des véhicules et des espaces publics (Le Parisien). Par ailleurs, la guerre symbolique entre la municipalité et l'enseigne de restauration rapide se poursuit, sans que les motivations initiales ne soient remises en cause (Le Parisien).
Mise à jour 25/04/2026 a 20h01 : La polémique autour des pots de fleurs géants installés par la mairie de Saint-Ouen pour contrer l'enseigne Master Poulet prend une tournure judiciaire, avec des accusations de corruption visant des agents municipaux liés à la gestion des fourrières. Selon une enquête du Parisien, des pratiques illégales impliquant des responsables locaux et des intermédiaires libanais auraient permis des détournements de fonds publics (Le Parisien). Ces révélations s'ajoutent aux tensions déjà vives entre la municipalité et l'enseigne de restauration rapide, dont les méthodes d'implantation sont désormais scrutées par la justice.

Un conflit dans la lignée des politiques locales

Ce bras de fer s’inscrit dans une politique plus large de Karim Bouamrane, en place depuis 2020, contre la gentrification et la malbouffe. La mairie a déjà refusé des ouvertures similaires par le passé, comme le rappelle l’évolution politique récente de Plaine Commune, où les tensions entre le PS et LFI ont marqué l’actualité locale.

La prochaine étape judiciaire est attendue dans les prochains jours, avec une audience en référé-liberté pour statuer sur le retrait des pots de fleurs. En attendant, les riverains assistent à une guerre d’usure entre une municipalité déterminée et un commerce qui refuse de plier.

Fatima
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Sources

Fatima Benali

Fatima Benali

Fatima est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Seine-Saint-Denis (93), avec Bobigny pour chef-lieu. Spécialité du département : Stade de France et basilique cathédrale Saint-Denis. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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