Berlin claque la porte à Palantir : trois Européens en lice pour le cloud militaire allemand
L'armée allemande écarte le géant américain et présélectionne trois candidats européens, dont le français ChapsVision. Tests à l'été 2026, attribution attendue fin 2026.
La Bundeswehr refuse Palantir pour son futur cloud militaire et IA. Trois Européens présélectionnés, dont le « Palantir français » ChapsVision. Décision finale fin 2026 un signal politique, pas encore un contrat signé.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Souveraineté technologique militaire
La Bundeswehr refuse de laisser des employés de Palantir accéder au patrimoine national de données, posant un critère politique inédit en Europe.
Trois candidats européens en lice
Almato (Stuttgart), Orcrist (Berlin) et ChapsVision (Paris) seront testés à l'été 2026, avec un contrat attribué fin 2026.
Le paradoxe franco-allemand
Berlin part d'une feuille blanche, Paris est captive de dix ans de dépendance post-13-Novembre. Une seule logique apparente, deux contraintes opposées.
Le précédent Anthropic
Le bras de fer entre Trump, Hegseth et Anthropic a montré qu'un fournisseur américain peut être contraint par Washington du jour au lendemain.
L'horizon européen DAIDS
L'Agence européenne de défense vise une plateforme commune pour 2029-2030 - mais le cloud allemand sera attribué trois ans plus tôt et fixera les standards de fait.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le vice-amiral Thomas Daum, chef de la cyber-armée allemande, exclut Palantir pour le cloud militaire de la Bundeswehr.
- Trois candidats européens présélectionnés Almato (filiale Datagroup), Orcrist et ChapsVision.
- Tests à l'été 2026, attribution du contrat attendue fin 2026 - aucun choix définitif n'est encore acté.
- À Paris, la DGSI a au contraire prolongé son contrat avec Palantir jusqu'en 2028 Berlin part d'une feuille blanche, Paris est captive d'une dépendance de dix ans.
- L'UE prépare en parallèle DAIDS, son espace européen de données de défense, visé pour 2029-2030.
La phrase est tombée sèche, dans les colonnes du Handelsblatt. « Das sehe ich momentan überhaupt nicht » [1] - « Je ne vois absolument pas cela se produire pour le moment » [2]. Celui qui parle est le vice-amiral Thomas Daum [3], inspecteur du cyberespace et de l’espace informationnel des forces armées allemandes [3]. L’objet du refus: Palantir Technologies [4], la société américaine d’analyse de données fondée en 2003 [5] dans la Silicon Valley par Peter Thiel [6].
La Bundeswehr [7] veut bâtir « in den nächsten Jahren » [8] sa propre cloud privée protégée pour le traitement de données et les applications d’intelligence artificielle [9]. Une infrastructure jugée « unverzichtbare Voraussetzung » [9] - condition indispensable - d’une défense moderne. Mais sans le logiciel américain qui équipe pourtant déjà l’OTAN [10]. Important nuance, nous écrivons: aucun contrat n’est signé. Berlin a écarté Palantir et présélectionné trois candidats européens. La décision d’attribution n’interviendra pas avant fin 2026 [11].
Pourquoi Berlin dit non à Maven
Palantir n’est pas un inconnu sur le terrain militaire. Sous le nom de Maven [14], son logiciel équipe déjà l’OTAN et plusieurs pays membres [10]. L’Agence OTAN de communication et d’information a même acquis le Maven Smart System en six mois seulement [15] [16], une rapidité inédite. La Bundeswehr en bénéficie indirectement: « Bei der Nato ist die Software im Einsatz, das wissen wir, und das nutzen wir auch » [17], reconnaît Daum.
Alors pourquoi refuser? La réponse tient en une ligne. Chez l’OTAN, ce sont des employés de Palantir qui opèrent le système [18]. « So unvorstellbar ist es eben momentan, Industriemitarbeiter auf den nationalen Datenbestand zuzulassen » [19] - inconcevable, pour le chef de la cyber-armée allemande, de laisser des salariés d’une entreprise étrangère accéder au patrimoine national de données.
L’épisode Pistorius: la matrice du refus actuel
L’argument trouve sa cohérence dans un épisode plus ancien, qui en a posé la matrice. Le ministre de la Défense Boris Pistorius (SPD) [20] avait exprimé publiquement ses réserves sur une coopération avec Peter Thiel, cofondateur de Palantir [21], au sujet du fabricant de drones Stark Defence [22]. Le ministère bloque, le Bundestag attend.
