Capbreton : Pélagis conclut à une probable infection, la préfecture lance des contrôles

Les analyses de l'observatoire CNRS pointent une forte probabilité d'infection comme cause du décès du Mésoplodon de True échoué le 28 mai.

Capbreton : Pélagis conclut à une probable infection, la préfecture lance des contrôles
Illustration Christophe Dufour / info.fr

Deux semaines après la mort d'une baleine à bec sur la plage de La Piste à Capbreton, l'observatoire Pélagis oriente ses conclusions vers une infection. La préfecture des Landes annonce des contrôles renforcés sur la protection des mammifères marins, notamment autour du chantier RTE.

L’essentiel

  • 28 mai 2026 : un Mésoplodon de True (baleine à bec, ~3,50 m) s’échoue vivant puis meurt sur la plage de La Piste à Capbreton (Landes).
  • Nécropsie le 29 mai : réalisée par Pélagis (CNRS/La Rochelle Université) dans des locaux techniques de la municipalité, en présence de vétérinaires et biologistes.
  • Conclusion provisoire : forte probabilité d’infection comme cause du décès ; signes de dénutrition notés ; lien direct avec le chantier RTE écarté à ce stade.
  • 9 juin 2026 : la préfecture des Landes annonce des contrôles dédiés à la protection des mammifères marins, notamment sur le chantier RTE.
  • Espèce rare : deuxième cas d’échouage confirmé de Mésoplodon de True en France selon Pélagis et France info.

Un échouage répété malgré les tentatives de sauvetage

Le 28 mai 2026, un Mésoplodon de True - baleine à bec d’environ 3,50 m - s’échoue vivant sur la plage de La Piste à Capbreton. Surfeurs, baigneurs et sauveteurs tentent à plusieurs reprises de le remettre à l’eau. Selon des témoignages recueillis par La Dépêche du Midi et Sud Ouest, l’animal s’échoue au moins trois fois avant de mourir.

La préfecture des Landes publie un communiqué officiel dès le 29 mai, confirmant l’échouage et l’ouverture d’analyses. Ce cas est signalé comme le deuxième échouage confirmé de cette espèce en France, selon Franceinfo et ICI Gascogne - le Mésoplodon de True fréquente normalement les eaux abyssales du sud du Golfe de Gascogne, loin des côtes.

Pour en savoir plus sur un précédent échouage dans la région, lire la mort d’un rorqual commun à Rivedoux-Plage.

Les conclusions de Pélagis : infection probable, dénutrition constatée

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Le lendemain, le 29 mai, des biologistes et vétérinaires mandatés par Pélagis pratiquent une nécropsie dans des locaux techniques mis à disposition par la municipalité de Capbreton. Les prélèvements sont envoyés en laboratoire.

Les premiers résultats, communiqués début juin, orientent vers une forte probabilité d’infection comme cause principale du décès. Des signes de dénutrition ont également été relevés sur l’animal, selon ICI et Franceinfo. Ces deux éléments - infection et dénutrition - sont cohérents : un animal affaibli est plus vulnérable aux agents infectieux.

Les analyses complètes de Pélagis ne sont pas encore disponibles. Les résultats définitifs sont attendus dans les prochaines semaines, selon le communiqué de la préfecture des Landes.

Le chantier RTE écarté, mais sous surveillance

Dès la fin mai, une association environnementale avait mis en cause le chantier mené par RTE au large de Capbreton. Les premiers examens ont écarté tout lien direct entre ce chantier et la mort de l’animal, selon la mairie et Sud Ouest. L’autopsie avait déjà écarté cette hypothèse dans une première communication.

Malgré cet écart, la question n’est pas totalement close sur le plan administratif. Autour du 9 juin 2026, la préfecture des Landes a annoncé le lancement de contrôles renforcés dédiés à la protection des mammifères marins, notamment sur le périmètre du chantier RTE. Ces contrôles visent à vérifier le respect des prescriptions environnementales en vigueur, selon ICI Gascogne.

Contexte dans les Landes

Capbreton est riveraine du Gouf, un canyon sous-marin qui plonge à quelques centaines de mètres du rivage - l’un des rares de cette profondeur aussi proche d’une plage européenne. Cette configuration fait de la zone un couloir fréquenté par les cétacés du Golfe de Gascogne : dauphins, grands dauphins, cachalots, et plus rarement des baleines à bec. Des échouages sont documentés historiquement sur ce littoral landais, selon les données de l’observatoire Pélagis (CNRS) et de l’Ifremer.

Le Mésoplodon de True reste une espèce extrêmement discrète. Ses mœurs abyssales rendent les observations en mer très rares dans la zone. Le cas de Capbreton constitue donc une donnée scientifique rare, indépendamment des circonstances de la mort. Les détails de l’échouage initial avaient été rapportés dès le 28 mai.

Dans les Landes, les activités maritimes s’intensifient avec les chantiers d’interconnexions électriques sous-marines portés par RTE, ce qui accroît la pression réglementaire sur la protection des espèces protégées en mer.

Prochaine étape

Les résultats complets de Pélagis, attendus dans les semaines à venir, permettront de confirmer ou d’affiner la piste infectieuse et de préciser si d’autres facteurs ont contribué au décès. La préfecture des Landes n’a pas encore communiqué sur le calendrier précis ni sur les suites administratives éventuelles des contrôles en cours.

Christophe
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Sources

Christophe Dufour

Christophe Dufour

Christophe est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Landes (40), avec Mont-de-Marsan pour chef-lieu. Spécialité du département : forêt landaise et surf international. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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