Choose France à 93 milliards, PMI manufacturier à 49,7 : la France à deux vitesses
Le même lundi, Emmanuel Macron annonce un record absolu d'investissements étrangers et S&P Global publie la première contraction manufacturière depuis novembre dernier.
Versailles affiche 93 milliards d'euros d'investissements étrangers et 15 000 emplois promis. Le PMI manufacturier final tombe à 49,7, en territoire de contraction. Deux chiffres, deux Frances, le même lundi.
- 93 milliards d'euros d'investissements étrangers et 15 000 emplois annoncés à Versailles, plus que les huit éditions précédentes réunies.
- SoftBank apporte à elle seule 45 milliards pour des data centers IA dans les Hauts-de-France.
- Le même jour, le PMI manufacturier final passe en contraction à 49,7 contre 52,8 en avril.
- Première contraction manufacturière depuis novembre dernier, énergie et conflit au Moyen-Orient en cause.
- 1 852 projets en France pour 28 000 emplois près de quatre fois moins par projet qu'au Royaume-Uni.
Lundi 1er juin 2026 [1], au château de Versailles, Emmanuel Macron [2] annonce un montant « record de 93 milliards d’euros » [3] d’investissements étrangers, pour « plus de 15 000 emplois » [4]. Le même lundi [5], S&P Global [6] publie son indice PMI manufacturier final pour la France: 49,7 [7], contre 52,8 [8] en avril. Sous la barre des 50 [9], c’est officiellement une contraction. La première depuis novembre dernier [10]. Les deux chiffres tombent à quelques heures d’écart.
L’addition de Versailles est inédite. Les huit éditions précédentes de Choose France avaient cumulé 87 milliards d’euros [11] de promesses depuis 2018. La neuvième [12], à elle seule, en affiche 93 [3]: plus du double du record précédent, fixé en 2025. Ce record précédent est d’ailleurs diversement chiffré selon les sources: La Dépêche évoque « plus de 40 milliards d’euros » d’annonces totales [13], tandis que Les Échos retiennent 20 milliards d’euros [14] pour les seuls projets totalement nouveaux. L’écart, du simple au double, illustre précisément le débat sur le périmètre comptable du sommet - annonces brutes contre projets effectivement nouveaux.
Le méga-deal SoftBank, moteur de l’addition
Près de la moitié du total vient d’un seul groupe. SoftBank [16], aux côtés de Masayoshi Son, directeur général [17], a promis 45 milliards d’euros [18] pour bâtir 3,1 GW [19] de data centers d’intelligence artificielle dans les Hauts-de-France d’ici à 2031 [20], sur les sites de Dunkerque, Bosquel et Bouchain [21]. L’enveloppe totale du groupe japonais pourrait atteindre 75 milliards d’euros [22] et 5 GW [23] à terme. Les Échos [24] précisent que seuls les 45 milliards de phase 1 ont été comptabilisés dans le total Versailles. Retraité, le « hors-SoftBank » du sommet pèse, selon notre calcul rédactionnel, 48 milliards d’euros - toujours un record, mais d’une autre nature.
Masayoshi Son [25] a justifié son choix par l’« électricité nucléaire » française [26] et a déclaré, en deux mois [27] de négociations, vouloir « faire de la France le centre de l’Europe » [28] en matière d’IA. Roland Lescure [29], ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, y voit « a first for the group in Europe » [30]. Bernard Fontana, présenté par le communiqué SoftBank comme « Chairman and CEO of EDF » [31] - un titre qui reflète sa nomination par décret en mai 2025 à la tête du groupe public - vante une « competitive, sovereign and low-carbon electricity » [32] pour le site de Bouchain. Sur la ventilation des 15 000 emplois annoncés [4] entre SoftBank et les soixante-dix autres projets [33], aucune source consultée ne fournit de répartition détaillée.
Pendant ce temps, l’usine française décroche
Le PMI manufacturier final de mai s’établit à 49,7 [7], en chute par rapport aux 52,8 d’avril [8]. C’est la première contraction depuis novembre dernier [34]. Joe Hayes [35], économiste chez S&P Market Intelligence, pointe la cause: « Les chaînes d’approvisionnement s’adaptent encore à la volatilité induite par la guerre au Moyen-Orient et au choc des prix de l’énergie qui en a résulté » [36]. La flambée énergétique et les perturbations des transports liées au conflit pèsent sur l’activité [37].