La sortie de crise tient en une condition: le ministère exige et obtient l’assurance que Thiel - détenteur d’une participation minoritaire à un pourcentage à un chiffre [23] - n’a aucun pouvoir opérationnel dans Stark Defence [24]. Sur cette seule garantie, le Bundestag valide un contrat de plusieurs centaines de millions d’euros [24]. Le précédent est lourd de sens: ce que Berlin tolère, ce n’est pas la propriété étrangère, c’est l’absence de levier opérationnel étranger sur un actif sensible. Avec Maven, où des ingénieurs Palantir opèrent le système au coeur de la donnée alliée, cette ligne est franchie. D’où le « non » de Daum, parfaitement aligné sur la doctrine Pistorius: pas d’industriels américains aux commandes des données nationales.
Trois Européens en lice, un Français en embuscade
Pour remplacer le candidat américain, Berlin a retenu trois noms [25]. Almato [26], filiale du groupe informatique Datagroup basée à Stuttgart [26]. Le 12 décembre 2024 [27], Datagroup est devenu le premier fournisseur allemand à obtenir la certification BSI pour un cloud privé géré de niveau VS-NfD [28] [29]. Sa plateforme phare s’appelle Bardioc [30].
Deuxième nom: Orcrist Technologies [31], start-up berlinoise spécialisée dans la connaissance situationnelle en temps réel et la fusion de données de capteurs par IA [32]. Avec une équipe de 11 à 50 employés [33], elle joue le rôle de l’agile face aux mastodontes.
Troisième et dernier nom: ChapsVision [34], la société parisienne surnommée « le Palantir français » [34]. En septembre 2025 [35], ChapsVision a conclu un partenariat stratégique avec Alcatel-Lucent Enterprise [36] pour proposer une alternative aux solutions cloud américaines [37]. La société travaille aussi avec Capgemini [38] pour viser les institutions gouvernementales.
Le calendrier serré
Les logiciels des trois candidats seront testés durant l’été 2026 [39] [40]. Une décision d’attribution est attendue d’ici fin 2026 [11]. Le calendrier ressemble à celui qu’avait suivi l’OTAN pour Maven: six mois entre l’évaluation initiale et l’attribution [15]. À cette différence près que l’Alliance avait choisi la rapidité du fournisseur unique; la Bundeswehr, elle, mise sur la mise en concurrence européenne.
Deux alliés, deux logiques: le paradoxe franco-allemand
Voici l’angle mort du dossier. Pendant que Berlin écarte publiquement Palantir [41], Paris le conserve. La Direction générale de la sécurité intérieure [42] a renouvelé pour trois ans [43] [44] son contrat avec Palantir, pour son outil OTDH [45], basé sur la version militaire Gotham [46]. Palantir a confirmé une prolongation jusqu’en 2028 [47] [48].
L’outil avait été installé dans l’urgence après les attentats du 13 novembre 2015 [49]. Contrat initial de 10 millions d’euros en 2016 [50] [51], renouvelé en 2019 [52], puis prolongé. Un projet de bascule vers ChapsVision avait été envisagé avant les Jeux olympiques de Paris 2024 [53] - il n’a pas eu lieu.
La DGSI a justifié sa décision « dans l’attente du déploiement d’un nouvel outil souverain » [54] qu’elle cherche à se doter « depuis. Plus de sept ans » [55]. En novembre 2024 [56], elle a finalement retenu ChapsVision pour développer le futur OTDH [57] - mais pas avant 2027 selon Intelligence Online [58]. Comme l’écrit OpexNews: « Le provisoire, une fois encore, s’installe » [59].
Le paradoxe n’est pas culturel, il est structurel. Berlin peut dire non parce qu’elle part d’une feuille blanche: pas de système Palantir installé dans les casernes, pas d’opérations dépendantes au quotidien, pas de coût de migration. Refuser ne coûte rien d’autre qu’un délai. Paris, à l’inverse, est captive d’une dépendance opérationnelle de dix ans, contractée dans le climat post-13-Novembre [49], reconduite en 2019 [52] et que sept années de promesses souveraines [55] n’ont pas suffi à dénouer. Les services français ne peuvent pas se permettre de débrancher un outil qui tourne en production sur des dossiers terroristes vivants. Dans un cas, la souveraineté est un choix. Dans l’autre, elle est devenue un horizon mobile. Sollicité sur sa propre doctrine cloud militaire et sur sa lecture du choix allemand - distincte de celle de la DGSI -, le ministère des Armées français, qui a signé un accord-cadre avec Mistral AI [60] sous pilotage de l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense [61], n’avait pas répondu à l’heure de la publication.
