Chenilles processionnaires : le préfet des Yvelines mobilise les communes du sud

Réunion de crise le 27 mai, environ 30 passages aux urgences pédiatriques de Rambouillet, parcs fermés l'État coordonne la réponse face à une invasion jugée plus forte que d'habitude.

Chenilles processionnaires : le préfet des Yvelines mobilise les communes du sud
Illustration Philippe Dubois / info.fr

Le préfet des Yvelines a réuni le 27 mai 2026 les services de l'État, les acteurs sanitaires et les partenaires locaux pour coordonner la lutte contre la prolifération de chenilles processionnaires dans le sud du département. Rambouillet est la commune la plus touchée. Les collectivités et propriétaires privés sont appelés à renforcer prévention et traitements.

Le préfet des Yvelines a réuni le 27 mai 2026 les services de l’État, les acteurs sanitaires et les partenaires locaux pour coordonner la lutte contre la prolifération de chenilles processionnaires dans le sud du département. Rambouillet est la commune la plus touchée. Les collectivités et propriétaires privés sont appelés à renforcer prévention et traitements.

L’essentiel

  • Réunion préfectorale : le 27 mai 2026, le préfet des Yvelines a convoqué services de l’État, acteurs sanitaires et partenaires face à la prolifération dans le sud des Yvelines.
  • Urgences saturées : environ 30 passages aux urgences pédiatriques de Rambouillet pour des réactions aux piqûres, selon Actu.fr.
  • 18 sites traités : la ville de Rambouillet a engagé des traitements biologiques au Bacillus thuringiensis depuis mars sur 18 sites.
  • Mesures locales : fermetures de parcs (Bois des Cheminots, Groussay), arrêtés municipaux à Hermeray, échenillage par brûlage.
  • Pas d’arrêté préfectoral départemental : à ce stade, aucune action coordonnée à l’échelle de l’Île-de-France, selon Le Parisien.

Une réunion de coordination convoquée en urgence

Le 27 mai 2026, le préfet des Yvelines a rassemblé en préfecture les services de l’État, les représentants de l’Agence régionale de santé (ARS) et les partenaires concernés. Objectif : coordonner les actions face à une prolifération jugée plus intense que les années précédentes dans plusieurs communes du sud du département.

Le lendemain, le compte officiel @Prefet78 a publié un appel explicite aux collectivités et propriétaires pour renforcer les mesures de prévention et de traitement.

Aucun arrêté préfectoral départemental n’a été pris à ce stade. Les actions restent pilotées commune par commune. Le Parisien note qu’aucune coordination régionale en Île-de-France n’a été mise en place à ce jour.

Rambouillet en première ligne

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C’est le quartier Bel-Air et la zone commerciale de Rambouillet qui concentrent les signalements les plus nombreux. La mairie a engagé des traitements biologiques au Bacillus thuringiensis dès le mois de mars, sur 18 sites, selon son site officiel. Des opérations d’échenillage par brûlage ont suivi. Deux parcs - le Bois des Cheminots et le parc de Groussay - ont été temporairement fermés au public.

Véronique Matillon, maire de Rambouillet, a contacté le sous-préfet et la direction régionale de l’ARS. La ville a mandaté un prestataire spécialisé et priorise les traitements autour des établissements scolaires, selon Actu.fr. La commune installe des nichoirs à mésanges depuis 2020 pour favoriser la prédation naturelle.

Les urgences pédiatriques de la ville ont enregistré environ 30 passages pour des réactions cutanées aux poils urticants des chenilles. Les pharmacies du territoire font face à une affluence inhabituelle, comme le confirme L’Écho Républicain. Ce phénomène touche aussi l’Eure-et-Loir voisin, selon le même journal.

Hermeray et l’agglomération Rambouillet Territoires

À Hermeray, commune rurale du sud des Yvelines, le hameau du Bois Dieu est particulièrement affecté. La maire Évelyne Marchal a pris un arrêté municipal rappelant aux propriétaires privés leur obligation d’agir sur leurs parcelles, selon Actu.fr.

À l’échelle intercommunale, Geoffroy Bax de Keating, président de Rambouillet Territoires et maire du Perray-en-Yvelines, a évoqué une réflexion sur des actions collectives à l’échelle de l’agglomération. Les contours de cette démarche n’ont pas encore été précisés. Ce type de problématique liée à la gestion écologique des nuisibles en milieu urbain et péri-urbain gagne du terrain dans plusieurs collectivités franciliennes.

Pourquoi une invasion plus forte en 2026

La prolifération exceptionnelle s’explique par les conditions climatiques de l’hiver 2025-2026 : des températures clémentes ont favorisé la survie des larves, suivies de fortes chaleurs printanières qui ont accéléré leur développement, selon les informations relayées par la mairie de Rambouillet et Actu.fr. Les chenilles processionnaires du pin et du chêne sont actives de mars à juin environ, avec des colonies qui processionnent au sol pour se nymphoser, augmentant le risque de contact direct.

Cette dynamique n’est pas propre aux Yvelines. Plusieurs préfectures alertent en ce moment sur des nuisibles sanitaires, du Var aux Hauts-de-France. Dans le département voisin de Corse-du-Sud, le bilan hivernal du bombyx était resté en dessous du seuil d’alerte - une situation inverse à celle observée dans les Yvelines cet été.

Contexte dans les Yvelines

Les Yvelines (78) comptent environ 1,45 million d’habitants, avec un sud du département caractérisé par un important massif forestier - la forêt de Rambouillet couvre quelque 20 000 hectares. Ce tissu boisé de chênes et de pins est un terrain naturellement favorable aux chenilles processionnaires. Les communes du secteur (Rambouillet, Hermeray, Le Perray-en-Yvelines, Montfort-l’Amaury) sont structurées autour de la communauté d’agglomération Rambouillet Territoires. L’enjeu sanitaire y est double : populations résidentes et fréquentation touristique liée aux forêts et châteaux du territoire.

La préfecture des Yvelines n’avait pas, jusqu’à présent, pris de mesures coordonnées à ce niveau de pilotage sur ce dossier spécifique. La réunion du 27 mai marque un changement d’échelle dans la gestion de ce risque récurrent.

Les consignes diffusées par la préfecture

La préfecture a diffusé des consignes claires, relayées par Actu.fr : ne pas toucher les chenilles ni les nids, éviter de stationner sous les arbres infestés, porter des vêtements couvrants à proximité des zones touchées, se laver les mains et prendre une douche après exposition, consulter un médecin en cas de doute. Les propriétaires - publics et privés - sont invités à faire appel à des professionnels pour les traitements curatifs. Comme pour d’autres alertes sanitaires environnementales en cours ce mois de mai, la préfecture insiste sur la responsabilité individuelle dans la gestion du risque.

Les traitements et la vigilance devraient se poursuivre jusqu’à fin août, terme habituel de la période à risque. La préfecture n’a pas précisé si de nouvelles réunions de coordination sont prévues dans les prochaines semaines.

Sources

Philippe Dubois

Philippe Dubois

Philippe est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Yvelines (78), avec Versailles pour chef-lieu. Spécialité du département : Saclay (1er cluster recherche français) et Versailles. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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