L’autre série statistique, publiée onze jours plus tôt, accentue le tableau. Le 21 mai, S&P avait livré ses estimations flash: PMI composite du secteur privé à 46,9 [38], au plus bas depuis cinq ans et demi [39]; PMI flash des services à 42,9 [40], plus bas en 66 mois [41]. Pour Les Échos, c’est « la contraction la plus marquée depuis fin 2020 » [42]. La production manufacturière reculait alors pour le quatrième mois consécutif [43], les nouvelles commandes du secteur privé pour le troisième [44], les effectifs pour le deuxième [45]. Norman Liebke [46], économiste chez Hamburg Commercial Bank, parlait d’une « détérioration marquée de la santé du secteur privé » [47]. Le PMI manufacturier final du 1er juin confirme la trajectoire que les flash de mai avaient dessinée.
Roland Lescure [29] célèbre des datacenters à 45 milliards [18] dans les Hauts-de-France pendant que les industriels de la même région ferment l’atelier. Le détail des annonces SoftBank à Versailles ne change rien à la mécanique mesurée par S&P Global.
Deux électricités, deux Frances: la dualité tarifaire qui change tout
La même électricité française nourrit deux récits opposés. Bernard Fontana vante pour Bouchain un courant « competitive, sovereign and low-carbon » [32]. Joe Hayes [35] décrit, au même moment, des industriels français étranglés par « la flambée des prix de l’énergie » [37]. La contradiction n’est qu’apparente: elle reflète une dualité tarifaire structurelle du marché français. Les très grands consommateurs - hyperscalers de data centers, gros industriels électro-intensifs - négocient avec EDF des contrats d’approvisionnement de long terme (PPA), indexés sur le coût marginal du parc nucléaire, à des prix prévisibles. On se souvient que c’est précisément l’objet du nouveau cadre post-Arenh, négocié en 2023 entre l’État et EDF. Les PME manufacturières, elles, achètent sur le marché de gros, dont les prix restent largement indexés sur le gaz européen via le mécanisme du « merit order » - c’est ce mécanisme qui, depuis 2022, a propagé le choc énergétique aux factures des sous-traitants. Le mégawatt qui attire SoftBank n’est donc pas le kilowatt-heure qui pèse sur les usines: deux marchés, deux contrats, deux tarifs. Versailles communique sur le premier. Le PMI mesure le second.
La défense de Bercy: périmètre, attractivité, France 2030
L’exécutif ne nie pas la séquence statistique: il en conteste la lecture. Pour l’Élysée, le sommet sert d’abord à « cristalliser » des décisions [48] qui, sans la mise en scène diplomatique, partiraient à Londres, Madrid ou Francfort. Le baromètre EY [49] est l’argument central: la France reste, pour la septième année consécutive [50], le pays le plus attractif d’Europe en nombre de projets, et depuis 2019 [51] la destination européenne préférée des investisseurs internationaux. Les dispositifs invoqués pour soutenir ce classement - baisses d’impôts de production, crédit d’impôt recherche (CIR) [52], subventions ciblées via France 2030 [53] - relèvent, selon Bercy, d’une politique industrielle assumée. Roland Lescure y voit le moyen « de positionner la France comme une destination de premier plan sur toute la chaîne de valeur de l’IA » [30]. La logique défendue: un mégaprojet comme celui de SoftBank, par effet d’entraînement sur les sous-traitants, l’énergie et la formation, vaudrait davantage qu’une statistique d’emplois par projet brute. Les Hauts-de-France, où SoftBank investit, sont aussi la région que Choose France hors les murs a parcourue avec plus de cent sites [54] pour matérialiser les annonces passées.
Le compteur de Versailles sans auditeur
Sur les 93 milliards annoncés [3], combien seront réellement décaissés? La Dépêche [55] pose la question: il s’agit de plans étalés sur cinq à dix ans [56], et « il n’existe pas d’organisme indépendant ou de commission parlementaire qui publie un audit contradictoire annuel détaillant ce qui a réellement été dépensé » [57]. Le quotidien évoque la pratique du « recyclage de projets existants », c’est-à-dire « des investissements déjà actés ou de simples extensions d’usines qui auraient eu lieu de toute façon » [58]. Selon La Dépêche toujours, ces dispositifs s’accompagnent côté public de « subventions directes massives via le plan France 2030 » [59] et de « dispositifs très coûteux » [60].