Le poids du géant américain
Le décalage interroge d’autant plus que Palantir affiche une santé financière insolente. Au quatrième trimestre 2025, son chiffre d’affaires a atteint 1,41 milliard de dollars [62], en hausse de 70 % sur un an [63]. Sur l’ensemble de 2025, il s’est élevé à 4,48 milliards [64]. La direction prévoit entre 7,18 et 7,20 milliards pour 2026 [65]. La capitalisation boursière atteignait environ 289 milliards d’euros en avril 2026 [66].
Le Pentagone a signé fin juillet 2025 [67] un accord-cadre avec Palantir pouvant atteindre dix milliards de dollars sur dix ans [12], regroupant 75 contrats individuels [68]. Aux États-Unis, la société fournit aussi ImmigrationOS à l’agence ICE [69] pour identifier et arrêter les migrants en situation irrégulière. Une pratique jugée, dans les colonnes de Die Zeit, « diskriminierend, gefährlich und hochgradig intransparent » [70] - discriminatoire, dangereuse et hautement opaque - en écho aux critiques formulées par Amnesty International.
On se souvient que les États-Unis eux-mêmes peinent à digérer cette concentration: le contrat JEDI du Pentagone, attribué à Microsoft en 2019 puis annulé en 2021 sous pression d’Amazon, avait illustré le risque politique et juridique de confier à un fournisseur unique l’épine dorsale numérique d’une armée. Berlin n’invente donc pas la défiance; elle l’institutionnalise dès l’amont, avant tout contrat.
Le précédent Anthropic, autre raison de se méfier
L’épisode Anthropic [71], rapporté par Die Zeit, illustre le risque que prennent les armées européennes en s’appuyant sur des fournisseurs américains. Le créateur de Claude avait imposé des règles de sécurité au Pentagone, notamment pour les systèmes d’armes autonomes [72]. Réponse de Donald Trump [73] et de Pete Hegseth [74]: les agences fédérales et les sous-traitants du Pentagone ont l’interdiction d’utiliser l’IA d’Anthropic [75]. Pendant ce temps, OpenAI [76] signait un accord avec le ministère de la Défense, Sam Altman, chef d’OpenAI [77], évoquant la possibilité de retirer les restrictions [77].
Message reçu à Berlin: un fournisseur américain peut être contraint, du jour au lendemain, par une administration américaine.
Bruxelles veut son propre espace de données
L’Agence européenne de défense [78] travaille à une plateforme de partage de données militaires pleinement opérationnelle d’ici 2030 [79], baptisée DAIDS pour Defence Artificial Intelligence Data Space [80]. L’objectif: permettre aux États membres de partager des informations sensibles sans dépendre d’infrastructures étrangères, notamment américaines [81]. Le commissaire à la Défense Andrius Kubilius [82] a appelé les gouvernements à développer un cloud militaire souverain.
Le consortium retenu pour développer le DAIDS associe le CEA français [83], Cloud Data Engine [84] et Sopra Steria [85]. Intégration prévue dans les opérations courantes des armées d’ici 2029-2030 [86].
Reste une question que personne n’a encore tranchée: comment articuler le choix de la Bundeswehr, attribué fin 2026 [11], avec un DAIDS qui n’entrera en service qu’en 2029-2030 [86]? Trois années pendant lesquelles Almato, Orcrist ou ChapsVision opéreront sous standard national allemand (la certification BSI VS-NfD [28]), avant qu’un cadre européen fédéré ne vienne se superposer. Les obstacles connus de toute coopération européenne en matière de défense - financement non communautaire, gouvernance intergouvernementale, hétérogénéité des classifications nationales et des doctrines de partage du renseignement - ne sont pas levés par DAIDS, qui en est encore au « stade de l’étude » [87] de l’aveu d’un participant. Autrement dit: le cloud allemand de 2026 sera un fait accompli, et c’est DAIDS qui devra s’y adapter, pas l’inverse. Le précédent national risque de fixer les standards européens avant même qu’ils ne soient écrits.
