Courson-Monteloup : le sénateur Hugonet aux côtés des parents contre la fermeture d’une classe
L'école primaire Henry-Peyret menacée d'une fermeture de classe à la rentrée 2026, un élève sous le seuil fixé par l'académie de Versailles
À Courson-Monteloup, village de 570 habitants en Essonne, l'école primaire Henry-Peyret risque de perdre une de ses trois classes à la rentrée 2026. Avec 51 élèves au lieu des 52 exigés, les services de l'Éducation nationale ont confirmé la menace. Le sénateur Jean-Raymond Hugonet et le maire Daniel Chaintreuil ont répondu présents ce 4 mai 2026.
À Courson-Monteloup, village de 570 habitants en Essonne, l’école primaire Henry-Peyret risque de perdre une de ses trois classes à la rentrée 2026. Avec 51 élèves au lieu des 52 exigés, les services de l’Éducation nationale ont confirmé la menace. Le sénateur Jean-Raymond Hugonet et le maire Daniel Chaintreuil ont répondu présents ce 4 mai 2026.
L’essentiel
- 51 élèves : l’effectif actuel de l’école Henry-Peyret, un de moins que le seuil de 52 fixé par l’académie de Versailles pour maintenir les trois classes.
- 4 mai 2026 : mobilisation publique organisée à Courson-Monteloup, avec le sénateur Hugonet, la sénatrice Laure Darcos et le maire Chaintreuil.
- Courrier au rectorat : Jean-Raymond Hugonet a saisi l’académie de Versailles par écrit pour demander le maintien de la classe.
- Précédent de mars 2025 : une mobilisation similaire avait abouti à l’abandon d’un projet de fermeture, après une motion unanime du conseil municipal votée le 14 avril 2025.
- Décision attendue fin mai : le rectorat doit se prononcer avant la rentrée de septembre 2026.
Un élève de moins, une classe en jeu
L’école primaire Henry-Peyret, seul établissement scolaire de Courson-Monteloup, accueille une classe de maternelle et deux classes élémentaires. Pour l’année scolaire 2024-2025, elle comptait 52 élèves - seuil qui avait permis d’éviter une fermeture, selon Le Parisien. Pour 2026, les inscriptions s’établissent à 51. Un élève en dessous du plancher fixé par l’académie de Versailles suffit, selon les services de l’Éducation nationale, à justifier la suppression d’une classe.
Le maire Daniel Chaintreuil dénonce une logique purement arithmétique. « Il ne faut pas sacrifier l’éducation de nos enfants », a-t-il déclaré, cité par Le Parisien. L’école est décrite par les élus locaux comme « l’unique lieu de vie » du village.
Hugonet et Darcos montent au front
Le sénateur LR de l’Essonne Jean-Raymond Hugonet a adressé un courrier formel à l’académie de Versailles pour demander le maintien de la classe. Il est soutenu dans cette démarche par la sénatrice Laure Darcos, également élue de l’Essonne, selon Le Parisien.
Hugonet s’est rendu sur place le 4 mai 2026, aux côtés du maire, pour participer à la mobilisation publique organisée par la commune. Le programme de la journée était détaillé sur le site de la mairie de Courson-Monteloup. La mobilisation réunissait élus et parents d’élèves.
Un précédent victorieux en 2025
Ce n’est pas la première fois que l’école Henry-Peyret fait face à cette menace. En mars 2025, une mobilisation similaire avait été organisée. Le conseil municipal avait voté une motion unanime le 14 avril 2025, et le projet de fermeture avait finalement été abandonné pour la rentrée 2025. L’histoire se répète un an plus tard, avec les mêmes acteurs et le même argumentaire.
Contexte dans l’Essonne
Courson-Monteloup compte 570 habitants, selon l’INSEE (données 2022), pour une densité de 152,4 habitants au km². La commune est rattachée à l’académie de Versailles, qui couvre l’ensemble du département.
La carte scolaire 2026 en Essonne prévoit plusieurs fermetures de classes, justifiées par l’académie par une baisse démographique. Le SNUipp 91 recense des suppressions dans plusieurs communes du département. À Antony, ce sont huit classes qui sont menacées selon le syndicat. Des situations locales comparables ont conduit à des mobilisations dans d’autres territoires essonniens, sans toujours aboutir au même résultat qu’à Courson-Monteloup en 2025.
Pour une commune de cette taille, l’école représente souvent le dernier service public de proximité. Sa réduction à deux classes impliquerait une réorganisation pédagogique significative pour les enseignants et les familles.
Décision attendue fin mai
La décision du rectorat de Versailles est attendue avant la fin du mois de mai 2026, selon les informations disponibles. Le courrier des sénateurs et la mobilisation du 4 mai constituent les deux leviers activés par les élus locaux pour peser sur cette échéance.
Si le rectorat maintient sa position, la commune devra composer à la rentrée avec deux classes pour 51 élèves - une organisation que le maire Chaintreuil estime incompatible avec les besoins de l’école.
Sources
- Le Parisien : Il ne faut pas sacrifier l'éducation de nos enfants : nouvelle mobilisation à Courson-Monteloup pour garder une classe
- X (@JRHugonet) : Tweet de Jean-Raymond Hugonet sur la mobilisation du 4 mai 2026
- Sénat français : Question sénatoriale sur la fermeture de classe à Courson-Monteloup
- SNUipp Essonne : Carte scolaire 2026 : des fermetures de classes imposées !