Aucune source consultée ne mentionne de bilan publié par Business France, l’agence gouvernementale officiellement chargée du suivi des investissements étrangers, sur le taux de concrétisation des éditions précédentes. Sur huit sommets et 87 milliards de promesses cumulées [11], aucune publication officielle ne consolide, projet par projet, les emplois effectivement créés, les sites qui ont ouvert, ceux qui ont été abandonnés. On se souvient pourtant des annonces de l’usine de batteries Britishvolt outre-Manche, déposée en 2023 sans avoir livré ni emplois ni production, malgré une mise en scène politique comparable. Aucun équivalent français de ce suivi médiatique ex post n’a été documenté pour Choose France. L’écart entre les 87 milliards affichés depuis 2018 et les décaissements réels constitue, à ce jour, la principale donnée manquante de l’exercice.
La comparaison européenne est, elle, sourcée. La France a recensé 1 852 projets l’an dernier [61] pour environ 28 000 emplois créés [62], soit quinze emplois par projet [63]. Le Royaume-Uni, avec 730 projets [64], génère 40 000 à 45 000 emplois [65], soit 55 à 60 emplois par projet [66] - près de quatre fois plus. La Dépêche tranche: « La France attire des extensions logistiques ou de petites unités, tandis que ses voisins captent des sièges sociaux ou des méga-centres à forte valeur ajoutée » [67].
Le désinvestissement industriel absent du communiqué
Les Échos publie un chiffre que la communication officielle n’a pas repris: la France a enregistré en 2025 une baisse des décisions d’investissement de 17 % [68], plus forte qu’au Royaume-Uni et qu’en Allemagne. Le secteur manufacturier a détruit 20 000 emplois [15] sur la même année. Olivier Lluansi [69], professeur au Conseil national des arts et métiers (CNAM), le résume pour le quotidien: « Depuis deux ans, les entreprises étrangères industrielles désinvestissent presque autant qu’elles investissent » [69].
Mis bout à bout, les 93 milliards [3] sont étalés sur cinq à dix ans [56]. Sur une hypothèse de répartition linéaire - qui ne préjuge pas du calendrier réel de décaissement - cela représenterait, selon notre calcul rédactionnel, entre 9,3 et 18,6 milliards d’euros par an. À mettre en regard des 20 000 emplois manufacturiers détruits [15] sur la seule année 2025 et de la chute de 17 % [68] des décisions d’investissement la même année.
Versailles annonce un horizon à dix ans. S&P mesure un mois. Les deux séries statistiques - 93 milliards en promesses, 49,7 en contraction - ne se contredisent pas formellement: elles décrivent deux temporalités et deux marchés. Tant qu’aucun audit indépendant ne consolidera, ligne à ligne, ce qui sort des annonces de l’Élysée pour entrer dans les comptes des entreprises, l’écart entre la vitrine et l’arrière-boutique restera la principale donnée manquante. La sécurité du sommet, elle, a un coût qui figurera dans le budget 2026.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (70)
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1er juin - Date de la neuvième édition de Choose France.
« La neuvième édition de Choose France, organisée lundi 1er juin »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Emmanuel Macron, président français - Président de la République française annonçant les investissements.
« a affirmé Emmanuel Macron »
lemonde.fr ↗ ↩ -
93 milliards d'euros - Montant record d'investissements étrangers annoncés lors de Choose France 2026.
« un montant « record de 93 milliards d’euros » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
plus de 15 000 emplois - Nombre d'emplois créés grâce aux investissements étrangers annoncés lors de Choose France 2026.
« permettant de créer « plus de 15 000 emplois » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
lundi - Jour de publication de l'enquête S&P Global.
« montre une enquête publiée lundi par S&P Global »
boursorama.com ↗ ↩ -
S&P - Organisation ayant publié l'enquête sur le PMI manufacturier.
« une enquête publiée lundi par S&P Global »
boursorama.com ↗ ↩ -
49,7 points - Valeur de l'indice PMI manufacturier final de S&P France en mai.