Ce que la Bundeswehr exige: pas d’industriels sur les données nationales
Au-delà du symbole, le critère technique posé par Daum est précis. L’Office fédéral de la sécurité de l’information impose des exigences strictes pour les systèmes de cloud militaire [88]. Datagroup détient déjà la certification BSI VS-NfD [28], obtenue après une évaluation multi-étapes des mesures de sécurité [89]. C’est un avantage de poids pour Almato.
Pour ChapsVision, l’enjeu dépasse le contrat allemand. La société revendique sa capacité à « remplacer un acteur américain dans des usages critiques » [90]. Son message tient en une phrase: « la France a les briques, les talents, et le marché » [91]. La DGSI le confirmera, ou pas, en 2027 [58]. La Bundeswehr, elle, tranchera quelques mois plus tôt - et c’est ce qui fait, aujourd’hui, du dossier allemand le véritable test grandeur nature de la souveraineté numérique européenne.
► Lire aussi: la stratégie française d'intelligence artificielle de défense passe aussi par Mistral AI, qui a signé un accord-cadre avec le ministère des Armées [60] sous le pilotage de l'Agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de défense [61].
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (91)
« Er schließt einen Einsatz von Palantir für die Bundeswehr derzeit aus: „Das sehe ich momentan überhaupt nicht.“ »
handelsblatt.com ↗ ↩
« « Je ne vois absolument pas cela se produire pour le moment. » Il faisait référence à l'utilisation du logiciel de la société américaine d'analyse de données Palantir Technologies pour le projet de cloud militaire des forces armées allemandes. »
xpert.digital ↗ ↩
« Le vice-amiral Thomas Daum, inspecteur du cyberespace et de l'espace informationnel des forces armées allemandes, a résumé avec concision une décision majeure »
xpert.digital ↗ ↩
« la société américaine d'analyse de données Palantir Technologies »
xpert.digital ↗ ↩
« Palantir Technologies a été fondée dans la Silicon Valley en 2003 »
xpert.digital ↗ ↩
« Palantir Technologies a été fondée dans la Silicon Valley en 2003, principalement par le milliardaire allemand et visionnaire des technologies Peter Thiel. »
xpert.digital ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le fact_bank décrit Peter Thiel comme 'milliardaire allemand'. En réalité, Peter Thiel est un milliardaire américain (citoyen américain et néo-zélandais), né en Allemagne. La formulation 'allemand' du factoide est imprécise. ↩
« les forces armées allemandes (Bundeswehr) ont clairement rejeté la proposition du géant américain des données Palantir »
xpert.digital ↗ ↩
« In den nächsten Jahren will sie eine eigene geschützte private Cloud zur Datenverarbeitung und KI-Anwendung aufbauen »
handelsblatt.com ↗ ↩
« In den nächsten Jahren will sie eine eigene geschützte private Cloud zur Datenverarbeitung und KI-Anwendung aufbauen, eine unverzichtbare Voraussetzung für eine moderne und digitale Verteidigung. »
handelsblatt.com ↗ ↩
« Marktführer ist das US-Unternehmen Palantir, das eine entsprechende Software unter dem Namen „Maven“ bereits für die Nato und zahlreiche Nato-Mitgliedsländer bereitstellt. »
handelsblatt.com ↗ ↩
« une décision d'attribution de contrat étant attendue d'ici la fin de l'année. »
xpert.digital ↗ ↩
« le Pentagone a signé avec Palantir un accord-cadre d'une valeur totale pouvant atteindre dix milliards de dollars sur dix ans. »
xpert.digital ↗ ↩
« un accord-cadre d'une valeur totale pouvant atteindre dix milliards de dollars sur dix ans »
xpert.digital ↗ ↩
« Marktführer ist das US-Unternehmen Palantir, das eine entsprechende Software unter dem Namen „Maven“ bereits für die Nato und zahlreiche Nato-Mitgliedsländer bereitstellt. »
handelsblatt.com ↗ ↩
« seulement six mois se sont écoulés entre l'évaluation initiale des besoins et l'attribution du contrat. »
xpert.digital ↗ ↩
« Parallèlement, l'Agence OTAN de communication et d'information (NCIA) a acquis le MSS NATO (Maven Smart System), qui fournit une aide à la décision basée sur l'intelligence artificielle aux commandants. Cette acquisition a été l'une des plus rapides de l'histoire de l'OTAN: seulement six mois se sont écoulés entre l'évaluation initiale des besoins et l'attribution du contrat. »
xpert.digital ↗ ↩
Bei der Nato ist die Software im Einsatz, das wissen wir, und das nutzen wir auch. Und wir sehen auch die Erkenntnisse, die sich daraus ergeben«, sagte Vizeadmiral Daum. »
zeit.de ↗ ↩
Das machen in der Nato tatsächlich Vertreter der Industrie, also der Firma Palantir«, sagte Daum. »
zeit.de ↗ ↩
so unvorstellbar ist es eben momentan, Industriemitarbeiter auf den nationalen Datenbestand zuzulassen.
