Côte d’Ivoire : croissance à 6 % en 2026, dans le Top 5 ouest-africain
Le FMI confirme la résilience économique ivoirienne tandis qu'Abidjan reçoit le comité conjoint APE avec l'Union européenne pour évaluer leur partenariat commercial.
Selon le Fonds monétaire international, la Côte d'Ivoire devrait afficher une croissance de 6 % cette année, consolidant sa place parmi les cinq économies les plus dynamiques d'Afrique de l'Ouest. Parallèlement, Abidjan accueille depuis le 16 juillet la 8e session du comité de l'Accord de partenariat économique avec l'UE, son premier partenaire commercial.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le FMI prévoit une croissance de 6 % pour la Côte d'Ivoire en 2026, après 6,5 % en 2025
- La 8e session du comité conjoint APE Côte d'Ivoire-UE s'est ouverte le 16 juillet 2026 à Abidjan
- L'Union européenne reste le premier partenaire commercial ivoirien avec des échanges en milliards d'euros
- La Côte d'Ivoire fournit plus de 40 % du cacao mondial et négocie les impacts du règlement européen sur la déforestation
La Côte d’Ivoire figure dans le Top 5 des pays à plus forte croissance économique en Afrique de l’Ouest pour 2026, selon les prévisions du Fonds monétaire international publiées en avril. Le taux de croissance devrait atteindre 6 % cette année, après 6,5 % en 2025. Cette performance place le pays aux côtés du Bénin, de l’Éthiopie, de l’Ouganda et du Rwanda parmi les économies africaines les plus dynamiques citées par le FMI, rapporte 7INFO.
Abidjan accueille le comité conjoint APE
Depuis le 16 juillet, la capitale ivoirienne abrite la 8e session du Comité conjoint de l’Accord de partenariat économique (APE) entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne. Cette rencontre évalue la mise en œuvre de cet accord commercial asymétrique appliqué à titre intérimaire depuis 2016, selon Abidjan.net.
L’Union européenne demeure le premier partenaire commercial de la Côte d’Ivoire, devant l’Asie, avec des échanges bilatéraux se chiffrant en milliards d’euros, indique l’Agence ivoirienne de presse. Le cadre de discussion permet d’aborder les défis logistiques et réglementaires qui affectent les exportations ivoiriennes vers le marché européen.
Le cacao ivoirien face au règlement européen
La Côte d’Ivoire, qui fournit plus de 40 % du cacao mondial, utilise cette session pour négocier les impacts du règlement européen sur la déforestation (RDUE) entré en vigueur récemment. Ce texte impose de nouvelles obligations de traçabilité aux producteurs de matières premières comme le cacao, rapporte Africtelegraph.
La filière cacao, pilier de l’économie ivoirienne, doit désormais prouver que sa production ne contribue pas à la déforestation pour continuer d’accéder au marché européen. Les autorités ivoiriennes cherchent à obtenir des délais d’adaptation et un soutien technique pour répondre à ces exigences sans pénaliser les petits producteurs.
Première économie de l’UEMOA
La Côte d’Ivoire conserve son statut de première économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), un espace regroupant huit pays utilisant le franc CFA. Sa trajectoire de croissance la distingue dans une sous-région où plusieurs pays voisins peinent à retrouver les niveaux d’avant la pandémie.
En avril dernier, le FMI et les autorités ivoiriennes sont parvenus à un accord au niveau des services concernant la sixième revue de leur programme économique. Cet accord témoigne de la confiance des institutions financières internationales dans la gestion macroéconomique du pays.
Contexte dans la sous-région ouest-africaine
Cette dynamique économique intervient alors que la Côte d’Ivoire multiplie les initiatives diplomatiques régionales. S.E. Mme Nialé Kaba, ministre des Affaires étrangères, a participé le 16 juillet à l’ouverture de la 96e session du Conseil des ministres de la CEDEAO à Freetown en Sierra Leone, selon le ministère ivoirien de la Diplomatie.
Cette participation réaffirme l’engagement du président Alassane Ouattara pour l’intégration régionale et la stabilité en Afrique de l’Ouest, dans un contexte où plusieurs pays membres font face à des transitions politiques complexes.
Ce qui se joue pour l’économie ivoirienne
La croissance de 6 % projetée pour 2026 repose sur plusieurs moteurs : les exportations agricoles (cacao, café, anacarde), le développement des infrastructures et la diversification vers les services et l’industrie manufacturière. Le maintien de cette trajectoire dépendra de la capacité du pays à gérer les chocs externes, notamment la volatilité des cours mondiaux des matières premières.
L’accord avec l’Union européenne constitue un levier stratégique pour sécuriser l’accès au principal débouché des exportations ivoiriennes. Les discussions en cours à Abidjan détermineront les conditions dans lesquelles les producteurs ivoiriens pourront continuer de bénéficier du marché européen face aux nouvelles normes environnementales.
Les travaux du comité conjoint APE se poursuivront jusqu’au 18 juillet, avec des échanges techniques entre délégations ivoiriennes et européennes sur les modalités d’application de l’accord et les ajustements nécessaires pour répondre aux évolutions réglementaires.