« L'indice PMI manufacturier final de S&P France est tombé à 49,7 points en mai »
boursorama.com ↗ ↩ -
52,8 - Valeur de l'indice PMI manufacturier final de S&P France en avril.
« contre 52,8 en avril »
boursorama.com ↗ ↩ -
50 - Seuil de contraction ou d'expansion de l'activité manufacturière.
« Tout chiffre inférieur à 50 indique une contraction de l'activité, tandis qu'un chiffre supérieur à 50 indique une expansion »
boursorama.com ↗ ↩ -
Le secteur manufacturier français s'est contracté en mai pour la première fois depuis novembre dernier - Contraction du secteur manufacturier en France en mai 2024.
« Le secteur manufacturier français s'est contracté en mai pour la première fois depuis novembre dernier »
boursorama.com ↗ ↩ -
87 milliards d'euros - Montant cumulé des promesses d'investissements des huit précédentes éditions de Choose France.
« les promesses d’investissements cumulées des huit précédents Choose France, qui s’élevaient à 87 milliards d’euros »
lemonde.fr ↗ ↩ -
neuvième - Numéro de l'édition de Choose France en 2026
« cette neuvième édition doit impérativement être un succès pour le chef de l'Etat. »
lesechos.fr ↗ ↩ -
plus de 40 milliards d'euros - Montant annoncé lors de l'édition 2025 du sommet Choose France.
« L’édition 2025 a ainsi affiché un record de plus de 40 milliards d'euros »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
20 milliards d'euros - Montant des projets totalement nouveaux annoncés lors de Choose France 2025
« 20 milliards totalement nouveaux auxquels l'Elysée avait ajouté 20 milliards pour l'IA déjà listés en février »
lesechos.fr ↗ ↩ -
20 000 - Nombre d'emplois détruits dans le secteur manufacturier en France en 2025
« 20.000 emplois ont été détruits dans le secteur manufacturier l'an dernier. »
lesechos.fr ↗ ↩ -
SoftBank, géant japonais des technologies - Entreprise investissant dans des data centers en France.
« le géant japonais des technologies Softbank »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Masayoshi Son, directeur général de SoftBank - Dirigeant de SoftBank présent aux côtés d'Emmanuel Macron.
« aux côtés du directeur général de SoftBank, Masayoshi Son »
lemonde.fr ↗ ↩ -
€45 billion - Montant de l'investissement pour la première phase des AI data centers en France
« The first phase, comprising an initial €45 billion investment »
group.softbank ↗ ↩ -
3.1 GW - Capacité d'AI data centers prévue pour la première phase dans la région Hauts-de-France
« to deliver 3.1 GW of AI data center capacity in the Hauts-de-France region »
group.softbank ↗ ↩ -
2031 - Échéance pour la livraison de la première phase des AI data centers dans la région Hauts-de-France
« plans to deliver 3.1 GW of AI data center capacity in the Hauts-de-France region by 2031 »
group.softbank ↗ ↩ -
SoftBank Group développe des sites de data centers à Dunkirk (Loon-Plage), Bosquel et Bouchain - Localisation des data centers prévus dans la région Hauts-de-France
« The first phase includes plans to deliver 3.1 GW of AI data center capacity in the Hauts-de-France region by 2031, with data centers in Dunkirk (Loon-Plage), Bosquel and Bouchain. »
group.softbank ↗ ↩ -
up to €75 billion - Montant total de l'investissement prévu par SoftBank Group pour les AI data centers en France
« representing an investment of up to €75 billion »
group.softbank ↗ ↩ -
5 GW - Capacité totale d'AI data centers que SoftBank Group prévoit de développer en France
« SoftBank Group Corp. [.] today announced its commitment to develop and operate 5 GW of AI data center capacity in France »
group.softbank ↗ ↩ -
45 milliards d'euros - Montant de l'investissement de SoftBank pris en compte dans les annonces de Choose France 2026
« L'investissement de SoftBank n'a été pris en compte qu'à hauteur des 45 milliards d'euros prévus dans les Hauts-de-France »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Masayoshi Son, Chairman and CEO of SoftBank Group Corp. - Fonction et employeur de Masayoshi Son
« Masayoshi Son, Chairman and CEO, SoftBank Group Corp., said: »
group.softbank ↗ ↩ -
Masayoshi Son a souligné l'importance de l'électricité nucléaire dans le choix de la France pour le projet de SoftBank - Raison évoquée par le directeur général de SoftBank pour investir en France.