zeit.de ↗ ↩
« Im Februar hatte auch Verteidigungsminister Boris Pistorius (SPD) Bedenken gegen eine Zusammenarbeit mit Peter Thiel, dem Mitgründer von Palantir, geäußert. »
zeit.de ↗ ↩
« Dabei ging es um dessen Rolle beim deutschen Drohnenhersteller Stark Defence, einem möglichen Lieferanten von Drohnen für die Bundeswehr. »
zeit.de ↗ ↩
« Dabei ging es um dessen Rolle beim deutschen Drohnenhersteller Stark Defence, einem möglichen Lieferanten von Drohnen für die Bundeswehr. »
zeit.de ↗ ↩
« Thiel hält Anteile im einstelligen Prozentbereich an Stark Defence. »
zeit.de ↗ ↩
« Schlussendlich genehmigte der Bundestag einen Auftrag in dreistelliger Millionenhöhe unter anderem an Stark Defence, nachdem sich das Verteidigungsministerium vom Unternehmen versichern lassen hatte, dass Thiel keine operativen Befugnisse habe. »
zeit.de ↗ ↩
« Dabei handle es sich um Almato mit Sitz in Stuttgart, eine Tochter des deutschen IT-Anbieters Datagroup, sowie das Berliner Start-up Orcrist und das Unternehmen ChapsVision aus Paris. »
zeit.de ↗ ↩
« Almato, dont le siège social est à Stuttgart, est une filiale du groupe informatique allemand Datagroup. »
xpert.digital ↗ ↩
« The award ceremony of the certificate by the BSI took place on 12 December 2024. »
datagroup.de ↗ ↩
« Datagroup est le premier fournisseur à détenir la certification BSI pour un cloud privé géré dédié à la défense VS-NfD. »
xpert.digital ↗ ↩
« DATAGROUP thus is the first official full managed service provider in Germany with fully certified industry cloud services. »
datagroup.de ↗ ↩
« Le produit phare est la plateforme de données sémantiques Bardioc »
xpert.digital ↗ ↩
« la start-up berlinoise Orcrist »
xpert.digital ↗ ↩
« La start-up berlinoise Orcrist Technologies représente le type plus jeune et plus agile des entreprises européennes de technologies de défense. Avec une équipe de 11 à 50 employés, elle est considérablement plus petite que ses concurrents, mais s'est concentrée sur un créneau clair: la connaissance situationnelle en temps réel et la fusion de données de capteurs grâce à l'IA. »
xpert.digital ↗ ↩
« Avec une équipe de 11 à 50 employés »
xpert.digital ↗ ↩
« ChapsVision, société parisienne, est surnommée à juste titre le « Palantir français ». »
xpert.digital ↗ ↩
« En septembre 2025, ChapsVision a conclu un partenariat stratégique »
xpert.digital ↗ ↩
« En septembre 2025, ChapsVision a conclu un partenariat avec Alcatel-Lucent Enterprise »
xpert.digital ↗ ↩
« En septembre 2025, ChapsVision a conclu un partenariat avec Alcatel-Lucent Enterprise afin de proposer aux entreprises et aux administrations européennes une alternative aux solutions cloud américaines. »
xpert.digital ↗ ↩
« sa collaboration avec l'intégrateur de systèmes Capgemini souligne son ambition de devenir un partenaire de confiance pour les institutions gouvernementales. »
xpert.digital ↗ ↩
« les logiciels seront testés durant l'été 2026, une décision d'attribution de contrat étant attendue d'ici la fin de l'année. »
xpert.digital ↗ ↩
« les logiciels seront testés durant l'été 2026, une décision d'attribution de contrat étant attendue d'ici la fin de l'année. »
xpert.digital ↗ ↩
« Les forces armées allemandes (Bundeswehr) ont clairement rejeté la proposition du géant américain des données Palantir concernant la construction de son cloud militaire. »
xpert.digital ↗ ↩
« la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) fait alors appel à cette entreprise américaine fondée par Peter Thiel »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Trois ans de plus pour ce que les initiés résument en un acronyme, « OTDH » »
opexnews.fr ↗ ↩
« La DGSI vient de reconduire pour trois ans son contrat avec Palantir »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« « OTDH », outil de traitement des données hétérogènes »
