Le CAC 40 franchit les 8 500 points, l’Europe s’offre un nouveau record
Porté par des indicateurs américains rassurants et les valeurs industrielles, l'indice parisien se rapproche de son plus haut historique.
Vendredi 3 juillet 2026, la Bourse de Paris a clôturé à 8 508,07 points, gagnant 1,45 % sur la semaine. L'indice paneuropéen STOXX 600 a également inscrit un record, soutenu par les chiffres de l'emploi américain et la performance des secteurs industriel et financier.
L’essentiel
- 8 508,07 points : le CAC 40 clôture en hausse de 0,39 % le 3 juillet et progresse de 1,45 % sur la semaine (source : Boursorama).
- Record historique : l’indice paneuropéen STOXX 600 atteint 652,77 points, un plus haut absolu (source : Boursorama).
- Emploi US : seulement 57 000 créations d’emplois en juin, ce qui réduit les craintes de hausse des taux de la Fed (source : Bureau of Labor Statistics).
- Valeurs industrielles en tête : Schneider Electric (+1,5 %), Airbus (+1,1 %) et Safran (+1,0 %) mènent la hausse, tandis que le luxe recule (source : Trading Economics).
Une semaine fructueuse pour la Bourse de Paris
Le vendredi 3 juillet 2026, l’indice CAC 40 a terminé la séance en hausse de 0,39 %, s’établissant à 8 508,07 points, selon Boursorama. Sur l’ensemble de la semaine, l’indice parisien a gagné 1,45 %, portant sa progression annuelle à près de 10 %. Il ne se trouve plus qu’à 1,6 % de son record historique de 8 642,23 points, atteint en février dernier (source : Trading Economics).
Les volumes d’échanges étaient toutefois réduits, Wall Street étant fermée en raison du Independence Day américain. Cette absence a limité l’ampleur des mouvements, mais n’a pas empêché les marchés européens de poursuivre leur dynamique positive, rapporte EasyBourse.
Un record pour le STOXX 600
À l’échelle européenne, l’indice STOXX 600 a inscrit un nouveau record historique le jeudi 2 juillet, en progressant de 1,4 % sur la semaine. Le lendemain, il a clôturé à 652,77 points, selon Boursorama, confirmant la tendance haussière amorcée depuis le début de l’été.
Les secteurs de la santé et de la finance ont particulièrement soutenu la hausse, tandis que l’indice Euro Stoxx 50 s’est approché de son propre record, à 6 417 points (source : Trading Economics).
États-Unis : un rapport sur l’emploi qui rassure
Le principal catalyseur de cette semaine boursière a été la publication, vendredi 3 juillet, des chiffres de l’emploi américain pour juin. Selon le Bureau of Labor Statistics, seuls 57 000 emplois non agricoles ont été créés, un net ralentissement par rapport aux mois précédents. Le taux de chômage a légèrement reculé à 4,2 %, contre 4,3 % en mai.
Ces données ont été interprétées comme un signe que la Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait maintenir ses taux directeurs inchangés, éloignant la perspective d’un resserrement monétaire redouté par les investisseurs.
Valeurs : les industrielles en vedette, le luxe en retrait
À Paris, les valeurs industrielles ont tiré leur épingle du jeu. Selon Trading Economics, Schneider Electric a gagné 1,5 %, Airbus 1,1 % et Safran 1,0 %. Le titre Airbus a notamment été soutenu par l’annonce, en début de semaine, d’une commande historique de 40 avions gros-porteurs par la compagnie scandinave SAS, rapporte Boursorama.
À l’inverse, le secteur du luxe a subi des prises de bénéfices. Kering a reculé de 1,6 % et L’Oréal de 1,4 %. Ce mouvement est conforme à la rotation sectorielle observée en Europe, où les investisseurs se tournent vers les valeurs cycliques.
Contexte dans le département de Paris
Si le CAC 40 est un indice national, son cœur névralgique est Paris. La place financière parisienne, première de la zone euro en termes de capitalisation, concentre l’essentiel des transactions et des sièges sociaux des entreprises cotées. Ce nouveau cap des 8 500 points illustre la résilience de l’économie française dans un environnement mondial marqué par l’incertitude monétaire. La production industrielle hexagonale a d’ailleurs reculé moins que prévu en mai (-0,1 % contre -0,4 % attendu), selon Trading Economics.
Prochaine étape : les investisseurs surveilleront la saison des résultats du deuxième trimestre, qui débutera mi-juillet, pour confirmer la solidité des entreprises.