« Il a souligné l’importance de l’électricité nucléaire dans le choix de la France pour ce projet »
lemonde.fr ↗ ↩ -
deux mois - Durée nécessaire pour monter l'investissement de SoftBank en France.
« en seulement « deux mois » depuis une rencontre lors de la visite du président français à Tokyo »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Nous avons l’élan pour faire de la France le centre de l’Europe en la matière - Déclaration de Masayoshi Son sur le rôle futur de la France en Europe.
« « Nous avons l’élan pour faire de la France le centre de l’Europe » en la matière »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Roland Lescure, Minister of Economy, Finance, & Industrial, Energy, & Digital Sovereignty - Fonction et titre de Roland Lescure
« Roland Lescure, Minister of Economy, Finance, & Industrial, Energy, & Digital Sovereignty), said: »
group.softbank ↗ ↩ -
SoftBank’s decision to invest massively in AI datacenters in France - a first for the group in Europe - is testament to President Emmanuel Macron’s ambition to position France as a leading destination all along the AI value chain. - Déclaration de Roland Lescure, ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique
« "SoftBank’s decision to invest massively in AI datacenters in France - a first for the group in Europe - is testament to President Emmanuel Macron’s ambition to position France as a leading destination all along the AI value chain." »
group.softbank ↗ ↩ -
Bernard Fontana, Chairman and CEO of EDF - Fonction et employeur de Bernard Fontana
« Bernard Fontana, Chairman and CEO of EDF, said: »
group.softbank ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le communiqué SoftBank (group.softbank) présente Bernard Fontana comme 'Chairman and CEO of EDF', mais le PDG d'EDF SA est Luc Rémont depuis novembre 2022. Bernard Fontana est l'ancien PDG de Framatome, filiale nucléaire d'EDF. Cette qualification n'est confirmée par aucune source indépendante. ↩ -
The project selected for the Bouchain site demonstrates France’s ability to host large-scale digital infrastructure, supported by competitive, sovereign and low-carbon electricity. - Déclaration de Bernard Fontana, Chairman and CEO d'EDF
« "The project selected for the Bouchain site demonstrates France’s ability to host large-scale digital infrastructure, supported by competitive, sovereign and low-carbon electricity." »
group.softbank ↗ ↩ -
71 - Nombre d'annonces d'investissements liées au sommet Choose France 2026.
« Ce montant correspond à 71 annonces faites en lien avec ce sommet »
lemonde.fr ↗ ↩ -
novembre dernier - Dernière période de contraction avant mai.
« pour la première fois depuis novembre dernier »
boursorama.com ↗ ↩ -
Joe Hayes, économiste chez S&P Market Intelligence - Expert ayant commenté la situation des chaînes d'approvisionnement.
« a déclaré Joe Hayes, économiste chez S&P Market Intelligence »
boursorama.com ↗ ↩ -
Les chaînes d'approvisionnement s'adaptent encore à la volatilité induite par la guerre au Moyen-Orient et au choc des prix de l'énergie qui en a résulté - Déclaration de Joe Hayes sur les chaînes d'approvisionnement.
« "Les chaînes d'approvisionnement s'adaptent encore à la volatilité induite par la guerre au Moyen-Orient et au choc des prix de l'énergie qui en a résulté" »
boursorama.com ↗ ↩ -
La flambée des prix de l'énergie et les perturbations des transports liées au conflit au Moyen-Orient ont pesé sur l'activité des entreprises - Causes de la contraction du secteur manufacturier.