opexnews.fr ↗ ↩
« basé sur la version militaire de Palantir, connue sous le nom de Gotham »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Palantir a récemment confirmé la prolongation de sa collaboration avec les services français jusqu’en 2028. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Palantir a récemment confirmé la prolongation de sa collaboration avec les services français jusqu’en 2028. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« L’outil a été installé dans l’urgence après les attentats du 13 novembre 2015. »
opexnews.fr ↗ ↩
« Le contrat initial de 10 millions d’euros, signé en 2016 »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Le contrat initial de 10 millions d’euros, signé en 2016 »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« a été renouvelé une première fois en 2019 »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Un projet de bascule avait même été envisagé avant les Jeux olympiques de Paris 2024. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« De son côté, la DGSI a expliqué que la décision de recourir à nouveau aux services de Palantir avait été prise «dans l’attente du déploiement d’un nouvel outil souverain» »
opex360.com ↗ ↩
« dont elle cherche à se doter depuis… plus de sept ans. »
opex360.com ↗ ↩
« Cependant, en novembre 2024, le service de renseignement intérieur a retenu l’entreprise française ChapsVision pour développer le système OTDH [Outil de traitement des données hétérogènes] »
opex360.com ↗ ↩
« le service de renseignement intérieur a retenu l’entreprise française ChapsVision pour développer le système OTDH [Outil de traitement des données hétérogènes] »
opex360.com ↗ ↩
« censé remplacer celui actuellement fourni par Palantir… pas avant 2027, selon la lettre spécialisée Intelligence Online. »
opex360.com ↗ ↩
« Le provisoire, une fois encore, s’installe. »
opexnews.fr ↗ ↩
« la «licorne» française Mistral AI, spécialiste de l’IA générative, a signé un accord-cadre pour mettre ses logiciels et ses solutions à la disposition du ministère des Armées »
opex360.com ↗ ↩
« «sous le pilotage de l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense» [AMIAD] »
opex360.com ↗ ↩
« au quatrième trimestre 2025, Palantir a vu son chiffre d'affaires atteindre 1,41 milliard de dollars »
xpert.digital ↗ ↩
« soit une hausse de 70 % par rapport à l'année précédente »
xpert.digital ↗ ↩
« Pour l'ensemble de l'année 2025, le chiffre d'affaires s'est élevé à 4,48 milliards de dollars. »
xpert.digital ↗ ↩
« Pour 2026, la direction prévoit un chiffre d'affaires compris entre 7,18 et 7,20 milliards de dollars. »
xpert.digital ↗ ↩
« Avec une capitalisation boursière d'environ 289 milliards d'euros en avril 2026 »
xpert.digital ↗ ↩
« Fin juillet 2025, le Pentagone a signé avec Palantir un accord-cadre d'une valeur totale pouvant atteindre dix milliards de dollars sur dix ans. »
xpert.digital ↗ ↩
« Cet accord regroupe 75 contrats individuels »
xpert.digital ↗ ↩
« ImmigrationOS, un logiciel vendu à l’agence de l’immigration (ICE) pour faciliter l’identification et l’arrestation de migrants en situation irrégulière »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Organisationen wie etwa Amnesty International bewerten die Praxis, dabei Palantirs Software einzusetzen, als »diskriminierend, gefährlich und hochgradig intransparent«. »
zeit.de ↗
⚠️ Note INFO.FR: La formulation allemande 'diskriminierend, gefährlich und hochgradig intransparent' figure dans Die Zeit. Amnesty International a publié un rapport critique correspondant en anglais; la version allemande relève d'une traduction journalistique de Die Zeit, et non d'une citation littérale d'Amnesty. ↩