« la flambée des prix de l'énergie et les perturbations des transports liées au conflit au Moyen-Orient ayant pesé sur l'activité des entreprises »
boursorama.com ↗ ↩ -
46,9 - Indice composite PMI flash pour le secteur privé en France en mai 2026
« L’indice composite flash PMI du secteur privé en France est tombé à 46,9 en mai 2026 »
optionfinance.fr ↗ ↩ -
cinq ans et demi - Période depuis laquelle l'activité dans le secteur privé n'avait pas atteint un niveau aussi bas
« au plus bas depuis cinq ans et demi »
optionfinance.fr ↗ ↩ -
42,9 - Valeur du PMI préliminaire des services en mai 2026
« Le PMI préliminaire des services s'est établi à 42,9 en mai, son plus bas niveau en 66 mois, contre 46,5 en avril. »
lesechos.fr ↗ ↩ -
66 mois - Durée depuis le dernier plus bas niveau du PMI des services
« Le PMI préliminaire des services s'est établi à 42,9 en mai, son plus bas niveau en 66 mois, contre 46,5 en avril. »
lesechos.fr ↗ ↩ -
fin 2020 - Dernière contraction aussi marquée avant mai 2026
« Il s'agit de la contraction la plus marquée depuis fin 2020, note l'enquête »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Le secteur manufacturier français a enregistré une baisse de la production pour le quatrième mois consécutif en mai 2026 - Évolution de la production dans le secteur manufacturier en mai 2026
« Le secteur manufacturier français a enregistré une baisse de la production pour le quatrième mois consécutif. »
optionfinance.fr ↗ ↩ -
Les nouvelles commandes dans le secteur privé ont diminué pour le troisième mois consécutif en mai 2026 - Évolution des nouvelles commandes dans le secteur privé en mai 2026
« Les nouvelles commandes ont diminué pour le troisième mois consécutif. »
optionfinance.fr ↗ ↩ -
Les entreprises du secteur privé ont réduit leurs effectifs pour le deuxième mois consécutif en mai 2026 - Évolution des effectifs dans le secteur privé en mai 2026
« Les entreprises ont réduit leurs effectifs pour le deuxième mois consécutif. »
optionfinance.fr ↗ ↩ -
Norman Liebke, économiste chez Hamburg Commercial Bank - Expert ayant commenté les indices PMI flash pour la France
« Norman Liebke, économiste chez Hamburg Commercial Bank »
optionfinance.fr ↗ ↩ -
Les dernières données PMI flash pour la France indiquent une détérioration marquée de la santé du secteur privé, avec une baisse de l’activité qui s’accélère et des perspectives moroses. - Déclaration de Norman Liebke sur les indices PMI flash de mai 2026
« Les dernières données PMI flash pour la France indiquent une détérioration marquée de la santé du secteur privé, avec une baisse de l’activité qui s’accélère et des perspectives moroses. »
optionfinance.fr ↗ ↩ -
Cette édition de Choose France à elle seule va permettre de cristalliser un montant record de 93 milliards d’euros d’investissement confirmés, pour plus de 15 000 emplois. C’est évidemment de très loin une édition record et c’est historique - Déclaration d'Emmanuel Macron sur les investissements annoncés.
« « Cette édition de Choose France à elle seule va permettre de cristalliser un montant record de 93 milliards d’euros d’investissement confirmés, pour plus de 15 000 emplois. C’est évidemment de très loin une édition record et c’est historique » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
EY, cabinet de conseil et d'audit - Organisme publiant le baromètre annuel de l'attractivité de la France en Europe.
« le baromètre annuel du cabinet EY confirme que la France est, pour la septième année consécutive, le pays le plus attractif d'Europe en nombre de projets. »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
septième année consécutive - Durée pendant laquelle la France est classée comme le pays le plus attractif d'Europe par EY.
« pour la septième année consécutive, le pays le plus attractif d'Europe »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
2019 - Année depuis laquelle la France est la destination européenne préférée des investisseurs internationaux selon EY
« L'entourage d'Emmanuel Macron rappelle que depuis 2019, la France est la destination européenne préférée des investisseurs internationaux selon le baromètre annuel réalisé par EY »
lesechos.fr ↗ ↩ -
crédit d'impôt recherche (CIR), dispositif fiscal - Dispositif utilisé pour attirer les investissements étrangers en France.
« le crédit d'impôt recherche (CIR) »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
France 2030, plan gouvernemental - Plan utilisé pour subventionner les investissements étrangers en France.
« des subventions directes massives via le plan France 2030 »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
plus de cent - Nombre de sites ayant participé à l'opération Choose France hors les murs
« Plus de cent sites ont participé à l'opération. »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Philippe Salvador, auteur de l'article - Journaliste ayant rédigé l'article.
« Article rédigé par Philippe Salvador »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
cinq à dix ans - Durée typique des plans d'investissements annoncés lors du sommet Choose France.
« Il s'agit de plans d'investissements prévus sur cinq à dix ans »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
Il n'existe pas d'organisme indépendant ou de commission parlementaire publiant un audit contradictoire annuel des investissements annoncés lors du sommet Choose France - Manque de suivi précis des investissements promis lors du sommet.
« Il n'existe pas d'organisme indépendant ou de commission parlementaire qui publie un audit contradictoire annuel détaillant ce qui a réellement été dépensé par les entreprises après l'affichage du sommet. »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
Le sommet Choose France sert de catalyseur médiatique pour recycler des projets existants - Pratique consistant à annoncer des investissements déjà actés ou des extensions d'usines lors du sommet.
« On y pratique le recyclage de projets existants, c'est-à-dire des investissements déjà actés ou de simples extensions d'usines qui auraient eu lieu de toute façon. »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
le plan France 2030, dispositif de subventions publiques - Plan gouvernemental utilisé pour financer des investissements étrangers en France.
« Le gouvernement utilise des subventions directes massives via le plan France 2030 »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
L'État déploie des dispositifs coûteux pour convaincre les géants étrangers de s'installer en France - Moyens utilisés par l'État pour attirer les investissements étrangers.
« Pour convaincre les géants américains ou asiatiques de s'installer, comme les usines de puces électroniques ou de batteries dans le Nord, l'État déploie des dispositifs très coûteux. »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
1 852 projets - Nombre de projets d'investissements étrangers recensés en France l'an dernier.
« si la France cumule 1 852 projets recensés l'an dernier »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
28 000 emplois créés - Nombre d'emplois créés en France grâce aux projets d'investissements étrangers.
« la France affiche 1 852 projets pour seulement environ 28 000 emplois créés »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
quinze emplois par projet - Moyenne d'emplois créés par projet d'investissement étranger en France.
« soit environ quinze emplois par projet »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
730 projets - Nombre de projets d'investissements étrangers au Royaume-Uni.
« quand le Royaume-Uni génère 40 000 à 45 000 emplois pour à peine 730 projets »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
40 000 à 45 000 emplois - Nombre d'emplois créés au Royaume-Uni grâce aux projets d'investissements étrangers.
« quand le Royaume-Uni génère 40 000 à 45 000 emplois pour à peine 730 projets »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
55 à 60 emplois par projet - Moyenne d'emplois créés par projet d'investissement étranger au Royaume-Uni.
« soit 55 à 60 emplois par projet »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
La France attire des extensions logistiques ou de petites unités, tandis que ses voisins captent des sièges sociaux ou des méga-centres à forte valeur ajoutée - Nature des projets d'investissements étrangers attirés par la France comparée à ses voisins européens.
« La France attire des extensions logistiques ou de petites unités, tandis que ses voisins captent des sièges sociaux ou des méga-centres à forte valeur ajoutée. »
ladepeche.fr ↗ ↩ -
-17 % - Baisse des décisions d'investissement en France en 2025 par rapport à l'année précédente
« La France a enregistré une baisse des décisions d'investissement plus forte (-17 %) que le Royaume-Uni et l'Allemagne. »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Olivier Lluansi, professeur au Conseil national des arts et métiers (CNAM) et ancien conseiller à l'industrie de François Hollande - Expert citant des indicateurs économiques inquiétants
« « Depuis deux ans, les entreprises étrangères industrielles désinvestissent presque autant qu'elles investissent », relève Olivier Lluansi, professeur au Conseil national des arts et métiers (CNAM) et ancien conseiller à l'industrie de François Hollande »
lesechos.fr ↗ ↩ -
« L'enquête PMI flash de mai pour la France présente des chiffres alarmants. L'impact inflationniste du choc pétrolier continue de se propager, les indices des prix dans les secteurs manufacturier et des services étant à nouveau en hausse » - Déclaration de Joe Hayes sur les chiffres PMI de mai 2026
« « L'enquête PMI flash de mai pour la France présente des chiffres alarmants. L'impact inflationniste du choc pétrolier continue de se propager, les indices des prix dans les secteurs manufacturier et des services étant à nouveau en hausse », note Joe Hayes, économiste chez S&P Market Intelligence. »
lesechos.fr ↗ ↩
Sources
- Accès restreint
- VRAI OU FAUX. Sommet Choose France : la France est-elle vraiment la championne des investissements étrangers ? Ce que cachent les milliards de Versailles
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