« Die US-Regierung wollte die künstliche Intelligenz des Konzerns Anthropic für alle legalen Zwecke beim Militär einsetzen können. Doch das Unternehmen hinter dem Chatbot Claude widersetzte sich dem Willen des US-Verteidigungsministeriums. »
zeit.de ↗ ↩
«.und bestand auf einigen Sicherheitsregeln für den Einsatz seiner KI beim US-Militär, zum Beispiel für autonome Waffensysteme. »
zeit.de ↗ ↩
« Dafür straften US-Präsident Donald Trump und sein Kriegsminister Pete Hegseth das Unternehmen mit aller Härte ab. »
zeit.de ↗ ↩
« Dafür straften US-Präsident Donald Trump und sein Kriegsminister Pete Hegseth das Unternehmen mit aller Härte ab. »
zeit.de ↗ ↩
« Bundesbehörden müssen aufhören, Anthropics KI zu nutzen, ebenso wie Unternehmen, die mit dem Pentagon zusammenarbeiten. »
zeit.de ↗ ↩
« Gleichzeitig verkündete Anthropics Konkurrent OpenAI, dass man einen Deal mit dem US-Verteidigungsministerium abgeschlossen habe. »
zeit.de ↗ ↩
«.nach Darstellung von OpenAI-Chef Sam Altman mit der Möglichkeit, genau die Nutzungsschranken einzuziehen, an denen die Verhandlungen zwischen dem Pentagon und Anthropic gescheitert sind. »
zeit.de ↗ ↩
« Les documents de l’AED montrent que l’organisme intergouvernemental de défense de l’UE »
euractiv.fr ↗ ↩
« mettre en place une plateforme de partage de données de niveau militaire pleinement opérationnelle d’ici 2030 »
euractiv.fr ↗ ↩
« Baptisée « Espace européen de données sur l’intelligence artificielle pour la défense » (Defence Artificial Intelligence Data Space, DAIDS) »
euractiv.fr ↗ ↩
« Actuellement, de nombreux pays stockent ou partagent leurs données à l’aide d’infrastructures de stockage étrangères, notamment américaines »
euractiv.fr ↗ ↩
« le commissaire à la Défense, Andrius Kubilius, a déclaré que les gouvernements devraient commencer à développer un cloud militaire souverain »
euractiv.fr ↗ ↩
« le CEA français »
euractiv.fr ↗ ↩
« le Cloud Data Engine français »
euractiv.fr ↗ ↩
« l’Européen SopraSteria »
euractiv.fr ↗ ↩
« D’ici 2029-2030, le plan prévoit d’intégrer le DAIDS dans les opérations courantes des armées et des autorités de défense »
euractiv.fr ↗ ↩
« Les travaux actuels en sont au « stade de l’étude », a déclaré l’un des participants au programme »
euractiv.fr ↗ ↩
« L'Office fédéral de la sécurité de l'information (BSI) impose des exigences techniques et organisationnelles strictes à ces systèmes »
xpert.digital ↗ ↩
« The certification includes a multi-stage and comprehensive assessment of the IT security measures and processes for the information network of the DATAGROUP Managed Private VS-NfD DefenseCloud. »
datagroup.de ↗ ↩
« et revendique sa capacité à remplacer un acteur américain dans des usages critiques. »
opexnews.fr ↗ ↩
« Son message est simple: la France a les briques, les talents, et le marché. »
opexnews.fr ↗ ↩
Sources
- Software: Palantir für die Bundeswehr? „Sehe ich momentan überhaupt nicht“
- Les forces armées allemandes renoncent à Palantir et examinent des alternatives : Almato (Stuttgart), Orcrist (Berlin) et Chapsvision (Paris)
- US-Techkonzern: Bundeswehr will keine Palantir
- La DGSI renouvelle son contrat avec Palantir pour trois ans
- Palantir, l’inquiétant allié des services de renseignement français
- Le ministère des Armées cherche à se doter de la capacité à analyser les flux vidéos grâce à l’intelligence artificielle
- EXCLUSIF : L'UE souhaite sécuriser ses données de défense sans recourir à la technologie américaine
- Les forces armées allemandes renoncent à Palantir et examinent des alternatives : Almato (Stuttgart), Orcrist (Berlin) et Chapsvision (Paris)
- DATAGROUP is the first company in Germany to receive the BSI certificate for its Managed Private VS-NfD DefenseCloud
